PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE OU MÉDECINE 2012

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John B. Gurdon, prix Nobel de physiologie ou médecine 2012

John B. Gurdon, prix Nobel de physiologie ou médecine 2012
Crédits : Thomas Yau/ South China Morning Post/ Getty Images

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Shinya Yamanaka, Prix Nobel de physiologie ou médecine 2012

Shinya Yamanaka, Prix Nobel de physiologie ou médecine 2012
Crédits : The Nobel Prize

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Le prix Nobel de physiologie ou médecine 2012 a été attribué au Britannique John B. Gurdon (né en 1933) et au Japonais Shinya Yamanaka (né en 1962) pour leurs travaux sur les cellules souches.

John B. Gurdon, prix Nobel de physiologie ou médecine 2012

John B. Gurdon, prix Nobel de physiologie ou médecine 2012

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Le Britannique John B. Gurdon a partagé avec le Japonais Shinya Yamanaka le prix Nobel de physiologie ou médecine 2012 pour leurs travaux sur les cellules souches. 

Crédits : Thomas Yau/ South China Morning Post/ Getty Images

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Shinya Yamanaka, Prix Nobel de physiologie ou médecine 2012

Shinya Yamanaka, Prix Nobel de physiologie ou médecine 2012

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Le Japonais Shinya Yamanaka a partagé avec le Britannique John B. Gurdon le prix Nobel de physiologie ou médecine 2012 pour leurs travaux sur les cellules souches. 

Crédits : The Nobel Prize

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Depuis la fin du xixe siècle on admet, sans d'ailleurs l'avoir jamais prouvé, que la différenciation cellulaire est irréversible. L'œuf fécondé se multiplie. Les cellules qui proviennent de ces divisions successives se différencient en cellules des différents tissus des organes de l'embryon et de l'adulte. Il n'y a pas de retour en arrière de cette évolution ; une cellule musculaire ne redeviendra pas l'équivalent d'un œuf juste fécondé. Les cellules de la lignée germinale se séparent très tôt de ce grand flux de différenciation et assurent seules la continuité des cellules souches totipotentes, c'est-à-dire capables de se différencier en toute autre cellule. Chez les animaux, certains processus de régénération d'organes montraient que cette règle n'était pas absolue. Sur le plan expérimental, les amphibiens étaient un matériel de choix pour examiner une éventuelle reprogrammation de l'ADN contenu dans le noyau de cellules différenciées. John B. Gurdon, pendant sa thèse à Oxford, étudiait la transplantation de noyaux de cellules différenciées dans des œufs de xénope préalablement énucléés. Il montre et publie dans Nature en 1959, que l'on pouvait faire naître des grenouilles adultes et capables de se reproduire après de telles transplantations. Il y avait donc eu reprogrammation de l'ADN de la cellule différenciée en cellule indifférenciée. Ce résultat, répété plusieurs fois, a été accueilli avec scepticisme, voire hostilité, puis admis mais considéré comme une singularité des amphibiens. Gurdon poursuit son travail qui transforme l'œuf de xénope en un outil majeur de la biologie moléculaire. Le travail sur les cellules souches est aussi mené par d'autres chercheurs chez la souris. Les étapes clés furent l'établissement de lignées cellulaires totipotentes à partir de cellules embryonnaires précoces, puis l'isolement de cellules souches de t [...]

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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Gabriel GACHELIN, « PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE OU MÉDECINE 2012 », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/prix-nobel-de-physiologie-ou-medecine-2012/