EMPIRE SECOND (1852-1870)

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La restauration de l'Empire

Le coup d'État est préparé par une équipe d'aventuriers : Morny, frère utérin du prince-président et financier corrompu, Persigny, honnête compagnon des temps difficiles et bonapartiste mystique, le préfet Maupas et le général de Saint-Arnaud, l'un et l'autre sans scrupules, le second chef d'une armée qui ne demande qu'à en finir avec la république. Au matin du 2 décembre 1851, une proclamation du prince-président, affichée dans les rues de Paris, annonce la dissolution de l'Assemblée, le rétablissement du suffrage universel et un plébiscite qui l'autorisera à donner à la France des institutions renouvelées de l'Empire. Le coup d'État est donc essentiellement dirigé contre l'Assemblée. Mais les représentants de la majorité monarchiste, qui ne disposent pas de moyens de résister et préfèrent d'ailleurs l'autorité dictatoriale de Louis-Napoléon à la révolution sociale, se contentent de protestations verbales. En revanche, les républicains tentent de soulever le peuple des faubourgs ; sans grand succès, car les ouvriers conservent le souvenir des journées de juin et ne veulent pas se battre pour la République qui les a massacrés. Pourtant, quelques barricades s'élèvent le 3, et Saint-Arnaud, comme Cavaignac en 1848, retire ses troupes la nuit pour pouvoir mieux écraser l'insurrection le lendemain. Le 4, elle est en effet réduite en quelques heures, au prix d'un peu moins de quatre cents tués. En province, dans le Sud-Est rhodanien, le Languedoc méditerranéen et quelques départements du Sud-Ouest et du Centre, les populations soulevées sont beaucoup plus nombreuses ; mais, ne pouvant se défendre derrière des barricades, elles sont dispersées sans presque éprouver de pertes. Ving-sept mille personnes sont arrêtées. Il en restera plus de six mille au début de 1853, la plupart « transportées » en Algérie. Le coup d'État et la répression qui l'a suivi creusent entre le pouvoir bonapartiste et les républicains réduits à l'impuissance, mais non soumis, un fossé qui ne se [...]


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L'Impératrice Eugénie et ses dames d'honneur, F.X. Winterhalter

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Second Empire, économie

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Paris, second Empire

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Barricade durant la Commune de Paris

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Pour citer l’article

Marc BASCOU, Adrien DANSETTE, « EMPIRE SECOND - (1852-1870) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/second-empire/