RÉFLEXION, philosophie

ABSOLU

  • Écrit par 
  • Claude BRUAIRE
  •  • 4 206 mots

Dans le chapitre « La conception positive de l'absolu »  : […] La réflexion qui extrait de nos paroles, de nos discours, la logique formelle qui les règle et les systèmes syntaxiques qui les structurent en diverses langues, risque de s'oublier elle-même devant ses propres produits. Alors ceux-ci apparaissent immédiats, comme des données objectives : les lois et les formes, éléments premiers, commanderaient le langage effectif, décideraient des événements sec […] Lire la suite

BOVELLES CHARLES DE (1478-1567)

  • Écrit par 
  • Pierre MAGNARD
  •  • 1 166 mots

Naître à Saint-Quentin dans une vieille famille picarde, grandir sous la protection de François et Charles de Hallewin, évêques d'Amiens et de Noyon, être l'élève de Jacques Lefèvre d'Étaples au collège du Cardinal-Lemoine avant d'en devenir l'un des maîtres, vivre dans le commerce des Champier, Clichtove, Budé, Bérauld, Boucher et autres humanistes, courir l'Europe des spirituels, des mystiques, […] Lire la suite

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 9 458 mots
  •  • 1 média

En ouvrant la conclusion totale du Système de politique positive , Auguste Comte distingue dans sa vie intellectuelle deux carrières. Dans la première, qui correspond à peu près à l'élaboration du Cours de philosophie positive , il s'est efforcé de transformer la science en philosophie. Dans la seconde, il a travaillé à transformer la philosophie en religion. Le lien serait fourni par le Cours d […] Lire la suite

DOUTE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 731 mots

Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en première personne comme dans un dialogue, il ordonne une progression, fait repère […] Lire la suite

HOMME - L'hominisation

  • Écrit par 
  • Jean PIVETEAU
  •  • 1 666 mots

Dans le chapitre « Le phénomène humain »  : […] Qu'est-ce donc exactement que le phénomène humain ? Sur le plan anatomique, aucun trait distinctif saillant n'isole l'homme des autres vivants, plus exactement des Primates, et malgré ce manque d'originalité, il joue un rôle immense dans la biosphère. À noter toutefois une donnée d'ordre purement anatomique et embryologique d'une importance primordiale : l'allongement de la période fœtale et de la […] Lire la suite

IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 276 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Dépassement de l'opposition »  : […] Étant donné le contexte historique où a pris naissance le couple de concepts immanence-transcendance, la dernière philosophie existentielle suggère son propre dépassement par le rejet de ces concepts. Une conception strictement humaniste de l'homme peut comprendre celui-ci comme existence et comme réflexion sans avoir recours aux idées d'immanence et de transcendance qui charrient toujours avec el […] Lire la suite

LOCKE JOHN (1632-1704)

  • Écrit par 
  • Geneviève BRYKMAN
  •  • 3 989 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le déclin du pur « cogito » »  : […] Ayant chassé de l'esprit les pseudo-principes de l'innéisme, Locke ne parlera plus qu'en termes d'idées, entendant par là « tout ce qui est objet de l'entendement quand l'homme pense ». Seront distinguées les idées de sensation, « impressions faites sur nos sens par les objets extérieurs », et les idées de réflexion, « réflexion de l'esprit sur ses propres opérations à partir des idées de sensati […] Lire la suite

PENSÉE

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 8 282 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Critique de la conception cartésienne : Peirce, Wittgenstein et Ryle »  : […] La conception cartésienne promeut une image de la pensée que des philosophes comme Peirce, Wittgenstein et Ryle considèrent comme un mythe pur et simple. Bien que distincts, leurs arguments ont de nombreuses affinités. Tous trois insistent, à des degrés divers, sur le fait que les pensées, comme attitudes propositionnelles, ne peuvent pas être mises sur le même plan que les sensations, ni être […] Lire la suite

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Rationalité critique »  : […] C'est de ce caractère réflexif que dépend l'interprétation d'une rationalité critique que la recherche philosophique paraît avoir en commun avec la recherche scientifique depuis l'origine jusqu'aux plus récents développements. N'est-ce pas de la découverte grecque de la raison que sont issues d'abord la philosophie, puis les diverses sciences qui se sont détachées d'elle ? Le doute scientifique n […] Lire la suite

RÉFLEXIVE ANALYSE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 266 mots

À la suite de Jules Lagneau, disciple de Lachelier, on appelle « analyse réflexive » l'analyse qui consiste à réfléchir sur n'importe quelle pensée en vue de dégager les conditions de toute pensée, de découvrir les caractères essentiels de la pensée ; remontant de condition en condition, elle retrouve ce qui fait l'unité de la pensée, sa nécessité, son universalité, sa spontanéité, son autorégula […] Lire la suite

SPINOZA BARUCH (1632-1677)

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 12 184 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La connaissance et la réflexion »  : […] La doctrine spinoziste de la connaissance est à la fois plus simple et plus subtile qu'on ne le dit ordinairement. Elle est plus subtile qu'une simple opposition de l'erreur et de la vérité, puisqu'elle se présente en réalité comme l'itinéraire qui, en menant de l'erreur imaginaire à la vérité rationnelle, conduira aussi l'esprit de la servitude à la possibilité de la liberté. Mais cet itinéraire […] Lire la suite