PSYCHOSE

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Le problème de la théorisation psychanalytique

L'exposé théorique de l'approche psychanalytique des psychoses exige au préalable une délimitation des conditions dont dépend la position de son problème :

– Alors que la psychanalyse est souvent réputée dans son succès par la compréhension théorique et pratique qu'elle trouve dans le champ des névroses, elle est, du même coup, désignée dans ses limites face à l'obstacle que constituent une théorie et une pratique thérapeutique des psychoses. Nombreux sont ceux qui, depuis des années, ont exposé une technique thérapeutique inspirée de près ou de loin par la psychanalyse : ces recherches, souvent associées à un type d'institution psychiatrique, ne permettent pas, pour autant, de se repérer convenablement quant à une théorie psychanalytique des psychoses.

– La prudence méthodologique exige que soit évité l'éclectisme théorique qui se donne généralement pour prétexte la diversité des « écoles » psychanalytiques : pour aussi intéressantes que soient les vues originales de J. N. Rosen, F. Fromm-Reichmann, J. Ruesch, M. A. Sèchehaye, G. Bychowski, G. Pankow, entre autres, on ne peut reconnaître leur pertinence propre qu'en ayant accès à la spécificité technique de leur approche thérapeutique. Leur contribution à une théorie psychanalytique des psychoses souligne la nécessité de la pluralité des voies qui y conduisent.

– L'influence de la pensée phénoménologique et de l'analyse existentielle (Daseinsanalyse) – citons les travaux de E. Minkowski, L. Binswanger, H. Zutt, R. Kuhn, J. Wyrsch, ainsi que, sous une forme différente, de la sociothérapie et de l'analyse institutionnelle – modifie moins le projet d'une théorie psychanalytique des psychoses qu'elle n'en « complique » l'angle de vue : si de telles entreprises ont permis, grâce à leur succès partiel, de mieux comprendre et traiter les psychoses, elles ne peuvent pour autant prétendre dispenser d'une élaboration psychanalytique de la théorie.

– Il faut rappeler que la psychanalyse est en grande partie responsable de la distinction entre névrose et psychose : à ce titre, elle n [...]

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Écrit par :

  • : médecin-général inspecteur, ancien professeur du Val-de-Grâce, directeur central du Service de santé des armées
  • : professeur de psychopathologie à l'université de Paris-VII, directeur du Laboratoire de psychopathologie, directeur de formation doctorale, chargé de mission pour la création de l'Institut interuniversitaire européen, codirecteur de la Revue internationale de psychopathologie
  • : docteur en médecine, docteur ès lettres et sciences humaines, professeur de psychologie clinique et anthropologique à l'université de Paris-IV-Sorbonne-René-Descartes

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Dans le chapitre « La disjonction de l'affectivité et de la subjectivité : Heidegger »  : […] Ce n'est pas le lieu, ici, de redéployer toute la problématique, difficile par sa subtilité et par sa nouveauté, d' Être et Temps . Rappelons que, au lieu de caractériser l'homme par la subjectivité ou la conscience – ce qui sous-tend toujours, par l'autonomie de ce que ces concepts sont censés désigner, l'équivoque d'un être qui pourrait être tout autant hors du monde qu'êt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_4000

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FORCLUSION, psychanalyse

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Dans le chapitre « Hypocondrie névrotique et hypocondrie psychotique »  : […] Il est classique d'opposer une hypocondrie névrotique et une hypocondrie psychotique. Mais il convient, avant d'en énumérer les principaux aspects, d'insister sur une prédisposition, un « complexe hypocondriaque universel » (H. Ey) et, par conséquent, normal. Chaque fois qu'une perception fortuite, voire une simple idée, rapportée à notre corps, est in […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypocondrie/#i_4000

INTÉRÊT, sciences humaines et sociales

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KRAEPELIN EMIL (1856-1926)

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  • Jacques POSTEL
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Psychiatre allemand né à Neustrelitz (Mecklembourg), Kraepelin fut élève de Wundt et de Gudden. Professeur de psychiatrie à Dorpat en 1886, puis à Heidelberg en 1890, et enfin en 1903 à Munich, il dirigea pratiquement jusqu'à sa mort la Königlische Psychiatrische Klinik. Dans son enseignement et par les neuf éditions successives de son Traité de psychiatrie ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emil-kraepelin/#i_4000

MAHLER MARGARET (1897-1985)

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  • Universalis
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Psychanalyste américaine d'origine autrichienne, Margaret Mahler compte parmi les plus grands théoriciens du développement du très jeune enfant. Née à Sopron (actuellement en Hongrie), elle s'installa comme pédiatre à Vienne, où elle poursuivit son analyse avec Helen Deutsch et fréquenta le cercle des disciples et des proches de Freud. Lors de l'Anschluss, elle gagna New York, où elle s'établit co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/margaret-mahler/#i_4000

MALADIES MENTALES

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  • Paul SIVADON
  • , Universalis
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MANIACO-DÉPRESSIVE PSYCHOSE

  • Écrit par 
  • Maurice BAZOT
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Connue depuis l'Antiquité, la survenue chez un même sujet d'états de dépression et d'états d'excitation a inspiré au cours des siècles la veine descriptive et classificatoire des médecins et des psychiatres. En 1899, E. Kraepelin fait la synthèse des travaux consacrés à ce trouble de l'humeur : la psychose maniaco-dépressive est née. Il l'oppose à la démence précoce (bientôt dénommée schizophréni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychose-maniaco-depressive/#i_4000

MANIE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
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Du mot grec mania , qui signifie « folie furieuse », l'ancienne médecine avait fait le nom technique de la folie en général (les modernes en ont tiré les composés mégalomanie, érotomanie, kleptomanie, etc.). Dans la langue commune, la notion s'atténua considérablement et en vint à désigner de petits travers, des habitudes bizarres, de légères obsessions. Mais les psychiatres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manie/#i_4000

MÉLANCOLIE

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Dans le chapitre « En deçà de la psychose »  : […] C'est à ce point problématique que les recherches actuelles semblent s'arrêter, s'abritant, pour la plupart, derrière la solution stérile de l'étiquette psychotique. Mais appuyons-nous encore une fois sur la tradition philosophique – dont s'inspire également la psychanalyse existentielle avec Ludwig Binswanger et Hubertus Tellenbach – avec un penseur comme Kierkegaard, par exemple, qui n'a pas mé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melancolie/#i_4000

NARCISSISME

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  • Michèle MONTRELAY
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PARANOÏA

  • Écrit par 
  • Jacques POSTEL
  •  • 3 137 mots

Dans le chapitre « Étiologie et pathogénie : la personnalité paranoïaque »  : […] L'apparition des délires paranoïaques, chez des sujets le plus souvent prédisposés, les a fait considérer soit comme des psychoses purement endogènes (Kraepelin, Kehrer, Gaupp), soit comme un développement de la personnalité antérieure (Jaspers, Lacan) sans qu'il y ait véritable solution de continuité entre le caractère paranoïaque et le délire. Rares sont les psychiatres qui ont retenu la possib […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paranoia/#i_4000

PSYCHANALYSE

  • Écrit par 
  • Pierre KAUFMANN
  •  • 17 217 mots
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Dans le chapitre « Phénoménologie et logique »  : […] Quel est donc le statut de cette vérité historique sur laquelle est entré le sujet dans les phases successives de son développement ? Relève-t-elle d'une logique ? À quel titre cette logique serait-elle appelée à régir la théorie de la pratique psychanalytique ? Quelles incidences enfin la critique de la raison psychanalytique peut-elle avoir dans le registre de la pratique ? Si Lacan a su aborde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychanalyse/#i_4000

PSYCHIATRIE

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PSYCHOPHARMACOLOGIE

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REFOULEMENT

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Dans le chapitre « Le refoulement dans les diverses affections »  : […] Dans l' hystérie de conversion, le refoulement est constamment à l'œuvre : « Le contenu représentatif du représentant pulsionnel est radicalement soustrait à la conscience ; comme formation de substitut et, en même temps, comme symptôme, une innervation très forte, somatique dans les cas typiques, de nature tantôt sensorielle, tantôt motrice, soit excitation, soit inhibition. » C'est une innervat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/refoulement/#i_4000

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Type de caractère pathologique ayant des traits communs avec la psychose schizophrénique. Kretschmer (1888-1964), inventeur du terme « schizoïdie », l'emploie (1921) tantôt comme un synonyme de schizothymie, tantôt pour indiquer des états qui se situent davantage sur le chemin de la psychose. Cette ambiguïté langagière n'a jamais été résolue, et aujourd'hui encore on appelle schizoïdie : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/schizoidie/#i_4000

SCHIZOPHRÉNIE

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  • Gilles DELEUZE
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Dans le chapitre « La psychanalyse et la famille « schizogène » »  : […] Le problème est à la fois celui de l'extension indéterminée de la schizophrénie et celui de la nature des symptômes qui en constituent l'ensemble. Car c'est en vertu de leur nature même que ces symptômes apparaissent émiettés, difficiles à totaliser, à unifier dans une entité cohérente et bien localisable : partout un syndrome discordant, toujours en fuite sur lui-même. E. Kraepelin avait formé so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/schizophrenie/#i_4000

SPALTUNG, psychanalyse

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER
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Traduit en français, suivant les usages qu'on en fait, par « séparation », « clivage » ou « dissociation », le terme allemand Spaltung n'est lui-même que la traduction par Freud d'une expression fréquente dans la psychiatrie française du xix e siècle, celle de « double conscience », utilisée en particulier par Pierre Janet. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/spaltung-psychanalyse/#i_4000

TRANSSEXUALISME

  • Écrit par 
  • Sylvie SESÉ-LÉGER
  •  • 4 175 mots
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Dans le chapitre « Clinique, étiologie et thérapeutique »  : […] La conviction d'appartenir au sexe opposé est, chez le sujet transsexuel, une idée prévalente, c'est-à-dire une idée fixe qui occupe le champ de la conscience. Le sujet transsexuel refuse son sexe d'assignation, ce qui se traduit dès l'enfance par le choix de comportements relevant du sexe opposé ou par un refus des jeux et des manières correspondant généralement au sexe du sujet. C'est à la pube […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/transsexualisme/#i_4000

Voir aussi

Pour citer l’article

Pierre JUILLET, Pierre FÉDIDA, Hélène STORK, « PSYCHOSE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/psychose/