MENDÈS FRANCE PIERRE (1907-1982)

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Un homme, une vie politique

Les années de formation

Né à Paris dans une famille d'origine juive ashkénaze de commerçants aisés, docteur en droit, diplômé de l'École libre des sciences politiques, Mendès France est le plus jeune avocat de France lorsqu'il s'inscrit au barreau, le plus jeune député lorsqu'il est élu dans l'Eure en 1932, et le plus jeune membre du gouvernement lorsqu'il entre dans le second cabinet de Léon Blum, en mars 1938, comme sous-secrétaire d'État au Trésor.

Il a défendu, jeune étudiant, dans sa thèse de droit, une conception internationaliste des finances. Très vite, il s'est lié au groupe maçonnique Littré-Condorcet et à la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste ; en 1928, il s'inscrit à la loge de Paris du Grand Orient et y devient très vite compagnon puis maître en 1930. Candidat radical-socialiste, élu député de l'Eure en 1932, il produit en 1933 un rapport sur La Réorganisation et la simplification du régime fiscal en France et participe aux études menées en France sur le fonctionnement d'une banque internationale, en l'occurrence, la Banque des règlements internationaux. Technicien des finances, il préside la commission des douanes à la Chambre et, lors du congrès radical-socialiste de Toulouse en 1932, est rapporteur sur ces questions. Membre du brain trust de conseillers financiers qui entourent Blum, il soutient la demande d'avance de cinq milliards à la Banque de France et de transfert de trois milliards qui seraient retirés du fonds d'égalisation des changes ; le refus des Chambres entraîne la chute du cabinet. Simple député, il approuve les accords de Munich. Mobilisé en 1939 et envoyé au Liban, lors de l'invasion allemande, en juin 1940, il est arrêté par le gouvernement de Vichy ; condamné à six ans de prison pour désertion à l'intérieur en temps de guerre, il s'évade en juin 1941 et en 1942 rejoint le général de Gaulle à Londres. Capitaine d'aviation, il combat avec le groupe Lorraine.

Spécialiste des questions financières – sa thèse d [...]

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Pierre Mendès France

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Diên Biên Phu et accords de Genève, 1954

Diên Biên Phu et accords de Genève, 1954
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Pour citer l’article

Maurice DUVERGER, Emile SCOTTO-LAVINA, « MENDÈS FRANCE PIERRE - (1907-1982) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 janvier 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-mendes-france/