POLICE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE

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L'urgence et le provisoire (1789-1790)

Au cours de la décennie révolutionnaire (1789-1799), les différents régimes tentent d'ajuster l'héritage policier de l'Ancien Régime aux nouveaux principes politiques et juridiques qu'ils veulent promouvoir, tout en cherchant à se défendre face aux convulsions politiques et sociales. À partir de 1789, l'actualité politique remet sans cesse la question policière au centre des débats législatifs. La multiplication des lois sur ce sujet aboutit peu à peu à une série de redéfinitions et de restructurations fondamentales pour l'avènement de la police moderne.

Dans un premier temps, des institutions provisoires se substituent aux autorités traditionnelles en charge de la police, frappées d'impuissance ou emportées par les troubles de 1789, à l'exception des corps municipaux et de la maréchaussée. À Paris, où le lieutenant-général de police a démissionné le 14 juillet 1789, la police est exercée par le Département de police de la Commune provisoire, assisté par une nouvelle force publique, la garde nationale, composée de citoyens et d'anciennes unités chargées du maintien de l'ordre. Dans chacun des soixante districts qui se partagent la ville, l'ordre est assuré par un comité de citoyens et les compagnies de la garde nationale.

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Écrit par :

  • : maître de conférences en histoire moderne à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Pour citer l’article

Vincent DENIS, « POLICE SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 janvier 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/police-sous-la-revolution-et-l-empire/