GERMANO-POLONAISE PLAINE

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Géologie

La recherche des hydrocarbures, entreprise depuis la fin des années 1930, a suscité une exploitation souterraine méthodique et intensive (plusieurs centaines de kilomètres annuels de forages), guidée par la prospection géophysique : par conséquent, on dispose d'une très belle géologie à trois dimensions, dont la plupart des traits et des accidents étaient invisibles en surface (mise en évidence de blocs faillés, parfois de plissements, et de très nombreux diapirs ; établissement de cartes paléogéographiques, avec courbes isopaques, de cartes géologiques « écorchées » des surfaces préquaternaires, prétertiaires et précrétacées, etc.).

Données stratigraphiques

Entre le môle fenno-scandinave et la chaîne varisque, la dépression germano-polonaise était, jusqu'aux glaciations quaternaires, la vraie mer Baltique géologique, dépendance de l'ombilic permanent de la mer du Nord, golfe fermé ou bras de mer, selon les époques. La subsidence, déjà amorcée au sud au Westphalien supérieur, lequel est connu en profondeur, notamment près d'Emden, devient très active au Permien ; des couches énormes de sel sont alors piégées, surtout puissantes (1 500 m au total) à l'ouest (Holstein, estuaire de l'Elbe et de la Weser) et sous la mer du Nord.

À partir du Trias, encore salifère, la puissance des dépôts, variant latéralement de un à dix, et, souvent, leur faciès se diversifient ; ils sont étroitement contrôlés par les caprices de la subsidence, en fonction de gauchissements d'ensemble à grands rayons de courbure, notamment dans le sillon ou aulacogène polono-danois, et de jeux d'affaissements locaux en touche de piano (fossés du Holstein, bassin de Basse-Saxe), ainsi que du mouvement du sel (gouttières autour des diapirs). Le Lias est surtout argileux (faciès de bordure à charbon en Scanie) ; le Dogger comporte de plus des faciès ferrugineux, et des faciès sableux, réservoirs d'hydrocarbures. Le Malm (Jurassique supérieur) est bathyal et puissant dans l'axe des sillons, avec des calcaires sur les h [...]


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Écrit par :

  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Nanterre, journaliste scientifique
  • : professeur émérite à l'université de Paris-Sud

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Pour citer l’article

André BLANC, François ELLENBERGER, « GERMANO-POLONAISE PLAINE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/plaine-germano-polonaise/