PRÉVENTION DU PALUDISME

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Méthodes de prévention du paludisme

Méthodes de prévention du paludisme
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Une ferme dans les marais pontins  (Italie, au sud de Rome)

Une ferme dans les marais pontins  (Italie, au sud de Rome)
Crédits : E. Brumpt

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Gambusia affinis, poisson larvivore

Gambusia affinis, poisson larvivore
Crédits : P. Degginger/ Animals Animals/ Age Fotostock

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Enfant protégé par une moustiquaire imprégnée d’insecticide

Enfant protégé par une moustiquaire imprégnée d’insecticide
Crédits : S. Morrison/ epa/ Corbis

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Le paludisme : une maladie liée à un écosystème complexe

Un anophèle infecté par un Plasmodium transmet ce parasite à l’homme par piqûre lors d’un repas de sang. Les Plasmodium se multiplient chez l’homme et terminent leur cycle reproductif dans le tube digestif d’un autre anophèle qui les a absorbés lors d’un repas de sang ultérieur. Ce dernier insecte devenu infectieux peut de nouveau transmettre le parasite à l’homme. Le passage par l’homme est une étape obligée du cycle du Plasmodium. Le rôle du vecteur et le cycle du parasite ont été établis entre 1895 et 1900 par le Britannique Ronald Ross (qui reçut en 1902 le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses travaux sur le paludisme) et l’Italien Giovanni Battista Grassi. Derrière ce schéma se cache une grande diversité de situations. Les caractéristiques de l’infection paludéenne sont en effet liées au type de Plasmodium, aux vecteurs et à leur biologie. Il existe de nombreuses espèces d’Anopheles, dont seulement certaines sont vectrices. Leur biologie et leurs comportements (distance de vol, lieu et période de ponte, température optimale de développement, préférence pour l’homme ou les animaux pour les repas de sang, etc.) diffèrent selon l’espèce. La capacité des vecteurs à transmettre les Plasmodium (il en existe plusieurs, de dangerosité différente) est aussi très variable. La distribution géographique des vecteurs et des parasites est également dépendante de paramètres climatiques. Ainsi, Plasmodium falciparum, le plus dangereux, ne se propage pas efficacement au-dessous d’une température moyenne, telle que celle qu’on enregistre par exemple dans la région de Rome. Enfin, la capacité de survie et de reproduction des insectes vecteurs est fortement liée à des écosystèmes diversifiés dont les seules constantes partagées sont l’exigence d’eau et une température optimale pour le développement des larves. Le développement du paludisme est donc lié à l’existence d’écosystèmes favorables qui sont eux-mêmes fortement complexe [...]

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Écrit par :

  • : chercheur en histoire des sciences, université Paris-VII-Denis-Diderot, ancien chef de service à l'Institut Pasteur

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Pour citer l’article

Gabriel GACHELIN, « PRÉVENTION DU PALUDISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/prevention-du-paludisme/