PHYTOTHÉRAPIE

ABSINTHE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 505 mots

Sa senteur puissante et son amertume extrême ont signalé très tôt l'absinthe ( Artemisia absinthium L.) ou les armoises voisines à l'attention de l'homme en quête de remèdes. Mille six cents ans avant notre ère, un papyrus égyptien fait mention d'une plante dans laquelle certains ont reconnu l'absinthe (bien qu'elle ne pousse pas en Afrique). Tous les médecins de l'Antiquité la prescrivaient avec […] […] Lire la suite

ACONITINE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 374 mots

L'aconit, renonculacée, se récolte, en France notamment, dans les régions marécageuses et en montagne. Pour extraire l'aconitine, la racine séchée et pulvérisée est épuisée par une solution alcoolique d'acide tartrique ; on élimine l'alcool par distillation, on met le tartrate d'aconitine en solution dans l'eau, et on purifie très difficilement par les méthodes usuelles. Le produit obtenu cristall […] […] Lire la suite

ADONIS, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 416 mots

Rare et localisé en France (où les récolteurs des laboratoires pharmaceutiques le mettent en danger de régression), l'adonis printanier (renonculacée) n'y a jamais pris place dans la pharmacopée populaire. Dans le centre et le sud-est de l'Europe, où il est bien plus répandu, il a connu des emplois très anciens, tant comme diurétique que comme succédané de l'hellébore noir, avec lequel il a des pa […] […] Lire la suite

AIGREMOINE EUPATOIRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 198 mots

Herbe commune, l'aigremoine ( Agrimonia eupatoria  L., de la famille des rosacées) a joui d'une très grande réputation dans le passé. On en faisait le spécifique des maladies chroniques du foie, indication oubliée de nos jours mais qui mériterait d'être vérifiée au vu des anciens témoignages. Riche en tanin, elle reste une astringente efficace, utile en usage interne dans les troubles digestifs av […] […] Lire la suite

AIL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 650 mots

Paré de toutes les vertus dès l'aurore de la médecine occidentale, longtemps considéré comme l'un des meilleurs spécifiques de la peste, l'ail ( Allium sativum  L., liliacées) restera, jusqu'au xix e  siècle, dans les campagnes, le remède universel que Galien appelait déjà la « thériaque des paysans ». Il tenait une place de choix parmi les aliments des ouvriers qui bâtirent la pyramide de Gizeh, […] […] Lire la suite

ARGOUSIER

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 217 mots

On ignore en France ce bel arbrisseau épineux ( Hippophae rhamnoides L., eléagnacées), spontané dans les Alpes et sur le littoral de la Manche et dont le fruit renferme quatre fois plus de vitamine C que le citron. En Europe centrale, on le cultive pour l'extraction de l'acide ascorbique. La baie acide de l'argousier, cueillie en automne, sert à préparer une gelée (exclure les graines, dures, lax […] […] Lire la suite

ARNICA

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 514 mots
  •  • 1 média

Ce n'est qu'au xii e siècle que l'arnica ( Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviii e siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de Haller en publient les mérites. Les médecins du passé employaient l'arnica à l'usage interne, comme stimulant, fébrifuge, diu […] […] Lire la suite

AROMATHÉRAPIE

  • Écrit par 
  • Jean VALNET
  •  • 1 634 mots
  •  • 1 média

Traitement des maladies par les arômes végétaux, c'est-à-dire les essences aromatiques appelées huiles essentielles (H.E.) dans le langage médical, l'aromathérapie est une branche de la phytothérapie (du grec yuzov , plante) et, comme telle, l'une des thérapeutiques les plus anciennes du monde avec l'argile, l'eau et les procédés manuels (massages et reboutement, magnétisme curatif). Pendant des m […] […] Lire la suite

AUBÉPINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 644 mots
  •  • 1 média

Pour l'usage médicinal, on peut réunir sous le même nom d'aubépine les deux Crataegus les plus répandus de la flore française : Crataegus monogyna Jacq. et C. laevigata (Poiret) D.C. ( = C. oxyacantha auct.)  ; rosacées malacées ; leurs propriétés sont identiques. Noter cependant que, si les deux espèces fleurissent en mai, C. laevigata précède de huit à quinze jours C. monogyna . Cet étaleme […] […] Lire la suite

BARDANE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 514 mots

Médicinale très ancienne, bien connue des médecins et des agronomes latins dans les indications majeures qu'elle a conservées jusqu'à nous. Au i er siècle, Columelle relate l'usage de la bardane contre les morsures de serpents, Dioscoride l'indique dans le traitement des ulcères. Les auteurs de la Renaissance et du xvii e siècle la vantent aussi bien comme diurétique (Pierre de Forest, Pena et d […] […] Lire la suite

BELLADONE

  • Écrit par 
  • Philippe COURRIÈRE
  •  • 377 mots

De la famille des solanacées, la belladone ( Atropa belladona ) est une plante annuelle, vivace, pouvant atteindre un mètre de hauteur. On en utilise les feuilles, cueillies au moment de la floraison car la teneur en principes actifs y est la plus forte, ainsi que la racine, ramassée en automne pour les mêmes raisons. Ses principes actifs étant des alcaloïdes très toxiques, les principales pharmac […] […] Lire la suite

BOTANIQUE

  • Écrit par 
  • Sophie NADOT, 
  • Hervé SAUQUET
  •  • 5 647 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre «  Ethnobotanique »  : […] L' ethnobotanique, mot combinant les termes ethnologie et botanique, se définit comme l'étude des relations entre les plantes et l'homme. C'est une sous-discipline de l'ethnobiologie, discipline qui a émergé dans la seconde moitié du xx e  siècle et qui étudie les relations entre l'homme et le reste du monde vivant. L'ethnobotanique repose à la fois sur la connaissance fondamentale des plantes et […] […] Lire la suite

BOULEAU

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 459 mots

Réunis autrefois sous le nom de « bouleau blanc » ( Betula alba ), le bouleau verruqueux ( B. verrucosa Ehrh.) et le bouleau pubescent ( B. pubescens Ehrh.) , deux bétulacées, ont les mêmes emplois médicinaux : feuilles, jeunes pousses, jeune écorce et sève sont utilisées. Une résine, la bétuline (qui donne à l'écorce sa blancheur cireuse), un hétéroside, le bétuloside, une huile essentielle aro […] […] Lire la suite

BOURDAINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 349 mots

L'écorce de la bourdaine ( Frangula alnus Miller ou Rhamnus frangula L. ; rhamnacées), violacée et mouchetée de claires lenticelles liégeuses, est sans doute le meilleur purgatif végétal de la flore européenne. On le sait au moins depuis le xiii e  siècle (Pietro Crescenzi), mais les premières descriptions et figures de l'arbrisseau datent de la Renaissance (Tragus, Matthioli, Dodoens). On disti […] […] Lire la suite

BOURRACHE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 413 mots

Vraisemblablement introduite d'Afrique du Nord en Espagne par les Arabes et, de là, répandue dans la plus grande partie de l'Europe, la bourrache ( Borrago officinalis L. ; borraginacées) était inconnue des Anciens. Elle apparaît dans la matière médicale au Moyen Âge. Au xiii e siècle, Arnaud de Villeneuve assure qu'elle guérit la gale et la mélancolie, qu'elle fortifie le cœur, le foie et qu'el […] […] Lire la suite

BRUYÈRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 340 mots

À peu près passées sous silence par les médecins de l'Antiquité (qui citaient surtout les Erica méditerranéens), les bruyères furent, à la Renaissance, jugées capables de fragmenter et de chasser les calculs urinaires. Rarement citée diurétique, « ophtalmique » aux xvii e et xviii e siècles, la bruyère intéresse davantage les phytothérapeutes du xix e siècle et surtout de la première moitié du […] […] Lire la suite

BRYONE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 363 mots

La racine énorme et charnue de la bryone ( Bryonia dioica L., cucurbitacées) est usitée en médecine depuis un temps immémorial. La composition, très complexe, imparfaitement connue, n'éclaire pas beaucoup l'action thérapeutique : 2 à 9 p. 100 du poids sec d'une résine dite « bryorésine » (contenant des acides gras et des alcools), un alcaloïde (bryonicine), des diastases, un glucoside ou mélange […] […] Lire la suite

CAMOMILLE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 669 mots
  •  • 1 média

On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine ( Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille ( Matricaria chamomilla L.), plus répandue dans l'ensemble de la France, peut lui être substituée sans inconvén […] […] Lire la suite

CHÉLIDOINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 374 mots

Papavéracée toxique, la chélidoine fraîche contient 1 p. 100 d'alcaloïdes (le plus important est la chélidonine) associés à des acides organiques, à une essence aromatique peu abondante et à un pigment jaune, la chélidoxanthine. Les alcaloïdes ont une action dépressive sur le système nerveux central, puis narcotique. Ils sont, par ailleurs, puissamment bactéricides. L'ingestion du suc non dilué ou […] […] Lire la suite

CHINOISE (CIVILISATION) La médecine en Chine

  • Écrit par 
  • Florence BRETELLE-ESTABLET
  •  • 8 482 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Innovations, transformations : exemple de la thérapeutique et de l'étiologie  »  : […] Par ailleurs, la médecine des correspondances systématiques façonnée au début de l'empire n'est pas restée étanche aux changements politiques, sociaux et intellectuels qui avaient cours en Chine. Le taoïsme et le bouddhisme qui, pendant six siècles, remplacent le confucianisme comme pensée officielle, puis le rapprochement des trois doctrines en ce que l'usage appelle le néo-confucianisme des Son […] […] Lire la suite

CIGUË

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 736 mots
  •  • 1 média

Prototype de la plante vénéneuse, non seulement dans une famille ambiguë où les meilleures condimentaires et des potagères de première importance ont souvent leurs sosies toxiques, mais aussi dans toute l'étendue de la flore d'Europe, la grande ciguë ( Conium maculatum  L. ; ombellifères) a des propriétés délétères connues depuis la plus haute antiquité. Cinq siècles avant notre ère, les hippocra […] […] Lire la suite

COCA

  • Écrit par 
  • Alain LABROUSSE
  •  • 1 011 mots
  •  • 6 médias

Il existe une confusion très largement répandue entre la cocaïne, alcaloïde isolé pour la première fois par le chimiste et pharmacien allemand Albert Niemann ( 1834-1861 ) en 1859, et la feuille de coca dont on l'extrait. La coca appartient à la famille des Erythroxylaceae du genre pantropical. Deux de ses quelque 250 espèces, que l'on trouve sur le continent sud-américain jusqu'à 2 000 mètres d […] […] Lire la suite

COMPOSÉES

  • Écrit par 
  • Chantal BERNARD-NENAULT, 
  • Jacques MIÈGE
  •  • 3 791 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Utilisations »  : […] Un contraste existe entre l'ampleur numérique de la famille et son importance économique relativement faible. Elle compte cependant des plantes alimentaires, des plantes médicinales, des plantes oléagineuses, tinctoriales, industrielles et surtout des plantes d'ornement, mais ces productions sont généralement mineures. Parmi les plantes alimentaires, les plus importantes commercialement doivent êt […] […] Lire la suite

DAPHNÉ, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 228 mots

Les trois daphnés (thyméléacées) les plus répandus, le bois gentil ( Daphne mezereum  L.), la lauréole ( D. laureola  L.), le garou ( D. gnidium  L.), et les autres espèces européennes, sont des plantes très vénéneuses. Ils renferment une résine âcre, irritante (même après séchage prolongé), toxique, la mézéréine, et un hétéroside, le daphnoside, qui serait inoffensif. Les fruits, souvent rouges, […] […] Lire la suite

DATURA ou STRAMOINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 306 mots

L'une des solanacées les plus vénéneuses, plus dangereuse encore que la belladone, le datura ou stramoine ( Datura stramonium  L.) renferme trois alcaloïdes : l'hyoscyamine, l'atropine et la scopolamine, qui sont aussi les poisons de la belladone et de la jusquiame. À forte dose (infusion de quelques grammes de feuilles chez l'adulte), elle provoque la mort après un délire parfois furieux, des con […] […] Lire la suite

DIGITALE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 423 mots
  •  • 1 média

Décrite pour la première fois par Leonhart Fuchs en 1542, reconnue diurétique et cardiotonique à la fin du xviii e  siècle par les Anglais Withering et Cullen (les paysans de leur pays l'employaient empiriquement dans l'épilepsie, non sans risques), la digitale ( Digitalis purpurea  L.) s'est imposée de nos jours comme le grand médicament des déficiences du muscle cardiaque. Cette scrofulariacée […] […] Lire la suite

DIOSCORIDE PEDANIUS (40 env.-env. 90)

  • Écrit par 
  • Jacqueline BROSSOLLET
  •  • 276 mots

Né en Cilicie, à Anazarbe, ce Grec d'Asie Mineure étudia la médecine à Alexandrie puis à Athènes où il fut l'élève de Théophraste. Venu à Rome, il devint médecin militaire des légions sous Néron et parcourut, entre 54 et 68, une grande partie de l'Europe, mettant à profit ses voyages pour approfondir ses connaissances cliniques et botaniques ; il en tira les éléments d'un ouvrage qui est la premiè […] […] Lire la suite

ÉGLANTIER

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 666 mots

Le fruit des églantiers ( Rosa canina L. et autres espèces ; rosacées) rappelle par son nom, peu répandu en France, de cynorrhodon (du grec kunorrhodon , « ronce des chiens ») l'usage très ancien des racines de la plante contre la rage (Pline, repris au xvi e siècle par Tragus et Césalpin). Le langage populaire le qualifie de « gratte-cul », signifiant par là les risques qu'encourent les imprude […] […] Lire la suite

ÉPICES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 990 mots
  •  • 1 média

Aussi longtemps qu'elles furent des denrées de luxe réservées aux plus fortunés, c'est-à-dire jusqu'au xviii e siècle, les épices tinrent conjointement un rôle culinaire et un rôle médicinal. Leur vogue thérapeutique culmina surtout à la Renaissance et au xvii e siècle, quand les apothicaires se disaient encore « épiciers et droguistes ». Elles entraient alors dans une foule de compositions comp […] […] Lire la suite

ÉPINE-VINETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 492 mots

Mésué, médecin chrétien des califes de Bagdad, au ix e siècle, conseillait le fruit d'un berbéris dans les maux de l'estomac et du foie pour apaiser la soif et, en usage externe, pour réduire les tumeurs. Mais peut-être ne s'agit-il pas de l'épine-vinette ( Berberis vulgaris  L. ; berbéridacées), qui croît cependant dans le Caucase. Assez rarement citée au Moyen Âge, la plante est bien décrite po […] […] Lire la suite

ÉPURGE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 225 mots

De l'ancien français « espurgier », nettoyer, purifier (d'où aussi « expurger »), l'épurge ( Euphorbia lathyris  L. ; euphorbiacées) était l'un des purgatifs les plus communs de la pharmacopée ancienne. On employait ses racines, ses feuilles et surtout ses graines. Ces dernières, d'un goût d'abord agréable, puis âcre, renferment 40 à 50 p. 100 de composants résineux purgatifs, contenant aussi une […] […] Lire la suite

ESSENCES VÉGÉTALES

  • Écrit par 
  • Philippe BOUCHET
  •  • 667 mots

Connues aussi sous le nom d'huiles essentielles, ces essences sont des substances volatiles et odorantes contenues dans les végétaux. On en rencontre une très grande variété dans tout le règne végétal et dans tous les organes des plantes. Après isolement par distillation ou entraînement à la vapeur d'eau, ou, plus rarement, par expression (zestes de citron ou d'orange) ou extraction à l'aide de so […] […] Lire la suite

EUCALYPTUS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 214 mots

Les feuilles de l' Eucalyptus globulus La Bill (myrtacées) renferment des tanins, de l'alcool cérylique, un diphénol (pyrocatéchine), une résine acide et, surtout, 5 à 7 p. 100 d'huile essentielle aux composants multiples, le plus notable étant l'eucalyptol (ou cinéol). L'essence et l'eucalyptol, principes actifs, sont antiseptiques et balsamiques aux doses thérapeutiques, toxiques à forte dose. […] […] Lire la suite

EUPHRAISE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 145 mots
  •  • 1 média

Ancien « casse-lunettes » des empiristes médiévaux, l'euphraise ( Euphrasia rostkoviana Hayne  ; scrofulariacées) était prescrite dans les affections de l'œil et même contre la cécité. Elle renferme du tanin, une huile grasse, une essence, une substance amère, un glucoside (aucuboside) et des résines qui représenteraient le principe actif. Tonique amère et astringente, elle est effectivement effi […] […] Lire la suite

FENOUIL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 363 mots
  •  • 1 média

Condiment cher aux habitants du midi de la France qui en parfument olives vertes, poissons grillés et omelettes, le fenouil ( Foeniculum vulgare Miller. ; ombellifères) est une plante médicinale très employée depuis l'Antiquité. Les fruits faisaient partie des « quatre semences chaudes majeures » des anciennes pharmacopées, avec l'anis vert, le carvi et la coriandre. Les racines, avec celles de […] […] Lire la suite

FRÊNE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 663 mots

Quatre siècles avant notre ère, Hippocrate et Théophraste conseillaient déjà les feuilles de frêne ( Fraxinus excelsia L. ; oléacées) dans le rhumatisme et la goutte comme diurétiques. Au ii e siècle, le médecin et poète latin Serenus Samonicus prescrivait ses fruits dans l'hydropisie. Dioscoride et Pline, en relatant son emploi interne et externe contre les morsures de serpents, lui feront une […] […] Lire la suite

FUMETERRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 244 mots

Simple très populaire, déjà prescrite en cholagogue dans l'Antiquité, la fumeterre ( Fumaria officinalis  L. ; fumariacées) renferme un alcaloïde, la fumarine, et un acide, dit acide fumarique, associés à du tanin, à des sucres, à des sels de potassium. La fumarine est toxique et curarisante à haute dose, stimulante à très faible dose. La plante, employée entière sans la racine, est une dépurative […] […] Lire la suite

GENÊT À BALAIS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 647 mots

Genêt de grande taille, le genêt à balais ( Cytisus scoparius Link ou Sarothamnus scoparius Wimmer ; légumineuses), que la classification botanique actuelle associe aux cytises, doit figurer parmi les remèdes diurétiques de base de la pharmacopée indigène. Inconnu des Anciens (il ne croît pas en Grèce et manque dans la plus grande partie de la région méditerranéenne), longtemps confondu avec d'a […] […] Lire la suite

GENÉVRIER COMMUN

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 668 mots
  •  • 1 média

Surtout connu de nos jours comme condiment de la choucroute et aromate du gin, le genévrier commun ( Juniperus communis L. ; cupressacées) aux « baies » bleues (galbules)a un long passé parmi les simples. Répandu dans la plus grande partie de l'Europe, il a servi très tôt de remède. En le prescrivant contre les rétentions d'urine et la sciatique, Caton, trois siècles avant notre ère, se faisait […] […] Lire la suite

GENTIANE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 496 mots
  •  • 1 média

De tout temps, on a vu dans la gentiane jaune ( Gentiana lutea L. ; gentianacées) la plante tonique par excellence ; c'est la panacée des montagnards d'Europe. Sa racine, seule partie utilisée, était l'un des fébrifuges les plus prescrits avant l'introduction du quinquina sur le Vieux Continent (1639). De nos jours, elle figure plus souvent dans des liqueurs, des « apéritifs » et autres spiritue […] […] Lire la suite

GUIMAUVE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 204 mots

Les fleurs et les feuilles de guimauve ( Althaea officinalis L. ; malvacées) sont usitées comme celles de la mauve. La racine, partie la plus employée de nos jours, contient jusqu'à 35 p. 100 de mucilage, 37 p. 100 d'amidon, 10 p. 100 de saccharose, 4 à 5 p. 100 de tanin, des sels minéraux, surtout des phosphates. C'est un excellent émollient externe et interne, indiqué dans les inflammations de […] […] Lire la suite

HAMAMÉLIS, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 182 mots

Arbrisseau nord-américain (dit aussi « noisetier de sorcière » pour ses graines comestibles, oléagineuses), l' Hamamelis virginica  L. (hamamélidacées) a, depuis le xix e  siècle, un renom justifié de spécifique des affections du système veineux, qui le place aux côtés du marron d'Inde, du cyprès et de l' Hydrastis canadensis . Écorce et feuilles sont riches en tanin. On emploie surtout les second […] […] Lire la suite

HOUBLON

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 499 mots

Jusqu'à la Renaissance, on cite peu le houblon ( Humulus lupulus  L. ; cannabacées). Sainte Hildegarde, abbesse amie des simples ( xii e  s.), y voyait un remède de la mélancolie. Au xvi e siècle, le houblon est bien connu comme tonique, diurétique et dépuratif. Charles de l'Escluse recommande sa racine comme sudorifique. Plus tard apparaîtront des prescriptions (« affection hypocondriaque », « v […] […] Lire la suite

HYSOPE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 180 mots
  •  • 1 média

Au premier rang des labiées pectorales, l'hysope ( Hyssopus officinalis  L.) renferme 0,3 à 0,9 p. 100 d'essence aromatique à 45 p. 100 de pinocamphone (groupe des camphres), essence toxique, épileptisante à faible dose : 2 g chez l'homme. Elle contient aussi un glucoside, le diosmoside, voisin de l'hespéridoside du zeste d'orange (à rôle de vitamine P), de la marrubiine, un taux important de cho […] […] Lire la suite

JUSQUIAME

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 315 mots

Dans le trio des grandes « solanacées vireuses », la jusquiame ( Hyoscyamus niger L.) vient en troisième position pour la toxicité, après la stramoine et la belladone. C'est cependant une plante très vénéneuse, renfermant, comme ses parentes, les trois alcaloïdes : atropine, hyoscine et surtout hyoscyamine. Si l'empoisonnement par la belladone se traduit fréquemment par un délire furieux, il appa […] […] Lire la suite

LA COLONISATION DU SAVOIR. UNE HISTOIRE DES PLANTES MÉDICINALES DU « NOUVEAU MONDE » 1492-1750 (S. Boumediene) Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Gabriel GACHELIN
  •  • 1 144 mots

Lorsque les marins portugais progressent le long des côtes de l’Afrique, ce qu’ils cherchent leur est connu. Ce qu’ils découvrent est nouveau, sans l’être tout à fait. Rome avait déjà de multiples liens avec l’Orient, qui ne s’étaient jamais interrompus. Comme on le voit avec la mosaïque du Nil (palais Barberini, Palestrina), la flore et la faune de l’Afrique étaient familières aux Européens depui […] […] Lire la suite

LAURIER NOBLE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 578 mots

Arbre d'Apollon, plante bénéfique vénérée par tous les anciens peuples méditerranéens, le laurier noble ( Laurus nobilis L. ; lauracées) est aujourd'hui une épice des plus communes dont les pouvoirs thérapeutiques sont oubliés. L'arôme des feuilles est dû à une huile essentielle de composition très complexe : 45-50 p. 100 d'eucalyptol, avec géraniol, linalol, terpinéol, pinène, phellandrène, acid […] […] Lire la suite

LAVANDES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 327 mots
  •  • 2 médias

Appartenant à la famille des labiées, la lavande officinale ( Lavandula vera D.C. ou Lavandula officinalis Chaix), la lavande spic ou aspic ( Lavandula latifolia Villars) et les « lavandins » issus de leur croisement ont à peu près les mêmes propriétés médicinales. La lavande stœchas ( L. Stœchas L.), dont l'essence est fortement camphrée, a surtout connu des emplois externes. Si l'essence d […] […] Lire la suite

LIERRE TERRESTRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 352 mots

Plante médicinale commune dans une grande partie de la France et injustement négligée, quoique employée encore çà et là dans l'Ouest, le Berry, le lierre terrestre ( Glechoma hederacea L. ; labiées), appelé aussi « rondelette » ou « courroie de Saint-Jean », jouissait déjà, au xii e siècle, de la réputation de pectorale qu'il a gardée jusqu'à nos jours. Les médecins de la Renaissance y voyaient […] […] Lire la suite

MANDRAGORE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 444 mots

Les constituants de la mandragore ( Mandragora officinarum  L. ; solanacées) la rapprochent beaucoup des solanacées dites vireuses (belladone, jusquiame, stramoine). Comme ces dernières, la mandragore renferme le trio d'alcaloïdes, atropine, hyoscyamine, hyoscine, auxquels s'adjoignent diverses autres substances, surtout dans la racine. Celle-ci, pivotante, allongée (jusqu'à 50 ou 60 cm), présente […] […] Lire la suite

MARRUBE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 324 mots

Considéré par J.-E. Gilibert (1798) comme « l'une des meilleures plantes d'Europe », le marrube ( Marrubium valgare  L. ; labiées), « mauvaise herbe » fréquente dans tout le Bassin méditerranéen, était déjà considéré comme le spécifique des affections de l'appareil respiratoire dans l'Égypte et la Grèce anciennes. Le Moyen Âge, qui l'employait couramment dans le traitement des mêmes maux, l'a de s […] […] Lire la suite

MAUVE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 345 mots

Ancien légume ( Malva sylvestris  L. ; malvacées) sans doute d'origine préhistorique (comme certains chénopodes, l'arroche, le pourpier). Les Grecs et les Romains appréciaient les feuilles de la mauve et ses jeunes pousses cuites à la façon des épinards, autant pour leur saveur que pour leurs vertus laxatives. Hésiode, Horace, Cicéron l'ont célébrée. C'était l'une des herbes des jardins potagers e […] […] Lire la suite

MÉDECINES ALTERNATIVES

  • Écrit par 
  • Bernard CHEMOUNY, 
  • Bernard POITEVIN
  •  • 1 653 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Indications »  : […] Les thérapeutiques non conventionnelles sont potentiellement indiquées dans toutes les modifications de l'état de santé. Leur champ d'application est très vaste : elles peuvent constituer un traitement réellement complémentaire de thérapeutiques lourdes mais nécessaires dans le traitement de maladies graves, ou s'inscrire dans le cadre d'une hygiène thérapeutique ou préventive largement répandue ( […] […] Lire la suite

MÉLISSE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 347 mots

Simple très populaire depuis que les carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, à Paris, en composèrent au début du xvii e siècle leur célèbre « eau de mélisse ». Bien que la plante ( Melissa officinalis  L. ; labiées) fût connue des Grecs et des Latins, c'est aux médecins arabes du Moyen Âge que la mélisse doit les indications qui l'ont rendue célèbre jusqu'à nos jours. Le Persan Avicenne (début […] […] Lire la suite

MENTHE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 565 mots

Groupe complexe d'espèces, de variétés et d'hybrides, les menthes (famille des labiées) n'ont reçu que très tardivement leur individualité botanique, mais leur parfum les a désignées très tôt à l'attention des hommes : les Égyptiens en cultivaient déjà au ~ xii e  siècle. De l'Antiquité à nos jours, elles ont connu toutes les indications des labiées aromatiques ; Mentha piperata L. et Mentha spic […] […] Lire la suite

MILLEPERTUIS

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 346 mots
  •  • 1 média

Simple magique célèbre pendant tout le Moyen Âge sous le nom de Fuga daemonum , le millepertuis ( Hypericum perforatum  L.) , cueilli au matin de la Saint-Jean, au plus fort des influences solaires, était censé chasser l'Esprit des ténèbres et guérir les possédés. Son suc rougeâtre est peut-être (« principe des signatures ») à l'origine de la grande réputation de vulnéraire qu'il a connue du xvi e […] […] Lire la suite

MOLÈNE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 233 mots

Les fleurs du bouillon-blanc ( Verbascum thapsus  L. ; scrofulariacées), auxquelles on peut substituer celles des autres molènes, renferment un pigment jaune, des sucres, du mucilage, une saponine, un phytostérol, des traces d'huile essentielle. Depuis l'Antiquité, on met à profit leurs propriétés émollientes, adoucissantes, expectorantes. Elles calment la toux, l'enrouement, facilitent l'expector […] […] Lire la suite

MORELLE DOUCE-AMÈRE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 236 mots
  •  • 1 média

Parente sauvage de la tomate et de la pomme de terre, la morelle douce-amère ( Solanum dulcamara  L. ; solanacées) renferme deux saponosides de nature différente, l'acide dulcamarétique et l'acide dulcamarique, qui sont à l'origine de la saveur d'abord sucrée, puis amère, de la tige mâchée. Il y a en outre un glucoalcaloïde, la solacéine, voisin de la solanine de la pomme de terre, cette dernière […] […] Lire la suite

MUGUET, botanique

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 290 mots
  •  • 1 média

Plante très toxique, en dépit de son parfum innocent, le muguet ( Convallaria majalis L. ; liliacées) peut provoquer des malaises : un simple brin mâchonné ou les émanations d'un bouquet dans une pièce close ont suffi à indisposer certains sujets. On a relaté des intoxications par l'eau d'un vase de muguet, bue par erreur. Les parties vertes, les fleurs et les baies renferment trois glucosides, […] […] Lire la suite

MYRTE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 350 mots
  •  • 1 média

C'est un peu l'eucalyptus européen (qui appartient aussi à la famille des myrtacées), très anciennement usité dans les régions méditerranéennes qui l'hébergent. Les hippocratiques, au ~ v e siècle, employaient le myrte ( Myrtus communis L.  ; myrtacées) en astringent et vulnéraire. Les Latins en faisaient presque une panacée, l'indiquant spécialement pour réparer les muscles froissés, les luxati […] […] Lire la suite

MYRTILLE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 335 mots

Récoltée en masse pour la gelée et la liqueur dans les régions où elle abonde (60 000 t certaines années, en Bavière), la myrtille est aussi un fruit médicinal non négligeable. Elle renferme, outre les quatre cinquièmes de son poids d'eau, 5 à 7 p. 100 de sucres, des tanins, des acides (citrique, malique, quinique en particulier), de nombreux sels minéraux, des vitamines A et C, une matière colora […] […] Lire la suite

ORIGAN

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 308 mots

Aromate bien connu, aux propriétés médicinales très intéressantes, l'origan ( Origanum vulgare L. ; labiées), appelé le plus souvent « marjolaine », a été confondu autrefois, et même de nos jours, avec la marjolaine vraie ( Majorana hortensis Moench), labiée voisine originaire du Sud-Est méditerranéen et d'Asie occidentale. Les deux plantes ont d'ailleurs à peu près les mêmes emplois. L'origan re […] […] Lire la suite

ORTIE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 584 mots

« Mauvaise herbe » détestée, l'ortie est pourtant l'une des plantes les plus utiles d'Europe. Les deux espèces les plus répandues, l'ortie dioïque ou grande ortie ( Urtica dioïca ) et l'ortie brûlante ou petite ortie ( Urtica urens ), ont les mêmes emplois. Plante des terres azotées, fréquentant surtout les lieux habités, l'ortie, qui se rappelle toujours chaudement à l'attention des hommes, a été […] […] Lire la suite

PARIÉTAIRE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 240 mots

Plante sans aucun attrait, la pariétaire officinale ( Parietaria officinalis L. ; urticacées) n'est pas sans vertus. Connue des médecins des premiers siècles, qui l'indiquaient dans la toux, les maux de gorge, les maladies de peau, les tumeurs, les traumatismes, célébrée comme vulnéraire et antilithiasique à la Renaissance, elle gardera de nombreux usages jusqu'au xviii e siècle. Très dénigrée a […] […] Lire la suite

PARISETTE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 224 mots

Plante vénéneuse ( Paris quadrifolia  L. ; liliacées) dont toutes les parties, surtout les feuilles, renferment deux glucosides toxiques, le paristyphnoside et le paridoside, qui dérive vraisemblablement du premier par hydrolyse. Elles contiennent, en outre, de l'asparagine, des acides citrique, malique, phosphorique, une résine, probablement des alcaloïdes. Antidote des poisons pour les médecins […] […] Lire la suite

PASSIFLORE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 206 mots
  •  • 1 média

La composition chimique des passiflores ( Passiflora incarnata  L. ; P. caerulea   L. ; passifloracées) est encore assez mal connue. Elles contiennent en particulier, pour principes actifs, des matières résineuses, un alcaloïde, un composé cyanogénétique (présent seulement chez P. coerulea , qui est aussi très riche en vitamine C), beaucoup de calcium. La plante, originaire d'Amérique tropicale, e […] […] Lire la suite

PAVOT

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 320 mots

Plante cultivée pour ses graines alimentaires, oléagineuses, plusieurs millénaires avant notre ère dans l'Est méditerranéen, d'où elle est vraisemblablement originaire (le type primitif est le pavot à feuilles velues, Papaver setigerum  L., à capsule munie d'orifices sous le disque stigmatique). L'Iliade en parle et il semble qu'elle entrait dans la composition du breuvage de L'Odyssée (IV, 221) […] […] Lire la suite

PERSIL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 485 mots

Devenu le plus commun des aromates, le persil ( Petroselinum hortense  L. ; ombellifères) a pourtant dû attendre la fin du Moyen Âge pour passer de l'officine à la table. Il n'avait, semble-t-il, auparavant, que des emplois médicinaux. Dioscoride, au i er  siècle, en connaissait déjà les propriété emménagogues et diurétiques. L'odeur et la saveur spéciales sont dues à la présence d'une essence de […] […] Lire la suite

PIN

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 661 mots
  •  • 2 médias

Les emplois médicinaux des pins (genre Pinus  L.) sont très nombreux : les bourgeons floraux, la résine purifiée, ou térébenthine vraie, et le produit de sa distillation, l'essence de térébenthine, le goudron extrait du bois par combustion lente ou distillation sont susceptibles d'usage médical. Une longue tradition explique que les pins gardent une solide réputation d'arbres bénéfiques : Hippocr […] […] Lire la suite

PISSENLIT

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 332 mots

Curieusement, les Anciens ne parlent pas du pissenlit ( Taraxacum officinale Weber ; composées) dont le nom apparaît au xvi e siècle, en même temps que la relation de ses propriétés diurétiques (Jérôme Bock, 1546). Olivier de Serres (1600) est l'un des premiers à mentionner l'emploi cholagogue des fleurs contre la jaunisse, sans doute par analogie. Parkinson, Ettmuller et Garidel prescrivaient le […] […] Lire la suite

PLANTAINS

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 348 mots
  •  • 1 média

Des vingt-cinq espèces françaises du genre, plusieurs ont des emplois médicinaux. On récolte surtout le grand plantain ( Plantago major  L.) , le plantain lancéolé ( P. lanceolata  L.), les « herbes aux puces » ( P. psyllium  L., P. ramosa Asch., P. cynops L.). Les emplois sont identiques pour les parties vertes. Les graines officinales proviennent surtout des trois dernières espèces. La composi […] […] Lire la suite

PLANTES MÉDICINALES

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  • Jacques DAUTA
  •  • 244 mots

En botanique et en pharmacie, les plantes médicinales sont reconnues pour offrir, par leur administration, un effet bienfaisant et thérapeutique sur l'organisme. Employées depuis la plus haute antiquité, souvent en relation avec des pratiques magiques, leurs propriétés réelles ont, à toute époque, été exagérées, ou niées, ou déformées selon les croyances en vigueur. À l'époque moderne, les progrès […] […] Lire la suite

PRÊLE DES CHAMPS

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 460 mots

Médicinale très importante, que rien apparemment ne distingue des mauvaises herbes les plus banales, la prêle des champs ( Equisetum arvense  L. ; équisetacées) peut se confondre avec la grande prêle ivoirine ( Equisetum telmateia ). Déjà citée par les Latins, mais sans grands commentaires, elle trouve sa première qualification précise (diurétique) chez Albert le Grand ( xiii e  s.). Tragus (1546 […] […] Lire la suite

PRIMEVÈRE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 290 mots

« Herbe à la paralysie », « herbe de Saint-Pierre », la primevère officinale ( Primula veris  L. ; primulacées) a connu de nombreux usages en médecine ancienne, du Moyen Âge au xviii e siècle, où on la prescrivait encore dans certains troubles nerveux, la paralysie et le bégaiement. La tige souterraine (rhizome) de la primevère officinale (à laquelle on peut substituer celles de la primevère élev […] […] Lire la suite

REINE DES PRÉS ou ULMAIRE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 199 mots

Plante diurétique et sudorifique d'un grand intérêt, la reine des prés ( Filipendula ulmaria L., Maxim. = Spiraea ulmaria L.) est une rosacée. Peu connue avant le xix e siècle, elle est considérée de nos jours comme l'un des meilleurs remèdes végétaux européens de la cellulite et de l'adipose, très utile aussi dans l'excès d'urée, l'arthrite, le rhumatisme aigu et chronique, l'hydropisie, l'asci […] […] Lire la suite

RENOUÉE DES OISEAUX

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 244 mots

Herbe des plus vulgaires, qui croît jusque sur les trottoirs des villes et qui est l'un des meilleurs toniques astringents indigènes. Pline et Dioscoride ( i er  s.) recommandaient la renouée des oiseaux ( Polygonum aviculare L. ; polygonacées) contre les hémorragies et la diarrhée, indications qu'elle a conservées jusqu'à nos jours. Elle renferme du tanin, une huile essentielle, une résine, une […] […] Lire la suite

ROMARIN

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 444 mots

Plus connu dans l'Antiquité pour son parfum balsamique que pour ses vertus médicinales, cultivé dans les monastères du Nord dès le haut Moyen Âge, probablement dans un but thérapeutique, le romarin ( Rosmarinus officinalis L. ; labiées) accéda au xvi e siècle à une renommée exceptionnelle grâce à la fameuse « eau de la reine de Hongrie » (produit de la distillation de sa macération alcoolique). […] […] Lire la suite

SALICAIRE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 240 mots

Cette grande et belle plante ( Lythrum salicaria L. ; lythracées) n'avait pas échappé aux médecins de l'Antiquité : Dioscoride, la confondant avec la lysimaque à fleurs jaunes (primulacées) qui croît souvent en sa compagnie, la conseillait dans les hémorragies et les flux de ventre. Ces indications, longtemps oubliées, réapparaîtront chez de nombreux auteurs à la fin du xviii e  siècle. L'expérim […] […] Lire la suite

SARRIETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 249 mots

Aromates de senteur et de saveur assez distinctes, la sarriette des jardins ( Satursia hortensis L.) et la sarriette vivace ( S. montana ) peuvent être confondues pour l'usage thérapeutique. Ces labiées renferment (surtout dans les glandes bien visibles à la loupe sur les feuilles) 0,10 à 0,18 p. 100 d'essence aromatique riche en phénols (surtout carvacrol, isomère du thymol), en cymène et autres […] […] Lire la suite

SAUGE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 441 mots
  •  • 1 média

Salvia  : « Celle qui sauve. » Son nom seul résume la confiance immense dont la sauge ( Salvia officinalis  L.  ; labiées) a joui au long des siècles. Plus ou moins confondue par les Anciens avec d'autres labiées aromatiques, cultivée dans les monastères au ix e siècle, elle a été considérée au Moyen Âge comme une herbe omnipotente : « Pourquoi mourrait celui dont le jardin héberge la sauge ? » d […] […] Lire la suite

SAULE BLANC

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 373 mots

Arbre médicinal de premier plan, connu depuis des millénaires, le saule blanc ( Salix alba  L. ; salicacées) était pour Dioscoride ( i er  s.) hémostatique et contraceptif. D'après Galien ( ii e  s.), peu de médicaments avaient autant d'usages que la sève de saule. Très employé à la Renaissance, particulièrement comme anaphrodisiaque (Daléchamps, Dodoëns), il fut réputé fébrifuge au xviii e  siècl […] […] Lire la suite

SÉCRÉTIONS VÉGÉTALES

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  • Philippe BOUCHET, 
  • Jean-Charles MESTRE
  •  • 2 803 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Applications pharmaceutiques et industrielles »  : […] Les sécrétions végétales présentent des propriétés aussi diverses que leur nature chimique ; elles ont été utilisées depuis longtemps tant en pharmacie (cf. médicaments , pharmacologie ) qu'à des usages industriels. Parmi les principales sécrétions d'intérêt pharmaceutique, on peut citer la résine des poils sécréteurs des sommités fleuries du chanvre indien, responsable des propriétés stupéfiante […] […] Lire la suite

SOUCI, botanique

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 235 mots

Le beau souci officinal des jardins ( Calendula officinalis  L. ; composées) et son proche parent sauvage, le souci des champs ( Calendula arvensis  L.), ont les mêmes usages et sans doute la même composition chimique. Le premier, qui seul a été étudié de ce point de vue, renferme un pigment complexe, de la nature des caroténoïdes, dit calenduline, une substance amère, une résine, des acides, du m […] […] Lire la suite

SUREAU

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 528 mots
  •  • 1 média

Arbuste familier aux usages thérapeutiques étendus, le sureau ( Sambucus nigra L. ; caprifoliacées) est connu depuis l'Antiquité. Les palafittes d'Annecy (env. ~ 2500-~ 1800) ont livré ses graines en masse. Il est prescrit comme diurétique et laxatif par les hippocratiques (~ iv e  s.) et par Dioscoride ( i er  s.), lequel signale de nombreuses indications externes, et il reste en usage tout au l […] […] Lire la suite

TAMIER ou HERBE AUX FEMMES BATTUES

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 300 mots

Parent des ignames tropicales et comme elles pourvu d'un énorme tubercule toxique à l'état cru, le tamier ( Tamus communis  L. dioscoréacées) doit son nom populaire d'« herbe aux femmes battues » à l'usage très ancien de cette souche sur les meurtrissures. Seule partie usitée, la racine, riche en amidon et en mucilage, est littéralement farcie de cristaux d'oxalate de calcium en aiguille, capables […] […] Lire la suite

THYM

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 223 mots

Condiment des plus communs, le thym ( Thymus vulgaris L. ; labiées) doit son parfum à une essence (0,3 à 0,5 p. 100 du poids frais) bien moins toxique que celle des autres labiées aromatiques, composée de 20 à 40 p. 100 de phénols (thymol et carvacrol), d'alcools (bornéol, linalol) et de carbures (pinènes, camphène). La plante renferme en outre plus de 10 p. 100 de tanin. Le thym en infusion (10 […] […] Lire la suite

TILLEUL

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 322 mots

Les fleurs des tilleuls ( Tilia cordata Miller, T. platyphyllos Scop., T. europaea L. ; tiliacées), apparemment inutilisées jusqu'au xvi e siècle, sont aujourd'hui à la base de l'une des tisanes les plus populaires. Elles renferment 0,4-0,5 p. 100 d'une essence au parfum suave (contenant du farnésol, alcool présent aussi dans le muguet), beaucoup de mucilage, tanin, gomme, sucres, matières gra […] […] Lire la suite

TUSSILAGE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 352 mots

Toujours remarqué par sa floraison très précoce, le tussilage ( Tussilago farfara L. ; composées) ne l'est plus guère parmi les simples. Son nom pourtant (de tussis , « toux », et ago , « je chasse ») résume des propriétés bien réelles. Les feuilles (qui valent à la plante le nom de pas-d'âne) contiennent une substance amère glucosidique, du tanin, de l'inuline, de la choline, une saponine, des a […] […] Lire la suite

VALÉRIANE

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 220 mots

Les Latins employaient déjà des valérianes méditerranéennes, mais les propriétés antispasmodiques de la valériane officinale ( Valeriana officinalis L. ; valérianacées) n'ont été révélées qu'en 1522 par le Napolitain Fabius Columa (il s'était guéri de l'épilepsie par son usage). La racine de valériane, seule partie employée, renferme une essence de composition complexe (terpènes, esters du bornéo […] […] Lire la suite

VERVEINES

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  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 393 mots

Le nom de verveine désigne habituellement de nos jours la verveine citronnelle ( Lippia triphylla L.), originaire du sud-ouest de l'Amérique du Sud, introduite en Europe à la fin du xviii e siècle et devenue l'une des plantes à tisanes aromatiques les plus communes. Cette exotique a éclipsé la verveine officinale indigène ( Verbena officinalis L.), herbe triviale, inodore, qui a pourtant connu, […] […] Lire la suite

VIOLETTE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 132 mots

La pensée sauvage ( Viola tricolor L. ; violacées) aux multiples variétés renferme un peu d'huile essentielle composée surtout de salicylate de méthyle, de l'acide salicylique, des tanins, une saponine. C'est une excellente dépurative, très efficace dans certaines dermatoses : croûtes de lait infantiles, acné, psoriasis, eczéma persistant, dermatoses des neuro-arthritiques. Utile aussi pour les r […] […] Lire la suite