PROBOSCIDIENS

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Les éléphants actuels

Anatomie

La peau des éléphants a une surface verruqueuse due à l'hypertrophie des papilles dermiques. Cette structure particulière du tégument a parfois été interprétée comme constituant un facteur d'amélioration de l'homéothermie par l'accroissement de la surface vascularisée qu'elle entraîne.

Les poils, relativement abondants chez le nouveau-né, sont très clairsemés chez l'adulte et ne sont rassemblés en une touffe qu'à l'extrémité de la queue. Le mammouth (Mammuthus primigenius), contemporain de l'homme préhistorique, était pourvu d'une épaisse toison, signe de l'adaptation au froid.

Le tégument est aussi remarquable par sa pauvreté en glandes, non seulement sébacées et normalement annexées aux poils, mais aussi tubulaires du type sudoripare. La seule glande tubulaire connue est la glande temporale située entre l'œil et le méat auditif ; sa sécrétion permanente fait douter du rôle qu'elle jouerait selon certains auteurs dans l'attraction intersexuelle. L'unique paire de mamelles, en position pectorale, sécrète un lait très riche en lipides.

Les ongles, qui forment une muraille plate à la surface dorsale des dernières phalanges, sont la dernière production tégumentaire à signaler. Au nombre de quatre ou cinq à la patte antérieure, de trois à cinq à la patte postérieure, ils constituent chez les espèces actuelles un des caractères retenus en systématique.

Le squelette axial n'appelle pas de commentaire spécial ; le squelette des membres est de type graviportal (les membres sont verticaux, dits « en colonne ») et taxéopode (l'arrangement des os du carpe et du tarse vis-à-vis du métacarpe et du métatarse est de type sérié, avec des os empilés et non alternés). Le doigt III, le plus développé, est en position axiale (type mésaxonien). L'extrémité pentadactyle a un appui au sol de type digitigrade, un épais coussinet élastique sous-cutané qui révèle la partie postérieure des mains et des pieds, donna [...]

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Pour citer l’article

Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ, Robert MANARANCHE, Pascal TASSY, « PROBOSCIDIENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/proboscidiens/