S.P.O.T. (Satellite probatoire d'observation de la Terre)

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Programme S.P.O.T.

Programme S.P.O.T.
Crédits : Encyclopædia Universalis France

tableau

Instrument optique des satellites S.P.O.T.-1 à S.P.O.T.-5

Instrument optique des satellites S.P.O.T.-1 à S.P.O.T.-5
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Dessin d’artiste du satellite S.P.O.T.-5 en orbite

Dessin d’artiste du satellite S.P.O.T.-5 en orbite
Crédits : D. Ducros/ ill./ CNES 2002

photographie

S.P.O.T.-7

S.P.O.T.-7
Crédits : Airbus Defence and Space

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Une filière de sept satellites

Initié à la fin des années 1970, le programme S.P.O.T. a été mené en coopération entre la France, la Belgique et la Suède. L’instrumentation embarquée par les satellites a évolué dans le but d’obtenir des images de haute résolution de plus en plus performantes.

Programme S.P.O.T.

Programme S.P.O.T.

Tableau

Les principales caractéristiques des sept satellites civils du programme français de télédétection S.P.O.T. (satellite pour l'observation de la Terre). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Financés par des fonds publics, les cinq premiers satellites ont été équipés de deux instruments optiques identiques fonctionnant, de façon indépendante ou simultanément, en mode panchromatique (noir et blanc) ou en mode multispectral (c’est-à-dire en privilégiant – grâce à l’utilisation de filtres – certaines bandes spectrales du domaine visible et infrarouge). Ces instruments ont la particularité de pouvoir orienter leur axe de prise de vue jusqu’à 26 degrés de part et d’autre de la verticale (on parle de dépointage de l’instrument), ce qui offre une flexibilité nettement améliorée de la programmation des sites à observer.

Instrument optique des satellites S.P.O.T.-1 à S.P.O.T.-5

Instrument optique des satellites S.P.O.T.-1 à S.P.O.T.-5

Dessin

Si les instruments optiques embarqués successivement sur les cinq premiers satellites du programme S.P.O.T. ont vu leurs performances s’améliorer, leur principe de fonctionnement est resté le même. Ainsi, un miroir d’entrée orientable, permettant de pointer l’axe de visée de... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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S.P.O.T.-1, S.P.O.T.-2 (lancé en 1990) et S.P.O.T.-3 (lancé en 1993) ont fourni, grâce à leurs deux instruments optiques H.R.V. (haute résolution visible), des images couvant un champ de 60 km de largeur, ce qui correspond à la fauchée instantanée de l’instrument.

S.P.O.T.-4, de plus grande taille et équipé de deux instruments optiques H.R.V.I.R. (haute résolution visible et infrarouge), a été lancé en 1998. Comme avec les précédents satellites, les images obtenues ont une résolution de 10 mètres sur un champ de 60 km de largeur. S.P.O.T.-4 a aussi embarqué l’instrument Végétation, capteur à grand champ (résolution spatiale de l’ordre du kilomètre) permettant l’observation quotidienne de l’ensemble des terres émergées.

S.P.O.T.-5 a été lancé en 2002. Ses deux instruments imageurs H.R.G. (haute résolution géométrique) ont fourni des images de résolution nettement améliorée (2,5 m), toujours sur un champ de 60 km de largeur. Outre un deuxième exemplaire de l’instrument Végétation, S.P.O.T.-5 a embarqué un nouvel instrument d’observation H.R.S. (haute résolution stéréoscopique). Ce dernier, observant simultanément vers l’ [...]

Dessin d’artiste du satellite S.P.O.T.-5 en orbite

Dessin d’artiste du satellite S.P.O.T.-5 en orbite

Photographie

La charge utile de S.P.O.T.-5, permettant d’obtenir des images, est composée de deux instruments H.R.G. (haute résolution géométrique) identiques (en 1), d’un instrument Végétation (en 2) et d’un instrument H.R.S. (haute résolution stéréoscopique) unique (en 3). Offrant une vision... 

Crédits : D. Ducros/ ill./ CNES 2002

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Pour citer l’article

Gérard BRACHET, « S.P.O.T. (Satellite probatoire d'observation de la Terre) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/satellite-probatoire-d-observation-de-la-terre/