SILICEUSES ROCHES

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Roches sédimentaires siliceuses d'origine biochimique

Les radiolarites

Les radiolarites sont des roches dans lesquelles la silice a été apportée par des tests de radiolaires. On retrouve la trace de ces protozoaires du groupe des Actinopodes en lame mince, parfois admirablement conservée, noyée dans un ciment de calcédoine ou de quartz microcristallin. Certaines radiolarites, comme celles, tertiaires, de la Barbade, apparaissent comme l'équivalent des boues à radiolaires actuelles qu'on rencontre par des fonds de 2 000 à 6 000 m dans les océans Indien et Pacifique, d'abord mêlées à des boues calcaires, puis de plus en plus pures (vers 4 000 m) par suite de la dissolution progressive de tous les éléments carbonatés.

D'après leur structure, on distingue trois groupes de radiolarites : les jaspes, les lydiennes et les phtanites.

Les jaspes sont généralement colorés en rouge ou en noir par des oxydes de fer et de manganèse, quelquefois mouchetés de vert et parfois rubanés. Leur bel aspect décoratif justifie leur emploi en architecture (chapelle des Médicis à Florence, escaliers de l'Opéra de Paris) et en joaillerie (calcédoine). Ils affleurent dans la plupart des chaînes géosynclinales, en particulier dans les Alpes (« radiolarites » stricto sensu des géologues alpins), où ils sont associés aux roches vertes (ophiolites) dans les schistes lustrés déposés sous forme de calcschistes au Jurassique supérieur dans la zone piémontaise. Les jaspilites désignent des roches présentant des lits alternés de jaspe et d'hématite (Précambrien du lac Supérieur). Le terme « jaspéroïde » s'applique à des lits silicifiés dans les mines de zinc du Missouri, du Kansas et de l'Oklahoma.

Les lydiennes (de Lydie, province d'Asie Mineure) sont des radiolarites entièrement noires : leur matrice quartzeuse micro-cristalline est obscurcie par un pigment d'origine organique, et les vestiges de radiolaires sont plus difficiles à identifier [...]


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Écrit par :

  • : professeur à la faculté des sciences, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

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Pour citer l’article

Charles POMEROL, « SILICEUSES ROCHES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/roches-siliceuses/