RAVENNE

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

La ville de Ravenne avant le IVe siècle après J.-C.

L'origine de l'agglomération, dans une région où les Grecs avaient fondé des comptoirs depuis le viie siècle (Spina) et que se disputèrent les Étrusques, les Gaulois et les peuples de l'Italie centrale (Ombriens selon Strabon, Sabins d'après Pline), reste incertaine. Sur le cordon littoral, Ravenne est avec Spina (34 km au nord) un des gisements archéologiques anciens, et l'existence d'un peuplement assez dense dès l'époque protohistorique est assurée malgré l'absence de recherches systématiques comme à Rimini. Cette frange côtière, où l'on trouve à la fois des documents de type italique et des témoins des civilisations « villanovienne » (pré-étrusque) et étrusque, semble avoir échappé à l'influence celte.

Lors de la conquête romaine du iiie siècle avant J.-C., la zone côtière a probablement évité l'annexion : elle est restée en dehors du territoire cadastré autour de la via Aemilia tracée au pied de l'Apennin en 187, et un passage du discours de Cicéron Pro Balbo présente Ravenne au temps de la « guerre sociale » (89 av. J.-C.) comme une « cité alliée » aux Romains, mais restée autonome. Cependant, en 132, on avait tracé le long de la côte la via Popilia, et, après la guerre des alliés, la cité a dû recevoir un statut municipal de type romain ; la ville est présentée comme une « colonie » par Strabon, et ses habitants sont inscrits dans la tribu Camilia comme citoyens romains. Ravenne a très tôt un rôle stratégique : un lieutenant de Sylla y débarque en 82 pour en déloger les partisans de Marius, et César y prépare en 49 le passage du Rubicon.

La profondeur des couches romaines (3 à 7 m env.) et la continuité de l'habitat font que la topographie de la ville classique reste mal connue. On lui attribue une aire grossièrement rectangulaire au sud-ouest du Padenna, cernée d'une muraille (dont il reste une tour et une porte), et traversée par deux rues principales se croisant à angle droit. Le seul monument de quelque importance est la porta Aurea au sud-ouest, connue par des de [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 7 pages



Médias de l’article

Italie : carte administrative

Italie : carte administrative
Crédits : Encyclopædia Universalis France

carte

Ravenne: topographie

Ravenne: topographie
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Ravenne: plan montrant l'évolution de la ville

Ravenne: plan montrant l'évolution de la ville
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Sant'Apollinare in Classe, Ravenne

Sant'Apollinare in Classe, Ravenne
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Afficher les 8 médias de l'article





Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-IV (archéologie de l'Antiquité tardive), directeur du Centre de recherche du C.N.R.S. Lenain-de-Tillemont (Antiquité tardive et christianisme ancien)

Classification


Autres références

«  RAVENNE  » est également traité dans :

MONUMENTS À DÉCORS DE MOSAÏQUES, Ravenne (Italie) - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Christophe MOREAU
  •  • 588 mots

425-450 Construction du « mausolée de Galla Placidia », impératrice d'Occident, sur le côté sud du narthex de l'église de la Sainte-Croix à Ravenne. L'édifice est décoré de mosaïques à dominante bleue dont la symbolique funéraire est axée sur le thème de l […] Lire la suite

BYZANCE - Les arts

  • Écrit par 
  • Catherine JOLIVET-LÉVY, 
  • Jean-Pierre SODINI
  •  • 13 613 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « L'époque protobyzantine »  : […] La mosaïque, par la somptuosité des coloris, la simplification du dessin et, surtout, le rôle joué par la lumière, convenait parfaitement à l'expression du surnaturel, et les artistes des v e et vi e siècles en perfectionnèrent la technique pour en exploiter toutes les possibilités. Les monuments conservés à Thessalonique (rotonde Saint-Georges, Hosios-David, Saint-Démétrius) et à Ravenne (maus […] Lire la suite

COUPOLE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre ADAM
  •  • 1 407 mots
  •  • 6 médias

On désigne par « coupole » tout système de couverture d'un espace circulaire ou proche de ce plan, ayant un volume hémisphérique ou conique. Toutefois, l'aspect familier des dômes n'a pu faire son apparition qu'avec l'invention des voûtes clavées, de la maçonnerie liée au mortier et, enfin, de l'élaboration des charpentes. Les premiers exemples de salles circulaires couvertes par une coupole font […] Lire la suite

ÉGLISE, architecture

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG
  •  • 8 040 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les rois chrétiens se veulent romains »  : […] Il n'est plus nécessaire de rappeler que la déposition, en 476, du dernier empereur romain d'Occident, Romulus Augustule, par Odoacre, fut un non-événement. Le danger pour l'Église, à cette période, n'était pas le Germain conquérant, mais la religion qu'il professait. L'arianisme l'emportait alors chez les Wisigoths, les Burgondes, les Ostrogoths, les Vandales, en raison d'une simplification de l […] Lire la suite

LOMBARDS

  • Écrit par 
  • Lucien MUSSET, 
  • Patrick PÉRIN
  •  • 6 919 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les migrations »  : […] La sagesse commande de ne pas faire remonter l'histoire des Lombards au-delà de leur affrontement avec Tibère près de l'Elbe . Ils demeurèrent dans cette région pendant la majeure partie du i er  siècle. Au ii e  siècle, parallèlement au mouvement d'une série de peuples ostiques, ils s'enfoncèrent dans l'intérieur du continent européen. On les retrouve, en effet, vers 167, au contact des armées ro […] Lire la suite

MOSAÏQUE, art

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DARMON, 
  • Henri STERN
  •  • 4 216 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Pourtour méditerranéen »  : […] Le démontage et la restauration de mosaïques paléochrétiennes (Rome) et byzantines (Constantinople, Kiev, Sicile) ont permis de connaître les procédés de travail des maîtres mosaïstes : la surface à décorer était enduite d'une ou deux couches de ciment sur laquelle étaient tracées les grandes lignes de la composition. On y appliquait ensuite une couche de mortier fin étendue sur une surface restr […] Lire la suite

OSTROGOTHS

  • Écrit par 
  • Patrick PÉRIN
  • , Universalis
  •  • 2 984 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre «  La phase italienne de l'art ostrogothique »  : […] Deux facteurs généraux doivent être présents à l'esprit quand on aborde l'étude de l'art ostrogothique en Italie : le fait que les Ostrogoths, comme d'autres « nations » germaniques établies dans l'Empire romain, furent une minorité, et la nature éphémère de leur royaume, qui ne permet guère de suivre plus de cinquante ans (c'est-à-dire deux à trois générations) l'évolution de leur art. On estime […] Lire la suite

PALÉOCHRÉTIEN ART

  • Écrit par 
  • François BARATTE, 
  • Françoise MONFRIN, 
  • Jean-Pierre SODINI
  •  • 13 547 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « L'art funéraire »  : […] Les plus anciennes peintures des catacombes , vers le milieu du iii e  siècle, puis les premiers sarcophages chrétiens fixent déjà les épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament que l'on retrouva pour la plupart d'entre eux répétés à l'infini jusqu'au milieu du iv e  siècle dans la peinture (date à laquelle paraît s'interrompre l'exploitation cimétériale des catacombes, et donc leur décor) et l […] Lire la suite

RESTAURATION (architecture)

  • Écrit par 
  • Colette DI MATTEO, 
  • Piero GAZZOLA
  •  • 4 413 mots

Dans le chapitre « Les premières restaurations »  : […] L'histoire de la restauration en architecture est parallèle à l'évolution de la critique d'art. Déjà les monuments de la plus haute antiquité, tels que les palais de Cnossos ou de Phaistos en Crète et l'architecture archaïque de l'Asie Mineure, portent les traces de travaux de restauration. Dans la Periègèsis sur Olympie, Pausanias mentionne la dernière des colonnes du temple du vi e  siècle, laq […] Lire la suite

Voir aussi

Les derniers événements

6-20 juin 1993 • Italie • Déroute des partis traditionnels aux élections municipales partielles.

ceux du premier. Candidat de la Ligue, Marco Formentini est élu à Milan. Réalisant ses principaux gains dans le Centre et le Sud, le P.D.S., parfois allié avec d'autres formations de gauche, emporte Turin, Ancône, Ravenne ainsi que Catane où le candidat de la Rete échoue de peu.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Noël DUVAL, « RAVENNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 mai 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ravenne/