RAISONNEMENT

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Nature

Conditions de validité de l'inférence

Raisonner, c'est inférer une proposition, appelée conclusion, à partir de certaines autres prises comme prémisses. Sans doute, à parler strictement, peut-on contester que tout raisonnement consiste à faire une inférence ; par exemple lorsque, au lieu d'inférer une proposition nouvelle à partir de prémisses connues, on s'efforce, une proposition étant donnée, de la démontrer en cherchant celles qui peuvent la justifier logiquement : c'est ainsi que J. Tukasiewicz distingue entre démonstration et inférence. Ou bien on peut alléguer, avec C. Perelman, que celui qui invoque des raisons pour ou contre une thèse argumente, sans pour autant faire une inférence. Toutefois il est clair que, sans la possibilité d'interpréter la démonstration comme une inférence, sans la possibilité d'inférer la thèse de l'argument, bref sans la présence et l'aperception du rapport logique qui autorise l'inférence, il n'y aurait pas là de raisonnement. À d'autres égards, c'est au contraire la notion d'inférence qui est plus large que celle de raisonnement : il y a des inférences dites immédiates, comme celles qu'on fait par la conversion ou l'opposition des propositions, alors que le raisonnement, même le plus simple comme le syllogisme, suppose une médiation.

La relation qui, dans un raisonnement, justifie l'inférence, et qu'on peut donc appeler, à la suite de C. S. Peirce, la relation illative, est celle par laquelle une certaine proposition, appelée conséquence, s'ensuit logiquement de certaines autres qui jouent, par rapport à elle, le rôle de principes. Elle se distingue radicalement d'une simple relation empirique de consécution : il ne faut pas dire que la conséquence vient toujours après le principe, mais qu'elle résulte nécessairement du principe. Cette relation illative est une notion première, objet d'une intuition immédiate pour un être [...]


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Écrit par :

  • : professeur honoraire à la faculté des lettres et des sciences humaines de Toulouse

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Autres références

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DÉVELOPPEMENT DU RAISONNEMENT

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ATTRIBUTION CAUSALE, psychologie sociale

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Dans le chapitre « Logique et raisonnement »  : […] Pendant longtemps, la logique a été considérée comme fournissant les règles du raisonnement idéal : n'est-elle pas la science de l'inférence valide, c'est-à-dire de l'opération permettant de passer à coup sûr de prémisses vraies, ou supposées telles, à une conclusion vraie ? Si tel de nos raisonnements ne se conforme pas aux canons de la logique, la raison doit en être recherchée, pensait-on, da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-cognitives/#i_13242

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Dans le chapitre « Origine éléatique ? »  : […] D'après un texte d'Aristote rapporté par Diogène Laërce (IX, 29), Zénon d'Élée serait l'« inventeur de la dialectique ». Cette proposition, qui n'a de sens que dans le cadre de l'interprétation logique donnée par Aristote des anciens philosophes, n'a guère de chance d'être plus assurée que la précédente ; elle mérite pourtant d'être analysée. Zénon ne nous est en effet pas connu comme un penseur o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_13242

DIALLÈLE

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DIALECTIQUE, notion de

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La dialectique se conçoit, à l'origine, comme art du dialogue, c'est-à-dire comme mise en œuvre d'un dialogue effectif devant aboutir à un accord entre les interlocuteurs. Le but de cette entreprise est de parvenir au vrai, grâce à une mise à l'épreuve des arguments en présence. Comme l'exprime son étymologie grecque, qui associe les notions de discernement et d'échange à travers la discussion, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique-notion-de/#i_13242

ENTHYMÈME, rhétorique

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Terme peu usité, qui vient de la logique grecque de l'Antiquité. Quintilien récapitule trois sens de l'enthymème : ce qu'on a dans l'esprit, pensée, raisonnement ; affirmation appuyée sur la raison qui la justifie ; argument allusif et non rigoureux. Les deux sens techniques principaux sont les suivants : Aristote ( Premiers Analytiques , II, xxvii , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enthymeme-rhetorique/#i_13242

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Depuis Wilhelm Dilthey, il est classique de distinguer deux démarches intellectuelles : la compréhension, qui serait caractéristique des sciences de l'esprit, et l'explication, qui serait propre aux sciences de la matière. Expliquer renvoie donc à première vue au cadre épistémologique dont se sont dotées, depuis la révolution scientifique, les sciences naturelles. Il s'agit de substituer à des ra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/explication-sociologie/#i_13242

INFÉRENCE

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Opération de l'esprit qui passe de propositions assertives, comme prémisses, à des propositions assertives, comme conclusions. Au sens strict, on distingue l'inférence du raisonnement en ce qu'elle peut être soit médiate soit immédiate (passer de « Quelque a n'est pas b  » à « Quelque b n'est pas a  »), tandi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inference/#i_13242

INTELLIGENCE

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  • Jean-François RICHARD
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Dans le chapitre « Le raisonnement inductif et la découverte de règles »  : […] Le raisonnement inductif consiste à chercher des relations entre observations de la forme : ceci est une condition nécessaire de cela. C'est un long processus comportant plusieurs étapes, dont la première est la formation d'hypothèses : à partir de ce qu'on sait déjà ou de ce que l'on a observé, on formule une relation. Par exemple, pour qu'une plante puisse pousser, il faut nécessairement de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence/#i_13242

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA)

  • Écrit par 
  • Jean-Gabriel GANASCIA
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L'INTENTION (G. E. M. Anscombe)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 904 mots

L'Intention , de Gertrude Elisabeth Margaret Anscombe (trad. M. Maurice et C. Michon, Gallimard, Paris, 2002) figure au nombre de ces livres qui, malgré le peu d'écho dont ils ont bénéficié auprès d'une large fraction de la philosophie française, n'en ont pas moins contribué à transformer profondément l'état de nos questions. L'auteur s'y s'attaque à un problème dont seuls […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/l-intention/#i_13242

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
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Dans le chapitre « L'analyse logique du jugement »  : […] L'analyse du jugement s'est précisée au cours de l'histoire à travers une explicitation de sa structure propositionnelle. Ébauchée, d'une manière fondatrice mais incomplète, par Aristote, elle a été complétée et repensée par les écoles ultérieures. Aristote voit dans le jugement (l'ἀπόϕαυσις) la structure intermédiaire entre celle des concepts, qui sont ses composantes, et celle du raisonnement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_13242

LIBERTÉ

  • Écrit par 
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  •  • 1 média

Dans le chapitre « Intention et fin »  : […] À quelles actions reconnaîtra-t-on le plus volontiers le caractère libre ? À celles dont l'intention présente un trait remarquable que nous exprimons généralement en disant que nous faisons ceci ou cela « dans telle intention » ; ici, l'intention désigne moins un caractère par lequel on rend intelligible ce qu'on fait – c'est-à-dire une manière d'interpréter une action à la façon d'un texte qu'on […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte/#i_13242

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Suppositions et conséquences »  : […] Les deux théories les plus originales de la logique médiévale sont celle des suppositions et celle des conséquences . La première, liée à la hiérarchie des « intentions », remplissait en partie l'office que nous demandons aujourd'hui à la distinction des niveaux du langage. La « supposition » d'un terme, c'est, au sens propre du mot, ce qui est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_13242

LOGIQUE INDIENNE

  • Écrit par 
  • Kuno LORENZ
  •  • 6 603 mots

Dans le chapitre « Raisonnement et prédication »  : […] L'attention portée aux questions de logique est intimement liée aux tentatives de mettre en question les autorités spirituelles ; en Inde, elle se manifeste d'abord par l'attention portée aux outils verbaux qu'il faut fabriquer pour savoir comment mener une controverse à propos de la tradition des Vedas. On s'y intéresse autour de 500 avant notre ère, époque où l'autorité védique se voit vigoureus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique-indienne/#i_13242

LOI, épistémologie

  • Écrit par 
  • Pierre JACOB
  •  • 6 839 mots
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Dans le chapitre « Les lois universelles et le problème de l'induction »  : […] Plus une loi est générale, abstraite, éloignée des détails de l'observabilité, plus variés sont les phénomènes auxquels elle s'applique, plus est grand son pouvoir explicatif. Ainsi, la loi de la gravitation universelle a révélé aux hommes la parenté inattendue entre la chute des corps à la surface de la Terre, la trajectoire parabolique des projectiles à la surface de la Terre, la trajectoire el […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loi-epistemologie/#i_13242

MÉTACOGNITION

  • Écrit par 
  • Joëlle PROUST
  •  • 1 924 mots

La métacognition est l'ensemble des processus, des pratiques et des connaissances permettant à chaque individu de contrôler et d'évaluer ses propres activités cognitives, c'est-à-dire de les réguler. La métamémoire désigne la régulation de sa propre mémoire. Face à une question à laquelle on ne sait pas immédiatement répondre, on peut avoir l'impression soit de connaître la réponse, soit de l'ign […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metacognition/#i_13242

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
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Le mot « méthode », d'origine grecque, signifie chemin : celui, tracé à l'avance, qui conduit à un résultat. La méthode ou bien se rapporte à la meilleure façon de conduire un raisonnement, ou bien est un programme de recherche (Aristote : Essayer d'expliquer les causes, celles des propriétés communes autant que celles des propriétés particulières ). En la première acception, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_13242

MOYEN ÂGE - La pensée médiévale

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  • Alain de LIBERA
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Dans le chapitre « Logique du sens »  : […] Qu'est-ce que connaître pour un technicien de l'approche propositionnelle ? Tout acte de connaissance est un acte propositionnel, puisque toute connaissance est un énoncé sur le monde. Mais il y a différentes sortes de connaissances : la connaissance ordinaire et la connaissance scientifique. L'appréhension, la saisie, la perception de la nature d'une chose, par exemple d'un homme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/moyen-age-la-pensee-medievale/#i_13242

NOUVELLE RHÉTORIQUE, droit

  • Écrit par 
  • Benoît FRYDMAN
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La nouvelle rhétorique est un courant philosophique du xx e  siècle, parfois appelé aussi école de Bruxelles, qui, sous la conduite de son fondateur Chaïm Perelman (1912-1984), a contribué à renouveler l'intérêt de la pensée contemporaine pour l'argumentation, en mettant en évidence le rôle central de celle-ci dans le traitement des questions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nouvelle-rhetorique-droit/#i_13242

ORGANON, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
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Dans l'œuvre immense qui nous reste d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.) , ou qui est publiée sous son nom, on peut distinguer trois ensembles : les écrits qui relèvent directement de la connaissance scientifique (dont De l'âme ) ; ceux qui traitent plutôt des conduites humaines (dont l' Éthique à Nicomaque ) : vie de la cité, principes de l'action, et c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organon/#i_13242

PARADOXE

  • Écrit par 
  • Yannis DELMAS-RIGOUTSOS
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Dans le chapitre « Trois grandes classes de paradoxes »  : […] Au sens fort, on peut séparer les paradoxes en trois grands types, qui jouent des rôles discursifs et épistémologiques différents. Dans les trois cas, le paradoxe se présente comme un récit qui comporte, explicitement ou implicitement, trois moments logiques : le premier pose un décor, convoque des représentations d'une petite scène, souvent fort simple à comprendre ; le deuxième est un raisonne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paradoxe/#i_13242

PARALOGISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 256 mots

Raisonnement erroné, fait en toute bonne foi et sans intention de tromper (ce qui le distingue du sophisme, qui est un paralogisme perpétré avec l'intention de tromper). Étymologiquement, commettre un paralogisme c'est « raisonner à côté ». Historiquement, sont demeurés célèbres les paralogismes de la raison pure énoncés par Kant dans la dialectique de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paralogisme/#i_13242

PERELMAN CHAÏM (1912-1984)

  • Écrit par 
  • Michel MEYER
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L'œuvre de Chaïm Perelman s'inscrit depuis la fin des années 1950 dans le paysage de la pensée contemporaine, avec la parution du Traité de l'argumentation (2 vol., P.U.F., Paris, 1958) qu'il a écrit en collaboration avec M me  Olbrechts-Tyteca. Par la réhabilitation de la rhétorique, qui retrouve le statut philosophique que Platon lui avait dénié en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chaim-perelman/#i_13242

POINCARÉ HENRI (1854-1912)

  • Écrit par 
  • Gérard BESSON, 
  • Christian HOUZEL, 
  • Michel PATY
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Dans le chapitre « Poincaré philosophe »  : […] Poincaré manifesta très tôt un vif intérêt pour la philosophie, notamment pour les problèmes de la connaissance, collaborant régulièrement à la Revue de métaphysique et de morale dès sa fondation, rédigeant de nombreux articles de « philosophie scientifique », rassemblés dans quatre recueils : La Science et l'hypothèse (1902), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-poincare/#i_13242

PSYCHOLOGIE COGNITIVE

  • Écrit par 
  • Michel DENIS
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Toutes les disciplines scientifiques rencontrent à un moment ou un autre la nécessité de qualifier leur dénomination par des épithètes qui spécifient un champ, un sous-domaine ou une orientation particulière en leur sein. Ainsi en va-t-il de la psychologie. S'il n'est pas question ici de recenser les désignations qualifiant tous les champs ou toutes les branches de la discipline, il est pertinent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychologie-cognitive/#i_13242

PSYCHOMÉTRIE

  • Écrit par 
  • Jacques GRÉGOIRE
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  •  • 1 média

Dans le chapitre « La construction d’une échelle de mesure  »  : […] Construire un instrument de mesure consiste à sélectionner des questions, appelées items, qui, une fois rangées par ordre de difficulté, vont constituer une échelle de mesure. Les items représentent les graduations de l’échelle qui vont permettre de mesurer la caractéristique psychologique considérée, en situant l’individu testé à un degré déterminé de l’échelle. Dans le cadre de la théorie class […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychometrie/#i_13242

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Dans le chapitre « La raison et la connaissance »  : […] Être rationaliste, c'est assurément d'abord accorder un statut sans équivoque à ce que nous connaissons par expérience à travers le truchement de nos sens. Se proposer de reconstruire intégralement toute notre connaissance du monde par le seul effort d'une pensée abstraite ne saurait être une position tenable aujourd'hui, et procéderait d'une espèce d'hyperrationalisme tournant à vide. Un rational […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_13242

SOPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 901 mots

Transcription du grec sophisma , désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit que du feu ; le raisonnement paraît v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophisme/#i_13242

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 820 mots

Le syllogisme est une forme de raisonnement définie pour la première fois par Aristote : « Le syllogisme est un discours dans lequel, certaines choses étant posées, quelque chose d'autre que ces données en découle nécessairement par le seul fait de ces données »( Topiques, I, 1, 100 a 25 et Premiers Analytiques , I, 1, 24 b 18-20). Un syllogisme comport […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllogisme/#i_13242

SYLLOGISME FIGURES & MODES DU

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
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On distingue diverses figures du syllogisme suivant la fonction jouée par le moyen terme dans les deux prémisses : sujet ou prédicat. Dans le tableau suivant sont notées toutes les combinaisons possibles des deux prémisses pour chaque figure, et on a étoilé les modes reconnus comme valides au Moyen Âge (soit davantage que n'en reconnaissait Aristote). Notation : A désigne la proposition universell […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/figures-et-modes-du-syllogisme/#i_13242

TRAITEMENT SYNTAXIQUE (perception et compréhension)

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Dans le chapitre « La détection des irrégularités syntaxiques  »  : […] Dans quelle mesure peut-on parler de perception dans le cas de la syntaxe ? Le lecteur, ou l’auditeur, perçoit-il les relations qui unissent les mots au sein d’un énoncé de la même manière qu’il perçoit un son ou un caractère d’imprimerie ? Évidemment non. Néanmoins, il est possible de parler de perception en cas de violation de la syntaxe. Nous avons tous cette capacité à décider si un énoncé est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traitement-syntaxique/#i_13242

Voir aussi

Pour citer l’article

Robert BLANCHÉ, « RAISONNEMENT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/raisonnement/