SAGESSE

Sagesse et philosophie de la personne

Le façonnement le plus répandu d'une sorte de sagesse seulement gestionnaire et strictement utilitaire s'est longtemps armé d'une pédagogie publique vigoureusement fondée sur un corps de doctrine intangible et sévère, lui-même né de l'alliance multiséculaire que la théologie chrétienne avait conclue avec les rigueurs logiciennes de la morale stoïcienne. Le produit culturel engendré par ce type d'apprentissage universel reposait sur un présupposé fort simple : l'argumentation invoquée ex cathedra était censée fournir aux individus une motivation nécessaire et suffisante à l'acquisition de la vertu. La sagesse des peuples n'était que le fruit naturel de leur connaissance rationnelle du « bien », que véhiculait une forme de moralité ayant « fait ses preuves ».

Cependant, dès l'aube grecque d'une philosophie de l'individu articulée avec une réflexion sur la nature même de la pensée, Socrate s'était donné pour tâche essentielle de contester radicalement tout mode d'acquisition automatique et traditionnel de la sagesse dans les écoles : cette vertu, disait-il, ne pouvait faire l'objet d'un enseignement facile, qui serait dispensé à tous les citoyens par une science assurée de ses méthodes ou de ses recettes. Dans le Ménon, les propagateurs grassement rémunérés de la sophia reviendront cousus d'or de Larissa, petite ville située au nord de l'Attique et réputée pour la lourdeur d'esprit de ses habitants ; mais que les Protagoras et les Prodicos aillent donc exercer leurs talents de sophistes à Lacédémone, et ils verront qu'il n'est pas aisé d'en revenir les poches pleines ! De même, dans le Théétète, Socrate renverra aux professionnels patentés de la sagesse les riches jeunes gens dont l'âme ne sera jamais « grosse de rien ».

La discipline civique qui résultera du dressage systématique des citoyens à la vertu de sagesse se révélera assurément réconfortante pour les dirigeants d'un État mené plus fermement par un corps de vérités immuables que par la pensée ; et rien n'est plus rassurant pour la cité qu'une sagesse tenue en laisse par les[...]


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«  SAGESSE  » est également traité dans :

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 11 117 mots
  •  • 8 médias

D'un autre côté, la philosophie grecque, dans ses différentes écoles, a développé un art de vivre, de se comporter à l'égard de la nature, des dieux et des autres hommes. Cet art, appelé aussi « sagesse » (sophia), exige que l'homme prenne soin de soi ou ait le « souci de soi », qu'il domine ses passions, qu'il se prépare à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_34997

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 822 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Être quelconque et être suprême »  : […] plus rigoureuses, et assez différentes l'une de l'autre, de cette science nommée sagesse. D'une part, le philosophe est celui qui connaît le plus de choses, c'est-à-dire, commente Aristote, qui possède la science de l'universel, car celui qui connaît l'universel « connaît d'une certaine façon tous les cas particuliers qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_34997

AUTONOMIE

  • Écrit par 
  • François BOURRICAUD
  •  • 4 124 mots

Dans le chapitre « Autonomie et liberté stoïcienne »  : […] ne réside pas dans la domination, c'est-à-dire dans la contrainte efficace exercée par les autorités constituées, mais dans la sagesse, c'est-à-dire dans la distinction du Bien (la liberté du sage) et du Mal (l'esclavage des passions). De là deux conséquences : d'abord, la connaissance du Bien et du Mal est la condition de l'exercice […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/autonomie/#i_34997

BOÈCE (480-524)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 1 463 mots

Dans le chapitre « La « Consolation de Philosophie » »  : […] de Philosophie. Dans cette œuvre, où alternent prose et poésie, il fait appel à la tradition de la sagesse antique, stoïcienne et platonicienne, pour assurer la paix de son âme au sein du malheur qui l'accable. Le premier livre décrit la Philosophie apparaissant à Boèce qui, dans sa prison, se lamente sur sa disgrâce. La Philosophie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boece/#i_34997

BONHEUR

  • Écrit par 
  • André COMTE-SPONVILLE
  •  • 7 851 mots

Dans le chapitre « Le bonheur en acte »  : […] Est-il une autre voie ? Peut-être, et c'est ce que les philosophes appellent la sagesse. Mais comment la penser ? D'abord par opposition à ce qui précède. Si le divertissement est un bonheur manqué, la sagesse serait un bonheur réussi. Mais comment, si le désir est manque ? S'il n'était que cela, il n'y aurait pas d'issue, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur/#i_34997

CHEMIN, symbolisme

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 895 mots

Dans toute tradition religieuse ou métaphysique, l'image du chemin est un symbole de la quête de l'Être. Il s'agit probablement d'une des images les plus sacrées — ce qu'exprime bien la parole du Christ : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chemin-symbolisme/#i_34997

CICÉRON (-106--43)

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL, 
  • Claude NICOLET
  •  • 5 896 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une sagesse pratique »  : […] En ce qui concerne la morale pratique, elle est dominée, dans le De officiis, par le conflit apparent entre l'honnête et l'utile. Cicéron déclare s'inspirer du philosophe stoïcien Panétius dans les deux premiers livres. Mais en fait, là et surtout dans le troisième livre, il se réfère directement au platonisme pour affirmer, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ciceron/#i_34997

CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 945 mots

Pour la plupart des philosophes grecs, et essentiellement pour le courant de pensée qui relie le pythagorisme, Platon et le néoplatonisme, la contemplation (théôria, de Théa : déesse, et oraô : voir) désigne une attitude de connaissance qui permet à l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contemplation/#i_34997

CYRÉNAÏQUE ÉCOLE (-Ve--IVe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 607 mots

Groupe de philosophes qui tire son nom de Cyrène, d'où était originaire son fondateur, Aristippe, disciple de Socrate. Les principaux successeurs d'Aristippe furent : sa fille Arété (une des rares femmes philosophes de l'Antiquité) ; le fils de celle-ci, Aristippe Metrodidactos (c'est-à-dire le « Disciple de sa mère ») ; Hêgêsias Péisithanatos (« […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cyrenaique-ecole/#i_34997

DE LA NATURE, Lucrèce - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 803 mots
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de la tradition occidentale, fut écrit dans une période de grands troubles (guerre civile, révolte des esclaves emmenés par Spartacus, massacres, paupérisation...). La doctrine d'Épicure trouva chez Lucrèce de quoi satisfaire le besoin d'une sagesse (ou ataraxie) qui permettrait de se détacher du monde et de ses tumultes. Religion, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-la-nature/#i_34997

ÉPICURE (-341--270)

  • Écrit par 
  • Graziano ARRIGHETTI
  •  • 6 205 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Sagesse et vie publique »  : […] La solidarité et l'amitié qui, par ailleurs, étaient les éléments fondamentaux du système éthique d'Épicure, constituaient donc le lien idéal qui unissait les disciples à l'école. L'organisation pratique elle-même devait être des plus simples car tout était facilité par l'extrême frugalité de la vie que l'on menait au « […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicure/#i_34997

ÉPICURISME

  • Écrit par 
  • Geneviève HÉBERT
  •  • 945 mots

les délires de l'imagination, les illusions du désir. En ce sens, la sagesse est de toujours suivre la nature, et ne rien chercher au-delà. Or la physique (ou connaissance de la nature) nous apprend qu'il n'y a que des atomes, susceptibles par leur mouvement de se combiner pour constituer les corps ; avec le vide infini, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicurisme/#i_34997

FRAGMENTS, Héraclite - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 787 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le jeu du monde »  : […] La discorde habite le monde, et la sagesse ne saurait se réduire à la simple conciliation des opposés. Le sage est celui qui a su entendre que la nature est mesure, non mesurable à partir de nos oppositions. « Guerre (Polemos) est de tous le père, de tous le roi ; et les uns, il les désigne comme dieux, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fragments/#i_34997

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec

  • Écrit par 
  • André-Jean FESTUGIÈRE
  •  • 8 577 mots

Dans le chapitre « Le mal, c'est de cesser de « philosopher » »  : […] qu'il ait cru à sa mission. Cette mission est, comme il dit, d'« agir en ami de la sagesse » (ϕιλοσοϕε̃ιν), c'est-à-dire non pas seulement de vivre lui-même en sage, mais d'examiner les autres pour les conduire à une vie de sagesse. Nous savons maintenant, par les discussions de Socrate avec Alcibiade, avec Polos, avec Calliclès, ce qu'il entend […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-l-homme-grec/#i_34997

HÉDONISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 3 982 mots
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à mettre au centre des préoccupations philosophiques la question du plaisir, il ne fut certes pas le seul : sa doctrine est liée aux développements divers auxquels donnent lieu, dans la spéculation grecque, la pratique et la définition de la sagesse. À ce titre, la désignation du plaisir comme souverain bien devait produire des réactions en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hedonisme/#i_34997

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « Fārābī »  : […] de la philosophie avec la prophétie et la prévalence de cette dernière ; cet accord a pour moyen terme la notion de « sagesse ». On peut en noter quelques prodromes dans la période précédente : Ḥunayn, le traducteur, est l'auteur d'un recueil d'aphorismes intitulé Les Joyaux des philosophes et des sages (Nawādir al-falāsifa wa-l-ḥukamā'), et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_34997

JOB LIVRE DE

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 711 mots
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Le Livre de Job est classé parmi les Écrits (Ketubim) dans les différentes Bibles, mais à des endroits qui varient (dans le canon catholique, la version syriaque le met entre le Pentateuque et le Livre de Josué, tandis que la Vulgate le place […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livre-de-job/#i_34997

KEYSERLING HERMANN VON (1880-1946)

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
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Né à Könno, en Livonie, le comte de Keyserling appartenait à une vieille famille de la noblesse allemande installée dans les provinces baltiques. Lorsqu'il meurt, âgé de soixante-six ans, à Innsbruck, il a parcouru toute la planète et longuement visité l'Inde, la Chine, le Japon, l'Amérique. L'immense succès du Journal de voyage d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermann-von-keyserling/#i_34997

LETTRES À LUCILIUS, Sénèque - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 797 mots
  •  • 1 média

règne de Néron (Rome est incendiée en 64), les exigences de mener une « vie philosophique » semblent plus que jamais à l'ordre du jour. Aucun dogmatisme dans cette suite de lettres qui ont pour but de faire progresser le disciple sur la voie de la sagesse. Épicurisme, stoïcisme et même cynisme sont exposés et mis au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lettres-a-lucilius/#i_34997

MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Luc BRISSON
  •  • 2 336 mots

Dans le chapitre « Le sage et le philosophe »  : […] dans l'affirmation touchant la sagesse qui clôt l'anecdote et fait écho à ces deux passages du corpus platonicien : « Parmi les dieux, il n'y en a aucun qui s'emploie à philosopher (philosopheîn), aucun qui ait envie de devenir sage (sophós), car il l'est » (Banquet, 204a) et « l'appeler sage (sophós), Phèdre, c'est, à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitres-de-sagesse/#i_34997

MÉTALLURGES

  • Écrit par 
  • Jean DELUZAN
  •  • 2 218 mots

Dans le chapitre « Métallurgie, alchimie et sagesse »  : […] La sagesse opérant dans le cosmos établit un ordre, une harmonie. Qu'un homme devienne sage, tout s'équilibre en lui dans les différentes parties qui le constituent : corps, âme et esprit. L'art du forgeron, comparable à celui de l'alchimiste, est un art de sagesse ; en façonnant il forme : ce qui est courbe devient droit, l'épais se transforme et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metallurges/#i_34997

MORALISTES

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 2 456 mots

Dans le chapitre « Entre littérature et philosophie »  : […] actuel : car à l'époque le terme leur convient, qui désigne plutôt ceux qui cherchent la sagesse, en un sens essentiellement pratique. Ils ne s'efforcent donc pas d'élaborer une pensée systématique (ils s'en défient tout au contraire) et ne revendiquent aucune technicité, aucune compétence particulières. Ils n'écrivent pas pour autant des fictions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moralistes/#i_34997

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 832 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mythe et sagesse »  : […] le mythe et d'autres formes de discours, porteuses elles-mêmes d'autres modes de pensée. La frontière avec la littérature sapientiale ou, plus brièvement, la sagesse, demande à être explorée avec le même soin. Même si cette littérature, dans sa forme rédactionnelle, paraît plus tardive que l'histoire des traditions et que la prophétie, elle paraît […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_34997

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 040 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Le retour de l'éthique »  : […] à une réalisation éthique de sa vie. C'est pourquoi on voit renaître des discours de sagesse philosophique, souvent éclairés par les pensées antiques, qui portent avant tout sur la responsabilité de soi-même et la quête personnelle du bonheur. La question éthique donne naissance à deux courants, l'un s'appuyant plutôt sur une tradition religieuse, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_34997

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 742 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'unité de la vertu »  : […] que parce qu'elle se soumet à l'intelligible. S'il existe des vertus partielles, la sagesse pour la partie rationnelle, le courage pour l'agressive, modération et justice sont des vertus de l'âme tout entière : la première, en tempérant chaque partie, leur permet de s'intégrer à la totalité, la seconde institue un ordre. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_34997

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 5 010 mots

Dans le chapitre « La purification »  : […] faut-il qu'Ulysse, en son voyage, échappe à toutes les Circés. Qui possède un peu de sagesse s'attardera peut-être au simple idéal épicurien ; il ne visera qu'à l'exclusion prudente de la douleur. Armés de meilleures ailes, d'autres connaîtront la rectitude stoïcienne, mais le vrai philosophe s'élève plus haut encore (V, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_34997

POLITIQUE - La philosophie politique

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 10 294 mots

Dans le chapitre « Platon »  : […] l'honneur ; il faut écarter d'eux tout intérêt matériel ; il faut qu'ils deviennent des sages et que, en attendant (et l'attente peut durer), ils obéissent librement aux sages, à ceux qui connaissent la place de l'homme dans le cosmos parce qu'ils connaissent ce cosmos tel qu'il est éternellement présent dans la vue (theôria) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-la-philosophie-politique/#i_34997

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Des sophistes à Socrate »  : […] Ce n'est pas que les sophistes soient ennemis de tout enseignement ; au contraire, ils se présentent comme maîtres de sagesse (et se font payer cher leur enseignement, ce qui les exposera au mépris de Platon). Mais cette sagesse s'éprouve et se prouve dans l'action devant les tribunaux et à l'Assemblée. L'homme, certes, est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_34997

SAGESSE LIVRES DE

  • Écrit par 
  • Jean HADOT
  •  • 4 600 mots

Les Livres de sagesse sont les ouvrages bibliques qui se donnent pour but d'enseigner la sagesse. On les désigne ainsi non seulement à cause de leur contenu, mais aussi parce que le mot « sagesse » (en hébreu hokmah, en grec sophia) revient fréquemment dans le texte et apparaît même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/livres-de-sagesse/#i_34997

SAPIENCE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 883 mots

Calque en français médiéval du mot latin sapientia signifiant science, sagesse, sapience désigne le savoir moral et philosophique reposant sur une tradition. Au sens large, on peut comprendre sous ce terme tous les écrits didactiques touchant à la philosophie morale ; mieux vaut se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sapience/#i_34997

SÉNÈQUE (-4-65)

  • Écrit par 
  • Ilsetraut HADOT
  •  • 4 286 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les œuvres en prose »  : […] intentions, la droiture n'est plus en sûreté et que nous y aurons toujours plus de déboires que de satisfactions, notre devoir est de renoncer au forum et à la vie publique ». C'est également à Serenus qu'est adressé le traité Sur la constance du sage (De constantia sapientis) qui défend le paradoxe stoïcien : le sage ne peut subir l'outrage […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/seneque/#i_34997

SOHRAWARDĪ ou SUHRAWARDĪ SHIHĀBODDĪN YAHYĀ (1155-1191)

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET
  •  • 5 030 mots

Dans le chapitre « La sagesse orientale »  : […] et d'un disciple, qui n'est autre que lui-même ; c'est donc un récit d'expérience. Le sage explique que de la Face de Dieu émanent des verbes majeurs, selon un ordre hiérarchique. Ces « verbes » sont les lumières archangéliques primordiales. « Le dernier de ces verbes est Gabriel, et les esprits humains émanent de ce verbe ultime. » Déjà les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sohrawardi-suhrawardi/#i_34997

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

Dans le chapitre « De la physique à la politique »  : […] non-contradiction, de l'erreur à la vérité ou de l'ignorance à la sagesse, mais, selon la pluralité inhérente au comparatif, d'un état moins bon à un état meilleur. Protagoras, qui professe la vertu, le dit par la bouche de Socrate, qui, alors, le défend : « C'est d'une disposition à la disposition qui vaut mieux que doit se faire le passage, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_34997

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 431 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La morale »  : […] Aussi la sagesse n'est-elle pas dans la rupture, mais dans l'accord avec la nature, qu'elle prolonge en l'accomplissant, comme si la nature nous donnait une lettre de recommandation à l'adresse de la sagesse ; l'équilibre de l'éthique stoïcienne, souvent tenu pour instable et problématique, repose sur le rapport de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_34997

VIRTUS

  • Écrit par 
  • Jean-Paul BRISSON
  •  • 468 mots

Littéralement, la « virtus » est la qualité propre du vir, c'est-à-dire du mâle. Aussi la première acception du mot fut-elle de désigner le courage physique dont doit faire preuve le soldat sur le champ de bataille. En ce sens, la notion de virtus entre en couple avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/virtus/#i_34997

VOIE, symbolique

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
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Traditionnellement, il faut entendre par « voie », voie d'éveil à la réalité, à ce qui est. Il est néanmoins très difficile de définir ce que les différentes traditions de sagesse entendent par « voie ». Ce terme peut y désigner à la fois la recherche de la vérité, l'attitude du chercheur, le chercheur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/voie-symbolique/#i_34997

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Dans le chapitre « Le contexte « éthique » : Aristote »  : […] et du volontarisme, et non dans une psychologie abstraite. Le bon usage de la volonté, c'est finalement la sagesse pratique, qu'on a appelée en latin prudentia, et qui n'est pas cette vertu à la fois habile, avare et craintive que connote le mot français « prudence ». L'ouverture de toutes les vertus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_34997

Voir aussi

PHILOSOPHIE GRECQUE    THÉORIE DES IDÉES    IDOLE    MAÏEUTIQUE    LE SAGE    SAVOIR    SIGNIFIANT

Pour citer l’article

Manuel de DIÉGUEZ, « SAGESSE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/