REPRÉSENTATION & CONNAISSANCE

ABÉLARD PIERRE (1079-1142)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 341 mots

Dans le chapitre « Doctrine »  : […] En philosophie, Abélard est surtout connu pour son opposition radicale à toutes les formes du « réalisme » (bien que l'on relève aussi chez lui une indéniable tendance au platonisme). Dans ses deuxième et troisième Gloses sur Porphyre, il établit avec beaucoup de force et de subtilité que les «  universaux » ( universalia  : ce sont les genres et les esp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-abelard/#i_2258

ALTÉRITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Sylvie COURTINE-DENAMY
  •  • 5 371 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'intentionnalité husserlienne : une « reconstruction » de l'autre »  : […] Dans ses Méditations cartésiennes (1929), Husserl va remettre en cause l'interprétation du cogito comme res cogitans , cette substantialisation de l' ego transcendantal étant à ses yeux le pire des fourvoiements. Pour constituer la philosophie comme science rigoureuse, pour trouver un fondement plus profond […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alterite-philosophie/#i_2258

ANTHROPOMORPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 545 mots
  •  • 1 média

Au sens usuel et étroit, le terme « anthropomorphisme » définit le procédé erroné et illégitime par lequel une pensée insuffisamment critique attribue à des objets situés hors du domaine humain – objets naturels ou objets divins – des prédicats empruntés à la détermination du domaine humain, à des fins explicatives ou simplement représentatives. Concept essentiellement critique, sa fonction est d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropomorphisme/#i_2258

APPRENTISSAGE DE LA COMPRÉHENSION

  • Écrit par 
  • Maryse BIANCO
  •  • 1 943 mots

Dans le chapitre « Niveaux de représentation et mécanismes de la compréhension »  : […] Comprendre un texte consiste à élaborer une représentation cohérente et unifiée de la situation décrite (un modèle de situation). Cette construction est réalisée de manière progressive et dynamique au fur et à mesure de la saisie du texte. Elle sollicite, dans un temps bref et souvent simultanément, des mécanismes cognitifs nombreux et de natures différentes. On admet aujourd’hui que le texte est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/apprentissage-de-la-comprehension/#i_2258

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « De la sensation à l'intellection »  : […] La psychologie d'Aristote n'en est pas moins construite selon un schéma ascendant, où l'on voit les fonctions supérieures de l'âme se dégager peu à peu de leur conditionnement sensible. Cette gradation apparaît tout d'abord dans la hiérarchie des êtres vivants, qui ont tous une « âme », mais définie par différentes fonctions : ainsi, la plante n'est capable de se nourrir et de se reproduire que p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_2258

ART (Aspects culturels) - La consommation culturelle

  • Écrit par 
  • Pierre BOURDIEU
  •  • 4 054 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Code et capital culturel »  : […] La logique de ce que l'on appelle parfois, dans un langage typiquement « pédant », la « lecture » de l'œuvre d'art, offre un fondement objectif à cette opposition. La consommation est, en ce cas, un moment d'un processus de communication, c'est-à-dire un acte de déchiffrement, de décodage, qui suppose la maîtrise pratique ou explicite d'un chiffre ou d'un code. En un sens, on peut dire que la cap […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-aspects-culturels-la-consommation-culturelle/#i_2258

BERKELEY GEORGE (1685-1753)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 2 921 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le « détour » immatérialiste »  : […] Il faudrait aborder la lecture de Berkeley en oubliant le commentaire quasi officiel qui a cherché longtemps à réduire deux étonnements. Le premier étonnement tenait à la fascination exercée par le principe « exister, c'est être perçu », principe à partir duquel les lecteurs avaient conclu à un idéalisme solipsiste radical. Le second étonnement tient à la Siris , si différent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/george-berkeley/#i_2258

BRENTANO FRANZ (1838-1917)

  • Écrit par 
  • Samuel Hugo BERGMAN
  •  • 1 608 mots

Dans le chapitre « Nature des phénomènes psychiques »  : […] Brentano définit la psychologie comme la science des phénomènes psychiques ; ceux-ci possèdent diverses caractéristiques. Le phénomène psychique est une «  représentation » ( Vorstellung ) ou se fonde sur une représentation. Les actes psychiques les plus complexes (le jugement, le vouloir, les émotions) reposent en dernière analyse sur la représentation, acte le plus élémenta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-brentano/#i_2258

CASSIRER ERNST (1874-1945)

  • Écrit par 
  • Gilbert DURAND
  •  • 2 345 mots

Dans le chapitre « Une symbolique des activités humaines »  : […] L'évolution de la pensée de Cassirer est inscrite dans cette biographie, surtout dans les différents volumes des principaux ouvrages d'un esprit universellement curieux : Le Problème de la connaissance dans la philosophie et la science contemporaines et La Philosophie des formes symboliques . On pourrait caractériser ainsi cette grande œuvre : en ce dé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-cassirer/#i_2258

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Critiques de l'idée de cause »  : […] C'est justement à la fin du xvii e siècle, au moment même où triomphe la dynamique, à la fois sur le plan mathématique et physique, que le principe de causalité commence à se lézarder : un coup rude est porté par Malebranche, admirateur de Descartes : si Dieu est liberté et que ses volontés soient inscrutables pour la raison humaine, nos « cause […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_2258

COGNITION

  • Écrit par 
  • Chrystel BESCHE-RICHARD, 
  • Raymond CAMPAN
  •  • 2 620 mots

La cognition désigne le processus par lequel des systèmes naturels (humains et animaux) ou artificiels (ordinateurs) acquièrent des informations sur leur monde, en construisent des représentations, les transforment en connaissances par des opérations spécifiques, puis les mettent en œuvre dans des activités, des comportements ou des fonctionnements. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cognition/#i_2258

COGNITIVES SCIENCES

  • Écrit par 
  • Daniel ANDLER
  •  • 19 239 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le connexionnisme »  : […] Le connexionnisme se présente quant à lui comme un ensemble de méthodes de modélisation et de simulation de toute une variété de processus cognitifs ; et c'est en cherchant à dégager les traits communs à ces méthodes, et les avantages qu'elles présentent sur les méthodes classiques, que les connexionnistes ont commencé à élaborer une doctrine. À cet égard, leur parcours n'est pas sans rappeler c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-cognitives/#i_2258

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 815 mots

Les théories de la connaissance s'accordent généralement à reconnaître qu'il y a essentiellement, dans l'être humain, deux modes de connaissances de la réalité, l'un qui porte directement sur le concret, saisi dans sa singularité, l'autre qui n'atteint le réel qu'à travers des déterminations de caractère abstrait (séparées des individus concrets en lesquels elles peuvent éventuellement se trouver […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept/#i_2258

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le concept de représentation »  : […] Le concept de représentation, tel qu'il est utilisé dans la théorie de la connaissance, repose sur une double métaphore, celle de la représentation théâtrale et celle de la représentation diplomatique. La première suggère l'idée de la « mise en présence » : la représentation expose devant le spectateur, sous une forme concrète, une situation signifiante, des figures évocatrices, des enchaînements […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_2258

COURNOT ANTOINE AUGUSTIN (1801-1877)

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 3 258 mots

Dans le chapitre « La théorie des chances et l'extension du probabilisme »  : […] Ce n'est cependant pas uniquement pour vaincre l'indifférence du public que Cournot renonça aux développements mathématiques. Il a refusé, en effet, de restreindre la science aux mathématiques pures et à la physique mathématique de Newton. À Kant, le logicien rigide, « le philosophe qui a sondé avec le plus de profondeur la question de la légitimité de nos jugements », Cournot a précisément reproc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-augustin-cournot/#i_2258

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « Hegel »  : […] Dans ce grand débat, le statut de la foi-croyance est tributaire du statut général de la religion par rapport à la philosophie. Kant avait tenté d'articuler la foi-croyance à la philosophie par le moyen de la pratique, c'est-à-dire de l'obligation morale. La croyance était ainsi enchaînée à une vision morale du monde. Hegel essaiera de dissocier la croyance-foi de l'action éthique et de la faire g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_2258

DESCARTES RENÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 12 477 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le doute et ses degrés »  : […] Cela ne veut pas dire, du reste, qu'ils aient le même degré de profondeur. Il est clair, par exemple, que, dans le Discours de la méthode , le doute garde un caractère scientifiquement sélectif, alors que le doute des Méditations met en jeu l'existence même du monde. De même, dans le Discours , le « je pense donc je suis » répond mo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-descartes/#i_2258

DÉVELOPPEMENT ET APPRENTISSAGE DU DESSIN

  • Écrit par 
  • Delphine PICARD
  •  • 1 239 mots

Dans le chapitre « Le dessin : un système de notation externe créé par l’humain  »  : […] Comme l’écriture, le dessin est un objet singulier, bidimensionnel, de notre environnement. Il revêt un caractère ludique chez l’enfant qui représente graphiquement des objets et scènes de son environnement, réel ou imaginaire. Parce qu’il laisse une trace externe perceptible, intentionnelle (motivée par une volonté de représentation figurative ou abstraite), et signifiante (qui peut être reconnue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/developpement-et-apprentissage-du-dessin/#i_2258

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Résurrection kantienne de la dialectique »  : […] À défaut d'une théorie de la dialectique, on en retrouvera après Descartes une certaine pratique : par exemple dans la méthode de division des difficultés par dichotomie chez Leibniz, ou dans les classifications de Wolf. Mais il faudra attendre Kant et la Critique de la raison pure pour que la catégorie de dialectique soit à nouveau pensée. Elle l'est alors dans une perspecti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_2258

DIEU - La négation de Dieu

  • Écrit par 
  • Jeanne DELHOMME
  •  • 9 211 mots

Dans le chapitre « L'idée de Dieu »  : […] La tradition et l'histoire, l'habitude et l'éducation favorisent la convergence, ou l'identification, de l'idée d' un Dieu et de l'idée de Dieu, seul vrai Dieu, toujours vainqueur comparé à d'autres dieux ; le monothéisme chrétien en a imposé l'image, les théologies dogmatiques en ont construit l'idée, que les métaphysiques rationne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dieu-la-negation-de-dieu/#i_2258

DISCOURS DE LA MÉTHODE, René Descartes - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 1 005 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Discours ou méthode ? »  : […] Descartes lui-même a livré le plan de son ouvrage : « Si ce discours semble trop long pour être lu en une fois, on pourra le distinguer en six parties. Et, en la première, on trouvera diverses considérations touchant les sciences. En la seconde, les principales règles de la méthode que l'auteur a cherchée. En la 3, quelques-unes de celles de la morale qu'il a tirée de cette méthode. En la 4, les r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/discours-de-la-methode/#i_2258

EINSTEIN ALBERT (1879-1955)

  • Écrit par 
  • Michel PATY
  •  • 6 510 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Philosophie de la connaissance »  : […] Les nouvelles conceptions de la physique contemporaine provenant de la théorie de la relativité et de la mécanique quantique ont entraîné, en tout cas, dans le domaine philosophique, de substantielles remises en cause. Tout d'abord, quelle que soit la continuité des concepts et des énoncés physiques avec les conceptions antérieures, ils se présentent selon des interprétations différentes, de natur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-einstein/#i_2258

EXPÉRIENCE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le défi empiriste »  : […] L'empirisme a ceci de commun avec la conception « cartésienne » de l'esprit qu'il conçoit les expériences comme des épisodes mentaux conscients (des « idées »), qui nous représentent le monde d'une certaine façon. Comme le cartésianisme, il est une tentative pour fonder la connaissance. Mais, sous ses formes classiques, il s'en distingue à la fois par ses moyens et par ses résultats. D'une part, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/experience/#i_2258

FORME

  • Écrit par 
  • Jean PETITOT
  •  • 27 547 mots

Dans le chapitre « Formes et perception visuelle »  : […] À partir du moment où l'on évacue tout contenu ontologique du concept de forme, c'est évidemment à la perception visuelle que revient la production des formes comme phénomènes. Il ne serait pas de propos ici de s'engager véritablement dans une telle problématique. On se bornera donc à quelques brèves indications sur le traitement actuel de cette question dans le cadre des sciences cognitives. Le p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/forme/#i_2258

FOUCAULT MICHEL (1926-1984)

  • Écrit par 
  • Frédéric GROS
  •  • 5 262 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les discours de vérité »  : […] C'est toujours une expérience littéraire, celle de Roussel et de ses procédés d'écriture par production et décomposition de mots ( Raymond Roussel , 1963), qui permet à Foucault de construire l'idée d' épistémè dans Les Mots et les choses (1966). Cette fois, il ne s'agit plus de retrouver pour chaque époque des « expériences fond […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-foucault/#i_2258

HAMELIN OCTAVE (1856-1907)

  • Écrit par 
  • Jean-Louis DUMAS
  •  • 334 mots

Professant un idéalisme dialectique, Octave Hamelin enseigna la philosophie à l'université de Bordeaux, puis à l'École normale supérieure et à la Sorbonne. Il écrivit notamment : Essai sur les éléments principaux de la représentation (1907), Le Système de Descartes (1911), Le Système d'Aristote (1920), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/octave-hamelin/#i_2258

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La science et le monde naturel »  : […] Il nous faut revenir en arrière pour constater que déjà le rationalisme de l'âge classique porte toutes les marques de cette conviction et de cette confiance. La foi en une raison pleinement autonome le conduira, sans peut-être même qu'il en prenne conscience, à opérer une véritable mutation de l'anthropologie et de la vision que l'homme se fait de lui-même. Il est banal d'affirmer que le rationa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_2258

HUME DAVID (1711-1776)

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 3 326 mots
  •  • 1 média

La philosophie de Hume est avant tout critique. En ce sens, elle prend place dans le courant d'idées qui, au xviii e  siècle, ruine les systèmes métaphysiques que le xvii e siècle avait élaborés, en s'attaquant essentiellement aux deux notions qui en constituaient les fondements : la notion de su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-hume/#i_2258

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Les éléments de la représentation : le sujet et l'objet »  : […] Croire à la réalité de ce que nous révèlent les sens est la réaction primitive et naturelle. Les premiers philosophes grecs considéraient comme un principe du monde un élément intuitif (l'eau, l'air, le feu) élevé au rang d'abstraction. (Hegel remarquait que l'eau de Thalès n'est pas l'eau empirique : c'est une idée, non pas une chose qu'on trouve dans la nature – en fait, c'est un état ou une ph […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_2258

IDÉALISME ALLEMAND

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT
  •  • 7 090 mots

Dans le chapitre « De la religion au concept »  : […] Un autre trait commun à ces philosophes idéalistes est leur religion d'origine. De fait, ils sont tous nés et ont tous été intellectuellement formés dans des familles chrétiennes, plus précisément luthériennes, parfois piétistes. On imagine mal comment un enfant de famille athée aurait pu opter un jour pour une philosophie idéaliste. Ce ne sont pas des arguments qui décident : il y faut des antéc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme-allemand/#i_2258

ILLUSION

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 760 mots

Métaphoriquement dérivé de la réduction psychologique des enchantements magiques et des découvertes de l'optique géométrique, couronnant, avec Kant, la critique relativiste de l'optimisme leibnizien, le concept moderne d'illusion a conquis une position centrale dans la réflexion de Schopenhauer et dans celle de Nietzsche, avant de soutenir le développement de l'expérience psychanalytique en une th […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illusion/#i_2258

IMMÉDIAT

  • Écrit par 
  • Dominique LECOURT
  •  • 3 909 mots

Dans le chapitre « Kant : l'immédiat aux portes de la connaissance »  : […] Dans la Critique de la raison pure , Kant dénonce ce privilège de l'immédiat comme une imposture, comme une illusion. La « révolution copernicienne » faisant de l' objet de la connaissance une construction du sujet connaissant, Kant est amené à rejeter hors de la connaissance toute forme d'immédiateté. D'une part, dans notre contact avec le monde, nous n'avons affaire qu'à de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_2258

INFINI, philosophie

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 6 339 mots

Dans le chapitre « Les problèmes de l'infini »  : […] Manifestation de ce qui est , de l'étant, à un être conscient, la connaissance signifie autant représentation du donné – individuel ou universel –, intuition et entendement, que dépassement du donné dans l'aventure et la méthode de la recherche. En se donnant, l'étant offre certains traits et en exclut d'autres. S'il est ainsi, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/infini-philosophie/#i_2258

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_2258

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

  • Écrit par 
  • Jean-Gabriel GANASCIA
  •  • 5 073 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Définition et fondement de l’intelligence artificielle »  : […] Pour les promoteurs de cette école d’été de 1956, l’intelligence artificielle visait initialement à la simulation, sur des machines, de chacune des différentes facultés de l’intelligence, qu’il s’agisse de l’intelligence humaine, animale, végétale ou sociale . Cette discipline scientifique reposait sur la conjecture selon laquelle toutes les fonctions cognitives, en particulier l’apprentissage, le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence-artificielle-ia/#i_2258

INTENTIONNALITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 282 mots

Notion phénoménologique dérivée d'une notion scolastique. La philosophie du Moyen Âge appelait intentio (intention) l'application de l'esprit à un objet ; dans cette application, l'esprit tend vers l'objet, il se dirige vers lui. S'agissant d'un objet de connaissance, l'intentio était dite formelle. S'agissant d'un objet voulu, l'intentio était dite volitive. C'est grâce à s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intentionnalite-philosophie/#i_2258

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Bernard Bolzano »  : […] La logique de Bolzano, comme celle de ses prédécesseurs, est englobée dans une théorie de la science dont le but est d'explorer toutes les activités mises en œuvre dans la construction d'une science. Sa théorie de la science part donc de la logique formelle, exposée dans les deux premiers volumes de la Wissenschaftslehre (1837), suivie d'une théorie de la connaissance et abo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_2258

MALEBRANCHE NICOLAS (1638-1715)

  • Écrit par 
  • Ginette DREYFUS
  •  • 8 465 mots

Dans le chapitre « La philosophie de Malebranche »  : […] Avec Malebranche, le point d'appui de la philosophie, ce n'est plus, comme avec Descartes, la lumière naturelle créée, ce n'est plus la réflexion de l'esprit sur soi, ce n'est plus le cogito   : c'est la lumière divine elle-même, c'est le Verbe de Dieu, avec lequel notre union est si étroite qu'elle ne pourrait se rompre sans que notre être en fût détruit. Aussi la philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-malebranche/#i_2258

MARXISME - Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 386 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'être et la conscience »  : […] Le deuxième énoncé du matérialisme consiste à affirmer le primat et l'indépendance du réel par rapport à sa connaissance, de l'être par rapport au pensé :  »Le matérialisme admet d'une façon générale que l'être réel objectif (la matière) est indépendant de la conscience, des sensations, de l'expérience humaine. Le matérialisme historique admet que l'existence sociale est indépendante de la consci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_2258

MEINONG ALEXIUS VON (1853-1920)

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES
  •  • 2 677 mots

Dans le chapitre « La formation du système »  : […] Alexius von Meinong est né à Lemberg en Autriche. À l'université de Vienne, en 1870, il commence, comme Hume, par s'intéresser à l'histoire, à l'économie et au droit. Ses deux Hume Studien , conçues sous la direction de F. Brentano, la première sur la théorie de l'abstraction (1877), la seconde sur la théorie des relations (1882), décidèrent de sa carrière de philosophe. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexius-von-meinong/#i_2258

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'activité du sujet et la science »  : […] Il est clair, cependant, que le naturalisme du xviii e  siècle aboutit à quelque scepticisme. Pourquoi les mêmes faits se suivent-ils toujours ? Pourquoi notre attente causale est-elle satisfaite ? Ces questions, Hume ne les pose pas ou les tient pour insolubles. Il y a, entre l'homme et la nature, une certaine harmonie, dont on semble alors se co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_2258

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Méthodes et philosophie »  : […] On a souvent noté que les disciplines les moins avancées ou les plus pauvres en grands résultats font le plus de place aux discussions méthodologiques. Elles se perdent dans les préalables. Le vrai est que la méthode ne précède pas la connaissance, elle la suit, on le voit sur l'exemple des mathématiques. Quand ils ont résolu un problème, les mathématiciens en tirent la leçon. La réussite suggère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_2258

LE MONDE COMME VOLONTÉ ET COMME REPRÉSENTATION, Arthur Schopenhauer - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 746 mots
  •  • 1 média

Méconnu par ses contemporains, Arthur Schopenhauer (1788-1860), ne se reconnaissant pour seul héritage philosophique que Kant et les Védas, soutient sa thèse sur La Quadruple Racine du principe de raison suffisante en 1813. Cinq ans plus tard, en 1818, paraît la première version de son grand œuvre qui connaîtra plusieurs éditions considérablement augmentées en 1844 et 1859 : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-monde-comme-volonte-et-comme-representation/#i_2258

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

  • Écrit par 
  • Alain de LIBERA
  •  • 22 370 mots

Dans le chapitre « Retour à la sémiotique »  : […] On pourrait croire qu'en articulant l'une à l'autre la théorie augustinienne du signe naturel et la notion d'« occurrence mentale » – l' intentio prima porteuse de toute une psychologie intentionnelle –, Guillaume d' Ockham formulait une théorie générale de la signification analogue à la conception baconienne de la connotation liant les uns avec les autres les mots, leurs «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_2258

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mythe et philosophie »  : […] Il est possible de revenir, au terme de cette enquête, à la question posée, dans l'introduction, concernant la rencontre entre la vision du monde portée par le mythe et l'exigence de la philosophie. On se bornera ici aux problèmes posés par le mythe dans la philosophie moderne et contemporaine, en gardant toutefois comme fil conducteur l'antinomie initiale du muthos et du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_2258

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 379 mots

Dans le chapitre « La « Naturphilosophie » »  : […] Les thèmes de la Naturphilosophie se mettent donc en place, et l'on peut aussitôt donner l'une des définitions qui ont été proposées de ce type de philosophie. Elle est due à Heinrich Schmidt, dans son Philosophisches Wörterbuch  : « Ensemble des tentatives philosophiques d'interprétation et d'explication de la nature, que ce soit directement à partir d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-la-nature/#i_2258

NIETZSCHE FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jean GRANIER
  •  • 9 775 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Représentation et interprétation »  : […] L'accès à la véritable réalité de l'interprétation demeure toutefois obstrué tant que le privilège du cogito cartésien n'est pas soumis à contestation. L'enjeu est le statut de la représentation et des certitudes immédiates dont se targue l'ontologie métaphysique. Nietzsche remarque d'emblée que le cogito semble nous autoriser à définir l'être par les notions de substance et d'évidence, servant a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-nietzsche/#i_2258

NOMINALISME

  • Écrit par 
  • Paul VIGNAUX
  •  • 3 602 mots

Dans le chapitre « La théorie des distinctions »  : […] Dans le commentaire d'Ockham sur le Livre des sentences de Pierre Lombard, les cinq Questions sur les universaux sont posées en vue d'une sixième sur « l' univocité » de « l'être » que le théologien dit de Dieu comme des créatures ; ce terme garde-t-il le même sens comme gardent le même sens les prédicats spécifiques ou génériques appliqués aux individus ou aux espèces ? L'ex […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_2258

OBJET

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 8 222 mots

L'étymologie du mot objet (ce qui est placé devant) indique qu'il s'agit de ce que l'on vise , soit pour l'atteindre, soit pour le connaître. C'est cette dernière acception qui nous retiendra. C'est d'abord par l'usage de nos sens que nous percevons des objets ; une première question, qui intéresse alors le psychologue, et sans doute aussi le sociologue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/objet/#i_2258

OCKHAM GUILLAUME D' (1290 env.-env. 1349)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 6 684 mots

Dans le chapitre « Le « terminisme » et le problème des universaux »  : […] Ockham, instaurateur, tant pour ses adversaires que pour ses disciples, de la voie moderne, considère pourtant comme des novateurs ceux qui professent le réalisme des universaux et des relations ; pour l'essentiel, il se croit et se veut fidèle à la théorie aristotélicienne de la connaissance, mais en la libérant des dernières traces de platonisme. Son univers est fait de « choses » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-ockham/#i_2258

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le « paradoxe du théorique » »  : […] Les entités théoriques de la science moderne posent un difficile problème, quant à leur statut de réalité, parce que ce sont des entités « construites » : entendons des entités qui n'ont de sens que dans le cadre d'une théorie , laquelle est bien autre chose qu'une généralisation des lois empiriques. Pour le positivisme logique, seuls les « observables » sont en dernier res […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_2258

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 282 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Langage de la pensée et individuation des contenus intentionnels »  : […] Le fonctionnalisme est plus ou moins la thèse « officielle » des sciences «  cognitives », c'est-à-dire de toutes les disciplines qui cherchent à expliquer le comportement en termes de traitement de l'information et de manipulations de représentations mentales. Si l'on veut échapper à l'interactionnisme cartésien, il est nécessaire de supposer que ces représentations sont physiques et exercent de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pensee/#i_2258

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

L'usage courant du français d'aujourd'hui serait de désigner par le terme de phénomène l'élément matériel d'un fait empirique. Dans cette tendance subsiste l'influence de la conception kantienne de l' Erscheinung qui situe dans le temps ou dans l'espace l'apparition de l'objet de l'expérience. Mais, dans la mesure même où cette perspective suppose la distinction entre le con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_2258

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Complexité des sciences et philosophie de la nature »  : […] La tentation des philosophes français contemporains à se désintéresser des méthodes propres aux sciences expérimentales et de leurs nouvelles conceptions de la nature (M. Heidegger, J.-P. Sartre), au profit de spéculations idéalistes à partir du langage, s'est vue contrariée, depuis quelque temps, par une production croissante de modèles épistémologiques et de conceptions philosophiques de la nat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_2258

PHYSIQUE - Les fondements et les méthodes

  • Écrit par 
  • Roland OMNÈS
  •  • 10 729 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Physique et réalité »  : […] Le degré de raffinement auquel la physique est déjà parvenue, tout autant que l'étendue considérable des connaissances qu'elle recouvre, pose de manière aiguë le problème de la réalité, ou, si l'on préfère, celui de la signification même de ces connaissances. Comment se fait-il que l'on n'ait jamais buté contre une contradiction sans la résoudre, que l'on n'ait jamais rencontré les limites du rat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physique-les-fondements-et-les-methodes/#i_2258

PIAGET JEAN (1896-1980)

  • Écrit par 
  • Pierre GRÉCO
  •  • 5 907 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'épistémologie »  : […] Génétique par sa méthode autant que par sa problématique, l'épistémologie de Piaget est une épistémologie constructiviste. Contre les diverses formes d'empirisme, elle refuse de considérer la connaissance comme un reflet du monde extérieur dans la représentation du sujet, et c'est dans l'activité pratique ou cognitive du sujet, non dans l'appréhension sensorielle, qu'elle si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-piaget/#i_2258

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Le bien et ses manifestations »  : […] Si l'unité de la vertu doit être politiquement effectuée, c'est que l'intelligence ne commande pas du dedans (c'est le cas des seuls philosophes) mais s'impose du dehors, par le moyen des lois. Or, toute stricte obéissance à un code est incompatible avec l'exercice d'un art, tout art exige ajustement au cas particulier et à la circonstance, juste mesure. Le politique, s'il doit réclamer la strict […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_2258

PSYCHANALYSE & CONCEPT D'OPPOSITION

  • Écrit par 
  • Émile JALLEY
  •  • 14 034 mots

Dans le chapitre « Principe de contraste et représentation indirecte »  : […] Le « principe de contraste » (1900), où Freud voit la clef d'une organisation binaire des contenus mentaux et où trouvent appui les mécanismes du traitement des contraires dans le rêve, s'exprime déjà sous une forme particulière dans les textes de 1892-1896. Freud utilise alors la notion de « représentation de contraste » ( Kontrastvorstellung ) dans la description de process […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse-et-concept-d-opposition/#i_2258

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « Le rationalisme de l'Antiquité classique »  : […] Dans un grand nombre de systèmes philosophiques apparaissent les traits d'une attitude rationaliste dominant l'organisation de thèses tout à fait diverses, et à certains égards opposées. Ainsi peut-on qualifier de rationalistes, quoique à des titres différents, Platon et Aristote, les épicuriens, les stoïciens, les pyrrhoniens ou sceptiques... Nonobstant les contenus « idéalistes », « empiristes  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_2258

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Dans le chapitre « Les thèses métaphysiques du réalisme »  : […] Renouvier rejette une histoire de la philosophie écrite comme le récit d'une évolution dont les étapes sont les systèmes particuliers, absorbés dans une série que l'auteur clôt en en proposant la somme (Hegel). La suite des systèmes est plutôt une succession de réponses à un petit nombre de questions qui ne se peuvent trancher que par l'affirmative ou la négative. Au lieu de se ranger selon un ord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_2258

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Dans le chapitre « Existence phénoménale et chose en soi »  : […] Il nous semble donc que toutes les critiques adressées au sensible, tous les arguments établissant que la réalité dépend du jugement et que l'objet est relatif à l'esprit ne sauraient prévaloir contre ce que les phénoménologues appellent, au reste pour la critiquer, l'attitude naturelle. Cette attitude repose sur ce qu'il faut bien appeler l'évidence ontologique. Elle ne saurait être sincèrement a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_2258

REPRÉSENTATION, géographie

  • Écrit par 
  • Antoine BAILLY
  •  • 1 113 mots

Longtemps les sciences humaines et sociales ont négligé les mécanismes de perception et d'appréhension du réel, considérant le chercheur comme un être objectif, capable de faire abstraction de sa personnalité et de sa conscience dans ses travaux. La question de l'objectivité scientifique n'est posée explicitement dans les sciences sociales qu'au xix e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/representation-geographie/#i_2258

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Le phénoménisme grec »  : […] L'importance conférée par le scepticisme au concept de phénomène se mesure à la parole de Timon : « Le phénomène l'emporte sur tout, partout où il se trouve » (Sextus Empiricus, Contre les logiciens , i , 30 ; Diogène Laërce, Vies , ix , 105). Au départ, ce concept n'est pas à proprement parler philosop […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_2258

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique de la volonté »  : […] Schopenhauer se veut le véritable successeur de Kant, capable de résoudre la crise ouverte par la philosophie critique sans en trahir les résultats. À ses yeux, l'acquis définitif du kantisme est la dualité irréductible du phénomène et de la chose en soi. Le postkantisme de Schopenhauer est donc radicalement distinct de celui d'un Fichte, d'un Schelling ou d'un Hegel, qui croient pouvoir surmonte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_2258

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 430 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La logique »  : […] L'un des maîtres mots du stoïcisme est l'intraduisible logos , langage et raison, qui est à la fois le propre de l'homme et le principe recteur de l'univers. Aussi les stoïciens ont-ils vu dans la logique, plus qu'un instrument de la connaissance, selon la tradition de l' Organon aristotélicien, une partie constituante de la philosophie. Leurs accomplis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_2258

STRUCTURALISME

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHISS, 
  • Michel IZARD, 
  • Christian PUECH
  •  • 24 036 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le sujet en question »  : […] Ce privilège accordé au symbolique conduit à la reprise critique du thème du transcendantal issu de Kant et de Husserl, à travers la mise en cause du sujet. Ce que les philosophes croient pouvoir reconnaître à travers la mutation des sciences humaines depuis le début du siècle, c'est la possibilité – apparue indépendamment du pouvoir d'auto-imposition traditionnel de la philosophie – de poser à no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/structuralisme/#i_2258

SUJET

  • Écrit par 
  • Baldine SAINT GIRONS
  •  • 3 607 mots

Dans le chapitre « Cartésianisme et psychanalyse »  : […] Un premier point est essentiel : le sujet psychanalytique vient au jour en même temps que la science moderne et, plus exactement, au temps où l'impérialisme de celle-ci, se réfractant du côté de la logique, apprend à connaître ses bornes dans l'impossibilité d'une démonstration de consistance et l'indécidabilité formelle de ses énoncés. Le sujet psychanalytique, c'est celui que la science moderne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sujet/#i_2258

SYMBOLIQUE

  • Écrit par 
  • Angèle KREMER-MARIETTI
  •  • 2 385 mots

Dans le chapitre « L'efficacité du symbolique »  : […] Les contenus symboliques et les relations symboliques démontrent l'efficacité du symbolique : ce dernier syntagme est repris, par Lacan, de Claude Lévi-Strauss, qui traite de la notion dans un chapitre de son Anthropologie structurale et qui, par ailleurs, définit toute culture « comme un ensemble de systèmes symboliques au premier rang desquels se placent le langage, les r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/symbolique/#i_2258

TERMINOLOGIE

  • Écrit par 
  • Loïc DEPECKER
  •  • 6 205 mots

Dans le chapitre « Description du réel et représentation »  : […] Il ne doit donc pas y avoir d'ambiguïté dans la description, ce qui exige une attention particulière au sens des termes et des formulations employées. Les textes de normes de produits, de manuels de maintenance, de notices d'utilisation, etc., doivent également être traduisibles de façon fiable. L'une des idées centrales en rédaction technique étant que, de la première page d'une documentation jus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/terminologie/#i_2258

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'homme »  : […] En premier lieu, pour saint Thomas , l'homme est essentiellement corps et intelligence . Procédant à une élucidation des thèmes traditionnels d' âme et de corps, le maître offre une conception nouvelle de leur unité essentielle. Contre la théorie généralisée de l'homme comme agrégat de deux substances, la corporelle et la spirituelle, il adopte la conception du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_2258

TRAITÉ DES PRINCIPES DE LA CONNAISSANCE HUMAINE, George Berkeley - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 776 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le rideau du langage »  : […] Œuvre paradoxale : on crut lors de sa parution à une plaisanterie, Berkeley ne voulait pourtant que retrouver le sol ferme du sens commun que les philosophes – Descartes, voire Locke – avaient paru abandonner. Mais comment concilier les exigences du sens commun avec l'affirmation de l'inexistence de la substance matérielle et avec celle de la fallacité des idées générales ? Tout vient, selon Berk […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traite-des-principes-de-la-connaissance-humaine/#i_2258

VALÉRY PAUL (1871-1945)

  • Écrit par 
  • Michel JARRETY
  •  • 7 585 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Renverser les idoles »  : […] D'un écrivain qui, plus qu'un autre, s'est voulu maître de ses moyens, on peut être tenté de voir commencer véritablement l'ambition là où lui-même a perçu et voulu situer – pour une part, sans doute, mythiquement – sa propre origine : à la crise de 1892. Non que n'aient dû compter les événements toujours déterminants de la jeunesse, les marques de l'enfance, les étapes de la formation – le collèg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valery-paul-1871-1945/#i_2258

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

Dans le chapitre « De la distinction entre le vrai dans l'être et le vrai dans la pensée à la critique de la vérité comme adéquation »  : […] Du Cratyle au Sophiste , Platon procède en quelque sorte à la mise en place du concept de vérité dans son rapport au discours. Il ne suffit pas en effet de débattre, comme dans le Cratyle , de la « justesse des noms » pour répondre à la question de la vérité. Une fois libérée d'une illusoire confiance dans les mots, reste encore à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_2258

ZOOS HUMAINS (ouvrage collectif) et L'ÉCRAN ET LE ZOO (O. Razac) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Mona CHOLLET
  •  • 997 mots

« Entre “eux” et “nous”, une barrière infranchissable. » Si toute civilisation élabore une représentation de l'autre qui lui permet de se valoriser elle-même, jamais cette construction n'a été poussée aussi loin qu'en Occident, où elle a accompagné et justifié les conquêtes coloniales : « Jusqu'au xix e  siècle, ces représentations de l'altérité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zoos-humains-ouvrage-collectif-l-ecran-et-le-zoo/#i_2258