PIGMENTATION ANIMALE

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Pigmentation et coloration

L'œil humain est sensible à la lumière dans une gamme de longueurs d'onde restreinte, entre 400 nm (violet) et 750 nm (rouge). Les longueurs d'onde plus courtes correspondent à l'ultra-violet (perceptible par certaines espèces animales dont les insectes), les plus longues à l'infra-rouge. La gamme des couleurs visibles se place donc entre ces deux zones, selon un ordre facilement observé par exemple dans un arc-en-ciel (violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge). Un objet qui réfléchit l'ensemble du spectre sera blanc, tandis que, s'il ne réfléchit qu'une partie des radiations, il apparaîtra coloré.

Dans de très nombreux cas, l'épiderme ou ses productions contiennent des substances absorbantes, appelées pigments, qui appartiennent à des familles chimiques très variées. Selon leur structure chimique, ils absorbent dans une partie bien déterminée du spectre visible. Il n'y a cependant pas de correspondance univoque entre une couleur et une classe de composés chimiques : une même couleur peut être due à des pigments de nature différente, seule l'analyse chimique permettra d'identifier l'agent causal. Inversement, un même pigment pourra présenter diverses couleurs selon les modalités de son association avec les autres constituants cellulaires : ainsi, un même caroténoïde, l'astaxanthine, est présent dans les cellules sous forme de caroténoprotéine, c'est-à-dire associé à une protéine ; selon la nature de la protéine, la coloration obtenue pourra varier du bleu au rouge, en couvrant pratiquement l'ensemble du spectre visible (cela est dû à un effet bathochrome des protéines, qui déplacent le maximum d'absorption vers les plus grandes longueurs d'onde, donc la couleur du jaune vers le bleu).

La pigmentation d'un animal est rarement le fait d'un seul pigment. Elle résulte le plus souvent de la présence simultanée de plusieurs pigments différents, qui concernent des structures épidermiques, dermiques ou plus profondes. Un exemple simple de ce dernier cas est fourni par la coloration rouge des lèvres, dont l'épiderme transparent laisse voir l [...]

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Chromatophores dermiques

Chromatophores dermiques
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Couleurs des animaux et leur origine

Couleurs des animaux et leur origine
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Mélanocytes et kératinocytes de la peau humaine

Mélanocytes et kératinocytes de la peau humaine
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Mélanophores

Mélanophores
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  • : agrégé de l'Université (sciences biologiques), docteur ès sciences, maître assistant des Universités
  • : professeur des Universités

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Pour citer l’article

Alain BOUTHIER, René LAFONT, « PIGMENTATION ANIMALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/pigmentation-animale/