WILSON ROBERT

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De la révélation de Nancy à l'échec de Los Angeles

Du Texas, où il est né le 4 octobre 1941, Robert Wilson a conservé le goût des grandes étendues et d'une certaine nonchalance ; de la scène artistique new-yorkaise qu'il a connue à la fin des années 1960 pendant ses études d'architecte-décorateur, celui des références hétéroclites (mais rarement théâtrales) allant de John Cage à Andy Warhol, en passant par George Balanchine, Martha Graham et Barnett Newman. Mais c'est en France qu'il s'est brusquement rendu célèbre en présentant en 1971, au festival de Nancy, Le Regard du sourd, immédiatement salué par Louis Aragon comme « une machine de liberté » et par Eugène Ionesco, quelques années plus tard, comme une « révolution » théâtrale autrement plus importante que sa propre dramaturgie de l'absurde. Au rebours des préoccupations idéologiques et du rejet de l'illusionnisme, fréquents à l'époque, ce spectacle proposait une sorte de baroquisme contemplatif. Inspiré par un adolescent sourd-muet, Raymond Andrews, il déroulait au ralenti l'étrange évidence de son monde intérieur, peuplé de rêves énigmatiques et d'angoisses diffuses, pétri de beauté merveilleuse et de violence contenue. D'emblée, Robert Wilson installait son théâtre dans l'investigation de différents registres de communication, dans l'élasticité du temps et la distension de l'espace : théâtre sans drame où les embryons d'histoires se délitaient en compositions visuelles, en stases et flux d'énergie, en rythmes de passage savamment orchestrés.

Dans les spectacles suivants, les images se mettent à parler, d'abord sous la forme d'une rumeur proche de la glossolalie (Une lettre pour la reine Victoria, 1974), puis d'un monologue fait de bribes verbales raccordées ex abrupto (As I Was Sitting in My Patio, 1977) et enfin, selon toute apparence, de dialogues – mais de dialogues où la circulation du son continue à primer sur la communication d'un sens (Edison et Death Destruction and Detroit, 1979). En l'absence de psychologie et de récit proprement dits, ce sont les mots q [...]

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  • : agrégé de l'Université, maître de conférences à l'université de Caen

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WILSON ROBERT - (repères chronologiques)

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1941 Le 4 octobre, naissance de Robert Wilson à Waco, Texas.1962 Fréquente la scène artistique new-yorkaise. Travaille avec des enfants handicapés.1963 Étudie la peinture avec George McNeil à Paris.1968 Crée la Byrd Hoffman School of Byrds. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wilson-reperes-chronologiques/

LA MALADIE DE LA MORT (M. Duras)

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Créée à la Schaubühne de Berlin en 1991, dans une traduction de Peter Handke, la mise en scène de La Maladie de la mort par Robert Wilson a dû attendre sa reprise au Théâtre Vidy-Lausanne, en 1996, pour être jouée dans le texte original de Marguer […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-maladie-de-la-mort/#i_80323

LE REGARD DU SOURD, Robert Wilson

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  • Jean CHOLLET
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Après une formation de peintre, puis d'architecte-décorateur, Robert Wilson (né en 1941) a côtoyé l'avant-garde américaine, de John Cage à Andy Warhol, puis s'est tourné vers le théâtre. Ses premières réalisations à New York ne rencontrent qu'un succès de curiosité et d'estime. C'est avec la création du Regard du sourd ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-regard-du-sourd/#i_80323

CHILDS LUCINDA (1940- )

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  • Agnès IZRINE
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Dans le chapitre « Une grande figure de la danse d'aujourd'hui »  : […] Lucinda Childs sidéra le public français, un soir d'été 1976 dans la cour d'honneur du palais des Papes : elle y dansait dans l'œuvre culte de Robert Wilson, Einstein on the Beach , moment fuyant de passion et défi à l'éternel. Depuis lors, la plus européenne des chorégraphes américaines revient souvent en France, son deuxième port d'attache. Elle fut tour à tour invitée pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lucinda-childs/#i_80323

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Le théâtre et le cinéma

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  • Geneviève FABRE, 
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Dans le chapitre « Un nouveau classicisme ? »  : […] La volonté de reconstruire avec ironie le réel à partir de l'irréel a inspiré un théâtre des images qui a permis aux grands metteurs en scène d'exprimer leur vision sur les plateaux du monde entier. C'est en premier lieu le cas du texan Robert Wilson, qui a d'abord étudié l'architecture puis la peinture, avant de s'intéresser aux thérapies corporelles et à la danse. Nancy, Avignon puis Paris ont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-le-theatre-et-le-cinema/#i_80323

GUILLEM SYLVIE (1965- )

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Dans le chapitre « L'envol d'une étoile »  : […] En 1981, c'est l'engagement dans le corps de ballet de l'Opéra de Paris, l'apprentissage, les places à tenir dans les ensembles. Sylvie Guillem prend pour une simple formalité les concours annuels qui lui permettent de gravir les échelons de la hiérarchie et de se faire reconnaître des spécialistes. Elle n'est d'ailleurs jamais en peine de succès. En témoigne la médaille d'or décrochée en 1983 au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sylvie-guillem/#i_80323

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Dans le chapitre « Le metteur en scène comme « passeur » »  : […] Par réaction contre les éléments réalistes induits par les transpositions, certains metteurs en scène vont partir en quête d'épure. C'est le cas notamment de Robert Wilson qui, depuis son fameux spectacle Le Regard du sourd (1971), s'est créé un monde hiératique et coloré, rituel imposé à d'innombrables œuvres, des grandes pièces de théâtre aux opéras-rock de Lou Reed, sans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scenographie-lyrique/#i_80323

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  • Universalis
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Pour citer l’article

Frédéric MAURIN, « WILSON ROBERT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-wilson/