POÉSIE INDIENNE

ALAṂKĀRA-ŚĀSTRA

  • Écrit par 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 2 034 mots

Le terme alaṃkāra-śāstra , littéralement « enseignement des ornements », désigne, en fait, l'art poétique sanskrit en général. Outre l'étude des figures de style, cette branche importante de la scolastique sanskrite comprend une esthétique de la poésie, une psychologie à l'usage de la littérature, une méthode de critique littéraire, et quelques sujets adventices utiles au poète. […] Lire la suite

ĀLVĀR

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT
  •  • 1 254 mots

Les Āḻvār (« Plongés » en Dieu) sont des poètes tamouls du sud de l' Inde, révérés comme saints, auteurs de poèmes de dévotion à Viṣṇu, et dont le groupe fait pendant au groupe des dévots de Śiva, les Nayanmār. Les transports de la mystique animent leurs œuvres qui marquent l'essor d'un grand mouvement religieux, la bhakti. […] Lire la suite

AMARU

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 265 mots

L'une des œuvres majeures de la poésie lyrique sanskrite porte le nom d' Amaru-Shataka ( amaruśataka ), c'est-à-dire les « Cent Poèmes attribués à Amaru ». Il s'agit d'une série de strophes de mètres variés, dont chacune tend à l'autonomie, comme il est de règle en sanskrit, qui sont composées et disposées selon un art parfait et visent à susciter chez le lecteur des émotions diverses mais ont to […] Lire la suite

AŚVAGHOṢA (80?-? 150)

  • Écrit par 
  • Jean-Christian COPPIETERS
  •  • 389 mots

Poète, dramaturge, musicien et penseur bouddhiste, Aśvaghoṣa vivait à l'époque de l'empereur Kaniśka (seconde moitié du ii e siècle). D'après Xuanzang, il était considéré, avec ses contemporains Nāgārjuna, Āryadeva et Kumāralāta, comme un des quatre soleils illuminant le monde. Les traditions concernant ses origines sont confuses ; plusieurs villes (Sāketa, Vārānasī, Śrāvastī, entre autres) passe […] Lire la suite

BENGALI LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • France BHATTACHARYA, 
  • Jharna BOSE
  •  • 5 137 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La poésie »  : […] La poésie est le genre qui a eu la plus longue histoire au Bengale. Michael Madhusudan Dutt (1824-1873) est le premier grand nom de la période moderne. Attiré d'abord par l'épopée, il emprunta ses thèmes à l'Inde ancienne mais il les traita dans un esprit contemporain et selon une technique inspirée des maîtres occidentaux, Homère, Dante et Virgile, qu'il lisait dans le texte. Il introduisit le v […] Lire la suite

BHAGAVAD GĪTĀ

  • Écrit par 
  • Anne-Marie ESNOUL
  •  • 2 183 mots

Dans le chapitre « Unité d'inspiration »  : […] La Bhagavad Gītā ou, comme on dit souvent pour abréger, la Gītā , se présente comme un dialogue versifié de 700 stances épiques ( śloka ), découpé en 18 chants – les chants XXV à XLII du VI e  livre du Mahābhārata . Le récit s'inscrit dans le cadre d'un autre dialogue, procédé familier depuis les Upaniṣad et habituel aux textes épiques. Comme les autres ouvrages de l'Inde ancienne, elle n'a pas […] Lire la suite

BHARTṚHARI (VIe s.?)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 376 mots

L'un des meilleurs poètes lyriques de l'Inde ancienne, d'expression sanskrite, Bhartṛhari (Bhartrihari) est mal connu ; on le situe avec quelque probabilité au vi e  siècle. Le pèlerin chinois Yijing, qui visita l'Inde au vii e  siècle, parle de lui comme d'un bouddhiste, cependant que d'autres traditions en font un prince (son frère était roi, dit-on) de religion shivaïte. Il semble qu'il ait été […] Lire la suite

CAṆḌĪ-DĀS BADU (XIVe-XVe s.)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 175 mots

L'un des poètes les plus célèbres du Bengale, Badu Chandîdâs (Caṇḍī-Dās) vécut à des dates imprécises, probablement situées entre 1350 et 1450. On dit de lui qu'il fut l'humble desservant d'un temple de la Déesse dans le village où il naquit (district de Birbhum). Ses contemporains furent cependant frappés par la fréquence de ses « extases », dont il sortait en chantant des cantiques inspirés : ce […] Lire la suite

DAṆḌIN (VIIe s. env.)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 341 mots

La littérature sanskrite comprend un très grand nombre d'œuvres poétiques, rédigées en vers, mais connaît peu d'ouvrages en prose, la prose étant, dans l'Inde ancienne, tenue pour facile, donc inférieure. Elle comporte cependant des contes en prose mêlée de vers (le Panchatantra , le Hitopadesha ), quelques traités techniques et même un petit nombre de « romans », dont les deux plus célèbres sont […] Lire la suite

DARD XWĀJA MĪR (1721-1785)

  • Écrit par 
  • Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
  •  • 250 mots

Poète et musicien, Khwaja Mir, dont le pseudonyme Dard signifie douleur, appartenait à une famille de mystiques. Il passa sa vie dans la retraite sans quitter Delhi, en dépit du sac et des massacres qui s'y produisirent de son temps. Il était un musicien réputé, écrivit d'importants ouvrages sur le soufisme et fut le plus grand poète mystique de langue ourdoue. Il a composé un petit nombre de poèm […] Lire la suite

GHĀLIB ASSADULLĀH KHĀN dit (1793 env.-1869)

  • Écrit par 
  • Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
  •  • 805 mots

Poète indien de langue urdū, né à Āgra, mort à Delhi, Assadullāh khān, qui devait choisir le pseudonyme de Ghālib, appartenait à une famille noble ; il descendait du roi Afrāsyāb de Touran. Orphelin très jeune, il perdit en 1857, lors de la révolte des cipayes, son patrimoine familial. En 1852, il devint le professeur de poésie du dernier roi moghol, shāh Zaffar, et fut considéré comme poète-lauré […] Lire la suite

GĪTA-GOVINDA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 477 mots

L'un des plus célèbres poèmes lyriques de la littérature sanskrite. Attribué avec la plus grande vraisemblance à un brahmane bengali du xii e  siècle, nommé Jayadéva, le Gīta-Govinda (« célébration du bouvier Krishna ») est, en fait, un petit drame à deux personnages, Krishna et Rādhā, auxquels s'ajoutent quelques comparses. Avatāra (« incarnation ») du dieu Vishnu, le jeune prince Krishna parcour […] Lire la suite

GUJARĀTĪ LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Françoise MALLISON
  •  • 2 600 mots

Dans le chapitre « Gujarātī médiéval (XVe-XIXe siècle) »  : […] Née avec le début du règne des sultans indépendants du Gujarāt (1411-1573), la littérature en gujarātī médiéval est presque exclusivement hindoue, peut-être patronnée par les féodaux rājpūts des suzerains musulmans d'Ahmedabad. Elle se regroupe autour de deux thèmes : l'expression d'une dévotion personnelle à Dieu ( bhakti ) en de courts hymnes ( pada ), et la transmission de la culture hindoue p […] Lire la suite

HĀLĪ A. H. (1837-1914)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 149 mots

Avec Ghālib et Iqbāl, Hālī est un des trois grands poètes de la littérature indienne en langue ourdoue (nord-ouest de l'Inde). Poursuivant l'œuvre novatrice de Ghālib, qui le premier introduisit des éléments modernes dans la lyrique, il modifia non seulement le contenu mais la forme même du ghazal, abandonnant notamment le langage conventionnel et précieux, qui était de tradition dans ce genre lit […] Lire la suite

HINDĪ LANGUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Nicole BALBIR, 
  • Charlotte VAUDEVILLE
  •  • 8 338 mots

Dans le chapitre « Sūr-Dās et les poètes de langue braj »  : […] « Si une langue indo-aryenne peut être appelée „langue royale“, écrit le savant linguiste bengali S. K. Chatterji, ce fut certainement la langue braj. » Les empereurs moghols eux-mêmes la cultivèrent et la tradition a conservé plusieurs distiques en braj composés par Akbar et ses successeurs. Mais c'est probablement le lien particulier de la langue braj, d'une part avec la dévotion krishnaïte, d' […] Lire la suite

INDE (Arts et culture) - Les sciences

  • Écrit par 
  • Francis ZIMMERMANN
  •  • 14 263 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les mathématiques »  : […] Après avoir fait l'objet de controverses passionnées, l'originalité des mathématiques indiennes et la dette de l'Occident à l'égard de l'Inde ont été reconnues, assez tardivement et seulement depuis les années 1910. Certes, comme on l'a signalé, l'Inde a emprunté à la Grèce presque tout de l'astronomie. Mais nous devons reconnaître que les idées scientifiques ont cheminé en sens inverse dans le do […] Lire la suite

INDE (Arts et culture) - Les mathématiques

  • Écrit par 
  • Agathe KELLER
  •  • 5 558 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Mathématiques védiques »  : […] Des pratiques incluant mesures, comptes et pensées géométriques sont avérées parmi les très anciennes traces de peuplement du sous-continent indien, puisque les villes de la civilisation « de l’Indus » (sites de Mohenjo-Daro ou Harappa, environ 2500-1800 avant notre ère) sont connues pour être tracées au cordeau, avec des arrangements géométriques rectangulaires et carrés. La standardisation de l […] Lire la suite

JAYADEVA (XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 264 mots

Brahmane bengali à qui est attribué, selon toute vraisemblance, l'un des plus beaux poèmes de la littérature sanskrite, le Gîta-Govinda (la « Célébration du bouvier Krishna »). Si l'on en croit les récits traditionnels, Jayadeva aurait vécu au xii e  siècle, d'abord dans le village de Kindavila (où, actuellement encore, on fête l'anniversaire de sa naissance), puis à la cour du roi Lakshmana (de […] Lire la suite

JÑĀNDEV ou JÑĀNEŚVAR (1275-1296)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 258 mots

Saint mahrâtte (du Mahârâshtra, région de Bombay) qui, à en croire la tradition, ne vécut que vingt et un ans, mais laissa une œuvre considérable, comprenant plus de mille poèmes et, surtout, un commentaire versifié de la Bhagavad-Gîtâ que l'on nomme Jñānèshwarī (de Jnânèshwar, autre nom de Jnândèv, ayant la même signification : « dieu de la connaissance »). Jnândèv ( jñāndev ), qui appartenait à […] Lire la suite

KĀLIDĀSA (IVe-Ve s. env.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 1 705 mots

Kālidāsa est le nom le plus célèbre de la littérature sanskrite. Dès que son œuvre est connue en Europe, elle suscite l'enthousiasme des romantiques. En Inde même il est cité très tôt, à partir du vii e siècle, comme le premier poète, modèle de toute perfection littéraire, miroir fidèle de l'idéal hindou. Tout l'ordre, toute l'éthique du dharma y sont présents. L'hindouisme y apparaît sous sa f […] Lire la suite

KATHĀ-SARIT-SĀGARA (XIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 205 mots

Les littératures de l'Inde abondent en recueils de contes et de fables dans les diverses langues du subcontinent. En sanskrit, ce type de récit à moralité apparut dès la période védique, puis il prit place dans les grands poèmes épiques, avant d'atteindre sa forme achevée dans les « livres de fables » de l'époque classique ( Panchatantra , Hitopadésha , etc.). Au xi e  siècle, un brahmane kashmîri […] Lire la suite

KAVI

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 183 mots

Mot sanskrit que, le plus souvent, on traduit par poète, mais qui a d'abord désigné les chefs d'école responsables de l'élaboration du Veda. À ce titre, le terme de kavi est un autre nom pour qualifier les rishi, ces « prophètes » qui bénéficient de la révélation divine et la traduisent en textes liturgiques. La comparaison avec l'iranien ancien montre cependant que les kavi se recrutaient dans la […] Lire la suite

LALLŪ LĀL (1763-env. 1825)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 157 mots

Brahmane du Gujarāt, auteur d'un poème qui constitue le premier exemple de la littérature hindie. Le hindi moderne est une langue à demi-artificielle dérivant principalement du dialecte parlé dans la région de Delhi ; à partir de celui-ci fut construit un langage officiel (dit kharîboli  : « langue pure »), qui fut en usage à la cour des Grands Moghols. Favorisé plus tard par les Anglais, cet idio […] Lire la suite

MAHĀBHĀRATA

  • Écrit par 
  • Anne-Marie ESNOUL
  •  • 4 061 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La composition du poème »  : […] La tradition indienne inscrit cet immense ensemble épique au compte d'un seul auteur, Vyāsa, à qui l'on impute, au surplus, beaucoup d'autres ouvrages. Ce Vyāsa serait à la fois le conteur et l'un des personnages centraux du poème. En fait, vyāsa est un substantif que l'on peut traduire par « compilateur », quoique, littéralement, le terme désigne moins celui qui recueille que celui qui diffuse. […] Lire la suite

MĀNAVADHARMAŚĀSTRA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 666 mots

La tradition hindoue enseigne que l'humanité actuelle descend d'un homme qu'elle nomme Manu ; celui-ci appartient en fait à une race plus ancienne dont tous les représentants furent anéantis, sauf lui, dans un déluge. Manu, seul « juste » parmi des millions de méchants, fut averti par Dieu (Vishnu, incarné en poisson) que les eaux allaient monter et qu'il lui fallait construire un navire pour se s […] Lire la suite

MARATHE LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Ian RAESIDE
  •  • 2 634 mots

Quatrième langue « constitutionnelle » de l'Union indienne avec soixante-cinq millions de locuteurs dans les années 1990, le marathe (mahratte, ou marāthī ) est une langue indo-aryenne parlée à l'ouest et au centre du pays, c'est-à-dire dans un triangle dont les sommets seraient Bombay et Goa sur la côte et Nagpur au cœur de la péninsule. Le māhārāṣṭrī , forme ancienne du terme marāthī actuel, […] Lire la suite

MIRA BAI (1450?-? 1547)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 510 mots

Poétesse et mystique hindoue, Mira Bai composa des chants de louange bhajan dédiés au dieu Krishna, qui demeurent très populaires dans le nord de l'Inde. Princesse rajput née en 1450 ( ?) à Kurki, petit village du Rajasthan (nord-ouest de l'Inde) situé à une trentaine de kilomètres de Merta, Mira Bai est l'enfant unique de Ratan Singh, le frère cadet du chef de Merta. Son éducation royale l'amèn […] Lire la suite

MĪR TAQĪ MĪR (1722-1810)

  • Écrit par 
  • Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
  •  • 277 mots

Né à Agra, mort à Lucknow, regardé comme le plus grand poète lyrique de langue ourdoue, Mīr appartient à l'école de Delhi. Le sac de cette dernière ville, où il s'était acquis une grande notoriété, l'obligea à fuir. Poète fécond, auteur d'une autobiographie, de six volumes de ghazals (poèmes lyriques), d'innombrables quatrains et de dizaines de longs mathnawis (récits en vers), dont le plus célèb […] Lire la suite

MOUSSON

  • Écrit par 
  • René CHABOUD, 
  • Francis ZIMMERMANN
  •  • 15 578 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Symbolisme de la mousson »  : […] Le caractère fortement stylisé et stéréotypé de la poésie, de la peinture et de la musique indiennes explique l'extrême importance de la mousson comme paysage dans le cadre duquel les passions et les coutumes des habitants sont mis en scène. Quand la saison des pluies est dépeinte dans un poème de Kālidāsa ( v e  s.), une miniature de l'école du Kangra ( xix e  s.) ou un morceau de musique hindo […] Lire la suite

NĀMDEV (1270?-? 1350)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 174 mots

L'un des plus célèbres des « saints » (la secte des sant ) du Mahārāshtra (région de Bombay) en raison de l'œuvre qu'il a laissée et des légendes pieuses concernant sa vie. On dit que Nāmdev était de basse caste (de la sous-caste des tailleurs) et qu'il eut une jeunesse orageuse, s'associant à des bandes de voleurs de grand chemin. Un jour pourtant, il rencontra un saint (peut-être Jnāndev) qui le […] Lire la suite

L'OFFRANDE LYRIQUE, Rabindranath Tagore - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Prithwindra MUKHERJEE
  •  • 806 mots
  •  • 1 média

Parue en 1913, L'Offrande lyrique ( Gītānjali ) du poète indien Rabindranath Tagore (1861-1941), Prix Nobel de littérature la même année, est essentiellement ressentie par les Européens, dans le contexte de la Première Guerre mondiale, comme une invitation à soutenir les valeurs essentielles de l'existence humaine. Pour les lecteurs indiens, cet ouvrage représente le dépassement de la foi brāhma […] Lire la suite

PURĀṆA

  • Écrit par 
  • Anne-Marie ESNOUL
  •  • 3 344 mots

Textes de caractère épique dont la composition, sous la forme actuellement connue, s'étale entre le iv e et le xiv e  siècle, les purāṇa sont les véritables livres sacrés de l' hindouisme. La traduction la plus littérale de leur nom générique serait « les antiques » ; en glosant un peu, on les appellera « récits d'autrefois », étant entendu que cet autrefois se perd dans un passé légendaire. L […] Lire la suite

ṚGVEDA ou RIG-VEDA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 708 mots

L'une des quatre grandes divisions des Écritures sacrées que les théologiens brahmaniques appellent le Veda (« science », « savoir »). La masse considérable des textes védiques, en effet, est divisée en quatre corpus correspondant, au moins en théorie, à diverses spécialisations liturgiques : le chant (Sāma-Veda), l'ordinaire du culte (Yajur-Veda), la magie (Atharva-Veda), la récitation solennelle […] Lire la suite

SĀMA-VEDA

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 191 mots

Les textes qui composent le Sāma-Veda hindou (de sāman , « mélodie ») sont organisés en fonction des nécessités professionnelles des chantres : c'est ainsi que la Samhitā (« recueil des textes poétiques ») du Sāma-Veda comprend environ deux mille stances, toutes empruntées au Rig-Veda, mais classées (et, éventuellement, modifiées) selon les exigences techniques du chant. Les Brāhmanas (commentaire […] Lire la suite

SANSKRITES LANGUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Pierre-Sylvain FILLIOZAT
  •  • 8 973 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les belles-lettres »  : […] La formation du pandit est nourrie de poésie. Il apprend par cœur les chefs-d'œuvre, retient nombre de vers gnomiques, de beaux exemples, de mots appropriés à toutes circonstances. Le pandit reste marqué par cette formation. S'il ne devient pas pur poète, il l'est toujours quelque peu, quelle que soit sa spécialité. Il n'est pas de discipline, de technique, où l'expression ne soit pas ornée d'une […] Lire la suite

SIKHS

  • Écrit par 
  • Denis MATRINGE
  • , Universalis
  •  • 5 456 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Textes sacrés et littérature »  : […] Le premier livre sacré des Sikhs, l' Ādi Granth , consiste principalement en hymnes écrits par les cinq premiers gurū et par le neuvième, classés selon leur mode musical. Il inclut des compositions de poètes sant et soufis, tels que Nāmdev, Kabīr et Farīd. L'édition standard de l' Ādi Granth compte mille quatre cent trente pages. L'introduction commence par le mūla mantru (« formule fondamental […] Lire la suite

SŪR-DĀS (1503-1563)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 298 mots

La dévotion à Krishna ( Kṛṣṇa ), dernière incarnation ( avatāra ) de Vishnu ( Viṣṇu ), prend une extension considérable dans l'Inde du Nord à partir du xii e siècle. Sur le plan littéraire, elle se manifeste d'abord par le célèbre Gītā-Govinda de Jayadéva ( xii e s.), écrit en langue sanskrite, puis par d'innombrables poèmes rédigés dans des parlers vernaculaires (notamment bengalî, hindî, guje […] Lire la suite

VIDYĀPATI (XIVe s.)

  • Écrit par 
  • Jean VARENNE
  •  • 243 mots

La littérature religieuse hindoue écrite dans les diverses langues de l'Inde moderne est illustrée par de nombreux poètes mystiques originaires de toutes les régions du pays. Vidyāpati, qui naquit au Bihār au xiv e  siècle, est l'un des plus importants de ces auteurs de cantiques dévotionnels. On lui doit quelques ouvrages en sanskrit (notamment un recueil de contes, la puruṣaparīkṣā ), mais surto […] Lire la suite

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