SENSATION, philosophie

AFFECTIVITÉ

  • Écrit par 
  • Marc RICHIR
  •  • 12 253 mots

Dans le chapitre « Difficultés du concept »  : […] C'est dans un contexte relativement indécis, aux frontières entre la philosophie et la psychologie, que le terme « affectivité » apparaît dans la seconde moitié du xix e  siècle, avec l'équivoque de désigner tout à la fois le pouvoir d'être affecté et le « système » des « affects », lesquels se distinguent des sensations en tant que celles-ci son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_8586

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « De la sensation à l'intellection »  : […] La psychologie d'Aristote n'en est pas moins construite selon un schéma ascendant, où l'on voit les fonctions supérieures de l'âme se dégager peu à peu de leur conditionnement sensible. Cette gradation apparaît tout d'abord dans la hiérarchie des êtres vivants, qui ont tous une « âme », mais définie par différentes fonctions : ainsi, la plante n'est capable de se nourrir et de se reproduire que p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_8586

ASSOCIATIONNISME

  • Écrit par 
  • Frederic Charles BARTLETT
  •  • 630 mots

C'est pour expliquer des phénomènes propres à la mémoire qu'on élabora la théorie relative à l'association mentale. Celle-ci n'a posé un problème philosophique que lorsque, sous le nom d'associationnisme, des penseurs ont constitué une théorie psychologique globale. Aristote avait distingué trois formes d'association : par similarité, par contraste et par contiguïté. Mais la formule « association […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/associationnisme/#i_8586

CONDILLAC ÉTIENNE BONNOT DE (1714-1780)

  • Écrit par 
  • Pierre TROTIGNON
  •  • 1 140 mots

Dans le chapitre « La pensée et les signes »  : […] À la suite de Locke, et comme beaucoup de penseurs de son siècle, Condillac distingue les pensées qui viennent directement de nos sensations et celles qui résultent d'une élaboration des premières. Mais sa grande originalité est d'assigner au langage, non la seule fonction d'expression des pensées, mais un rôle déterminant, et pour ainsi dire exclusif, dans la formation même des idées de réflexio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/condillac-etienne-bonnot-de/#i_8586

DE LA RECHERCHE DE LA VÉRITÉ, Nicolas Malebranche - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 827 mots

Dans le chapitre « Du cartésianisme à la « vision en Dieu » »  : […] Entre la première édition de la Recherche de la vérité , parue en 1674, et la quatrième (édition in-4 0 de 1678), Malebranche aura considérablement remanié et enrichi de nombreux « Éclaircissements » ce qui aura été son premier ouvrage. En 1700 et 1712 paraîtront encore deux éditions complétées, qui font ainsi de cette œuvre le travail d'une vie enti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-recherche-de-la-verite/#i_8586

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'empirisme défini comme théorie de l'évidence confirmative »  : […] Finalement, qu'est-ce que l'empirisme ? En dehors de la formule très générale qui affirme que nos informations sur le monde viennent de l'expérience, il est difficile de trouver une définition qui soit valable dans tous les cas. Ceux qui croient trouver dans la philosophie anglaise du xvii e et du xviii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_8586

ÉPICURE (341-270 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Graziano ARRIGHETTI
  •  • 6 205 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Théorie de la connaissance : fidélité aux sensations »  : […] Si le bonheur doit être un état de sécurité sereine, cette sécurité s'obtiendra d'abord par la connaissance, qui est le préalable et le fondement de toutes les autres activités humaines en ce qu'elle rétablit un contact confiant avec la réalité dont tout un courant de la pensée grecque semblait avoir compromis pour toujours la possibilité. Le premier intermédiaire de ce contact est la sensation, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicure/#i_8586

ERREUR

  • Écrit par 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 4 867 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'erreur dans la connaissance ordinaire »  : […] Les philosophes de l'Antiquité ont poussé aussi loin qu'il est possible la critique de la connaissance sensible, celle que nous acquérons par les sens ou perception. Montaigne, dans les Essais (livre II, chap. xii ), en a brossé un tableau qui, aujourd'hui encore, n'a pas été dépassé : « Que les choses ne logent pas chez nous en leur forme et en leu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erreur/#i_8586

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La subjectivité de l'expérience »  : […] On s'accorde en général pour attribuer aux états mentaux que nous appelons des expériences les caractères suivants. En premier lieu, elles sont immédiates, au sens où les données qu'elles nous présentent appartiennent à une conscience actuelle (ici et maintenant) et paraissent primitives, c'est-à-dire ne requérir la médiation d'aucune connaissance conceptuelle ou propositionnelle. Elles relèvent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_8586

GESTALTISME

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 595 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Ernst Mach : les formes temporelles et spatiales »  : […] Ernst Mach et Christian von Ehrenfels représentent le lien essentiel entre la psychologie de la sensation et celle qui procède de l'école autrichienne. Mach publie en 1886 son œuvre capitale Die Analyse der Empfindungen und das Verhältnis des Physischen zum Psychischen ( L'Analyse des sensations et la relation du physique au psychique ) et en 1905 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gestaltisme/#i_8586

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Malebranche »  : […] L'idéalisme est le fait de penseurs qui viennent après Descartes. Plus cartésiens que le maître, ils sont tout près de trouver en lui des vestiges de scolastique et d'infrarationnel. Malebranche et Berkeley, dont les doctrines comportent des analogies et des différences, sont des ecclésiastiques en réaction contre le thomisme et l'aristotélisme, qu'ils jugent trop laïques. Ils ne se doutent pas qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_8586

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le déclin du pur « cogito » »  : […] Ayant chassé de l'esprit les pseudo-principes de l'innéisme, Locke ne parlera plus qu'en termes d'idées, entendant par là « tout ce qui est objet de l'entendement quand l'homme pense ». Seront distinguées les idées de sensation, « impressions faites sur nos sens par les objets extérieurs », et les idées de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-locke/#i_8586

MACH ERNST (1838-1916)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 4 135 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'univers des sensations comme seule réalité »  : […] Les travaux de Mach en physiologie et psychologie des sensations ont orienté de façon décisive ses conceptions épistémologiques, en le conduisant à privilégier, dans le processus de connaissance scientifique, le rôle de l'observation et des sensations. Dans L'Analyse des sensations , il exprime l'exigence d'abolir toute séparation entre le physique et le mental, l'objet et l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-mach/#i_8586

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « La vision en Dieu »  : […] Les songes, les hallucinations, l'illusion des amputés, les erreurs des sens, etc., montrent clairement que les sens et l'imagination ne nous représentent aucun objet distinct de nous : les sensations ne sont pas autre chose que les modifications subjectives de notre âme, destinées à assurer, « par la voie courte et incontestable du sentiment », la conservation de notre corps. D'autre part, les c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_8586

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « « Ex oriente lux » »  : […] On l'a dit, la pensée du Moyen Âge occidental ne se conçoit pas sans le complexe de thèmes, de lieux et de doctrines hérités du péripatétisme et de la science arabe. Au principe du nouveau paradigme, il y a donc tout naturellement un livre : la Perspectiva d'Alhazen ( Ibn al-Haytham), et c'est de sa mise en jeu dans un espace textuel total, borné aux deux extrêmes par le pér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_8586

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

Dans le chapitre « Les objets des sciences de la nature »  : […] C'est dans les sciences de la nature que la notion d'objet se présente de la façon la plus spontanée, parce qu'il semble tout d'abord que les objets de la physique, de la chimie, de la biologie, etc., ne sont que le prolongement convenablement schématisé des objets primitifs de notre perception. Une telle homogénéité de la perception et de la science est en effet la thèse généralement adoptée par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_8586

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « La constitution de l'objet sophistique »  : […] H. Diels et W. Kranz (D. K.), puis M. Untersteiner ont rassemblé les fragments des sophistes. De ces grands ensembles ressort la minceur du corpus authentique, c'est-à-dire attribuable expressis verbis à l'un des sophistes. Il comporte deux lignes de force bien visibles : l'œuvre de Gorgias, avec l'ontologie, ou la méontologie, du Traité du non-être , l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_8586

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 282 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'intentionnalité des pensées »  : […] Au sens large, toute attitude propositionnelle et son contenu impliquent une « pensée » ou sont une forme de pensée : on ne peut pas croire que p sans avoir la pensée que p , ni désirer que p sans avoir la pensée que p . C'est en ce sens que l'on peut dire qu'attribuer des attitudes propositionnelles à un êt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/#i_8586

PERCEPTION

  • Écrit par 
  • Georges THINÈS
  •  • 6 093 mots

Malgré l'intérêt incessant qu'a suscité l'étude de la perception tout au long de l'histoire de la philosophie occidentale et malgré l'énorme contribution, sur ce sujet, de la psychologie depuis l'époque où celle-ci a tenté de se définir comme science, ce topique constitue, par excellence, un domaine qui résiste à la fois à l'observation concrète et à l'analyse abstraite. Le malaise que provoque t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perception/#i_8586

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme de l'Antiquité classique »  : […] Dans un grand nombre de systèmes philosophiques apparaissent les traits d'une attitude rationaliste dominant l'organisation de thèses tout à fait diverses, et à certains égards opposées. Ainsi peut-on qualifier de rationalistes, quoique à des titres différents, Platon et Aristote, les épicuriens, les stoïciens, les pyrrhoniens ou sceptiques... Nonobstant les contenus « idéalistes », « empiristes  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_8586

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Le phénoménisme grec »  : […] L'importance conférée par le scepticisme au concept de phénomène se mesure à la parole de Timon : « Le phénomène l'emporte sur tout, partout où il se trouve » (Sextus Empiricus, Contre les logiciens , i , 30 ; Diogène Laërce, Vies , ix , 105). Au départ, ce concept n'est pas à proprement parler philosop […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_8586

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'empiriocriticisme »  : […] L'empiriocriticisme a été fondé de manière indépendante par Richard Avenarius et par le physicien Ernst Mach. Il se réclame moins d'Auguste Comte, qui a eu assez peu d'influence outre-Rhin, que de l' empirisme anglais. Il se caractérise par une opposition déclarée à Kant et aux néo-kantiens, qui dissolvent les faits dans la pensée, et par la volonté de s'en tenir aux données de l'expérience. Il pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_8586

SENSUALISME

  • Écrit par 
  • Hubert FAES
  •  • 1 002 mots

Il n'est pas sûr que le sensualisme puisse être traité comme un système de pensée aux contours bien définis, partagé par une lignée d'auteurs importants. Le terme même est équivoque, et son usage est discuté. Le seul auteur que l'on donne pour représentatif, Condillac (1714-1780) avec son Traité des sensations (1754), ne l'a pas employé, puisqu'il n'entre dans la langue fran […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sensualisme/#i_8586

SOUFFRANCE

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 4 420 mots

Dans le chapitre « Certitude de la souffrance physique »  : […] Seule la souffrance physique – la «  douleur » – semblerait devoir faire l'objet d'une certitude : mieux localisée, plus sporadique et dotée de seuils d'intensité éventuellement déterminables, elle échapperait à cette suspicion qui caractérise la souffrance, dont la causalité, étant d'ordre suprasensible aussi bien que sensible, fait intervenir des éléments réputés imaginaires. Bref, la douleur, n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/souffrance/#i_8586

TRAITÉ DES SENSATIONS, Étienne Bonnot de Condillac - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 894 mots

Étienne Bonnot de Condillac (1714-1780) , a pu écrire Karl Marx, est « le disciple immédiat et l'interprète français de Locke » : il a attaché son nom à une doctrine, le sensualisme, qui apparaît en effet comme un prolongement de l'empirisme défendu dans l' Essai sur l'entendement humain . Plus encore que le philosophe anglais, il insiste sur le rôle des signes, et donc du la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-des-sensations/#i_8586