RÉALITÉ

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Du donné à la vérité

La réalité, le donné et le subi

En un premier sens, le réel, c'est le donné, c'est le contenu même de notre expérience. Aussi certains philosophes ont-ils tendance à chercher le réel dans l'immédiat. Comment, en effet, ne pas tenir pour réel ce qui n'est en rien construit, imaginé ou feint, ce qui est simplement, mais incontestablement, présenté ? Nul ne saurait douter que l'immédiat n'ait, comme tel, une certaine réalité : on peut discuter sans doute pour savoir si cette réalité est celle d'un objet ou d'un sujet, d'une chose ou d'un esprit, on peut la situer ou la qualifier différemment. Mais elle est indéniable, ce pourquoi Bergson cherche dans l'immédiateté des données la marque dernière du réel : toute construction intellectuelle, nous en éloignant, nous sépare, par là même, des choses. Dès lors, le retour à l'immédiat sera la voie de la métaphysique. Une tendance analogue, préconisant le retour « aux choses mêmes », se trouve chez Husserl et chez bien des phénoménologues modernes.

Mais, isolée, la notion d'immédiat pourrait conduire à une philosophie de l'extase et de la fusion, où toute différence entre le sujet et l'objet serait abolie. Or il ne saurait y avoir de données, même immédiates, qui ne soient données à personne. En vérité, le terme donné n'est pas simple, et le mot réalité désigne, plutôt que le donné tout entier, un caractère de ce donné. Le réel, en effet, c'est le subi. Un produit de notre imagination est donné, et pourtant irréel. Disons, avec plus de précision, que l'image, donnée comme telle et ayant, de ce fait, une réalité psychologique, ne représente cependant rien d'existant, en sorte que nulle réalité objective ne lui répond. Car elle émane de notre conscience, et de ses désirs, au lieu d'être reçue comme venant des choses. On peut remarquer alors qu'il n'y a de conscience de la réalité que par l'opposition d'un [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques)

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HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT, 
  • Yves SUAUDEAU
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IDÉALISME ALLEMAND

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Dans le chapitre « Un gouffre entre l'homme et la nature »  : […] L'aventure singulière de l'idéalisme allemand se préparait de longue date, mais c'est bien Kant qui l'a véritablement engagée, en rompant avec la métaphysique traditionnelle. Le dogmatisme de Leibniz et de Wolff, se targuant d'une connaissance exhaustive de l'absolu, ne lui parut plus offrir les défenses théoriques suffisantes contre ce qu'il tenait pour les principaux dangers : il a cru sauver l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme-allemand/#i_3985

ILLUSION PERCEPTIVE

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Certaines figures ou autres stimuli complexes donnent lieu à une perception erronée par rapport à leurs caractéristiques objectives, et cela non pas occasionnellement mais de façon générale pour tout individu. On appelle illusion perceptive cette distorsion systématique de l'impression perceptive par rapport à la réalité. Certaines illusions tiennent aux effets de champ, c'est-à-dire aux relations […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illusion-perceptive/#i_3985

IMMÉDIAT

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Dans le chapitre « La défaite de l'immédiat »  : […] Prenant pour objet les problèmes et les résultats des sciences contemporaines, leur travail réel, Gaston Bachelard, après avoir rejeté les catégories philosophiques traditionnelles des « théories de la connaissance », proclama, dès 1934, la « défaite de l'immédiat ». On ne s'étonnera pas de ce double geste : rejeter les unes, c'était s'affranchir de l'autre. Ce que Bachelard découvrait, c'est que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immediat/#i_3985

JEU - Jeu et rationalité

  • Écrit par 
  • Jacques EHRMANN
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En tant que facteur de culture, le jeu est primordial. Un des premiers, sinon le premier, à s'en être aperçu et à s'être interrogé sur les fonctions anthropologiques du jeu est le critique hollandais J. Huizinga, dans son livre maintenant classique Homo ludens. Il ne retient pourtant qu'une caractéristique du jeu : son aspect de compétition. En revanche Roger Caillois ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeu-jeu-et-rationalite/#i_3985

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

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  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
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Dans le chapitre « La question de la signification »  : […] Si le langage en constitue le centre, c'est en plusieurs sens qui ne peuvent être confondus. Pour une large part et jusqu'à la fin des années 1970, avec Saul Kripke, Hilary Putnam, puis David Lewis, la philosophie du langage a emprunté à Frege son approche de la signification en faisant de la logique et de l'analyse logique du langage un paradigme dominant. Cette orientation a toutefois débouché […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_3985

LEWIN KURT (1890-1947)

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
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Dans le chapitre « Généralisation psycho-sociale et sociologique »  : […] Cette procédure est généralisable du champ individuel au champ psycho-social. Elle l'est en principe dans la mesure où les concepts de différenciation et d'intégration assurent la transition des problèmes de la personne à ceux du groupe, grâce à la topologie. Elle l'est en fait, ainsi que l'attestent les expériences conduites par Lewin et ses élèves, Ronald Lippitt et Ralph White, à propos des atm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kurt-lewin/#i_3985

MARXISME - Le matérialisme dialectique

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  • Pierre MACHEREY
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Dans le chapitre « L'être et la conscience »  : […] Le deuxième énoncé du matérialisme consiste à affirmer le primat et l'indépendance du réel par rapport à sa connaissance, de l'être par rapport au pensé :  »Le matérialisme admet d'une façon générale que l'être réel objectif (la matière) est indépendant de la conscience, des sensations, de l'expérience humaine. Le matérialisme historique admet que l'existence sociale est indépendante de la consci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_3985

MYTHE - L'interprétation philosophique

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  • Paul RICŒUR
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Dans le chapitre « Le modèle structural »  : […] Pour Claude Lévi-Strauss, le représentant le plus important de cette école en France, la mythologie doit être considérée comme une « mytho-logique », c'est-à-dire comme la mise en œuvre d'une sorte de logique qui ne peut être entendue que si l'on recourt aux présuppositions principales d'un modèle structural de langage. Selon ce modèle, élaboré par F. de Saussure, L. T. Hjelmslev, les structuralis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_3985

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Dans le chapitre « De Guillaume d'Ockham à la révolution scientifique du xviie siècle »  : […] Pour rapporter à l'ockhamisme les doctrines qualifiées de nominalisme, on peut, à la suite de Jean Laporte, partir de la critique ockhamiste de l'abstraction : l'universel, cet abstrait, ne peut être d'aucune manière conçu comme extrait du singulier, seul susceptible d'être intuitivement donné ; les universaux ne sont que des signes, extérieurs à des choses conçues comme des créatures au moins pos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nominalisme/#i_3985

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Dans le chapitre « En quête du réel »  : […] On a pris jusqu'ici le mot « ontologie » comme synonyme de métaphysique. C'est encore par cette identification que l'ontologie tombe sous la critique kantienne. Mais la philosophie kantienne est en même temps la démonstration vivante que la question de l'être renaît des cendres mêmes de la métaphysique : la « chose en soi » reste le fondement du « phénomène » et toute la philosophie pratique est u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_3985

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

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  • Jacques MOUTAUX
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Dans le chapitre « De l'histoire de la philosophie à la philosophie »  : […] L'apparition et le développement de l'histoire de la philosophie comme discipline autonome fondée sur la notion de système transforment la question des rapports entre la philosophie et son histoire. Ainsi conçue, en effet, l'histoire de la philosophie constitue une expérience objective en son ordre, autorisant par conséquent à poser la question transcendantale quid juris . S […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_3985

PLATON

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  • Monique DIXSAUT
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Dans le chapitre « La pensée des essences et la réminiscence »  : […] Les choses sensibles étant sans cesse emportées par le devenir, le discours ne peut pas les dire sans être condamné à se contredire. Les « antilogiques » exploitent ces contradictions et en déduisent l'impossibilité de tout raisonnement vrai ; ils n'ont pas tort, s'il n'y a de réalité que sensible. On ne peut parler et penser en vérité que si le devenir n'est pas la totalité de ce qui est et de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_3985

PRIVATION

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Confondre manque et privation revient à occulter la distinction soulignée par Kant dans l' Essai pour introduire en philosophie le concept de grandeur négative entre opposition logique et opposition réelle. La connexion logique n'a guère de conséquence réelle : elle comporte une négation sans position, le « manque » consistant en un simple « défaut » d'être. Ainsi un corps en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/privation/#i_3985

PSYCHOSE

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ROSSET CLÉMENT (1939-2018)

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Voir aussi

Pour citer l’article

Ferdinand ALQUIÉ, « RÉALITÉ », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/