PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 2020

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Reinhard Genzel et la poursuite de la haute résolution spatiale

Né le 24 mars 1952 à Bad Homburg vor der Höhe (Allemagne), Reinhard Genzel soutient son doctorat en 1978 à l'université de Bonn, travaillant en radioastronomie sur les régions de formation d’étoiles. Il part ensuite aux États-Unis, d’abord à Harvard puis en Californie, où il devient professeur à l’université de Berkeley. En 1986, il revient en Allemagne comme l’un des directeurs de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre à Garching, où il crée un groupe d’astronomie infrarouge et submillimétrique.

Reinhard Genzel

Photographie : Reinhard Genzel

Photographie

L'astronome allemand Reinhard Genzel (ici photographié en 2012) a été l'un des premiers, avec l'Américaine Andrea Ghez, à apporter des preuves indirectes de l'existence de Sagittarius A*, un trou noir supermassif localisé au centre de notre Galaxie. Ces deux scientifiques, qui ont travaillé... 

Crédits : Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics

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Dès le début de la décennie 1990, il mène avec son groupe, parallèlement aux travaux de celui d’Andrea Ghez en Californie, des recherches sur le centre de notre Galaxie pour tenter de caractériser l’éventuel trou noir central – Sagittarius A* (SgrA*) – dont il avait proposé l’hypothèse peu auparavant. Ces deux équipes, en utilisant les plus grands télescopes au monde – le VLT (Very Large Telescope) de l’ESO (European Southern Observatory), localisé au Chili pour le groupe européen et le télescope Keck situé à Hawaii, pour l’équipe américaine –, ont patiemment suivi les trajectoires des étoiles en orbite autour de SgrA*, et en ont déduit la masse de l’objet central, soit 4 millions de fois la masse du Soleil.

Pour suivre ces trajectoires autour du centre de la Galaxie, il faut surmonter deux grands défis : tout d’abord, en regardant le centre à travers tout le plan de la Voie lactée vue par la tranche, la lumière visible se trouve totalement obscurcie par la poussière interstellaire. Il faut donc observer dans une autre longueur d’onde – l’infrarouge proche à 2 micromètres – pour traverser cet écran de poussières. Ensuite, l’atmosphère de la Terre est très turbulente et étale la lumière envoyée par une étoile, dont l’image devient floue. Pour « déflouter », il faut utiliser la technique de l’op [...]

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Roger Penrose

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Crédits : Antonia Reeve/ Science Photo Library

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Reinhard Genzel

Reinhard Genzel
Crédits : Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics

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Andrea Ghez

Andrea Ghez
Crédits : Christopher Dibble/ UCLA/ AFP

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Françoise COMBES, « PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 2020 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-physique-2020/