RÉACTION INFLAMMATOIRE

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Élie Metchnikov (1845-1916)

Élie Metchnikov (1845-1916)
Crédits : F. Nadar/ Wellcome Library, London

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Activation et contrôle de la réaction inflammatoire

Activation et contrôle de la réaction inflammatoire
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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L’interleukine 1 au centre de la réaction inflammatoire.

L’interleukine 1 au centre de la réaction inflammatoire.
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Complexité des médiateurs de l’inflammation

Complexité des médiateurs de l’inflammation
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Cinq millénaires de connaissances sur l’inflammation

Les premières indications historiques concernant l'inflammation viennent sans doute de Chine, où l'herbologie pour la soigner a été introduite par l'empereur mythique Shennong (2800 av. J.C.). Les premières descriptions claires de pathologies inflammatoires et de leurs remèdes sont mentionnées dans les papyrus d'Edwin Smith et d'Ebers découverts à Louxor, et rédigés vers 1500 avant J.-C. En Grèce, Hippocrate (400 av. J.-C.) traite de l'inflammation dans ses œuvres et préconise des extraits d'écorce de saule pour traiter la fièvre et les douleurs. L’usage de l’écorce de saule traverse les millénaires : c'est à partir de ses extraits que, en 1828 en Allemagne, Johannes Buchner prépare la salicine, principe actif de l’écorce. L’analyse chimique qui en est faite en 1835 rapproche la salicine de l’acide spirique, également efficace contre fièvre et douleurs, mais extrait d’une plante à fleur, la spirée. Le Strasbourgeois Charles Frédéric Gerhardt synthétise un analogue de ces molécules, l'acide acétylsalicylique en 1853. Cette molécule est finalement commercialisée par Friedrich Bayer en 1899 sous le nom d'Aspirin® : (a- pour acétyl, spir- pour spirique, et in- désinence des alcaloïdes [ine en français]). Aulus Cornelius Celsus, médecin romain du ier siècle, définit le premier les quatre signes cardinaux de l'inflammation qui demeurent une définition valide à ce jour : Notae vero inflammationis sunt quatuor : rubor et tumor cum calor et dolor (« Il y a quatre signes de l'inflammation : rougeur et gonflement avec chaleur et douleur »). Un cinquième élément, la perte de fonction des organes, ne sera ajouté que très ultérieurement.

La réponse inflammatoire a longtemps été tenue pour seulement morbide. Ce n'est qu'en 1794 que John Hunter, un chirurgien écossais, met en avant le rôle bénéfique joué par la réponse inflammatoire : « L'inflammation en tant que telle ne doit pas être considérée comme un [...]

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Jean-Marc CAVAILLON, « RÉACTION INFLAMMATOIRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/reaction-inflammatoire/