POLYCARPIQUES ou RANALES

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Magnoliacées et annonacées : évolution des méricarpes

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Tulipier : fleur

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Cannelier : fleur

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Muscadier

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Les Magnoliales

Les familles composant les Magnoliales sont si variées qu'il est difficile de donner une diagnose précise de l'ordre. Presque toutes sont des arbres, des arbustes ou des lianes ligneuses portant des feuilles simples et alternes (jamais opposées ni verticillées). Presque toutes aussi sont aromatiques (cellules sécrétrices d'essences) et produisent des alcaloïdes divers, mais dont la plupart appartiennent au groupe isoquinoléique. Dans quatre petites familles, on relève un caractère primitif exceptionnel chez les Angiospermes : les éléments conducteurs du bois sont exclusivement des trachéides (bois homoxylé, sans vaisseaux) comme chez les Gymnospermes.

Les fleurs, actinomorphes (symétriques autour d'un axe), sont généralement pourvues d'un périanthe, constitué soit de pièces pétaloïdes toutes semblables (tépales) insérées, en nombre indéfini, sur des lignes hélicoïdales (périanthe acyclique), soit d'un nombre défini de pièces disposées en étages, en verticilles de trois, exceptionnellement de deux (périanthe cyclique), tous pareils ou tous dissemblables ; les éléments du verticille externe sont alors plus petits que ceux des deux verticilles internes et constituent un calice rudimentaire. Chez aucune Magnoliale n'existe le double périanthe pentamère (5 sépales + 5 pétales), si répandu chez les Dicotylédones. Ces périanthes de Magnoliales sont plus ou moins vivement colorés, de sorte que le pollen est transporté par les insectes (entomogamie) ; chez quelques petites familles, les fleurs sont nues, sans périanthe, et adaptées à la pollinisation par le vent (anémogamie).

Chez la majorité des Magnoliales, les étamines, en nombre indéfini, sont insérées suivant des lignes hélicoïdales. Il en est de même des pistils unicarpellés. Cependant, on connaît des Magnoliales plus évoluées dont les étamines et les pistils, en nombre limité, sont arrangés en verticilles de trois ou deux. Ces éléments floraux sont, dans la plupart des cas, libres de toute concrescence ; les soudures entre [...]


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«  POLYCARPIQUES ou RANALES  » est également traité dans :

HÉLOBIALES

  • Écrit par 
  • André LAWALRÉE
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Dans le chapitre « Affinités phylogénétiques »  : […] Bien qu'étant indiscutablement des Monocotylédones, les Hélobiales montrent des affinités multiples avec l'ordre dicotylédoné des Ranales (ou Polycarpiques). Les deux groupes ont en commun non seulement l'habitat aquatique de beaucoup d'espèces, mais encore diverses particularités tant de leur appareil végétatif que de leur appareil reproducteur : souche souvent rhizomateuse, phyllotaxie, structu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/helobiales/#i_15890

Voir aussi

ANNONACÉES    AVOCAT botanique    CAMPHRE    CANNELLE    CASSYTHACÉES    LAURACÉES    MAGNOLIACÉES    MAGNOLIALES    MUSCADE    MYRISTICACÉES    TULIPIER

Pour citer l’article

Georges MANGENOT, « POLYCARPIQUES ou RANALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/polycarpiques-ranales/