PULP FICTION, film de Quentin Tarantino

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Où le récit diffère de l'histoire

Marsellus, tout puissant gangster qu'il est, a des ennuis. Mia, son épouse, s'ennuie, de jeunes blancs-becs lui ont volé sa précieuse mallette et Butch, un boxeur dont il avait truqué le match, lui a désobéi. Que faire pour remédier à tout cela, sinon dépêcher Jules et Vincent, deux hommes de confiance à la gâchette facile ? Vincent parvient à distraire Mia mais se fait tuer par Butch. Jules, au début plus efficace, décide soudain de cesser d'exercer la profession de tueur, après qu'il a attribué à une « intervention divine » la chance qu'il a eue de sortir indemne d'une terrible fusillade. Au moins Marsellus a-t-il récupéré sa mallette, sortie tout droit d'En quatrième vitesse (Kiss me Deadly, 1955) de Robert Aldrich.

L'histoire est composée de six parties : 1. Jules et Vincent chez les blancs-becs. 2. Vincent tue quelqu'un par accident. 3. Un couple braque une cafétéria. 4. Jules calme ce couple. 5. Vincent distrait Mia. 6. Les aventures de Butch. Mais le récit les donne dans le désordre (3-1-5-2-6-4), avec des chevauchements spatio-temporels en 6 et en 4 (la même scène est revue sous un angle différent, une technique que Tarantino systématisera dans Jackie Brown, en 1997). S'y ajoutent un flash-back (Butch enfant) et ce qu'il convient d'appeler un « monde possible non actualisé » (« voici ce qui se passerait si mon épouse rentrait et vous trouvait là »).

Pulp Fiction, Q. Tarantino

Photographie : Pulp Fiction, Q. Tarantino

Pulp Fiction (1994), de Quentin Tarantino, avec John Travolta. 

Crédits : The Kobal Collection/ Aurimages

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Pour citer l’article

Laurent JULLIER, « PULP FICTION, film de Quentin Tarantino », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/pulp-fiction/