MERS RETRAITS ET AVANCÉES DES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les fluctuations du volume des glaciers continentaux

Deux grandes calottes glaciaires recouvrent aujourd'hui les continents polaires : celle de l'Antarctique (29 millions de kilomètres cubes) et celle du Groenland (1 million de kilomètres cubes). Le niveau de la mer remonterait d'environ 70 mètres si elles venaient à fondre. Il y a seulement 20 000 ans, en raison d'un climat particulièrement rigoureux sur les hautes latitudes de l'hémisphère Nord, les glaciers avaient envahi le Canada, la Scandinavie et le nord de l'Europe jusqu'à l'Oural. Leur volume atteignait 50 millions de kilomètres cubes. La croissance des glaciers était due à d'abondantes chutes de neige qui ne fondait pas pendant l'été (cf. paléoclimatologie). Ces précipitations étaient apportées par des nuages qui s'étaient chargés en vapeur d'eau au-dessus des océans. C'est pourquoi le niveau de la mer avait alors baissé d'environ 120 mètres, comme en témoigne l'existence de plages et de récifs coralliens fossiles que l'on retrouve à cette profondeur sur les flancs d'îles, comme la Barbade dans l'océan Atlantique, ou sur le rebord de tous les continents.

Seules les plus récentes des fluctuations du niveau de la mer peuvent être déduites directement de la datation de plages fossiles. Pour les périodes plus anciennes, les variations de niveau marin associées à celles des glaciers continentaux peuvent être reconstruites par l'étude isotopique des sédiments marins. En effet, les glaces sont constituées d'eau très pauvre en isotopes lourds (deutérium et oxygène 18). Le développement de calottes glaciaires à la surface des continents s'accompagne donc d'une augmentation de la teneur en isotopes lourds de l'eau restant dans l'océan. Or le rapport 18O/16O est enregistré dans la coquille calcaire de nombreux fossiles marins. L'analyse isotopique des coquilles [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages




Écrit par :

  • : directeur de recherche au C.N.R.S., Centre des faibles radioactivités, Gif-sur-Yvette

Classification


Autres références

«  MERS RETRAITS ET AVANCÉES DES  » est également traité dans :

CÉNOMANIENNE TRANSGRESSION

  • Écrit par 
  • André JAUZEIN, 
  • Charles POMEROL
  •  • 1 983 mots
  •  • 5 médias

Au Crétacé moyen, la mer envahit toutes les plates-formes continentales. La généralité de cette «  transgression cénomanienne » en fit un des chevaux de bataille de la géologie, mais le qualificatif « mésocrétacée » lui conviendrait beaucoup mieux, car les faits ne permettent pas de réduire cet événement au cadre trop étroit de l'étage cénomanien. L'expansion des mers débute dès l'Aptien, le ma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/transgression-cenomanienne/#i_85556

INONDATIONS

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 4 241 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Inondations et réchauffement climatique »  : […] Le menhir d'Er Lannic, dans le golfe du Morbihan, est riche d'enseignements. Érigé sur la terre sèche vers 4 000 ans avant J.-C., ce monument mégalithique montre aujourd'hui, à marée basse, une base couverte de goémon. On estime ainsi que le niveau de la mer est monté de 6 mètres depuis son érection. En observant les colonnes du temple de Sérapis à Pouzzoles, à 12 kilomètres au nord-ouest de Naple […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inondations/#i_85556

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean-Claude DUPLESSY, « MERS RETRAITS ET AVANCÉES DES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/retraits-et-avancees-des-mers/