STEWART REX (1907-1967)

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Le jazzman américain Rex Stewart joua de son instrument de prédilection, le cornet, dans de petites formations ainsi que dans de grands orchestres, et il s'affirma, par sa maestria et son expressivité, comme l'un des plus grands improvisateurs aux cuivres.

Rex William Stewart, Jr., né le 22 février 1907 à Philadelphie, s'initie, durant son enfance, passée à Philadelphie et à Washington, au piano, au violon, à la trompette et, surtout, au cornet. Dès l'âge de quatorze ans, il commence à jouer dans des groupes new-yorkais. Influencé par Louis Armstrong et Bix Beiderbecke, il se produit au sein de l'orchestre de Fletcher Henderson, en 1926 (The Stampede, 1926), puis, de façon épisodique, entre 1928 et 1933. Il joue aussi avec le groupe de Horace Henderson (1926-1928), les McKinney's Cotton Pickers (1931-1932). Il connaît sa période de gloire au sein de l'ensemble de Duke Ellington (1934-1945), avec qui il grave des morceaux qui assoient sa réputation : Trumpet in Spades (surnommé Rex's Concerto, 1936), Boy Meets Horn (1938), Subtle Lament (1939), Dusk (1940), Take the « A » Train (1941), Perdido (1941), Main Stem (1942)...

Rex Stewart réalise une tournée solo en Europe et en Australie de 1947 à 1951, puis se lance dans une carrière en freelance durant les années 1950. Après 1960, il s'établit dans le sud de la Californie, où il continue de jouer et rédige des critiques de jazz pour des magazines comme Down Beat, Jazz Journal ou Playboy (ultérieurement publiées sous le titre Jazz Masters of the Thirties, Macmillan, New York, 1972).

Duke Ellington a créé dans son orchestre un nouveau poste pour accorder aux mélodies uniques de Rex Stewart toute la place qu'elles méritaient. Ce dernier, passé maître dans l'art de créer des effets expressifs à l'aide de la sourdine, utilise souvent la technique du tiré (bend) ou enfonce le piston de son cornet à mi-course (half-valve) pour produire des sonorités intermédiaires et mystérieuses, laissant penser que son instrument rit aux éclats ou pleure à chaudes larmes. D'autres anciens partenaires de Duke Ellington rejoignent Stewart lorsqu'il enregistre ses premiers albums au sein de petites formations, dont la plus célèbre est le quartette qui est fondé à Paris en 1939 avec Django Reinhardt. À sa maturité, Rex Stewart demeure un artiste lyrique plein d'esprit, comme en témoigne The Big Challenge, recueil de sessions gravées sous sa direction et celle de Cootie Williams en 1957, ou Chatter Jazz, avec Dicky Wells (1959). Rex Stewart meurt le 7 septembre 1967, à Los Angeles.

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Pour citer l’article

« STEWART REX - (1907-1967) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rex-stewart/