RISORGIMENTO

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L'héritage du siècle des Lumières

La naissance d'une conscience nationale

Malgré la fragmentation politique de la péninsule, placée depuis les traités de 1713 sous l'hégémonie autrichienne, le xviiie siècle fait circuler une culture largement influencée par les penseurs français et britanniques. L'Italie peut ainsi s'insérer dans le vaste mouvement des Lumières qui, dans l'ensemble du continent, cherche à remédier à l'inadaptation de l'Ancien Régime aux nouvelles conditions sociales. Des expériences particulièrement réussies de despotisme éclairé s'effectuent dans les États contrôlés par l'Autriche et à Naples. Le toscan, promu au rang de langue de culture, est le véhicule d'une abondante littérature, essentiellement tournée vers les sciences politiques, l'économie et le droit. Imbus des doctrines jansénistes, les réformateurs rêvent de monarchies autoritaires, contrôlant le pouvoir temporel de l'Église, appliquant la tolérance et la raison à l'art de gouverner et recherchant, dans une vue un peu abstraite et ingénument optimiste du progrès, « le maximum de bonheur pour le plus grand nombre des peuples ».

Les milieux éclairés, qui se recrutent dans le patriciat et la bourgeoisie des villes, collaborent avec les souverains, mais la masse des Italiens, aux prises avec une paupérisation croissante, reste à l'écart de ce mouvement intellectuel. La législation « illuministe », de caractère empirique et pratique, avait, dans les dernières décennies du xviiie siècle, à la fois renforcé l'absolutisme et atténué l'archaïsme de l'Ancien Régime et le poids du système féodal. Mais, devant la crise qui aboutira à la révolution de 1789, les monarques italiens avaient arrêté le cours des réformes et étaient revenus à des positions conservatrices.

L'Italie jacobine et napoléonienne

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Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870

Le patriote italien Giuseppe Mazzini, vers 1870
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Risorgimento, Milan, 1848

Risorgimento, Milan, 1848
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Unité italienne

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Bataille de Solferino-San Martino

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ITALIE : LES ÉTAPES DE L'UNITÉ - (repères chronologiques)

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1831 Fondation de la Jeune Italie par Giuseppe Mazzini.1848 Révolution à Palerme, Milan, Venise.1849 Défaite du Piémont face à l'Autriche à Novare, Victor-Emmanuel II remplace Charles-Albert à la tête du royaume de Piémont-Sardaigne.1849 Échec de la R […] Lire la suite

ACHÈVEMENT DE L'UNITÉ ITALIENNE

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Paradoxalement, ce fut la chute du second Empire de Napoléon III, qui avait tant œuvré à l'unité italienne, qui autorisa l'achèvement de cette unité. Le rappel du corps expéditionnaire français (5 août 1870), qui protégeait le pouvoir temporel du pape Pie IX, permit en effet à l'armée italienne d'occuper sans combat la ville de Rome, dont les habitants votèrent par plébiscite leur réunion au royau […] Lire la suite

AZEGLIO MASSIMO TAPARELLI marquis d' (1798-1866)

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L'un des grands artisans de l'indépendance nationale italienne. Originaire d'une famille d'ancienne aristocratie et de tradition catholique, d'Azeglio s'émancipe de son milieu par son indifférence religieuse et son absence de préjugés sociaux. Ses années de formation (1807-1840) sont occupées par de longs séjours à Florence, à Rome, à Milan, où il mène une vie insouciante dans la société des artis […] Lire la suite

CARBONARISME ou CHARBONNERIE

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CATTANEO CARLO (1801-1869)

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Patriote italien, représentant le plus éminent du courant fédéraliste, dans le Risorgimento. D'une famille de souche terrienne, Carlo Cattaneo acquiert une vaste culture humaniste et économique. Professeur et publiciste, il se passionne pour les transformations qui, sous l'impulsion de la bourgeoisie d'affaires, commencent à moderniser l'agriculture et l'industrie de la Lombardie. Entre 1839 et 18 […] Lire la suite

CAVOUR CAMILLO BENSO DE (1810-1861)

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Paul GUICHONNET, « RISORGIMENTO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/risorgimento/