LAPLACE PIERRE SIMON DE (1749-1827)

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Une brillante carrière

Né à Beaumont-en-Auge (Calvados), Laplace dut à l'École militaire, établie dans cette petite ville, sa formation première en mathématiques, et c'est dans cette école qu'il commença à enseigner. Déjà connu par d'importants travaux, il succéda, en 1784, à Étienne Bezout comme examinateur du corps de l'artillerie et entra, en 1785, à l'Académie royale des sciences. À la Révolution, il prit part à l'organisation de l'École polytechnique et de l'École normale et fit partie de l'Institut lors de sa création. En 1796, il présidait la commission chargée de présenter au Conseil des Cinq-Cents le rapport sur le progrès des sciences. Bonaparte lui confia le ministère de l'Intérieur après le 18-Brumaire, mais ne le lui laissa que six semaines. Entré au Sénat en 1799, Laplace ne s'y fit guère remarquer que par un rapport sur la nécessité de revenir au calendrier grégorien, tandis que son influence sur la vie scientifique française ne cessait de croître soit à l'Institut, soit à l'École polytechnique, soit encore à la Société d'Arcueil. Il vota, en 1814, la déchéance de l'Empereur et devint sous la Restauration un personnage de grande importance. Mais c'est à l'Institut que son autorité politique se fit surtout sentir. Membre de l'Académie française, il présidait la séance de janvier 1827 où vint en discussion une supplique contre le projet de loi sur la répression des délits de la presse. Opposé à cette supplique, il quitta la séance, faisant figure d'ultraroyaliste.

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Pierre COSTABEL, « LAPLACE PIERRE SIMON DE - (1749-1827) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-simon-de-laplace/