QI BAISHI [TS'I PAI-CHE] (1863-1957)

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Le monde merveilleux de Qi Baishi

Qi Baishi avait un penchant spontané pour les fleurs, les oiseaux, les poissons et les insectes, qu'il peignait avec beaucoup de gaieté et de simplicité. Sa hardiesse et sa vitalité le rapprochent de Bada shanren, bien que ce dernier soit surtout amer et satirique.

Les insectes et les crevettes sont les sujets favoris de Qi. Il allait jusqu'à élever chez lui des insectes de toutes espèces et faisait de son jardin un véritable monde merveilleux : mantes, abeilles, libellules, sauterelles, locustes, grillons, fourmis, cigales. Il vivait avec eux et les observa pendant de longues années. Il dut pénétrer dans la vie intime de ces créatures ; car quelle que soit la technique employée, la vision directe est toujours à la base de sa peinture, dans laquelle se manifeste son amour profond pour la vie des êtres. Parfois, dans un tableau formé d'un grand espace blanc, apparaissent timidement dans un coin deux ou trois champignons à moitié ouverts, ou une petite branche de vigne à peine perceptible derrière ses feuilles éparpillées, ou encore quelques grenouilles cherchant hâtivement à s'abriter sous les herbes courbées à l'approche de l'orage. Chaque tableau est un univers complet, où l'art de Qi Baishi éclate par sa simplicité et son intimité qui contrastent avec son grand pouvoir d'évocation.

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Écrit par :

  • : docteur de troisième cycle en histoire de l'art, chargée de cours à l'université de Paris-I

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M. M. CHIN, « QI BAISHI [TS'I PAI-CHE] (1863-1957) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/qi-baishi-ts-i-pai-che/