ASSYRO-BABYLONIENNE RELIGION

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La religion cyclique

Les divinités

Les Assyro-Babyloniens rencontrent leurs dieux à la limite de leurs possibilités d'action sur les éléments naturels : divinités astrales : Anu et Antu (divinités du ciel), Shamash et Sîn (dieu solaire et lunaire), Ishtar (déesse vénusienne) ; dieux de l'atmosphère : Enlil et Adad ; dieux de la terre et des eaux : Enki-Ea, Tammuz. Ils leur attribuent la toute-puissance sur ces éléments et comme telles ces divinités sont tour à tour bienfaisantes et malfaisantes. Ils les rencontrent aussi à la limite de leurs possibilités biologiques ; en opposition à l'inéluctabilité de la mort, ils en ont fait des immortels ; « lorsque les dieux ont formé l'humanité, pour les hommes ils ont établi la mort, la Vie ils l'ont gardée dans leurs mains », déclare catégoriquement Siduri, la cabaretière de l'autre monde, à Gilgamesh en quête de la vie. L'homme, cependant, n'est pas anéanti par la mort ; il mène ensuite dans l'obscurité souterraine une vie larvée, plus ou moins reposante selon les actes que chacun a accomplis sur terre, réduit à se nourrir de poussière et d'eau polluée si les vivants ne pourvoient à sa subsistance par un culte approprié. L'image de ses dieux jaillit dans la conscience du Mésopotamien à la jonction de son expérience du monde et des données de la psychologie profonde, aussi les dieux assyro-babyloniens sont-ils représentés le plus souvent sous des traits humains : ils sont mariés et organisés en familles. Ils sont alors diversifiés par les symboles des choses qu'ils dominent : le Soleil, la Lune, Vénus, la foudre. Ils ont aussi des affinités avec le règne animal : Ishtar avec le scorpion, Tammuz avec le serpent, Enlil avec le renard, Marduk avec le chien ; leur qualité divine est marquée par une ou plusieurs paires de cornes de taureau, en relief sur leur tiare, en nombre plus ou moins grand selon leur rang dans le panthéon. Ils sont é [...]

Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash

Diaporama : Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash

Diaporama

ART DU PROCHE-ORIENT, Babylonie, IXe siècle avant J.-C., Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin, introduit par le grand prêtre et suivi par la déesse, est présenté au dieu Shamash, moulage. Musée des Antiquités orientales, Istanbul. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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La déesse Ishtar

Photographie : La déesse Ishtar

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La déesse Ishtar, terre cuite, époque babylonienne, vers 1700 av. J.-C. Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : Bridgeman Images

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Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash

Le roi babylonien Nabu-Apal-Iddin est présenté au dieu Shamash
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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La déesse Ishtar

La déesse Ishtar
Crédits : Bridgeman Images

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Prêtre en prière devant les symboles des dieux Marduk et Nabu

Prêtre en prière devant les symboles des dieux Marduk et Nabu
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Ziggourat d'Ur

Ziggourat d'Ur
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ADAD ou HADAD

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  • Daniel ARNAUD
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Dans le panthéon classique, Adad, fils d'Anu, est le dieu de l'orage mésopotamien, mais son culte s'étendait largement au-delà de la Mésopotamie en particulier en Syrie, où il se confondit avec son homologue syrien Baal et le hourrite Teshub. Son symbole est la foudre ; on le comparait volontiers à un taureau sauvage. Il était assimilé, en astrologie, à la constellation du Corbeau. Ses manifestati […] Lire la suite

AKITU

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ANU

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ANZU MYTHE D'

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La pensée assyro-babylonienne a hérité de la tradition sumérienne l'idée qu'existaient encore dans le cosmos des forces de mal ou, du moins, de trouble qui en bouleversaient pendant un temps l'ordonnance, avant qu'un champion ne rétablisse l'état de choses précédent : le mythe d'Anzu raconte ainsi comment un héros divin, Ninurta, tua un oiseau maléfique pour faire régner à nouveau l'harmonie. Anzu […] Lire la suite

ASSYRIE

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Dans le chapitre « Apogée et chute de l'Assyrie (746-612) »  : […] Mais l'Assyrie va reprendre ses conquêtes sous l'effet des réformes de Toukoulti-apil-esharra III (746-727), le Téglathphalasar de la Bible, un cadet de la famille royale porté au pouvoir par une révolte. Le morcellement des gouvernements et la multiplication des charges auliques affaiblissent le prestige des grandes familles et permettent au roi de se créer une clientèle. Tenant sans doute compt […] Lire la suite

ATRA-HASIS POÈME D'

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Œuvre rédigée en langue akkadienne, qui comptait quelque 1 250 vers à l'origine et qui présente un réel effort de réflexion sur la création et sur le destin de l'homme (cf. traduction in R. Labat, Les Religions du Proche-Orient , Paris, 1970). Elle fut rédigée en Babylonie, peut-être au ~ xvii e siècle ; mais, malgré le grand nombre de témoins qu'on en possède et dont les plus récents datent du ~ […] Lire la suite

BABYLONE

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Dans le chapitre « L'épopée de Mardouk et de Nabuchodonosor Ier (XIIe s.) »  : […] Un certain nombre de Kassites sont restés en basse Mésopotamie, et ils joueront encore un rôle important dans la société et l'armée babyloniennes. Mais, après 1153, la royauté passe à des rois de langue sémitique. C'est d'abord la dynastie d'Isin (en Sumer), qui a pris la tête d'un soulèvement national contre les Élamites qui tentaient de se maintenir dans leur conquête. Après son installation à […] Lire la suite

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Pluriel du mot qui désigne, en hébreu biblique, les animaux domestiques (« bétail » dans le récit de la Création, Gen., i , 24). Dans le livre de Job ( xl , 15), Béhémoth prend l'allure d'un pluriel intensif et mythique : il désigne la Bête par excellence, la force animale que Dieu le créateur peut seul maîtriser, mais dont la domestication échappe à l'homme. Béhémoth semble évoquer l'hippopotame, […] Lire la suite

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Mot français qui correspond à l'hébreu kerubim , pluriel de kerub , l'un et l'autre étant employés dans la Bible. On les rapproche des termes akkadiens karibu ou kuribu , qui désignaient la figuration, en Mésopotamie, de divinités de second rang ( karibu signifie bénir et correspond à l'hébreu barak ). On représentait les chérubins comme des êtres particuliers, souvent lions ou bœufs à tête huma […] Lire la suite

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René LARGEMENT, « ASSYRO-BABYLONIENNE RELIGION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-assyro-babylonienne/