PROPULSION NAVALE

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Différents types de lignes propulsives

Entre le moteur et l'hélice, la ligne propulsive réalise la transmission de la puissance et l'adaptation des vitesses de rotation ; cette transmission de puissance peut être de type mécanique (cas le plus fréquent aujourd'hui) ou de type électrique.

Transmission mécanique

La transmission mécanique comporte : un réducteur si la vitesse de l'actionneur principal est supérieure à la vitesse souhaitée pour l'hélice (moins de 100 tr/min pour un pétrolier jusqu'à plus de 300 tr/min pour un bâtiment de faible tonnage) ; les différents coupleurs permettant d'embrayer ou de débrayer les différents éléments moteurs ou de transmission ; la ligne d'arbres équipée de ses accessoires (butée, paliers, frein éventuel) ; l'hélice à pales fixes ou orientables.

Transmission électrique

La transmission électrique comporte : un alternateur accouplé à l'appareil moteur ; un moteur électrique avec son convertisseur qui entraîne la ligne d'arbres soit directement, soit par l'intermédiaire d'un réducteur ; l'hélice, en général à pales fixes compte tenu de la souplesse et de la précision du réglage de vitesse offertes aujourd'hui par une motorisation électrique. Ce mode de transmission a deux gammes d'applications :

– faible puissance (quelques centaines de kilowatts), pour assurer un positionnement dynamique précis ou des vitesses faibles et silencieuses (cas en particulier des bâtiments océanographiques ou des bâtiments militaires de lutte sous-marine) ;

– forte puissance, pour assurer l'ensemble de la plage de vitesse requise pour le bâtiment considéré ; la génération électrique utilisée pour la propulsion sert alors généralement aussi à l'alimentation des auxiliaires et des services bord (cas de certains pétroliers ou de paquebots dits « tout électriques » ; cette solution est économiquement intéressante dès que le bilan électrique des installations du bord est significatif par rapport à la puissance propulsive nécessaire).

Le moteur électrique entraîne en général directement la ligne d'arbres, en particulier dans [...]


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Écrit par :

  • : ingénieur général de l'armement (génie maritime), expert agréé par la Cour de cassation, membre de l'Académie de marine
  • : adjoint au chef de la section machines, Service technique des constructions et armes navales, Paris
  • : ingénieur en chef de l'Armement
  • : ingénieur en chef de l'Armement

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Pour citer l’article

Serge BINDEL, Michel BONNOTTE, Jacques HARTWEG, Roger ROUDIL, « PROPULSION NAVALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/propulsion-navale/