RECHERCHES PHILOSOPHIQUES SUR L'ESSENCE DE LA LIBERTÉ HUMAINE, Friedrich Wilhelm Joseph von SchellingFiche de lecture

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La liberté et le mal

Schelling part de l'opposition entre système et liberté, l'un semblant nier l'autre. Un « système de la liberté » est-il possible ? Pour Schelling, comme pour Hegel, il va de soi que la connaissance vraie est systématique, dans la mesure où la raison est en elle-même systématique. Que la liberté soit définie « comme pouvoir du bien et du mal », et la possibilité d'un « système de la liberté » devient réelle : en effet, si l'homme choisit le mal, c'est encore par un acte qui lui est propre, et qui le constitue comme être intelligible. La liberté constitue bien le fond de l'être : « En dernière et suprême instance, il n'y a pas d'autre être que le vouloir. Vouloir est l'être originaire, et c'est à lui seul que reviennent tous les prédicats de ce dernier : absence de fondement, éternité, indépendance à l'égard du temps, autoaffirmation. Tout l'effort de la philosophie ne vise qu'à trouver cette suprême expression. » La question du mal, loin de se réduire à un simple problème moral, s'avère inséparable de la question de l'être. La distinction opérée par Schelling au sein de l'absolu entre le fond (Grund) et l'existence (Existenz) lui permet de dépasser et l'ontologie substantialiste inaugurée par Aristote et la métaphysique de la subjectivité ouverte par Descartes.


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

Classification

Voir aussi

Pour citer l’article

Francis WYBRANDS, « RECHERCHES PHILOSOPHIQUES SUR L'ESSENCE DE LA LIBERTÉ HUMAINE, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/recherches-philosophiques-sur-l-essence-de-la-liberte-humaine/