ROCHES LUNAIRES

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Morphologie. Classification

Malgré l'absence des agents d'érosion connus sur la Terre, les astronautes ont trouvé sur la Lune un relief extraordinairement émoussé. Non seulement les montagnes ne présentent pas le moindre pic, mais chaque pierre rencontrée est arrondie, excepté les parties enterrées dans le sol, qui montrent parfois encore des arêtes vives. L'érosion est due ici à l'impact des micrométéorites sur des matériaux soumis aux écarts de température (pouvant atteindre 300 0C) entre le jour et la nuit. Les roches frappées par les micrométéorites ont fondu au point d'impact, où se forme un puits bordé de verre, et se sont fendillées tout autour. Le nombre de ces puits est proportionnel au temps d'exposition de la pierre à la surface du sol. Ce sol, formé d'une épaisse couche de poussière et de petits cailloux, est constitué de débris de roches, de minéraux, de scories et de billes de verre.

Dès le premier vol (Apollo-11), trois catégories de matériaux ont été rapportées : des roches ignées, des brèches et du sol (ou régolite). Ces mêmes catégories ont été recueillies au cours de tous les vols, mais en proportions différentes d'un site à l'autre : les roches ignées – voisines des basaltes terrestres – sont surtout abondantes dans les mers ; les brèches, dans les montagnes ; enfin, l'épaisseur de la couche de régolite, estimée à 12 mètres dans les hauteurs voisines du cratère Descartes (Apollo-16) par exemple, n'a que 5 mètres au bord de Hadley Rille (Apollo-15).


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Mireille CHRISTOPHE MICHEL-LEVY, « ROCHES LUNAIRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/roches-lunaires/