PORTRAIT

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Ebih-il l'Intendant, Mari

Ebih-il l'Intendant, Mari
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Sarcophage des Époux, Cerveteri

Sarcophage des Époux, Cerveteri
Crédits : G. Nimatallah/ De Agostini

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Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte

Portrait funéraire féminin, Fayoum, Égypte
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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Portrait funéraire, Fayoum, Égypte

Portrait funéraire, Fayoum, Égypte
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

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La naissance d'un genre

Malgré la différence du contexte social, certaines fonctions du portrait restent constantes. Celles notamment qui, sous des formes très diverses, rattachent cette branche particulière de l'art à l'idée de la mort et de la survie. Qu'il s'agisse d'efficacité réelle ou de transmission d'un souvenir, de moyen de parvenir sans perte d'identité à la vie d'un monde ultra-terrestre ou du simple désir de léguer ses traits à la postérité, la pensée de la survie et de la conjuration de l'état éphémère préside toujours à l'exécution d'un portrait. Par ailleurs, le plaisir de contempler ses traits tels qu'ils apparaissent à l'autre a, de tout temps, constitué un puissant facteur de succès pour ce genre d'art, un des plus stables de l'histoire du monde.

En outre, d'autres fonctions sont étroitement liées à la conception religieuse qui régit une civilisation, à l'organisation de l'État ou à sa structure sociale et à l'idée que se font les représentants des différentes couches sociales du rapport existant entre le portrait et son « modèle ».

La fonction religieuse du portrait

Dans la civilisation de Sumer, des statues en pierre étaient placées dans les temples des dieux. Elles entouraient le maître du lieu, également sculpté en pierre, matériau noble par excellence, parce que rare et coûteux en ces régions. Leur fonction était d'entretenir, par leur présence permanente au sanctuaire, un service d'adoration incessant, faute duquel les rapports entre le monde des humains et le monde surnaturel risquaient de se détériorer. En dehors d'un trait uniformément commun – les yeux grands ouverts (en signe d'extase, pense-t-on) –, les statues et les statuettes provenant de ces temples (celui d'Abu à Telle Asmar, vers 2500 av. J.-C., celui d'Our, un peu plus tard) sont fortement personnalisées et furent sans doute des portraits. Certaines ont pu être identifiées : l'intendant Ebih-il, par exemple, provenant de Mari (musée du Louvre) ou la grande maîtresse des chœurs du temple, Our-Nanshé (musée de [...]

Ebih-il l'Intendant, Mari

Ebih-il l'Intendant, Mari

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Ebih-il l'Intendant de Mari. Vers 2400 av. J.-C. Albâtre, yeux en coquille et en lapis-lazuli. Hauteur: 52,5 cm, largeur : 20,6 cm, profondeur : 30 cm. Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Écrit par :

  • : docteur ès lettres, professeur honoraire à l'École des hautes études en sciences sociales

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Pour citer l’article

Galienne FRANCASTEL, « PORTRAIT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/portrait/