EMPIRE SECOND (1852-1870)

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L'Empire autoritaire

L'œuvre économique

Avant le second Empire, la France est encore l'ancienne France, rurale à 75 p. 100 et artisanale, routinière, enfermée dans son armature protectionniste. Grâce à sa formation économique saint-simonienne, Napoléon III a compris qu'il fallait ouvrir au monde les fenêtres du pays, que le progrès industriel et le progrès social s'entraîneraient l'un l'autre.

Second Empire, économie

Dessin : Second Empire, économie

Dessin

Développement de l'infrastructure économique de la France sous le second Empire (1852-1870). 

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Finances

De ce point de vue, il a la chance d'arriver au moment propice. D'abord, tandis qu'en politique il n'a pas à sa disposition d'équipe qui partage ses idées, en matière économique il existe des disciples saint-simoniens qui veulent faire entrer la France dans l'ère industrielle. Le moment est favorable parce que l'or californien afflue depuis 1848 et l'or australien depuis 1851. 44 p. 100 de cet or parvient finalement en France. Il permet une multiplication de la monnaie, et l'essor des affaires en est favorisé.

À côté de la banque suisse protestante et de la banque juive allemande qui, comme les Rothschild, travaillent avec les grosses fortunes, vont se créer de nouveaux organismes financiers qui feront appel au grand public : « M. Tout-le-monde est plus riche que M. de Rothschild. » En 1852, deux saint-simoniens, les frères Pereire, fondent le Crédit mobilier, la première des grandes banques d'affaires, forme moderne de la banque, dispensatrice des fonds nécessaires à la création et au fonctionnement d'entreprises gigantesques qui ne pourraient sans elle trouver d'argent en quantité suffisante. Le Crédit mobilier commandite les sociétés industrielles avec son propre capital et leur consent des prêts avec l'argent qu'il se procure par des émissions d'obligations. Sa croissance sera trop rapide, elle distribuera des dividendes trop élevés, fera trop d'immobilisations et de spéculations en Bourse, si bien que les Pereire devront céder la main, et son activité sera dès lors réduite. Elle aura toutefois rempli son rôle en finançant les entreprises les plus variées et surtout en apprenant aux [...]


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L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, F.X. Winterhalter

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Second Empire, économie

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Paris, second Empire

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Pour citer l’article

Marc BASCOU, Adrien DANSETTE, « EMPIRE SECOND - (1852-1870) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/second-empire/