ROUTE DE LA SOIE (notions de base)

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Les différents itinéraires de la Route de la soie

Les différents itinéraires de la Route de la soie
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Caravane sur la Route de la soie

Caravane sur la Route de la soie
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Art et croyances sur les routes de la soie

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Sur les traces de Marco Polo

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L’Asie traversée par la Route de la soie

La Route de la soie traversait l’immense Asie centrale, ses montagnes, ses steppes et ses déserts. Chaînes du Pamir, déserts de Takla-Makan et de Gobi, enfin l’Himalaya au sud étaient des régions inhospitalières qui constituaient de redoutables obstacles à la communication entre la Chine et le Moyen-Orient. Ce périple fut accompli par d’innombrables voyageurs : marchands, moines, soldats et, plus récemment, archéologues.

Un voyage périlleux

La Route de la soie empruntait plusieurs itinéraires dont le choix relevait d’un compromis entre les dangers connus, la longueur et les aléas politiques. Les différents chemins regorgeaient de périls en tout genre : bandits, guerres, bêtes sauvages, avalanches, mal des montagnes, fièvres, tempêtes de sable. En limitant les risques, l’organisation de grandes caravanes, qui regroupaient de 100 à 500 personnes, a rendu possibles les échanges réguliers. Les animaux de bât variaient selon les régions : chameaux, mulets et yacks. Rien n’eût été envisageable non plus sans les oasis, dotées de marchés, de comptoirs de prêt et de caravansérails (gîte d’étape et entrepôt fortifié), dont la Route a fait la fortune grâce aux taxes prélevées sur les marchandises. On y changeait d’animaux, de guides et d’interprètes ; on y achetait des vivres. Les caravaniers faisaient sans cesse l’aller-retour entre deux oasis. Les biens changeaient ainsi plusieurs fois de main et, à chaque transaction, leur prix augmentait. Les marchands des oasis décourageaient les voyages plus longs en exagérant les distances et les dangers et en gardant secrets les itinéraires et les descriptions détaillées des terres lointaines.

La Route de la soie s’inscrivait dans un réseau large et plusieurs embranchements conduisaient vers d’autres destinations, notamment vers l’Inde. À chaque extrémité, d’autres routes permettaient la diffusion des produits : à l’est, jusqu’en Corée ou en Chine par la mer ; à l’ouest, jusqu’en Europe du Nord, par la mer Noire et le Da [...]


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« ROUTE DE LA SOIE (notions de base) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/route-de-la-soie/