PLACODERMES

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Placodermes : Harrytoombsia elegans

Placodermes : Harrytoombsia elegans
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Nageoires de Placodermes

Nageoires de Placodermes
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Placodermes : cladogramme

Placodermes : cladogramme
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Placodermes du Dévonien

Placodermes du Dévonien
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin


Plan d'organisation

Tous les groupes naturels de placodermes partagent la même disposition de leurs plaques dermiques en deux ensembles : un toit crânien et une cuirasse thoracique en forme d'anneau autour de l'avant du tronc (fig. 1). Ces deux ensembles dermiques sont associés par une articulation dermique latérale, elle-même doublée par une articulation cervicale complexe. La surface des plaques dermiques, le plus souvent ornementées de tubercules, est parcourue soit par des sillons, soit par des canaux repérés à la surface de l'os par des ponctuations. C'est par ce dispositif que s'effectuait la transmission sensorielle des informations que percevaient les placodermes de leur environnement. Aucune homologie n'a été établie entre les plaques du toit crânien ou du thorax des placodermes et les os dermiques des osteichthyens, si bien que ces plaques portent des noms tirés de leur topologie sur les cuirasses (fig. 1).

Placodermes : Harrytoombsia elegans

Placodermes : Harrytoombsia elegans

Dessin

Harrytoombsia elegans, un artrhrodire brachythoraci du Dévonien supérieur de Gogo, Australie. Cuirasses dermiques céphalique et thoracique en vue latérale (d'après Miles et Denis, 1979). 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

Afficher

Le toit crânien dermique recouvre dorsalement l'endocrâne, de nature cartilagineuse. Latéralement et ventralement, il est protégé par une enveloppe composée d'os périchondral, qui est aussi associé aux sorties des vaisseaux sanguins et des nerfs crâniens. Cet os fin est fragile mais il peut se fossiliser. Des conditions de fossilisation exceptionnelles ont permis de connaître l'anatomie interne du crâne de certains placodermes aussi bien que celle des osteichthyens (poissons osseux) actuels. L'organisation de leur endocrâne révèle une anatomie primitive par la brièveté de la région antérieure (télencéphale et diencéphale), tandis que la partie occipitale allongée a conservé une disposition segmentée des nerfs.

La corbeille branchiale est suspendue sous la partie postérieure de l'endocrâne dans une cavité ouverte sur l'extérieur par la fente branchiale. Si les plaques dermiques de la joue assurent une mobilité comparable à celle de l'opercule des poissons osseux, leur rôle dans les mouvements de la respiration n'était pas aussi prépondérant que chez ces derniers.

C'est par la mo [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 4 pages


Écrit par :

Classification


Autres références

«  PLACODERMES  » est également traité dans :

ENTELOGNATHUS PRIMORDIALIS

  • Écrit par 
  • Gaël CLÉMENT
  •  • 1 140 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une histoire des vertébrés à mâchoires longtemps considérée comme admise »  : […] La faune des vertébrés actuels est représentée par des animaux sans mâchoires (lamproies et myxines) et par deux grands groupes d'animaux à mâchoires : les chondrichthyens (requins, raies et chimères) et les ostéichthyens. Ce dernier groupe est lui-même composé des poissons à nageoires rayonnées (esturgeons, espadons, saumons, etc.) et d’animaux à nageoires ou pattes charnues (cœlacanthes, dipneu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/entelognathus-primordialis/#i_15863

GNATHOSTOMES

  • Écrit par 
  • Philippe JANVIER
  •  • 2 142 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les grands groupes éteints de gnathostomes »  : […] Seuls deux groupes majeurs de gnathostomes sont considérés comme complètement éteints, les placodermes et les acanthodiens (cf.  acanthodiens , placodermes ). Les placodermes, qui ont dominé les faunes de vertébrés aquatiques du Silurien supérieur au Dévonien supérieur (420 à 360 Ma), sont presque certainement monophylétiques, car tous partagent quelques caractères exclusifs, comme une armure derm […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gnathostomes/#i_15863

POISSONS

  • Écrit par 
  • Yves FRANÇOIS, 
  • Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ
  •  • 10 059 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Gnathostomes »  : […] Les Gnathostomes constituent un ensemble monophylétique dont l'apomorphie principale est la possession de mâchoires articulées : celles-ci sont traditionnellement conçues comme un arc viscéral modifié , homologue sériel des arcs hyoïdien et branchiaux ; mais la position interne de ces derniers par rapport aux branchies chez les Gnathostomes est très différente de la disposition du squelette branc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poissons/#i_15863

Pour citer l’article

Hervé Léo LELIÈVRE, « PLACODERMES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/placodermes/