SANS-CULOTTES

CORDELIERS CLUB DES

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 1 555 mots

C'est le 27 avril 1790 que naît la Société des Amis des droits de l'homme et du citoyen tenant ses séances en l'église des Cordeliers. Avant d'abriter un club, l'église avait donné son nom à l'un des soixante districts parisiens créés en avril 1789. Le district des Cordeliers, correspondant à peu près au quartier de l'actuel Odéon, était habité par de nombreux journalistes et intellectuels patriot […] Lire la suite

ENRAGÉS

  • Écrit par 
  • Jean DÉRENS
  •  • 912 mots

Pour Michelet, « les Enragés étaient des fanatiques d'une portée inconnue, d'un fanatisme redoutable, emportés par un souffle vague encore, mais qui allait se fixer peut-être, prendre forme, et pour une révolution en face de la Révolution ». Lyrisme un peu creux, qui fut longtemps de rigueur, inspiré à la bourgeoisie du xix e  siècle par l'effroi et par le mépris à une historiographie qui, à la mê […] Lire la suite

FRANCE (Histoire et institutions) - Le temps des révolutions

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 6 922 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Les trois moments de la Révolution française »  : […] Rappelons les enjeux de la Révolution française, tels qu'ils furent perçus par les contemporains, puis véhiculés par le discours sur la Révolution, jusqu'à la fin de la III e  République. Globalement, ce que l'on qualifia rapidement de Révolution française fut séparé en trois moments ; et l'on put, par la suite, décréter n'adhérer qu'aux principes de l'un ou l'autre de chacun d'entre eux. Il y ava […] Lire la suite

GIRONDINS ET MONTAGNARDS

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 2 553 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'idéologie »  : […] L'idéologie girondine concevait le mouvement inauguré en 1789 comme une donnée close, où il n'y avait rien d'autre à se proposer que la réalisation des objectifs du départ ; elle ne différait au fond de celle des Feuillants que dans la définition de ces objectifs ; elle estimait surtout que ces objectifs avaient été trahis par la réaction feuillante après Varennes. Mais, dès la fin de 1791, les br […] Lire la suite

HÉBERT JACQUES RENÉ (1757-1794)

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 625 mots

Avec Marat et Desmoulins, Hébert a été le plus célèbre journaliste de la Révolution française, le plus discuté aussi. Fils d'un bourgeois aisé et d'une mère d'origine noble, il ne parvint jamais, contrairement à la légende qui l'assimile à son personnage, le Père Duchesne, à se débarrasser de ses origines. Le journaliste Fiévée, qui l'entendit aux Jacobins, note : « Le Père Duchesne parut plus pro […] Lire la suite

MODE - Le phénomène et son évolution

  • Écrit par 
  • Valérie GUILLAUME
  •  • 11 182 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « Les mouvements de mode »  : […] En parallèle aux cycles de la mode, définis souvent aujourd'hui en termes de tendances, naissent des mouvements de mode que leurs exégètes dénomment « états d'esprit » ou « mouvements alternatifs » ou encore « looks » parce qu'ils développent, en complément de la panoplie de leur parure, un langage, une éthique et une esthétique spécifiques (par exemple, dans les années 1980, les groupes de musiqu […] Lire la suite

RÉVOLUTION & EMPIRE, armée

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BERTAUD
  •  • 8 855 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le soldat de l'an II, un citoyen modèle »  : […] L'idée de régénérer l'homme et le citoyen est au cœur de la Révolution française. Des siècles de « féodalisme », disait-on, avaient souillé les Français des vices propagés par l'aristocratie. La Révolution enlèverait peu à peu ces macules, l'homme retrouverait la pureté de ses origines et deviendrait un citoyen vertueux sans lequel il n'est point de République. Cette mission proposée à la Révolut […] Lire la suite

RÉVOLUTION FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN, 
  • Marc THIVOLET
  •  • 29 477 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La réaction thermidorienne (août 1794-mai 1795) »  : […] La Convention, qui détient le pouvoir après Thermidor, s'appuie sur un regroupement d'anciens terroristes, de Montagnards gestionnaires, de modérés, bientôt rejoints par les anciens Girondins amnistiés, sortis de la clandestinité. Cet assemblage hétéroclite possède plusieurs atouts. Il hérite du fruit des efforts centralisateurs de Robespierre et n'a plus de rivaux institutionnels dans le pays ; i […] Lire la suite

ROBESPIERRE MAXIMILIEN DE (1758-1794)

  • Écrit par 
  • Marcel REINHARD
  •  • 2 438 mots

Dans le chapitre « Le Jacobin, membre de la Commune de Paris »  : […] Ce fut donc avec une autorité intacte que, de septembre 1791 à septembre 1792, n'étant plus député, selon une règle qu'il avait fait accepter, il milita sans trêve au club des Jacobins. Il adjurait les frères et amis des clubs de toute la France, les députés démocrates, d'être « toujours armés d'une salutaire défiance ». La déclaration de guerre l'opposa vigoureusement aux Brissotins, elle lui par […] Lire la suite

SOBOUL ALBERT (1914-1982)

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BERTAUD
  •  • 1 586 mots

Dans le chapitre « Militant et historien »  : […] Après avoir participé aux luttes politiques de 1936 à 1938, il se joignit aux intellectuels de son parti qui commémoraient le cent cinquantenaire de la Révolution : après un Saint-Just paru en 1937, il publia 1789, l'An I de la liberté , en 1939. Mobilisé dans l'artillerie, il subit l'humiliation de la défaite. Redevenu professeur à Montpellier, il organisa, le 14 juillet 1942, une manifestation […] Lire la suite