POÉSIE JAPONAISE

ARIWARA NO NARIHIRA (825-880)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 343 mots

Poète japonais, petit-fils d'empereurs par son père et par sa mère. On ne connaît guère de la vie de Narihira qu'une sèche récapitulation de son cursus honorum . Mais très tôt le personnage est entouré d'un halo légendaire qui fait de lui une sorte de héros de roman. L' Ise monogatari , compilation disparate de contes d'origines diverses, avait sans doute recueilli, dès le début du x e  siècle, un […] Lire la suite

BASHŌ (1644-1694)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 1 486 mots

Matsuo Munefusa, dit Bashō, est généralement considéré comme l'interprète le plus authentique du génie poétique japonais. Avec Chikamatsu le dramaturge et Saikaku le romancier, on le compte parmi les « trois grands » écrivains de son siècle. Maître incontesté du haikai-renga , du « poème libre en chaîne », qu'il pratiquait assidûment avec ses disciples, il fit du haiku, poème en dix-sept syllabes […] Lire la suite

BOUDDHISME (Les grandes traditions) - Bouddhisme japonais

  • Écrit par 
  • Jean-Noël ROBERT
  •  • 13 527 mots

Dans le chapitre « La poésie »  : […] De tous les genres littéraires japonais, aucun n'a été tenu pour plus représentatif du caractère national que la poésie de langue japonaise ( waka ), qui est attestée dans les plus anciens monuments de la langue et dont l'un des impératifs les plus stricts était l'interdiction d'utiliser le vocabulaire d'origine chinoise. Sous la forme classique du tanka , ou « poème court » (cinq vers de 5, 7, 5, […] Lire la suite

BUSON YOSA (1716-1783)

  • Écrit par 
  • Madeleine PAUL-DAVID
  •  • 1 245 mots

Buson, poète et peintre japonais, fut, avec Ike-no-Taiga, le créateur du Nanga, école des Lettrés. Éclectique comme la plupart de ses contemporains, Buson s'est illustré par des styles très divers, mais il semble que son emploi du pinceau s'apparente surtout à celui des maîtres de l' époque Muromachi, formés à l'école des peintres Song et Yuan. […] Lire la suite

FUJIWARA NO TEIKA ou SADAIE (1162-1241)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 394 mots

Poète japonais. Infatigable, en dépit d'une santé toujours chancelante, Teika a laissé une œuvre immense : un journal tenu pendant cinquante-six ans, à partir de sa dix-neuvième année, le Meigetsu-ki  ; quelque quatre mille tanka (poèmes de trente et une syllabes), des renga , des poèmes en chinois (dans son journal) ; des traités de poétique ; des copies et commentaires de recueils de poésie et […] Lire la suite

HAGIWARA SAKUTARŌ (1886-1942)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS
  •  • 1 170 mots

La naissance d'une « poésie nouvelle » japonaise, dégagée des formes fixes qui avaient été cultivées jalousement pendant des siècles, remonte aux années 1880. Mais les premières tentatives n'étaient que des curiosités, comme en témoignent les Poèmes nouveaux ( Shintaishi shō , 1882) dont font état les histoires de la littérature : quelques universitaires avaient traduit, non sans emphase, des piè […] Lire la suite

ÉPOPÉE

  • Écrit par 
  • Emmanuèle BAUMGARTNER, 
  • Maria COUROUCLI, 
  • Jocelyne FERNANDEZ, 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT, 
  • Altan GOKALP, 
  • Roberte Nicole HAMAYON, 
  • François MACÉ, 
  • Nicole REVEL, 
  • Christiane SEYDOU
  •  • 11 798 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Le « Heike monogatari » »  : […] Le japonais classique ne connaît pas de terme spécifique pour désigner un genre qu'il a pourtant cultivé. La langue moderne utilise le mot jojishi , vocable forgé pour traduire le terme occidental de poème épique. Les titres des ouvrages que les manuels de littérature classent comme « épopée », ou « récits de guerre », gunki monogatari , renvoient à un genre beaucoup plus large, celui du récit, le […] Lire la suite

ISE MONOGATARI

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 1 159 mots

Recueil de contes illustrés de courts poèmes, l' Ise monogatari est probablement le plus ancien écrit en prose de la littérature japonaise. Œuvre de transition entre la poésie du Man yō shū ( viii e  s.) et les « dits » ( monogatari ) ou les journaux intimes ( nikki ) du x e  siècle, il représente, indépendamment de son intérêt propre, une étape capitale dans la formation d'une littérature spéci […] Lire la suite

JAPON (Arts et culture) - La littérature

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS, 
  • Cécile SAKAI, 
  • René SIEFFERT
  •  • 20 416 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Du waka au haiku »  : […] La poésie, de son côté, était sortie du cercle étroit de la cour, qui continuait au fil des siècles à cultiver le waka , de plus en plus formaliste et maniéré. Dès la fin du xii e  siècle, sous l'impulsion notamment de l'empereur-poète Go-Toba, la mode s'était répandue des « poèmes liés en chaîne » ( kusari-renga ), qui étaient formés de versets 5-7-5 ( hokku ) et 7-7 ( ageku ), issus de la scissi […] Lire la suite

JAPON (Arts et culture) - Les arts

  • Écrit par 
  • François BERTHIER, 
  • François CHASLIN, 
  • Nicolas FIÉVÉ, 
  • Anne GOSSOT, 
  • Chantal KOZYREFF, 
  • Hervé LE GOFF, 
  • Françoise LEVAILLANT, 
  • Daisy LION-GOLDSCHMIDT, 
  • Shiori NAKAMA, 
  • Madeleine PAUL-DAVID
  • , Universalis
  •  • 56 364 mots
  •  • 34 médias

Dans le chapitre « Les grands genres de l'Ukiyo-e »  : […] Attentive aux intérêts les plus variés d'une société dont elle se voulait l'interprète, la xylographie ukiyo-e aborda pratiquement tous les sujets. Mais elle montra une prédilection pour le portrait de jolies femmes (souvent lié à l'érotisme ) et le portrait d'acteurs de kabuki , ainsi que pour le paysage. Tout au long de sa carrière, l'Ukiyo-e fit une place privilégiée à la femme, en lui donnant […] Lire la suite

KI NO TSURAYUKI (872 env.-945)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 317 mots

Poète japonais, compilateur de la première anthologie officielle, le Recueil [ des waka ] de jadis et de naguère ( Kokin [ waka ] shū , 905), auteur du premier journal poétique ( uta nikki ) rédigé en langue japonaise. La célèbre préface qu'il écrivit pour le Kokin-shū fait aussi de lui le premier théoricien et critique du waka (poésie de langue japonaise, par opposition au kanshi , de langu […] Lire la suite

KITAHARA HAKUSHŪ (1885-1942)

  • Écrit par 
  • Dominique PALMÉ
  •  • 739 mots

Poète japonais né dans l'île méridionale de Kyūshū, Kitahara était le fils d'un riche marchand de saké ; il connut une enfance protégée et heureuse, bercée par les jeux et par les chansons, dans la petite ville de Yanagawa qui prendra dans son œuvre la dimension presque mythique d'un paradis perdu, source de toute inspiration : « Yanagawa, avec ses canaux, c'est d'abord mon village natal. Yanagawa […] Lire la suite

KOKIN-SHŪ (905), œuvre anonyme

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 417 mots

Première des vingt et une anthologies classiques du waka (poésie de langue japonaise), le Recueil [ des waka ] de jadis et naguère ( Kokin [ waka ] shū , ou Kokin-shū ) fut compilé en 905 sur l'ordre de l'empereur Daigo, par une commission de poètes présidée par Ki no Tsurayuki. Comme le Man.yō-shū , le Kokin-shū est divisé en vingt livres, mais il ne comprend que onze cents pièces, toutes d […] Lire la suite

LYRISME

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Jean-Michel MAULPOIX, 
  • Vincent MONTEIL, 
  • René SIEFFERT
  •  • 10 721 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le lyrisme japonais »  : […] En 1897, un groupe de jeunes poètes japonais publiait, sous le titre collectif de Jojō shi ( Poèmes lyriques ), un ensemble de recueils de poèmes, précédés de préambules où chacun des auteurs définissait sa propre conception du lyrisme, et d'où il ressortait que la poésie de forme nouvelle serait lyrique ou ne serait pas. L'épithète jojō , « qui exprime les sentiments », employé pour traduire « ly […] Lire la suite

MAN YŌ SHŪ

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 1 477 mots
  •  • 1 média

Compilé au cours de la seconde moitié du viii e  siècle, le Man yō shū est la première en date des grandes anthologies poétiques du Japon. Parfaite expression du génie d'une civilisation encore proche de ses origines, ce recueil de poèmes dus à des centaines de poètes connus ou anonymes constitue un témoignage irremplaçable sur la vie, la pensée et la sensibilité d'un Japon relativement peu marq […] Lire la suite

MASAOKA SHIKI (1867-1902)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS
  •  • 698 mots

Entre 1891 et 1892, Masaoka Shiki rédige un premier roman, Capitale de la lune ( Tsuki no miyako ), qu'il soumet à quelques écrivains et amis : l'accueil est des plus réservés. Mais sa décision est prise. Le jeune homme venu de l'île de Shikoku, dont les rêves d'adolescent s'étaient identifiés avec les aspirations collectives de son époque, ne veut plus se consacrer qu'à la littérature. Il interro […] Lire la suite

MINAMOTO NO SANETOMO (1192-1219)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 385 mots

Poète japonais, troisième et dernier shōgun du clan des Minamoto, fils de Minamoto no Yoritomo, frère cadet et successeur, en 1203, de Yoriie. Sous son nom, le pouvoir est exercé par sa mère, Masako, et le frère de celle-ci, Hōjō Yoshitoki. Prisonnier dans son palais de Kamakura, Sanetomo se consacre à la poésie sous la direction lointaine de Fujiwara no Sadaie (ou Teika), l'arbitre des lettres d […] Lire la suite

MIYAZAWA KENJI (1896-1933)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS
  •  • 554 mots

Une vie toute faite de sacrifices, dont il passe la plus grande partie dans les terres désolées du nord de Honshū ; des contes pour enfants ; un poème rédigé à la veille de sa mort, qui figure en tête de nombreux manuels d'école primaire. Les quelques images qui subsistent de Miyazawa Kenji sont bien banales et évoquent ces « saints laïcs » dont le culte se répandit en maint pays au lendemain de l […] Lire la suite

MIYOSHI TATSUJI (1900-1964)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS
  •  • 529 mots

Les débuts de Miyoshi Tatsuji coïncident avec la période d'effervescence qui marque, à la fin des années vingt, les arts et la littérature du Japon. Il termine des études de littérature française à l'université de Tōkyō quand il participe, en 1928, à la fondation de la revue Shi to shiron ( Poésie et poétique ), qui fera date. Il traduit des poèmes en prose de Baudelaire, entreprend en commun ave […] Lire la suite

MUROBUSHI KŌ (1947-2015)

  • Écrit par 
  • Thomas HAHN
  •  • 1 073 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une renommée mondiale »  : […] Dans le butō, où le solo est très répandu, Murobushi recherche toujours la rencontre. Le duo est pour lui la forme la plus à même représenter ses visions artistiques. Dans beaucoup de ses œuvres, il met en scène le dialogue avec un univers opposé à la culture japonaise. Il se nourrit de littérature occidentale aux accents sulfureux (Lautréamont, Sade, Artaud, Genet, Bataille, Nietzsche, etc.). Dan […] Lire la suite

NISHIWAKI JUNZABURŌ (1894-1982)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS
  •  • 462 mots

Après 1920, la poésie japonaise se métamorphose soudain. Les grandes villes s'étendent, le rythme s'accélère. Les sensibilités s'exacerbent. L'avant-garde fascine les esprits. Hirato Renkichi lance en 1921 la Première Déclaration du mouvement futuriste japonais et, en 1923, Takahashi Shinkichi compose Les Poèmes du dadaïste Shinkichi ( Dadaisuto Shinkichi no shi ). Autour de la revue Poésie et […] Lire la suite

ROUBAUD JACQUES (1932- )

  • Écrit par 
  • Robert DAVREU
  •  • 2 507 mots

Dans le chapitre « Dialectique de la forme »  : […] À cet égard, le choix du sonnet, s'il est certes loin d'être exclusif (comme en témoigne la publication en 1998 de l'étude intitulée La Ballade et le chant royal ), n'est assurément pas un hasard. Celui-ci constitue en effet, dans notre tradition, la forme poétique particulière qui ouvre sans doute le mieux au mystère de la forme en général. Avec lui, nous nous trouvons placés devant l'énigme d'un […] Lire la suite

SAIKAKU IHARA (1642 env.-1693)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 1 774 mots

Poète, conteur et romancier, Ihara Saikaku renouvela, vers la fin du xvii e  siècle, la prose japonaise en s'inspirant des techniques du haikai , qu'il avait pratiqué assidûment dans sa jeunesse. L'ensemble de son œuvre forme une sorte de Comédie humaine de son temps et de son milieu, la bourgeoisie marchande d'Ōsaka. Il est considéré, avec le dramaturge Chikamatsu et le poète Bashō, comme l'un d […] Lire la suite

SAITŌ MOKICHI (1882-1953)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS
  •  • 407 mots

Pour servir de titre à ses premiers recueils de poésie, Saitō Mokichi choisit un seul mot : Shakkō ( Lumière rouge , 1913), Aratama ( Gemme brute , 1920). Vocables très anciens et pourtant simples, faciles à saisir. Il s'en dégage une force primitive. Cette sensibilité abrupte transparaît dans chaque poème. Une couleur jaillit, intense. Un sentiment longtemps contenu explose. L'écrivain se limit […] Lire la suite

SEI-SHŌNAGON (965 env.-apr. 1013)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 494 mots

Dame de la cour du Japon, auteur des Notes de l'appuie - tête ( Makura no sōshi ), l'un des deux chefs-d'œuvre de la littérature japonaise des environs de l'an mille. Entrée au service de l'impératrice Sadako en 991, Sei-shōnagon, dont nous ne connaissons que ce surnom, quitta le palais en 1000, à la mort de sa maîtresse. Sur sa vie après cette date, nous n'avons que des légendes contradictoires  […] Lire la suite

SHIMAZAKI TŌSON (1872-1943)

  • Écrit par 
  • Jean-Jacques ORIGAS
  •  • 1 463 mots

Dans le chapitre « Années de rébellion »  : […] Shimazaki Tōson s'établit à Tōkyō en avril 1905, et c'était une décision folle. Il quittait une petite ville de la province de Shinshū où il avait enseigné pendant six ans. Il voulait risquer le tout pour le tout. Il avait produit des poèmes, quelques récits, et, un an auparavant, avait entrepris « une œuvre un peu plus longue » : Hakai . Il fit publier ce roman à ses frais en mars 1906. En mai 19 […] Lire la suite

SHIN-KOKIN-SHŪ (1205)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 463 mots

Huitième des anthologies japonaises officielles, le Nouveau Recueil [ de waka ] de jadis et naguère ( Shin-kokin [ waka ] shū, ou Shin-kokin-shū ) fut composé sur l'ordre de l'ex-empereur Go-Toba, qui avait en 1201 rétabli le Bureau de la poésie du palais, et qui révisa lui-même le texte du recueil, achevé en 1205. Divisé en vingt livres, il contient 1 980 poèmes de 396 auteurs, sans compter […] Lire la suite

TERAYAMA SHŪJI (1935-1983)

  • Écrit par 
  • Josiane PINON
  •  • 1 148 mots

Dans le Japon de l'après-guerre et jusqu'à sa mort, Terayama Shūji fut souvent celui par lequel le scandale arriva. Enfant terrible, il chercha sans cesse, face au réel, la la provocation poétique. Il passe d'ailleurs très tôt « de l'autre côté du miroir » : son père disparaît à la fin de la guerre, sa mère, serveuse dans une base américaine, l'abandonne ; recueilli par un parent, il vivra dès lo […] Lire la suite


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Le Poème de l'oreiller, K. Utamaro

Le Poème de l'oreiller, K. Utamaro

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L'un des douze oban érotiques constituant Le Poème de l'oreiller de Kitagawa Utamaro (1753-1806) Estampe Victoria and Albert Museum, Londres 

Crédits : Bridgeman Images

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Le Poème de l'oreiller, K. Utamaro

Le Poème de l'oreiller, K. Utamaro
Crédits : Bridgeman Images

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