RADIOACTIVITÉ EXOTIQUE ou RADIOACTIVITÉ PAR IONS LOURDS

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Détection du carbone 14

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Détection des radioactivités exotiques en ligne auprès du synchrotron du Cern

Détection des radioactivités exotiques en ligne auprès du synchrotron du Cern
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Origine des raies de structure fine dans le spectre d'émission 14C du 223Ra

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Mécanismes proposés pour interpréter les émissions d'ions-lourds

Mécanismes proposés pour interpréter les émissions d'ions-lourds
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Les prévisions et les perspectives

Ainsi, il semble bien que l'on ait atteint la limite de ce qu'il est possible d'observer avec les techniques actuelles de détection.

Existe-t-il un lien entre le type de fragment qui est émis et le numéro atomique du noyau « parent » ? Ces émissions représentent-elles le chaînon manquant entre la fission spontanée dans laquelle les numéros atomiques des éléments produits ont une valeur minimale de 28 (Ni) et la radioactivité α ?

Quel que soit le noyau considéré, la désintégration la plus probable serait telle que le fragment émis devrait laisser un noyau résiduel de 208Pb, ou d'un élément très voisin de celui-ci. En effet, le 208Pb, noyau dont les nombres de protons et de neutrons sont respectivement de 82 et 126, possède une très grande stabilité. Ces nombres de nucléons remarquables dans un noyau (2, 8, 20, 50, 82, 126) sont appelés nombres magiques. Cette prévision, qui conduit à la plus grande énergie possible pour le fragment émis, a toujours été vérifiée et la fragmentation conduit par émission de 14C, 24Ne, 28Mg ou de 32Si à la formation des isotopes de plomb (de 207 à 212), magiques par leur nombre de protons (Z = 82) et de neutrons (N = 126), ou de thalium, magiques par leur nombre de neutrons (N = 126).

L'une des prévisions les plus surprenantes de la théorie unifiée de la fission asymétrique est l'existence d'une possible radioactivité « étain » qui n'a encore jamais été observée. Dans ce mode de désintégration, le noyau de fermium 264 (100 protons et 164 neutrons) devrait se diviser en deux noyaux identiques et sphériques d'étain 132, doublement magique par ses protons et neutrons (respectivement 50 et 82). Le problème le plus difficile à résoudre reste la production de ce noyau de 264Fm, élément pour lequel l'isotope le plus lourd produit à ce jour a un nombre de masse de 259 et une demi-vie de 1,5 s. Cette fission parfaitement symétrique devrait, selon la théorie, se produire avec une fréquence équivalente à celle de la fission asymétrique.

Parallèlement à ces recherches sur les nouveaux modes d'émission du noyau, une ét [...]


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Écrit par :

  • : directeur du laboratoire de radiochimie, Université de Nice Sophia-Antipolis, Nice.

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Gérard ARDISSON, « RADIOACTIVITÉ EXOTIQUE ou RADIOACTIVITÉ PAR IONS LOURDS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/radioactivite-exotique-radioactivite-par-ions-lourds/