PLAUTE (env. 254-184 av. J.-C.)

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Le répertoire plautinien

Titus Maccus Plautus né à Sarsina en Ombrie, à la fois auteur et animateur de théâtre, comme Shakespeare et Molière, passe pour avoir composé cent trente pièces, dont vingt nous sont parvenues, que l'on peut justement tenir pour authentiques. Ce sont, dans l'ordre alphabétique, aucune chronologie n'ayant pu être établie avec certitude : Amphitryon, Asinaria (La Comédie aux ânes), Aulularia (La Marmite), Bacchides (Les Deux Bacchis [nom de femmes]), Captivi (Les Captifs), Casina (nom de femme), Cistellaria (La Comédie du coffre), Curculio (Le Charançon), Epidicus (nom d'esclave), Menaechmi (nom des jumeaux sur qui repose l'action), Mercator (Le Marchand), Miles gloriosus (Le Soldat fanfaron), Mostellaria (La Comédie du fantôme), Persa (Le Persan), Poenulus (Le Carthaginois), Pseudolus (nom d'esclave), Rudens (Le Câble), Stichus (nom d'esclave), Trinummus (les Trois Écus d'argent) et Truculentus (Le Brutal). Mentionnons, pour mémoire, une vingt et unième comédie inscrite à ce répertoire, la Vidularia (La Comédie de la valise) dont les quelques fragments – environ cent vingt vers – que l'on a conservés ne nous apprennent rien qui vaille, sauf que le sujet était sans doute le même que celui de Rudens. Cela n'a rien de surprenant, étant donné que Plaute, comme plus tard Térence, emprunte ses sujets et ses types aux écrivains grecs de la comédie moyenne ou de la nouvelle comédie (ive siècle). Les mieux connus de ces écrivains sont Antiphane, Philémon, et surtout Ménandre dont on a retrouvé en 1905 de nombreux fragments d'œuvre, et dont on possède, depuis les années 1950, une comédie pratiquement complète, Dyscolos (Le « Pénible »). Les pièces de ces poètes tournaient autour d'un thème commun : l'amour d'un fils de famille pour une touchante créature réduite à l'esclavage, amour contrarié par les parents, favorisé, au rebours, par un coquin de valet du genre Scapin, jusqu'au moment du final où l'on découvre, pour la satisfaction générale, que la jeune personne est de [...]


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Pour citer l’article

Barthélemy A. TALADOIRE, « PLAUTE (env. 254-184 av. J.-C.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/plaute/