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PRÉVENTION DU PALUDISME

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Méthodes de prévention du paludisme

Méthodes de prévention du paludisme
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Une ferme dans les marais pontins  (Italie, au sud de Rome)

Une ferme dans les marais pontins  (Italie, au sud de Rome)
Crédits : E. Brumpt

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Gambusia affinis, poisson larvivore

Gambusia affinis, poisson larvivore
Crédits : topimages/ shutterstock

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Enfant protégé par une moustiquaire imprégnée d’insecticide

Enfant protégé par une moustiquaire imprégnée d’insecticide
Crédits : S. Morrison/ epa/ Corbis

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Une logique binaire du contrôle du paludisme peu efficace

Comme le passage du parasite par l’homme est obligatoire, l’éradication du paludisme paraissait simple dès la découverte du cycle du Plasmodium. Comme le proposaient Grassi et Angelo Celli en 1900, il suffirait d’interrompre le cycle soit en tuant les Plasmodium chez l’homme avec un médicament antipaludéen, comme la quinine à l’époque, soit en tuant l’anophèle, ou plutôt en abaissant la fréquence de l’un ou l’autre au-dessous d’un seuil qui rend la transmission peu probable. De fait, depuis cette époque, le voyageur qui se rend dans une région paludéenne peut facilement se protéger contre la maladie : les services de médecine des voyages proposent aujourd’hui des solutions de prophylaxie efficaces. Pourtant le paludisme, au niveau des populations locales, est loin d’être sous contrôle dans la plupart des régions tropicales en dépit de lourds investissements.

L’historique de la lutte contre le paludisme, menée depuis cent cinquante ans, et l’analyse des résultats de certaines méthodes actuelles permettent de comprendre quelques-unes des raisons de l’écart entre ce qui est possible et ce qui est réalisé. Pour un État ou pour un groupe fortement organisé comme une armée, il est plus facile de fonder une stratégie sur une ou deux actions simples, a priori faciles à mettre en œuvre (par exemple miser sur les antipaludéens et les insecticides) : c’est le choix qui a longtemps prévalu. On sait pourtant depuis le début du xxe siècle que c’est surtout à l’échelle locale que le combat sur le long terme se gagne et que, pour cela, il faut favoriser de nombreuses petites actions, chacune partiellement efficace, qui exigent l’implication directe et active des populations. C’est à ce prix que l’on constate une nette régression du paludisme depuis le milieu des années 2000, particulièrement en Afrique (continent le plus touché par la maladie) où l’action locale a été favorisée par les instances tant nationales qu’internationales.


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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « PRÉVENTION DU PALUDISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/prevention-du-paludisme/