POLYPHONIE

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La polyphonie primitive

Que la musique non écrite des anciennes civilisations pût comporter de la polyphonie, c'est là un fait aujourd'hui bien connu, mais qui, au début du xxe siècle encore, eût soulevé l'étonnement général. On ne concevait pas en effet une polyphonie, fût-elle contrapuntique, sur d'autres principes que sur des successions de caractère harmonique, et, comme aucune polyphonie primitive ne s'appuie sur de tels principes, les rares témoignages qui en font mention n'ont guère décelé autre chose que fausses notes, imperfections ou tâtonnements informes ; il est prouvé par l'expérience que, ainsi prévenu, on peut parfaitement observer une polyphonie en croyant n'entendre qu'une monodie.

Les polyphonies primitives se répartissent selon des « zones » définies, dont on a pu dresser une carte ; celle-ci fait apparaître, de l'Océanie à l'Irlande, une sorte de cordon continu que flanquent au loin de larges taches isolées en Afrique centrale ou australe, en Amérique précolombienne ou à la pointe de l'Islande. Il existe de véritables îlots, soit géographiques ou ethniques (par exemple en Grèce, où l'Épire seule connaît la polyphonie), soit liés à une forme définie (par exemple en Corse, où la paghiella polyphonique se détache sur un fond de répertoire monodique). La forme polyphonique la plus primitive est sans doute le tuilage, superposition occasionnelle de la fin du chant d'un groupe (ou soliste) avec le début de celui d'un autre ; puis vient l'ornementation hétérophonique, dans laquelle plusieurs interprètes exécutent simultanément la même partie avec des variations différentes d'une voix à l'autre ; les bourdons, vocaux ou instrumentaux, qui peuvent être simples ou doubles, fixes ou variables. On aborde ensuite la large famille des chants parallèles, généralement construits sur un intervalle uniforme, quarte, quinte ou tierce, parfois même seconde (Serbie), non toujours systématiques, et souvent liés à de courtes formules de refrain indéfiniment répétées. Des parallélismes à trois voix (accords parfaits ou accords de si [...]

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Écrit par :

  • : ancien directeur de l'Institut de musicologie de l'université de Paris
  • : professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris

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Autres références

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ACCOMPAGNEMENT MUSICAL

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ADAM DE LA HALLE (1235 env.-env. 1285)

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AGRICOLA ALEXANDRE (1446 env.-1506)

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Né vraisemblablement en Flandre, peut-être en Allemagne, Alexandre Agricola (ou Ackermann) est en Italie, à Florence, en 1470, date de son mariage. Il est au service du duc Galéas-Marie Sforza de Milan, de 1471 à 1474, date à laquelle on le rencontre à Mantoue, ayant cédé sa place à Milan à Loyset Compère. En 1476, il est à Cambrai dans le groupe des petits vicaires (chantres). Il est de nouveau e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-agricola/#i_4448

ARS ANTIQUA

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
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L'expression ars antiqua (forgée par les historiens de la musique – par opposition au nom du traité Ars nova , rédigé par Philippe de Vitry, s'appliquant à l'époque de Guillaume de Machaut en France et Francesco Landini en Italie, au xiv e  siècle) désigne l'école musicale parisienne des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-antiqua/#i_4448

ARS NOVA

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  • Roger BLANCHARD
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Dans le chapitre « Les formes »  : […] Parmi les formes héritées de l' école de Notre-Dame, certaines disparurent peu à peu au cours du xiv e  siècle, d'autres se transformèrent ; enfin des formes nouvelles naquirent. Nous avons défini ci-dessus la technique du motet isorythmique ; il nous faut revenir sur la forme motet et en retracer l'évolution. Le motet (étymologiquement, petit mot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-nova/#i_4448

ARS NOVA (P. de Vitry)

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  • Juliette GARRIGUES
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Le compositeur et théoricien de la musique Philippe de Vitry, qui occupera des charges importantes – notaire royal, maître des requêtes, conseiller... – auprès des rois de France Charles IV le Bel, Philippe VI et Jean II le Bon avant de devenir en 1351 évêque de Meaux, fait paraître vers 1320 un traité théorique en latin, Ars nova , qui va infléchir le cours de la musique occ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-nova-p-de-vitry/#i_4448

BANCQUART ALAIN (1934- )

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Dans le chapitre « Pères spirituels  »  : […] Le souci premier d'Alain Bancquart est la grande forme : en d'autres termes, l'expansion temporelle libérée de la contrainte de la pulsation métrique traditionnelle, grâce à des processus d'écriture fondés sur ceux des compositeurs qui ont nourri sa réflexion : Bach, Beethoven, Schubert, Bruckner, Messiaen et Stockhausen. Bach, parce qu'il a conçu la trame contrapuntique de telle manière que les r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-bancquart/#i_4448

BAROQUE

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  • Claude-Gilbert DUBOIS, 
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Dans le chapitre « La naissance d'un style »  : […] C'est par opposition à l'écriture musicale de la Renaissance que naît progressivement la manière baroque. Dès 1922, Hans Joachim Moser a parlé d'un premier baroque ( Geschichte der deutschen Musik , II) ; peu après, en 1928, Ernst Bücken publiait sa Musik des Barocks . Mais c'est Curt Sachs qui semble avoir appliqué ce terme de baroque à notre sujet. D'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/baroque/#i_4448

BASSE, musique

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Dans le chapitre « La basse dans la polyphonie »  : […] Un son qui s'identifie comme étant par essence une basse doit nécessairement, comme on l'a vu plus haut, être une basse par rapport à quelque chose. Cela revient à dire qu'il n'y a basse qu'au sein d'une combinaison de plusieurs sons dont le plus grave prend une valeur particulière en vertu de quelque loi mystérieuse et qui demande à être éclaircie. Une combinaison de plusieurs sons au sein desque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/basse-musique/#i_4448

BENEVOLI ORAZIO (1605-1672)

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
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Né à Rome le 19 avril 1605, le compositeur italien Orazio Benevoli est d'origine lorraine : son père, Robert Venouot, confiseur de profession, italianisera son nom en Benevoli après s'être établi à Rome. Le jeune Orazio est enfant de chœur à l'église Saint-Louis-des-Français (1617-1623), où il étudie la grammaire et le latin tout en s'initiant à la musique sous la férule de Vincenzo Ugolini et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orazio-benevoli/#i_4448

BINCHOIS GILLES DE BINCHE dit (1400 env.-1460)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 599 mots
  •  • 1 média

Compositeur franco-flamand, le plus célèbre représentant de l'école bourguignonne ; ses chansons polyphoniques profanes, dont 55 sont connues, figurent parmi les plus belles du genre. Il écrivit aussi de nombreuses pages de musique religieuse. Il fut soldat, mais d'« honorable mondanité », comme nous l'apprend la Déploration sur la mort de Binchois , composée et peut-être aus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/binchois/#i_4448

BUSNOIS ou BUSNES ANTOINE DE (1430?-? 1492)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 431 mots

Compositeur et poète, l'un des noms réputés de l'école franco-flamande de la seconde génération, celle d'Ockeghem. En 1467, Busnois sert Charles (le futur Téméraire), alors comte de Charolais. En 1468, il porte le titre de chantre. En 1476, Marguerite d'York, duchesse de Bourgogne, l'a à son service et, l'année suivante, il passe à celui de sa fille, Marie, qui épouse cette année-là l'archiduc Max […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/busnois-busnes/#i_4448

CABEZÓN ANTONIO DE (1500-1566)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 749 mots

Organiste et compositeur le plus admiré de la péninsule Ibérique pour sa musique polyphonique noble et solennelle, qui unit le style stéréotypé propre aux instruments à clavier du début du xvi e siècle et le style international apparu vers 1550. Si l'art de la variation instrumentale pour clavier est né en Espagne, on le doit à Cabezón. Son influ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-de-cabezon/#i_4448

CANTUS

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 531 mots

Le terme cantus (en italien canto ) signifie chant, acte de chanter. Aux ix e et x e siècles, les théoriciens comme le Pseudo-Hucbald (Ogier, Hotger) utilisent le terme cantus pour désigner les pièces de l'office et de la messe. Dans le déchant, la partie comportant la mélo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cantus/#i_4448

CERTON PIERRE (mort en 1572)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 368 mots

Éminent musicien de l'école parisienne du xvi e siècle, surtout célèbre par ses chansons courtoises polyphoniques. Il vécut surtout à Paris, d'abord comme clerc des matines ( clericus matutinorum ) à Notre-Dame (1529), chantre à la Sainte-Chapelle (1532), où il devient maître des jeunes choristes vers 1542 ; il est nommé cha […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-certon/#i_4448

CHANSON

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET, 
  • Guy ERISMANN, 
  • Jean-Claude KLEIN
  •  • 7 139 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Troubadours »  : […] L'art des troubadours nous renseigne sur ce que pouvait être l'art populaire de l'époque. On estime que l'art de cour, qui était encore monodique et que pratiquèrent les Bernard de Ventadour, Jaufré Rudel, Marcabru, Raimbaut d'Orange, Peire d'Auvergne, Guiraut de Borneill, Guiraut Riquier, avait de nombreux points communs avec la chanson pratiquée dans le peuple et que propageaient les ménétriers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chanson/#i_4448

CICONIA JOHANNES (1340 env.-1411)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 480 mots

Compositeur et théoricien liégeois, le plus grand musicien entre Guillaume de Machaut (1300-1377) et Guillaume Dufay (1400-1474), dont l'influence, en Italie notamment, redonna vie à une production musicale déclinante. Ciconia vécut à Avignon, où, en 1350, il fut clerc et familier d'Aliénor de Comminges-Turenne, nièce du pape Clément VI ; c'était l'époque où les principes de l'ars nova (Guillaume […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johannes-ciconia/#i_4448

CLAUSULE, musique

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 164 mots

Forme musicale polyphonique du xiii e  siècle, la clausule comporte deux parties strictement mesurées. On trouve les exemples les plus représentatifs de clausules dans les sections de déchant utilisant des fragments mélismatiques (c'est-à-dire à plusieurs notes par syllabe) de chant grégorien, qui, dans l' organum de l'école […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/clausule-musique/#i_4448

COMPÈRE LOYSET (1450 env.-1518)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 776 mots

Un des musiciens français qui portèrent à son apogée la chanson polyphonique ; Loyset Compère est à situer près de Josquin Des Prés, de Pierre de La Rue, d'Alexandre Agricola, de Henrich Isaac ; il est associé à Josquin, à Brumel et à Pirchon, les trois autres grands musiciens qui furent invités à pleurer la disparition d'Ockeghem ( Déploration sur le trépas de Jean Ockeghem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/loyset-compere/#i_4448

COMPOSITION MUSICALE

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 6 852 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Préalables à la composition musicale »  : […] Selon Hugo Riemann, l'art de la composition est celui de « créer une œuvre de musique » et, par conséquent, « l'étude de la composition commence par celle des éléments de notre système musical ». L'« œuvre musicale » suppose, en effet, la capacité, chez celui qui en est l'auteur, de lui conférer une certaine durée. Dans les traditions musicales occidentales, cette durée devra être perçue par l'au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composition-musicale/#i_4448

CONTREPOINT

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 4 645 mots

Dans le chapitre « Consonance et parallélisme »  : […] Il faut admettre cependant que l'amorce de l'audition simultanée de deux sons différents existe déjà dans le fait que des voix féminines chantent tout naturellement une mélodie à l'octave des voix masculines. Ainsi se trouve affirmé le principe de consonance parfaite entre deux sons à distance d'une octave. Mais de tout temps, et même dans les systèmes musicaux les plus primitifs, l'oreille humain […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrepoint/#i_4448

COSTELEY GUILLAUME (1531 env.-1606)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 234 mots

Célèbre compositeur de chansons de la fin du xvi e  siècle, Guillaume Costeley naît sans doute à Pont-Audemer et exerce auprès de Charles IX les fonctions (qu'il conservera sous Henri III) d'organiste et de valet de chambre . En 1571, on le trouve à Évreux, où il résidera principalement jusqu'à sa mort (survenue dans cette ville), et où il fonde e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-costeley/#i_4448

DISCONTINUITÉ, musique

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 630 mots

On trouve le concept de discontinuité musicale en action au sein de la polyphonie prétonale (chacune des lignes de la polyphonie étant pensée pour elle-même, en dehors de la « verticalité » de leurs rencontres). Cependant, cette discontinuité ne resurgira véritablement qu'avec la naissance de la musique sérielle, si l'on excepte Charles Ives, qui, avant Arnold Schönberg, utilise des grilles série […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/discontinuite-musique/#i_4448

DUFAY GUILLAUME

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 689 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un « catalyseur » des styles »  : […] Dans son étude sur « La Pédagogie musicale à la fin du Moyen Âge » ( Musica disciplina , 1948), Guillaume de Van écrit : « Les Cambrésiens, fidèles gardiens de la pensée française, trouvèrent en Italie un élément qui leur manquait et qu'on peut appeler le naturel , par rapport à l' artificiel (dans le sens médiéval) de la doctrine […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-dufay/#i_4448

FINCK HEINRICH (1445-1527)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 273 mots

Un des grands polyphonistes allemands. Son élève Thomas Stoltzer (1480 env.-env. 1526) et le Suisse Ludwig Senfl (1488-1543) mis à part, aucun maître allemand d'importance n'avait avant Finck écrit dans le style vocal qui était alors en honneur en Europe occidentale et où excellaient les Franco-Flamands et les Italiens. Son style pourrait être situé entre celui d'Ockeghem et celui de Josquin. Prêt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heinrich-finck/#i_4448

FUGUE

  • Écrit par 
  • PIERRE-PETIT
  • , Universalis
  •  • 3 488 mots
  •  • 3 médias

« La fugue (de fuga , fuite) est une forme de composition musicale dont le thème, ou sujet, passant successivement dans toutes les voix, et dans diverses tonalités, semble sans cesse fuir . » Ainsi Marcel Dupré définit-il la fugue. La fugue est fille du contrepoint, qui a atteint son apogée au xvi e si […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fugue/#i_4448

GABRIELI ANDREA (1533 env.-1586) & GIOVANNI (1555 env.-1612)

  • Écrit par 
  • France-Yvonne BRIL
  •  • 2 396 mots

Dans le chapitre « Une œuvre novatrice »  : […] On ne peut séparer les Gabrieli dans leur rôle de créateurs d'un style neuf et original fondé sur les traditions et les habitudes existantes ; leur génie est d'avoir été le trait d'union entre la polyphonie et la musique moderne. Leurs arts se complètent : Andrea s'est exprimé davantage par la polyphonie vocale, Giovanni a su, par la polyphonie instrumentale, donner naissance à une véritable musi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabrieli-andrea-et-giovanni/#i_4448

GABRIELI (G.) - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 409 mots

Entre 1554 et 1557 Naissance de Giovanni Gabrieli, probablement à Venise ; il est le neveu d'Andrea Gabrieli. 1575-1579 ou 1580 Giovanni Gabrieli séjourne à la cour du duc de Bavière Albrecht V, à Munich, où il étudie auprès de Roland de Lassus. 1585 Giovanni Gabrieli succède à Vincenzo Bellavere comme titulaire de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabrieli-g-reperes-chronologiques/#i_4448

GOMBERT NICOLAS (1500 env.-env. 1556)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 392 mots

Contemporain de Clemens non Papa et de Willaert. L'œuvre de Gombert se situe entre celle de Josquin, son maître, dont il célébra la mort par un motet à six voix ( Musae Jovis ), et celle de Lassus. Gombert est certainement le plus grand musicien de sa génération ; il a, le premier, conduit à son apogée ce « style imitatif syntaxique » (selon l'expression de Charles van den Bo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-gombert/#i_4448

HASSLER HANS LEO (1564-1612)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 416 mots

Né à Nuremberg, Hassler fut le premier grand musicien de son pays à se former en Italie. Après avoir grandi dans la tradition de Lassus, que représente à Nuremberg Leonhardt Lechner, il se rend en 1584 à Venise et y approfondit ses connaissances auprès d'Andrea Gabrieli tout en se liant d'amitié avec son neveu Giovanni Gabrieli, futur maître de Heinrich Schütz. Organiste d'Octavien II Fugger à Aug […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hans-leo-hassler/#i_4448

ILLUSIONS AUDITIVES

  • Écrit par 
  • Jean-Claude RISSET, 
  • David WESSEL
  •  • 3 854 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Polyphonie à une seule voix »  : […] Des compositeurs de l'époque baroque (Jean-Sébastien Bach en particulier) ont écrit des passages polyphoniques pour des instruments monodiques. La technique utilisée consiste à enchevêtrer deux lignes mélodiques (ou une ligne mélodique et un continuo) en faisant alterner les notes successives de chaque ligne . Si les lignes enchevêtrées sont suffisamment séparées, et si chaque ligne possède une ce […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/illusions-auditives/#i_4448

INTERPRÉTATION MUSICALE

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS, 
  • Jacqueline PILON
  •  • 7 430 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Des origines au XIXe siècle »  : […] Durant plusieurs siècles, compositeur et interprète ne font qu'un. La musique n'est pas encore notée et l'acte créateur appartient au compositeur lui-même. L'époque polyphonique donne un rôle limité à l'interprète, qui choisit seulement les moyens d'exécution (voix ou instruments) : la musique est en effet notée in abstracto , sans précision instrumentale particulière, pratiq […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interpretation-musicale/#i_4448

LE ISTITUTIONI HARMONICHE, G. Zarlino

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 176 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Fondements des « Istitutioni harmoniche » »  : […] Toute musique présupposant une sélection et une codification de sons reproductibles et transposables, l'Occident a mis au point une structure, la gamme, c'est-à-dire une série de notes qui se succèdent dans l'intervalle d'une octave. Construire une gamme c'est donc procéder à un découpage de l'octave en intervalles ; selon l'époque et le lieu, ce découpage a donné naissance à des gammes différente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-istitutioni-harmoniche/#i_4448

JACOPO DA BOLOGNA (actif mil. XIVe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 363 mots

Musicien et théoricien italien, compositeur le plus célèbre des débuts de l'ars nova dans la Péninsule, avant Landini. Son influence sur la musique florentine fut importante et durable. À en croire les nombreuses copies qui nous sont parvenues, ses œuvres furent fort prisées de son temps. Jacopo da Bologna est l'un des tout premiers polyphonistes italiens. De sa vie, on sait par Filippo Villani ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacopo-da-bologna/#i_4448

JOSQUIN DES PRÉS

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 654 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'homme et le style »  : […] La réputation de Josquin, de son vivant, était supérieure à celle des autres musiciens. Ronsard, dans sa préface au recueil Mélange de chansons , publié en 1560 (réédité en 1572), cite parmi les disciples de Josquin : Mouton, Willaert, Richafort, Janequin, Maillard, Claudin (de Sermisy), Moulu, Jaquet, Certon et Arcadelt. Le mot disciple est ambigu. Mais si tous les musiciens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/josquin-des-pres/#i_4448

KODÁLY ZOLTÁN (1882-1967)

  • Écrit par 
  • Jean GERGELY
  •  • 3 055 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Impressionnisme et polyphonie vocale »  : […] En 1907, Kodály passe trois mois à Berlin, puis trois mois à Paris. Il y suit les cours de Charles Marie Widor au conservatoire et découvre la musique de Debussy, « cet art plus pictural que musical », écrira-t-il à Bartók. C'est à Paris qu'il reçoit, après la découverte du folklore musical, la deuxième impulsion décisive de sa vie, celle de l'impressionnisme français. Il compose sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zoltan-kodaly/#i_4448

LASSUS ROLAND DE (1532 env.-1594)

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 679 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les motets »  : […] Les motets tiennent une place prépondérante dans l'œuvre de Lassus. Une faible partie d'entre eux seulement se rattache à la liturgie (antiennes à la Vierge, offertoires...). Le « divin Orlande » (le mot est de Ronsard) a élargi le choix des textes, puisant dans les Saintes Écritures tout ce qui pouvait stimuler son imagination. Il est davantage attiré vers les sujets dramatiques, ceux qui corres […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roland-de-lassus/#i_4448

LE FLEM PAUL (1881-1984)

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 944 mots

Le compositeur français Paul Le Flem se situe en marge des courants et du temps. Sa patrie bretonne trouve un large écho dans sa musique, et il a su concilier cette source d'inspiration avec une écriture faisant revivre les principes de base de la musique polyphonique ou du chant grégorien. Paul Le Flem voit le jour à Lézardrieux (Côtes-d'Armor). Après des études générales effectuées à Dinan et à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-le-flem/#i_4448

LITANIES

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 1 358 mots

Terme générique et moderne qui désigne, dans le culte chrétien, plusieurs espèces de prières d'intercession. Celles-ci ont en commun une forme musicale caractérisée par sa simplicité formelle : alternance d'un soliste (ou d'un groupe de solistes), qui chante des invocations, des demandes ou des acclamations, et de l'assemblée, dont la réponse est brève et uniforme, tant mélodiquement que rythmique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litanies/#i_4448

LUTH

  • Écrit par 
  • Joël DUGOT
  •  • 7 042 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Rôle profane et rôle sacré »  : […] On sait peu de chose sur l'emploi du luth dans la musique au Moyen Âge. Cela tient d'abord au manque total de documents écrits, puisque la musique elle-même commençait seulement de se donner des règles graphiques. La notation musicale venait de naître et restait très imprécise. De plus, elle ne s'adressait qu'aux chants liturgiques, tropes ou séquences. Le choix des instruments était donc des plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/luth/#i_4448

MADRIGAL

  • Écrit par 
  • France-Yvonne BRIL
  •  • 2 196 mots

Le madrigal , pièce polyphonique d'inspiration profane, typique de la Renaissance italienne, est un genre poético-musical qui dérive des chansons de troubadours. La forme utilise très librement un contrepoint savant chanté à plusieurs voix, généralement a cappella. La fortune extraordinaire et le rayonnement qu'il connut au xvi e  siècle sont expl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madrigal/#i_4448

MAGNIFICAT

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 721 mots

Le magnificat est un cantique liturgique chanté quotidiennement à l'office des vêpres, sur le texte latin Magnificat anima mea Dominum ... ( Mon âme exalte le Seigneur ...) d'après l'évangile de saint Luc ( i , 46 à 55). Il s'agit du cantique de la Vierge Marie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/magnificat/#i_4448

MÉLODIE

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 4 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'ère du plain-chant et du contrepoint modal »  : […] Ainsi, la mélodie est par essence un événement musical à l'état pur ; elle ne postule à son origine aucune association avec quelque complément sonore que ce soit. Elle nous apparaît telle dans le plain-chant médiéval, ou dans la musique traditionnelle de pays comme l'Inde, où, toutefois, elle se combine avec une pulsation rythmique confiée à des instruments de percussion et avec un son continu, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melodie/#i_4448

MESSE DU PAPE MARCEL (G. P. da Palestrina)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 258 mots
  •  • 1 média

On a longtemps pensé que l'œuvre la plus célèbre de Giovanni Pierluigi da Palestrina, la Messe du pape Marcel , avait été exécutée en 1555, pendant le très bref pontificat – trois semaines – de Marcel II. Mais il est désormais pratiquement acquis que Palestrina aurait en fait composé cette messe durant l'été de 1562, dans l'effervescence causée par la préparation d'une sessi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/messe-du-pape-marcel/#i_4448

MESSE L'Homme armé (G. Dufay)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 241 mots
  •  • 1 média

Avec sa célèbre Messe Notre-Dame (vers 1360), Guillaume de Machaut a créé la messe unitaire, dans laquelle les différentes pièces de l'ordinaire sont reliées par un élément commun. Guillaume Dufay, sans doute le plus illustre représentant de l'école franco-flamande, va, plus encore que Machaut, affirmer cette volonté organisatrice dans ses messes complètes. Cette déterminati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/messe-l-homme-arme/#i_4448

MESSE NOTRE-DAME (G. de Machaut)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 253 mots
  •  • 1 média

Musicien et poète, Guillaume de Machaut forge de nouvelles règles pour le lai, le virelai, la ballade et le rondeau. Il renouvelle l'expression musicale en retrouvant une spontanéité qu'un xiv e  siècle sclérosé par l'importance de la technique avait oubliée. On a longtemps pensé que sa Messe Notre-Dame ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/messe-notre-dame/#i_4448

MESSE PANGE LINGUA (Josquin des Prés)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 245 mots
  •  • 1 média

C'est dans ses œuvres religieuses, et plus particulièrement dans ses messes, que Josquin des Prés donne la pleine mesure de son génie  : les dix-huit messes complètes qui lui sont attribuées avec certitude mettent en évidence l'apport considérable du plus illustre représentant de l'école franco-flamande dans les domaines de l'invention mélodique et de l'expression lyrique, ainsi que dans l'élabora […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/messe-pange-lingua/#i_4448

MICROPOLYPHONIE

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 206 mots

Le terme « micropolyphonie » est lié à une technique d'écriture inventée par György Ligeti et que celui-ci utilisa pour la première fois dans Apparitions , pour grand orchestre, composé en 1958-1959 et créé le 19 juin 1960 à Cologne. Il s'applique, comme son nom l'indique, à une polyphonie du microcosme. En d'autres termes, les « nuages sonores » ou clusters plus ou moins ét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/micropolyphonie/#i_4448

MONTEVERDI CLAUDIO

  • Écrit par 
  • Denis MORRIER, 
  • Edith WEBER
  •  • 3 984 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Venise : la maturité (1613-1643) »  : […] Le 19 août 1613, Monteverdi est nommé maître de chapelle à la basilique Saint-Marc. Dans cette ville prospère, il bénéficie d'un statut social plus élevé, contribue aux divertissements et aux festivités de la Sérénissime République. Il enseigne aux jeunes chanteurs deux techniques de composition exploitées dans la musique polyphonique : le canto figurato (traitement de la mé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claudio-monteverdi/#i_4448

MOTET

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 3 062 mots

Le motet est une forme musicale dont les origines remontent aux xii e et xiii e  siècles. Généralement appliqué à la musique sacrée, bien que s'inspirant aussi de chants profanes, ce terme a recouvert, au cours des siècles, des réalités différentes. Forme polyphonique écrite en contrepoint sur u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/motet/#i_4448

MOZART WOLFGANG AMADEUS

  • Écrit par 
  • Jean-Victor HOCQUARD
  •  • 4 605 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « L'enfance (1756-1778) »  : […] Dès l'âge de trois ans, Wolfgang manifeste, outre une puissance exceptionnelle de concentration, des dons musicaux remarquables : justesse absolue d'oreille et mémoire prodigieuse. Son père, Leopold (1719-1787), sévère mais excellent pédagogue musical, entreprend son instruction. On lui a reproché d'avoir exercé sur son fils une influence conservatrice et retardatrice ; mais Wolfgang sut faire la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wolfgang-amadeus-mozart/#i_4448

MUSICALES (TRADITIONS) - Le fonds musical européen

  • Écrit par 
  • Roberto LEYDI
  •  • 4 234 mots

Dans le chapitre « La polyphonie vocale »  : […] L'identification des modèles de polyphonie vocale présents dans les différentes traditions musicales européennes constitue une donnée d'intérêt notoire pour mieux discerner les styles musicaux. La pratique du chant à plusieurs voix dans la musique populaire se retrouve un peu partout en Europe mais, dans certaines régions, elle est une pratique rare ou exceptionnelle alors que, dans d'autres, el […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-le-fonds-musical-europeen/#i_4448

MUSICALES (TRADITIONS) - Musique d'Afrique noire

  • Écrit par 
  • Charles DUVELLE
  •  • 9 316 mots

Dans le chapitre « Les structures formelles »  : […] On attribue souvent à la musique africaine une exceptionnelle richesse rythmique. Il est vrai que le rythme, élément essentiel de la musique, est maîtrisé en Afrique avec une rare habileté, notamment lorsqu'il s'organise en polyrythmie ou qu'il use de ces effets caractéristiques que sont les subtiles variations d'accentuation, de résonance, de timbre et de durée dans le développement d'une formul […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-musique-d-afrique-noire/#i_4448

MUSICALES (TRADITIONS) - Musiques d'inspiration chinoise

  • Écrit par 
  • TRAN VAN KHÊ
  •  • 8 745 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Monodie, polyphonie ou hétérophonie »  : […] En général, dans les pays extrême-orientaux, on joue et on chante à l'unisson. La polyphonie et encore moins l'harmonie – comprise dans le sens occidental du terme – n'ont jamais été recherchées pour elles-mêmes. Mais il est difficile d'affirmer que la musique extrême-orientale est monodique. Lorsqu'un instrument accompagne un chanteur, déjà apparaissent dans l'accompagnement même des sauts d'oct […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-musiques-d-inspiration-chinoise/#i_4448

MUSICALES (TRADITIONS) - Musiques de l'Asie du Sud-Est

  • Écrit par 
  • TRAN VAN KHÊ
  •  • 4 932 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « La polyphonie »  : […] Dans la musique orchestrale des pays de l'Asie du Sud-Est, on entend souvent simultanément des sons de hauteur différente. Peut-on parler de « polyphonie » ? Non, si l'on comprend ce mot dans le sens occidental. Mantle Hood et Morton ont utilisé l'expression « stratification polyphonique ». D'autres musicologues ont préféré les termes « polymélodie » ou « hétérophonie ». Le souci de faire entendr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-musiques-de-l-asie-du-sud-est/#i_4448

MUSICALES (TRADITIONS) - Musiques de l'Océanie

  • Écrit par 
  • Mervyn Evan MCLEAN
  •  • 5 750 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Les styles de musique vocale »  : […] La musique vocale des aborigènes d'Australie se caractérise par la pratique du chant choral isorythmique à l'unisson – sauf dans la terre d'Arnhem où existe le chant en bourdon continu ou même en canon – et par le recours à une voix tendue, presque nasale. Des bâtons jumeaux ou des boomerangs sont utilisés comme instruments d'accompagnement. La tessiture est très étendue (une octave ou davantage) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-musiques-de-l-oceanie/#i_4448

MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

  • Écrit par 
  • Pierre BARBAUD, 
  • Rémi LENGAGNE
  •  • 3 022 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le dodécaphonisme de J. M. Hauer »  : […] Josef Matthias Hauer, né en 1883 à Wiener-Neustadt, en Autriche, était instituteur. Autodidacte dans le domaine musical, il écrit dès 1911 dans un système à douze sons parfaitement cohérent, qu'il précise en 1918 sous le nom de Zwölftongesetz . Il en expose les principes dès 1920 dans une brochure intitulée Vom Wesen des Musikalischen ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-contemporaine-la-musique-serielle-et-le-dodecaphonisme/#i_4448

MUSIQUES SAVANTES ET MUSIQUES POPULAIRES

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 6 364 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « La Renaissance »  : […] La Renaissance musicale permet de prolonger en les complexifiant les différents genres de répertoires de musique créés au Moyen Âge. En décalage avec la Renaissance littéraire et celle des arts plastiques, la Renaissance musicale, qui se situe entre le xv e et le début du xvii e  siècle et dont l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musiques-savantes-et-musiques-populaires/#i_4448

NEGRO SPIRITUAL ET GOSPEL

  • Écrit par 
  • Denis Constant MARTIN
  •  • 3 169 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Aux origines : les spirituals »  : […] L' esclavage a signifié, pour les Africains enlevés et transbordés en Amérique du Nord, l'obligation de s'adapter aux conditions d'une société nouvelle, elle-même encore inachevée. D'origines très diverses, dispersés autant que faire se pouvait pour que ne se reforment pas des communautés homogènes, ils ont dû fusionner les survivances des civilisations où ils étaient nés pour inventer une sorte d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/negro-spiritual-et-gospel/#i_4448

NEW ORLEANS ou NOUVELLE-ORLÉANS STYLE

  • Écrit par 
  • Jean-Louis CHAUTEMPS
  •  • 916 mots

Dans le chapitre « Le langage New Orleans »  : […] Une des principales caractéristiques du style Nouvelle-Orléans est la polyphonie permanente : les musiciens jouent et improvisent, tous ensemble, du début à la fin du morceau. Il n'y a pas de solo, sauf dans les breaks*, qui dépassent rarement deux ou quatre mesures. L'orchestre idéal doit sonner comme un seul instrument ; pour atteindre à un tel équilibre, les règles du style traditionnel sont st […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/new-orleans-nouvelle-orleans/#i_4448

NOTATION MUSICALE

  • Écrit par 
  • Mireille HELFFER, 
  • Alain PÂRIS
  •  • 5 222 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre « Notation carrée et notation mesurée »  : […] Au xii e siècle, la plume d'oie se substitue au roseau et entraîne une déformation de l'écriture : les signes s'empâtent et la notation carrée – encore utilisée aujourd'hui pour le chant grégorien – remplace peu à peu les neumes . Il est assez difficile de déterminer la valeur relative des neumes. On sait qu'il y avait des longues et des brèves, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notation-musicale/#i_4448

OCKEGHEM JOHANNES (1410 env.-1497)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 2 278 mots

Dans le chapitre « La musique profane n'est pas la musique sacrée »  : […] Quand une oreille contemporaine peu avertie entend de la musique polyphonique de la Renaissance, il lui semble difficile de distinguer entre musique profane et musique religieuse. Et pourtant ! Ockeghem, l'un des premiers, compose dans un esprit différent l'une et l'autre musiques. De ses pages religieuses nous connaissons treize messes de trois à cinq voix, un requiem de deux à quatre voix – le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johannes-ockeghem/#i_4448

PALESTRINA GIOVANNI PIERLUIGI DA

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 750 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La messe palestrinienne »  : […] Palestrina avait d'abord subi l'influence des maîtres franco-flamands et avait pratiquement assimilé leur technique. Il la domina bientôt avec aisance, transcendant les procédés d'écriture, pour atteindre à un style fluide, clair et bien ordonné. Ses dons mélodiques naturels, une liberté rythmique issue de la fréquentation assidue des cantilènes grégoriennes, une harmonie fondée sur les accords pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-pierluigi-da-palestrina/#i_4448

PÉROTIN (XIIe-XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 521 mots

Dans le chapitre « Nouveautés techniques »  : […] Deux nouveautés essentielles : l'enrichissement de la polyphonie et les progrès de la notation. Avant Pérotin, l'écriture polyphonique était à deux voix (déchant et organum). Les musiciens parisiens semblent être les continuateurs des moines de Saint-Martial de Limoges, dans le domaine de l'organum en particulier. On pense généralement que, dans le Magnus Liber , les organa à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perotin/#i_4448

REQUIEM

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 1 312 mots
  •  • 1 média

Dans la liturgie romaine, le propre des différentes messes porte le nom des premiers mots de l'introït : la messe des funérailles s'appelle ainsi proprement « messe Requiem  ». C'est à l'importance prise par cette cérémonie, en particulier pour des raisons de protocole royal ou princier, autant qu'à l'attirance du thème, à la richesse, à la beauté et à la variété des textes l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/requiem/#i_4448

ROSSI SALOMONE (1570 env.-env. 1630)

  • Écrit par 
  • Philippe BEAUSSANT
  •  • 197 mots

Originaire de Mantoue, Rossi est condisciple et collaborateur de Monteverdi. Juif, il compose quelques-unes des plus anciennes pièces de la liturgie synagogale écrites en style polyphonique, rompant ainsi avec la tradition homophonique juive. Mais c'est en tant que violoniste que son nom doit être retenu : son recueil Il Primo Libro delle sinfonie e gagliarde , publié à Venis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salomone-rossi/#i_4448

SCHNEIDER MARIUS (1903-1982)

  • Écrit par 
  • Oruno D. LARA
  •  • 596 mots

Né à Haguenau en Alsace, le 1 er juillet 1903, Marius (Jean-Marie, Alphonse) Schneider étudia la philosophie et la musicologie à Strasbourg et à Paris, où il travailla avec André Pirro ; dans la capitale, il étudia le piano avec Alfred Cortot. En 1930, à l'université de Berlin, il soutint une thèse de doctorat portant sur le haut Moyen Âge et l'ars nova français et italie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marius-schneider/#i_4448

SONATE

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 3 548 mots

Dans le chapitre « L'équilibre entre l'unité et la variété »  : […] La notion de structure dite close qui vient d'être évoquée permet de mieux comprendre la prodigieuse emprise de la forme sonate sur près de trois siècles de musique européenne. En effet, l'un des problèmes les plus difficiles posés au compositeur de musique pure est celui qui consiste à obtenir, à partir d'un langage abstrait, non signifiant, c'est-à-dire le langage des sons, une cohérence, un dis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sonate/#i_4448

SWEELINCK JAN PIETERSZOON (1562-1621)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 497 mots

Né à Deventer, fils d'organiste, Sweelinck suit son père à Amsterdam quand celui-ci est nommé titulaire du grand orgue de l'Oude Kerk et lui succède sans doute en 1577 à cette charge, qu'il conservera jusqu'à sa mort. À peine en poste, il voit son statut se modifier du fait de l'adoption par la ville d'Amsterdam de la religion calviniste. N'ayant pratiquement plus aucun rôle durant le service reli […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-pieterszoon-sweelinck/#i_4448

VÁZQUEZ JUAN (1510 env.-env. 1560)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 172 mots

Compositeur espagnol, Juan Vázquez est chanteur à la cathédrale de Badajoz en 1530, puis à celle de Palencia en 1539. Après avoir été maître de chapelle à la cathédrale de Badajoz de 1545 à 1550, il entre en 1551 au service de don Antonio de Zúñiga. En 1556, il sert chez don Juan Bravo à Séville (il est alors prêtre) et, en 1560, chez don Gonzalo de Moscoso. Dans ses villancicos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-vazquez/#i_4448

VECCHI ORAZIO (1550 env.-1605)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 699 mots

Musicien italien, prosateur et poète, né et mort à Modène, Orazio Vecchi est surtout célèbre pour son chef-d'œuvre, le grand madrigal dramatique L'Amfiparnasso . Il fut le protégé du mécène Baldassare Rangoni (1577). En 1582 et en 1584, il occupa les fonctions de maître de chapelle à la cathédrale de Salò et les deux années suivantes à celle de Modène. Après avoir été chanoin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orazio-vecchi/#i_4448

VICTORIA ou VITTORIA TOMÁS LUIS DE (1548 env.-1611)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 1 454 mots

Dans le chapitre « Le lyrisme polyphonique »  : […] Même si l'œuvre de Victoria n'a pas l'ampleur de celle de beaucoup de ses contemporains, elle atteint des sommets rarement égalés, en raison de sa qualité. On peut citer ses vingt et une messes (de quatre à douze voix), quarante-quatre motets (de quatre à huit voix), trente-cinq hymnes, des psaumes, des litanies, des antiennes ( Magnificat ). On détachera de ce répertoire, où […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/victoria-vittoria/#i_4448

VILLANELLA, musique

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 344 mots

Chanson polyphonique en vogue dans l'Italie du xvi e  siècle, la villanella ne possédait pas, en dehors de la présence d'un refrain, une forme véritablement établie. Généralement écrite pour trois voix a cappella (à la différence de la frottola , à quatre voix), elle reposait le plus souvent sur une sér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/villanella-musique/#i_4448

VIVALDI ANTONIO

  • Écrit par 
  • Marc PINCHERLE, 
  • Roger-Claude TRAVERS
  •  • 3 247 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le maître du concerto »  : […] Vivaldi n'a pas créé de toutes pièces le concerto de soliste, qui devait supplanter le concerto grosso et ouvrir la voie à la sinfonia préclassique. Avant lui, on trouve chez Albinoni, Torelli et d'autres le dispositif qui consiste à encadrer un mouvement lent entre deux allégros (le mouvement lent parfois réduit à quelques mesures, voire à une simple cadence) ; mais aucun de ses devanciers n'ava […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonio-vivaldi/#i_4448

Voir aussi

Pour citer l’article

Jacques CHAILLEY, Michel PHILIPPOT, « POLYPHONIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/polyphonie/