CHARLES RAY (1930-2004)

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Vers d’autres horizons

Devenu grâce à ce morceau une superstar, autant aux États-Unis que dans le monde entier, Ray Charles va alors choisir de s'imposer d'abord comme une « vedette américaine », bousculant toutes les étiquettes. Après plusieurs albums de jazz pour le célèbre label Impulse (parmi lesquels Genius + Soul = Jazz, 1960), il revient à ses plus anciennes racines musicales, la country music – fan de Hank Williams, il ne ratait aucun programme radiophonique de country –, signant pour ABC/Paramount Records plusieurs albums notables dans ce genre – I Can't Stop Loving You/Born to Lose (1962), Modern Sounds in Country & Western Music (1962) – qui lui permettent de s'affirmer aussi à Nashville.

Ray Charles crée après 1968 ses propres compagnies de disque, Tangerine et Crossover. Pour parachever sa popularité, et malgré les protestations de certains de ses fans, il se tourne alors vers les variétés, interprétant Gershwin ainsi que Rodgers et Hammerstein avant d'embrasser encore davantage la pop mais en la teintant toujours de jazz et de soul. Il se produit désormais en priorité dans les cabarets chics de Hollywood ou de Las Vegas ainsi que sur les grandes scènes internationales et enregistre abondamment dans une veine très proche de celle de crooners comme Dean Martin ou Sammy Davis Jr. Parallèlement à son activité musicale et commerciale, Ray Charles mène un inlassable combat contre la ségrégation raciale en Amérique et en Afrique du Sud et affiche un soutien indéfectible à l'État d'Israël.

Ray Charles apparaît aussi très à son aise dans plusieurs téléfilms et films, parmi lesquels The Blues Brothers de John Landis (1980) et The Blues (dans Piano Blues) de Clint Eastwood (2003). Il a rédigé avec David Ritz une belle autobiographie, Brother Ray : Ray Charles' Own Story (New York, 1978).

Ray Charles meurt le 10 juin 2004 à Beverly Hills. Taylor Hackford lui a consacré en 2004 un excellent film, Ray, avec Jamie Foxx dans le rôle du « Genius ».

Son [...]


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Pour citer l’article

Gérard HERZHAFT, « CHARLES RAY - (1930-2004) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ray-charles/