POÉSIE CHINOISE

AI QING [NGAI TS'ING] (1910-1996)

  • Écrit par 
  • Catherine VIGNAL
  •  • 2 093 mots

Toujours baignée à des sources paysannes, et nourrie d'idéal révolutionnaire, la poésie de Ai Qing, simple, libre, saisie au vif de l'émotion, retient par son lyrisme profond et sincère : elle nous fait partager de brefs moments de vie et témoigne, par le rythme de ses grandes fresques cadencées, des malheurs et de l'espoir des hommes et des femmes de la Chine contemporaine. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ai-qing-ngai-ts-ing/#i_86518

BAN GU [PAN KOU] (32-92)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 303 mots

Des trois enfants du lettré Ban Biao, l'un, Ban Chao, fut un valeureux capitaine, les deux autres, Ban Gu et leur sœur Ban Zhao, de grands historiens. Pour réaliser le projet de son père, Ban Gu entreprit de donner une suite aux Mémoires historiques ( Shiji ) de Sima Qian. D'abord mis en prison pour avoir pris l'initiative d'écrire l'histoire de l'État, il reçut finalement l'ordre de poursuivre s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ban-gu-pan-kou/#i_86518

BO JUYI [PO KIU-YI] (772-846)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 634 mots

Dans le chapitre « Le censeur et l'auteur satirique »  : […] Lorsque Bo eut été nommé censeur, il chercha, pour marquer sa reconnaissance, à faire le meilleur usage possible des deux cents feuilles de « papier censorial » qui lui étaient allouées chaque mois pour ses remontrances. Se réglant sur le modèle confucéen du bon conseiller – « les yeux et les oreilles » de l'empereur –, il s'appliqua à « sauver le monde », sans craindre les puissants : il combatti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bo-juyi-po-kiu-yi/#i_86518

CAO CAO [TS'AO TS'AO] (155-220)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 613 mots

« En temps normal vous seriez un malfaiteur, en temps de crise, un héros. » C'est en ces termes que le jeune Cao Cao s'entendit prédire son avenir de la bouche d'un célèbre caractérologue. Petit-fils par adoption d'un eunuque de la cour, il entra tôt dans la carrière, mais l'ascension de Dong Zhuo marqua pour lui le début d'une fulgurante aventure. Avec d'autres rebelles, il prit les armes contre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cao-cao-ts-ao-ts-ao/#i_86518

CAO PI [TS'AO P'I] ou CAO PEI [TS'AO P'EI] (187-226) empereur sous le nom de WENDI [WEN-TI] (220-226)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 401 mots

À la mort de Cao Cao (220), le vainqueur de la guerre civile où sombra la dynastie des Han, Cao Pi (ou Cao Pei), son fils aîné, lui succéda comme roi de Wei et Premier ministre du dernier empereur des Han. Quelques mois plus tard, celui-ci renonçait à son trône en faveur de Cao Pi, qui fonda la dynastie des Wei. C'était la première fois dans l'histoire de Chine qu'une abdication consommait un chan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cao-pi-ts-ao-p-i-ou-cao-pei-ts-ao-p-ei-187-226-empereur-sous-le-nom-de-wendi-wen-ti-220-226/#i_86518

CAO ZHI [TS'AO TCHE] (192-232)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 383 mots

Le plus brillant, le plus fécond, le plus influent des poètes novateurs de la fin des Han, Cao Zhi, ou Cao Zijian, a pu passer, jusqu'à la venue de Du Fu, pour le dieu de la poésie. Zhong Rong, le célèbre critique du vi e  siècle, le tenait pour le Confucius de la littérature. Après tant de poètes anonymes, Cao Zhi fut le premier à signer une œuvre aussi considérable. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cao-zhi-ts-ao-tche/#i_86518

CHINE - Histoire jusqu'en 1949

  • Écrit par 
  • Jean CHESNEAUX, 
  • Jacques GERNET
  •  • 44 675 mots
  •  • 50 médias

Dans le chapitre « La vie intellectuelle sous les Han »  : […] Sous les premiers Han, la cour impériale et, pendant le ii e  siècle avant notre ère, les cours princières (en particulier celles des princes de Huainan et de Liang) sont le centre de l'activité intellectuelle, littéraire, scientifique et artistique. Elles réunissent une clientèle de lettrés, de savants et d'artistes. C'est dans ce milieu que se développe une poésie de cour savante issue des poèm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chine-histoire-jusqu-en-1949/#i_86518

CHINOISE (CIVILISATION) - La littérature

  • Écrit par 
  • Paul DEMIÉVILLE, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Yves HERVOUET, 
  • François JULLIEN, 
  • Angel PINO, 
  • Isabelle RABUT
  •  • 45 738 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une autre représentation du phénomène littéraire »  : […] Ainsi, tandis que toute la tradition occidentale de l'âge classique conçoit sous le mode de l'« imitation » ( mimesis ) le rapport de l'art (et par conséquent de la littérature) avec la « nature », la conscience chinoise du wen (« motif », « figuration », mais aussi ordre originel inhérent aux phénomènes ainsi que « culture », « civilisation » et, finalement, au confluent de tous ces sens, « text […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chinoise-civilisation-la-litterature/#i_86518

CHU CI [TCH'OU TS'EU]

  • Écrit par 
  • David HAWKES
  •  • 1 060 mots

Chu ci est le nom d'un recueil de poèmes chinois dont la majeure partie fut composée entre la fin du iv e  siècle et le début du ii e  siècle avant J.-C. Dans le titre du recueil, ci veut dire « paroles » ou « écriture », Chu désigne le plus méridional des Royaumes combattants ; cet ouvrage est ainsi nommé parce que les poèmes qui le composent furent tous écrits dans le dialecte ancien de Chu, p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chu-ci-tch-ou-ts-eu/#i_86518

CI [TS'EU], genre littéraire chinois

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 1 028 mots

Le ci , texte à chanter, qui a fleuri sous la dynastie des Song (960-1279), se distingue du shi , poème régulier, non seulement par une prosodie différente (vers anisométriques, exploitation maximale des oppositions tonales) ou par son adaptation à des canevas musicaux (chaque poème est composé sur un air donné par avance), mais aussi par une écriture différente. À la densité de l'expression impos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ci-ts-eu-genre-litteraire-chinois/#i_86518

CONFUCIUS & CONFUCIANISME

  • Écrit par 
  • ETIEMBLE
  •  • 14 466 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les classiques confucéens »  : […] Qu'étaient-ce donc que ces classiques confucéens qui faisaient trembler Li Si ? « Je m'attache aux Anciens avec confiance et affection », disait prudemment Kongzi. Tout en se proposant de corriger le désordre présent, ce novateur se défendait de rien changer à l'ordre ancien. L'ordre ancien, tel que l'avaient consigné quelques livres : le Yi jing ou Canon des mutations , le Shu jing ou Canon des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confucius-et-confucianisme/#i_86518

DAI WANGSHU [TAI WANG-CHOU] (1905-1950)

  • Écrit par 
  • Michelle LOI
  •  • 1 267 mots

Dai Wangshu est le fondateur de l'école poétique chinoise des « modernistes » ou « symbolistes », lancée par la revue des Modernistes (sous-titre français : Les Contemporains ). Parmi les jeunes écrivains chinois qui, après le « Mouvement du 4 mai », œuvrent à la naissance et à la reconnaissance d'une littérature de langue parlée, Dai fait partie des « gallicisants », de ceux qui se sont tournés […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dai-wangshu-tai-wang-chou/#i_86518

DU FU [TOU FOU] (712-770)

  • Écrit par 
  • David HAWKES
  •  • 1 334 mots

Avec deux millénaires et demi d'histoire littéraire, il n'est pas étonnant que la Chine ait de la peine à choisir son Dante, son Shakespeare ou son Goethe, à savoir un seul auteur qui dépasserait incontestablement tous les autres. Elle a néanmoins un poète que les hommes de lettres s'accordent à reconnaître, de par la supériorité de sa technique et l'absolue sincérité de ses vers, comme « le plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-fu-tou-fou/#i_86518

FU [FOU], genre littéraire chinois

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 1 603 mots

Le fu est un genre littéraire original dans la littérature chinoise, dont il est difficile de dire s'il se rattache, selon nos catégories occidentales, à la poésie ou à la prose. L'histoire du fu montre en fait que, malgré le traditionalisme de l'écrivain chinois, l'esprit a su finalement dominer les formes reçues du passé et transformer les règles d'un genre littéraire. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fu-fou-genre-litteraire-chinois/#i_86518

GUO MORUO [KOUO MO-JO] (1892-1978)

  • Écrit par 
  • Michelle LOI, 
  • Jaroslav PRUSEK
  •  • 1 612 mots

Dans le chapitre « Poète et traducteur »  : […] Guo Moruo acquit une première popularité grâce à ses poèmes en vers libres à contenu fortement émotionnel, inspirés de Whitman, de Shelley et de Tagore. Déjà son premier recueil poétique Nü shen (1921, Déesses) lui valut les louanges de Wen Yiduo, critique littéraire et poète renommé qui considérait que la poésie de Guo Moruo exprimait le mieux l'esprit de la jeunesse et qu'elle était la seule «  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guo-moruo-kouo-mo-jo/#i_86518

HAN YU (768-824)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 995 mots

Dans le chapitre « L'œuvre »  : […] L'œuvre en prose englobe les genres les plus variés. Une des raisons de son prestige littéraire tient précisément dans la diversité de son registre : les pédants y trouvent un assortiment de modèles de style appropriés à toutes les occasions. Mis à part quelques élans sincères – telle page où il pleure la mort d'un intime, telle autre où il plaint l'homme de mérite dont les labeurs et les talents […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/han-yu/#i_86518

IDYLLE, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Georges MOLINIÉ
  •  • 599 mots

Le mot eïdullion , dans la poésie alexandrine, indique un poème court, de style moyen et d'écriture vive, à sujet essentiellement descriptif. Ce dernier point a longtemps fait assimiler, chez les lexicographes, l'idylle à un petit tableau verbal. Tout vient, pour notre tradition culturelle, des Idylles de Théocrite. Mais parmi la trentaine de ces textes ainsi génériquement appelés, les espèces, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idylle-genre-litteraire/#i_86518

JIAN'AN [KIEN-NGAN] LES SEPT POÈTES DE LA PÉRIODE (196-220)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 634 mots

L'époque Jian'an est l'une des plus brillantes de l'histoire littéraire chinoise. On désigne sous ce nom le quart de siècle (196-220) au cours duquel s'effondra la domination, quatre fois séculaire, de la dynastie des Han et se prépara par les armes la constitution des trois États qui allaient se partager sa succession. L'un de ceux-ci, celui de Wei, devait se constituer à partir du fief de Cao C […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jian-an-kien-ngan-les-sept-poetes-de-la-periode/#i_86518

JIA YI [KIA YI] (201-169 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 684 mots

Le premier des auteurs connus de fu est Jia Yi, dont la biographie nous est retracée dans le Shi ji de Sima Qian, à la suite de celle de son grand modèle, Qu Yuan. L'historien nous trace les grandes lignes d'une existence qui a été, elle aussi, un archétype. Homme du nord de la Chine, Jia Yi était capable à dix-huit ans de réciter les classiques des documents et de la poésie, et la renommée de so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jia-yi-kia-yi/#i_86518

LI BO [LI PO] (701 env.-env. 762)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 2 089 mots

Dans le chapitre « Le génie de Li Bo »  : […] Après la mort de Li Bo, deux de ses amis, Wei Hao et Li Yangbing, publièrent séparément les poèmes qu'il leur avait confiés, ou qu'ils avaient pu recueillir, en deux collections aujourd'hui perdues, mais dont dérivent les éditions ultérieures. Les œuvres complètes de Li Bo comptent un millier de poèmes, dont près des trois quarts sont écrits en vers pentasyllabiques, et le reste en vers heptasyll […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-bo-li-po/#i_86518

LI QINGZHAO [LI TS'ING-TCHAO] ou LI YI'AN [LI YI-NGAN] (1081-apr. 1151)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 411 mots

Li Qingzhao, appelée aussi Li Yi'an, est originaire de Jinan au Shandong. En 1101, elle épouse Zhao Mingcheng, étudiant au Collège impérial. Tous deux appartiennent à d'illustres familles de fonctionnaires-lettrés et ont une passion commune : la collection d'objets rares. En 1103, Mingcheng obtient sa première charge dans l'administration. Après la disgrâce politique de son père, ils se retirent à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-qingzhao-li-ts-ing-tchao-ou-li-yi-an-li-yi-ngan-1081-apr-1151/#i_86518

LI SHANGYIN [LI CHANG-YIN] (813-858)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 1 247 mots

Dans le chapitre « Hermétisme et ambiguïté »  : […] Ce qui est caractéristique de la poésie de Li Shangyin et a attiré sur lui l'attention est aussi l'ambiguïté, la difficulté et l'étrange beauté des images de beaucoup de ses poèmes. Ambiguïté par exemple d'un certain nombre de poèmes d'amour, qui ont souvent été interprétés comme des poésies à la fois politiques et personnelles sur la situation précaire du poète dans le mandarinat. Que le prince o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-shangyin-li-chang-yin/#i_86518

LI SIXUN [LI SSEU-HIUN] (651-716)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 068 mots

L'historiographie traditionnelle assigne à Li Sixun une place très importante dans le développement de la peinture chinoise : on considère qu'il fut le premier à ériger le paysage en genre véritablement autonome. Il faut observer toutefois que s'il a contribué de façon décisive à consacrer le paysage comme une discipline majeure, sa conception restait essentiellement celle d'un art de cour, empesé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-sixun-li-sseu-hiun/#i_86518

LIU YONG [LIEOU YONG] (XIe s.)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 311 mots

Liu Yong, appelé aussi Liu Qiqing, est originaire de Chong'an dans la province du Fujian. Il est difficile de connaître avec précision les dates de naissance et de mort de ce poète. On sait seulement qu'il obtient le titre de docteur accompli ( jinshi ) en 1034 et qu'après ce succès il occupe un petit poste dans l'administration. Mais, plus qu'une brillante carrière, c'est sa vie dissipée et bohèm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-yong-lieou-yong/#i_86518

LIU YUXI [LIEOU YU-SI] (772-842)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 569 mots

Liu Yuxi n'est pas un des grands noms de la poésie chinoise classique, mais une demi-douzaine de ses poèmes, nous dit un critique moderne sévère, lui ont permis de survivre à l'oubli. Sa vie est à la fois banale et intéressante parce que typique de son époque. Entré dans l'administration impériale par la grande porte de l'« examen de la vaste érudition et de la grande composition » (moins d'un pou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liu-yuxi-lieou-yu-si/#i_86518

LI YU (937-978)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 381 mots

Li Yu (ou Li Chongguang), sixième enfant de l'empereur Li Jing de la dynastie des Tang du Sud, compte parmi les poètes les plus célèbres de la Chine. Lorsqu'il monte sur le trône, le pouvoir légitime est déjà entre les mains de la dynastie des Song. Pour flatter son puissant voisin, il déploie une politique conciliatrice et envoie maints tributs à la cour du nouvel empereur. Mais ce dernier n'en e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/li-yu/#i_86518

LU JI [LOU KI] (261-303)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 373 mots

Poète et général chinois, Lu Ji descend d'une longue lignée d'aristocrates sudistes, de la région de Suzhou, royaume indépendant lors de sa naissance mais qui fut conquis par les Jin en 280. Quelques années plus tard, Lu Ji et son frère Lu Yun se rendent dans la nouvelle capitale, Luoyang, où ils sont reçus avec un mélange de mépris (pour leurs origines sudistes) et d'admiration (pour leurs talent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lu-ji-lou-ki/#i_86518

LU YOU [LOU YEOU] (1125-1210)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 304 mots

Lu You, appelé aussi Lu Wuguan, est originaire de Shanyin, dans la province du Zhejiang. Il appartient à une de ces grandes familles de tradition littéraire et politique qui, de tout temps, ont fourni les hauts dignitaires de l'Empire. L' Histoire des Song nous donne sa biographie au chapitre cccvc . Nous y apprenons qu'après avoir échoué aux examens par la faute du ministre, il doit attendre la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lu-you-lou-yeou/#i_86518

LYRISME

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Jean-Michel MAULPOIX, 
  • Vincent MONTEIL, 
  • René SIEFFERT
  •  • 10 721 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le lyrisme chinois »  : […] Qu'on imagine un peuple, à tous les âges de la vie, à tous les degrés de l'échelle sociale, unanimement féru de rythmes et de chansons. Une langue sans flexion, dont les éléments immuables se passent aisément des particularisations du genre, du nombre, de la personne. Une syntaxe malléable, où le nom, l'adjectif, le verbe peuvent échanger leurs fonctions, et qui structure spontanément la phrase en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lyrisme/#i_86518

MÉTRIQUE

  • Écrit par 
  • Benoît de CORNULIER
  •  • 6 941 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métrique quantitative, accentuelle ou de ton »  : […] La métrique syllabique simple à l'état pur, illustrée notamment par la poésie littéraire française et japonaise, ou par la poésie populaire hongroise, est d'un type minoritaire. Dans les langues où existe une opposition tranchée, et phonologiquement déterminée, entre plusieurs catégories de syllabes, par exemple longues et brèves, ou accentuées et inaccentuées, l'équivalence entre les vers repose […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metrique/#i_86518

NALAN XINGDE [NA-LAN SING-TÖ] (1655-1685)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 158 mots

Nalan Xingde, appelé aussi Nalan Rongruo, vient du clan de Nara, appartenant à l'aristocratie mandchoue. Élevé dans la culture chinoise, il obtient le titre de docteur à l'âge de vingt et un ans. Après avoir servi dans la garde impériale, il est emporté à trente ans par la maladie. Célèbre par ses ci , poèmes à chanter, il nous a laissé deux recueils poétiques dont le plus connu s'intitule Poèmes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nalan-xingde-na-lan-sing-to/#i_86518

NI ZAN [NI TSAN] (1301-1374)

  • Écrit par 
  • Pierre RYCKMANS
  •  • 1 508 mots

Dans le chapitre « Un grand maître Yuan »  : […] Des « quatre grands maîtres Yuan » – Huang Gongwang, Wu Zhen, Ni Zan et Wang Meng –, Ni Zan n'est pas le plus puissant, mais il est probablement le plus pur. Sa vie, sa personnalité et son œuvre présentent une cohérence exemplaire, une intégrité et une originalité irréductibles. Sa peinture illustre par excellence l'impondérable qualité du yi (noble désinvolture, détachement intérieur) qui, à par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ni-zan-ni-tsan/#i_86518

OUYANG XIU [NGEOU-YANG SIEOU] (1007-1072)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 1 203 mots

Dans le chapitre « Un style original »  : […] Malgré ses réussites impressionnantes dans les domaines de l'histoire et de la philologie canonique, Ouyang Xiu est surtout connu comme homme de lettres. C'est en très grande partie grâce à l'excellence de ses écrits que la prose appelée « style ancien » ( guwen ) s'est imposée au « style courant » ( shiwen ) hérité du « style parallèle » ( pianwen ) du Moyen Âge et est restée la forme de prose no […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ouyang-xiu-ngeou-yang-sieou/#i_86518

PASTORALE, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Daniela DALLA VALLE CARMAGNANI, 
  • Jacqueline DUCHEMIN, 
  • ETIEMBLE, 
  • Charlotte VAUDEVILLE
  •  • 6 897 mots

Demandons-nous d'abord pourquoi si peu de littératures ont élaboré des pastorales. Avec leur économie paysanne de type maraîcher, quasi jardinier, comment Chinois et Japonais auraient-ils gaspillé en pâtures une terre assez généreuse (mais au Japon très exiguë), capable de prodiguer les cinq céréales et le soja ? Ignorants de notre « péché originel », comment ces gens auraient-ils rêvé d'un monde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pastorale-genre-litteraire/#i_86518

POÉSIE

  • Écrit par 
  • Michel COLLOT, 
  • Dominique VIART
  •  • 9 390 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Monde »  : […] Ces figures ne sont pas un simple ornement, mais l'instrument d'une configuration de l'expérience humaine. La métaphore fait image, elle donne à voir, elle propose une vision du monde, caractérisée elle aussi par une équivalence généralisée entre le langage, l'homme et l'univers. Ainsi le rythme du vers épouse, pour la plupart des traditions poétiques, celui de la vie universelle : « souffle rythm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poesie/#i_86518

QU [K'IU]

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 1 225 mots

Dans le chapitre « Les qu des Tang ou quci »  : […] Les qu des Tang ( vii e - x e  s.) sont des chansons d'origine populaire accompagnées de flûtes et de tambours. Les textes retrouvés à Dunhuang et étudiés depuis les années 1950 par des savants chinois permettent de confirmer l'hypothèse qui prévalait jusqu'alors : une certaine poésie lyrique de circonstance, déclamée et chantée lors des banquets, était adaptée par ses auteurs à des airs populair […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qu-k-iu/#i_86518

QU YUAN [K'IU YUAN] (IVe-IIIe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • David HAWKES
  •  • 1 124 mots

Qu Yuan est le premier poète chinois dont on connaît le nom ; aussi peut-on le regarder comme fondateur de la poésie chinoise. Sa place dans la littérature chinoise est comparable à celle d'Homère dans l'histoire de la littérature européenne : si son nom est bien connu, les événements de sa vie, son existence même, sont incertains. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/qu-yuan-k-iu-yuan/#i_86518

SHAO YONG [CHAO YONG] (1011-1077)

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 513 mots

Sage, philosophe et poète, un des principaux artisans, avec Zhou Dunyi, de la métaphysique du Daoxue, mouvement de renouveau de la pensée chinoise connu en Occident sous le nom de néo-confucianisme. Le retour aux classiques et la résistance contre le bouddhisme avaient été préparés politiquement par Han Yu (768-824) et ses disciples. Mais c'est seulement avec Shao Yong et ses amis qu'apparaît un s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shao-yong-chao-yong/#i_86518

SHI [CHE], genre littéraire chinois

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 997 mots

La langue chinoise répond difficilement aux exigences de l'expression analytique, à cause de la polyvalence grammaticale de tous ses mots – qui leur confère en revanche autonomie et puissance suggestive ; l'imprécision des phrases entraîne la nécessité du rythme et du parallélisme : une telle langue se prête donc tout naturellement aux formes poétiques. Or, elle ne possède pas de mot voulant dire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shi-che-genre-litteraire-chinois/#i_86518

SHI JING [CHE KING]

  • Écrit par 
  • Odile KALTENMARK
  •  • 1 188 mots

Le Shi jing ( Canon des poèmes ) est le Livre saint de la poésie. Il fait partie de la liste des cinq Jing ( Livres canoniques ) les plus vénérés, c'est-à-dire des ouvrages mis plus ou moins directement sous le patronage de Confucius. La tradition attribuait au sage lui-même le choix des trois cent cinq poèmes qui composent cette anthologie. Mais il se pourrait que le Shi jing ait existé déjà tel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/shi-jing-che-king/#i_86518

SIMA XIANGRU [SSEU-MA SIANG-JOU] (env. 179-117 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 1 198 mots

Sima Xiangru est un des grands noms de la littérature chinoise. Les Chinois en parlent avec un sourire, car sa vie, marquée par une aventure assez unique dans l'histoire du pays, est aussi célèbre que son œuvre. Bien qu'à travers les siècles de l'histoire chinoise postérieure nombre d'auteurs aient critiqué les exagérations des fu de Sima Xiangru, son nom est resté pour beaucoup d'autres, et même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sima-xiangru-sseu-ma-siang-jou/#i_86518

SU SHI [SOU CHE] (1037-1101)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 2 028 mots

Dans le chapitre « L'œuvre littéraire »  : […] Il s'agit bien ici de toute l'œuvre littéraire de Su Shi, et non pas seulement de son œuvre poétique, bien que celle-ci soit de beaucoup la plus célèbre. Ses écrits en prose sont en effet nombreux et quelques-uns sont restés fameux. Il écrit une langue qui a subi l'influence du retour à l'antique (  gu wen ) de Han Yu, où l'expression est empreinte de clarté et de force. On a de lui, dans le recue […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/su-shi-sou-che/#i_86518

TAÏWAN [T'AI-WAN] (FORMOSE)

  • Écrit par 
  • Philippe CHEVALÉRIAS, 
  • Évelyne COHEN, 
  • Jean DELVERT, 
  • François GODEMENT, 
  • Adrien GOMBEAUD, 
  • Frank MUYARD, 
  • Angel PINO, 
  • Pierre SIGWALT, 
  • Charles TESSON
  • , Universalis
  •  • 19 906 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Modernisme et « littérature de terroir » »  : […] Il convient à cet égard de souligner le rôle joué par la Wenxue zazhi ( Revue littéraire ), fondée en 1956 – l'année de la campagne des Cent Fleurs, sur le continent – par Xia Ji'an (Hsia Tsi-an, T.A. Hsia, 1916-1965) et Wu Lujin (Wu Lu-ch'in, 1918-1983), deux enseignants du département de littérature étrangère de l'Université nationale de Taïwan. C'est dans la Wenxue zazhi , qui s'est fixé pou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/taiwan-t-ai-wan/#i_86518

TAO YUANMING [T'AO YUAN-MING] (365-427)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 1 432 mots

Si l'on exclut Qu Yuan qui est très connu mais peu lu, Tao Yuanming est, chronologiquement parlant, le premier grand poète chinois, et peut-être le plus aimé de tous. À première lecture, l'Occidental peut s'étonner de cette admiration ; on est en présence d'environ cent cinquante œuvres – poèmes et morceaux de prose très courts – au style sobre et direct, sans métaphores frappantes ou images reche […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tao-yuanming-t-ao-yuan-ming/#i_86518

WANG WEI (699 env.-env. 759)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY, 
  • Ching-lang HOU
  •  • 1 817 mots

Dans le chapitre « Le poète de la nature »  : […] L'œuvre littéraire compte environ quatre cents pièces, de vers et de prose, recueillies après la mort de l'écrivain par son frère, et pour la plupart non datées. On peut classer comme poèmes de jeunesse ceux qui abordent, d'un ton conventionnel, le thème de l'injustice sociale (divorce du mérite et de la réussite) ou, avec une verve héroïque, celui des campagnes victorieuses aux frontières. Mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-wei-699-env-env-759/#i_86518

WEN YIDUO [WEN YI-TOUO] (1899-1946)

  • Écrit par 
  • Michelle LOI
  •  • 1 181 mots

Peintre et lettré, Wen Yiduo fut le premier grand poète de la littérature chinoise moderne qui ait réussi à donner à la poésie de langue moderne, apparue après le « Mouvement du 4 mai », des formes originales, libérées des règles classiques mais respectueuses de la tradition chinoise et de l'esprit de sa langue. Les circonstances de sa vie conduisirent cet artiste, sensible et patriote convaincu, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wen-yiduo-wen-yi-touo/#i_86518

XIE LINGYUN [SIE LING-YUN] (385-433)

  • Écrit par 
  • Donald HOLZMAN
  •  • 1 126 mots

Les Chinois idolâtrent leurs grands poètes, dans lesquels ils voient le meilleur d'eux-mêmes, l'expression de leur conscience sociale, de leur amour pour la nature, de leurs aspirations religieuses : dans une certaine mesure, l'homme importe autant que l'œuvre. C'est ce qui explique, peut-être, leur manque d'enthousiasme envers un de leurs plus grands poètes, Xie Lingyun, dont l'arrogance aristocr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xie-lingyun-sie-ling-yun/#i_86518

YUAN MEI (1715-1797)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 632 mots

Auteur assez important dans l'histoire de la littérature et de la pensée chinoises pour que le grand sinologue anglais Arthur Waley lui ait consacré tout un ouvrage ( Yuan Mei , 1956). De sa vie, il y a peu à dire. Grâce à ses amis, importants dans le monde mandchou, Yuan Mei fut, à l'âge de vingt-sept ans, préfet dans la région de l'actuel Jiangsu, où il fit toute sa carrière administrative. Mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuan-mei/#i_86518

YUAN ZHEN [YUAN TCHEN] (779-831)

  • Écrit par 
  • Yves HERVOUET
  •  • 706 mots

Yuan Zhen est souvent cité comme le grand ami de Bo Juyi, et leur amitié est l'une des plus fameuses de l'histoire chinoise, dans un pays où l'amitié a souvent tenu dans les lettres la place de l'amour chez nos poètes. Par lui-même, Yuan Zhen a cependant une personnalité qui mérite qu'on s'y arrête. Enfant très précoce, il passe les examens impériaux à quatorze ans, et à vingt-trois ans, quand il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuan-zhen-yuan-tchen/#i_86518

YUEFU [YUE-FOU]

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre DIÉNY
  •  • 1 238 mots

Le terme yuefu , l'un des plus originaux et des plus significatifs de l'histoire de la littérature chinoise, désigne d'abord, pendant un peu plus de cent ans, un département de l'administration impériale des Han antérieurs (206 av.-9 apr. J.-C.), le «  Bureau de la musique », responsable de la collecte des chansons populaires et de la direction de la musique de cour ; puis il désigne les « poèmes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuefu-yue-fou/#i_86518

ZHOU BANGYAN [TCHEOU PANG-YEN] (1057-1121)

  • Écrit par 
  • Chantal CHEN-ANDRO
  •  • 317 mots

Originaire de Qiantang dans la province du Zhejiang, Zhou Bangyan a pour nom social Meicheng. Très tôt ses talents littéraires lui valent une charge officielle. Il occupe successivement divers postes administratifs. En 1105, l'empereur Huizong lui confie la direction du Bureau de la musique (Da sheng fu). La fonction de cet organisme est de retrouver les airs anciens tombés dans l'oubli et de rece […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zhou-bangyan-tcheou-pang-yen/#i_86518