MÉDIÉVALES PHILOSOPHIES & THÉOLOGIES, jusqu'au XIIe siècle

ABÉLARD PIERRE (1079-1142)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 341 mots

Si l'œuvre et la carrière d'Abélard font de lui le type des premiers professeurs urbains, l'histoire de sa vie personnelle est singulière. Il vient parmi les tout premiers en trois domaines : philosophie, logique et théologie scolastique. Mais son apport dans ces deux dernières disciplines a été très vite intégré ou dépassé. En un siècle où le savoir s'accroît sans cesse, sa position d'avant-gar […] Lire la suite

ABRAHAM BEN DAVID DE POSQUIÈRES (1125-1199)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 349 mots

Célèbre dans le monde juif du xii e siècle par son école talmudique ( yeshīvah ), Abraham ben David est né à Narbonne, où son père Abraham ben David, qui a eu une influence durable sur son orientation, était président du tribunal religieux. L'école dont il prit la direction à Posquières recevait des savants de tous les pays d'Europe, et plusieurs de ses disciples sont devenus des rabbins et des a […] Lire la suite

ABRAHAM BEN ISAAC DE NARBONNE (1110 env.-1179)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 203 mots

Talmudiste et chef spirituel de la communauté de Provence, Abraham ben Isaac de Narbonne est l'auteur du Sefer Eshkol , son ouvrage le plus célèbre, qui est le premier code de juridiction religieuse écrit dans le sud de la France. Président du tribunal de Narbonne, Abraham jouissait d'une autorité juridique incontestable auprès de ses contemporains ; son disciple le plus connu fut Abraham ben Davi […] Lire la suite

ABRAHAM IBN DAUD dit RABAD Ier (1110 env.-env. 1180)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 599 mots

Historien, philosophe et astronome juif, Abraham ben David Halevi dit Ibn Daud ou Rabad I er (Rabbi Abraham b. David) est connu des théologiens et philosophes latins du Moyen Âge sous le nom d'Avendauth et, notamment, à travers son œuvre de traducteur de l'arabe en latin (dont il s'acquitta parfois en collaboration avec Gundissalinus, comme pour le Fons vitae d'Ibn Gabirol), sous ceux de Jean d' […] Lire la suite

ABRAHAM IBN EZRA (1089-1164)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 815 mots

Commentateur, grammairien, philosophe et astronome, Abraham ibn Ezra, né à Tudela, est l'une des plus grandes figures de la pensée juive du Moyen Âge. Sa carrière se divise en deux périodes bien distinctes. Pendant la première, jusqu'en 1140, il vit en Espagne, où des liens d'amitié le lient à Juda Halévi, dont il épouse la fille. Des cinq fils issus de cette union, un seul, Isaac, est connu. Selo […] Lire la suite

ADÉLARD DE BATH (XIIe s.)

  • Écrit par 
  • André CANTIN
  •  • 341 mots

Philosophe, mathématicien et naturaliste du début du xii e  siècle, Adélard de Bath, par les traductions qu'il rapporta d'Orient, augmenta singulièrement le savoir de l'Occident latin dans les sciences du nombre et de la nature. Sa naissance à Bath, sa formation à Laon et à Tours, et ses voyages en Sicile, Syrie, Palestine, Espagne, où sa connaissance de l'arabe lui permit de s'initier plus largem […] Lire la suite

ALAIN DE LILLE (1128-1203)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 1 043 mots

Né à Lille, élève de Bernard Silvestre à Chartres, Alain étudie dans la mouvance de Gilbert de la Porrée ; il devient maître ès arts, puis maître en théologie à Paris, avant d'enseigner à Montpellier ; parvenu au sommet de la gloire, il suit l'exemple de son ami Thierry de Chartres et entre comme convers à Cîteaux, où il meurt. On le surnomme « le Docteur universel », parce que, disait-on, « il sa […] Lire la suite

AMAURICIENS

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 699 mots

Disciples supposés d'un clerc qui enseignait la philosophie et la théologie à Paris, Amaury de Bène, les amauriciens, condamnés en 1209 et 1211, s'inscrivent plus exactement parmi les premiers adeptes d'un courant que l'Église condamnera plus tard sous le nom de Libre-Esprit. En 1204, le pape condamne la proposition de maître Amaury, originaire de Bène, près de Chartres, selon laquelle « tout chré […] Lire la suite

ANSELME DE CANTORBÉRY (1033/34-1109)

  • Écrit par 
  • Michel-Marie DUFEIL
  •  • 2 177 mots

Prototype du prélat grégorien qui refuse dans l'Église le pouvoir laïc et axe toute la chrétienté sur la vertu et la discipline de vie, Anselme est aussi, bien qu'il n'ait jamais suffisamment personnalisé ses vues pour être chef d'école, le véritable fondateur de la pensée et de la méthode scolastiques défendues par Abélard et couronnées par Thomas d'Aquin. […] Lire la suite

ANSELME DE LAON (mort en 1117)

  • Écrit par 
  • André CANTIN
  •  • 455 mots

Maître en Écriture sainte du début du xii e  siècle, qui joua un rôle important dans le développement de la science sacrée par ses gloses, relativement originales, de plusieurs livres inspirés et par la part qu'il prit à la composition des sentences des Pères, ouvrant la voie aux recueils systématiques qui préparèrent les grandes sommes scolastiques. Né entre 1030 et 1050, près de Laon, d'une fami […] Lire la suite

ARABE (MONDE) - Littérature

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
  • Hachem FODA, 
  • André MIQUEL, 
  • Charles PELLAT, 
  • Hammadi SAMMOUD, 
  • Élisabeth VAUTHIER
  •  • 29 287 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les avatars de la rhétorique aristotélicienne : la « khaṭāba » »  : […] Le corpus des textes de rhétorique ( khaṭāba ) comprend surtout les commentaires des philosophes arabes – Fārābī (mort en 950), Avicenne (mort en 1037), Averroès (mort en 1198), consacrés à la Rhétorique d'Aristote. Ces commentaires, loin d'être des entreprises indépendantes, s'inscrivent à chaque fois dans le cadre d'un commentaire général portant sur l'ensemble de la logique d'Aristote. La Rhé […] Lire la suite

AUGUSTINISME

  • Écrit par 
  • Michel MESLIN, 
  • Jeannine QUILLET
  •  • 5 573 mots

Dans le chapitre « Le problème de la prédestination »  : […] La controverse avec Julien d'Éclane, au sujet de la prédestination et du péché originel, avait durci la théorie d'Augustin. Certaines de ses formules sur la masse innombrable des damnés, résultant du péché originel, massa damnata, massa perditionis , ou bien sur le petit nombre des élus, dépassèrent sans doute sa conviction profonde et pouvaient être interprétées comme la négation de la bonté de D […] Lire la suite

AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 3 289 mots

En Islam, la philosophie inspirée des Grecs (la falsafa ) a eu une histoire complexe. Intégrant dès le début des éléments variés à son aristotélisme néo-platonisant, elle culmine en Orient avec Avicenne (Ibn Sīnā), dont la pensée devait connaître des développements nouveaux en Iran. Averroès (Ibn Rušd) est, symétriquement, le principal philosophe musulman de l'Occident, mais son projet et son des […] Lire la suite

AVICENNE, arabe IBN SĪNĀ (980-1037)

  • Écrit par 
  • Henry CORBIN
  •  • 8 898 mots
  •  • 1 média

Avicenne est un des plus grands noms de la philosophie islamique et l'avicennisme se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. La forme du nom sous lequel Avicenne est traditionnellement connu dans l'histoire de la philosophie et de la médecine en Occident résulte d'une mutation de la forme authentique Ibn Sīnā, advenue au cours du passage de ce nom à travers l'Espag […] Lire la suite

BÈDE LE VÉNÉRABLE (672 env.-735)

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 1 789 mots

On le considère aujourd'hui comme le premier historien de l'Angleterre, et pourtant Bède le Vénérable fut avant tout, pour les siècles qui l'ont immédiatement suivi, l'auteur de quelques ouvrages techniques qui fondèrent la culture littéraire, historique, voire scientifique du haut Moyen Âge, ainsi que le grand commentateur de la Bible, celui qui rassembla, résuma et transmit la somme des interpré […] Lire la suite

BÉRENGER DE TOURS (999?-1088)

  • Écrit par 
  • André CANTIN
  •  • 605 mots

Écolâtre de Tours qui provoqua dans l'Église, au milieu du xi e siècle, par son enseignement sur l'eucharistie, une très importante controverse, contribuant, avant Anselme du Bec, au progrès du raisonnement dans les questions sacrées. Né, au tout début du xi e siècle, dans une famille tourangelle fortunée, Bérenger acquiert une solide formation grammaticale et dialectique à l'école de Chartres, […] Lire la suite

BERNARD DE CHARTRES (mort apr. 1126)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 404 mots

Autour de l'an 1120, Bernard enseigne à l'école épiscopale de Chartres. Il ne nous reste rien de lui, mais Jean de Salisbury, dans son Metalogicon (C. C. J. Webb éd., II et III, Oxford, 1929) dit qu'il brillait dans l'enseignement de la « grammaire » (c'est-à-dire pour nous la grammaire et les lettres) et était « le plus parfait platonicien de son temps ». Selon Bernard, les genres et les espèces […] Lire la suite

BERNARD DE CLAIRVAUX (1090-1153)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine DAVY, 
  • Marcel PACAUT
  •  • 2 649 mots

Dans le chapitre « La théologie de saint Bernard »  : […] Bernard s'adresse à des moines. Sa théologie mystique concerne des hommes dont la fonction, à l'intérieur d'un monastère, consiste dans une entière application donnée à l'amour de Dieu. Il ne s'agit pas de récuser l'apport du savoir humain, mais tout ce savoir n'a d'importance que dans la mesure où il est ordonné à la vérité religieuse. L'essentiel, obligatoirement requis, exige un constant appren […] Lire la suite

CASSIODORE (485 env.-env. 580)

  • Écrit par 
  • Hervé SAVON
  •  • 1 594 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le dessein encyclopédique des « Institutions » et les arts libéraux »  : […] Faute de pouvoir donner des maîtres à ses moines, Cassiodore entendait leur fournir des livres. Pendant une très longue période, la bibliothèque allait se substituer à l'université. Encore fallait-il choisir et utiliser les volumes ainsi rassemblés, être prévenu de leur contenu, être initié à leurs méthodes et à leur langage. Cassiodore écrivit donc les Institutiones . C'est, en quelque sorte, un […] Lire la suite

CATHARES

  • Écrit par 
  • Christine THOUZELLIER
  •  • 6 768 mots
  •  • 2 médias

D'origine grecque, le vocable « cathare » (καθαρ́ος, pur) désigne les hérétiques dualistes qui se manifestèrent en Occident dans la seconde moitié du xii e  siècle. Le plus ancien document où il apparaît est un acte de Nicolas, évêque de Cambrai (1164-1167), qui enregistre la condamnation portée par les évêques de Cologne, Trèves, Liège, entre 1151-1152 et 1156, contre un clerc, Jonas, « convaincu […] Lire la suite

CHARTRES ÉCOLE DE (XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 497 mots

À la fin du xix e siècle, R. L. Poole ( Illustrations of the History of the Medieval Thought and Learning , Londres, 1884) et A. Clerval ( Les Écoles de Chartres au Moyen Âge , Paris, 1895) ont accrédité l'idée que l'école épiscopale de Chartres, fondée au vi e siècle, avait connu pendant la première moitié du xii e siècle un développement particulièrement brillant, et qu'elle était devenue de […] Lire la suite

DAVID DE DINANT (fin XIe-déb. XIIe s.)

  • Écrit par 
  • Jean RIBAILLIER
  •  • 1 172 mots

« Mystérieux auteur d'une œuvre non moins mystérieuse. » Cette formule rend assez bien compte de l'état de nos connaissances sur David de Dinant. On sait qu'il fut condamné ainsi qu'Amaury de Bène au synode de Paris (1210) : « Les Quaternuli de David devaient être apportés à l'évêque de Paris avant Noël afin d'être brûlés ; quiconque les conserverait après ce temps serait excommunié » (Denifle-Ch […] Lire la suite

DENYS ou PSEUDO-DENYS L'ARÉOPAGITE (Ve-VIe s.)

  • Écrit par 
  • René ROQUES
  • , Universalis
  •  • 2 290 mots

La pensée de Denys exerça au Moyen Âge une véritable fascination. Le fait qu'on tienne Denys pour un converti de Paul et pour un témoin de quelque enseignement apostolique secret y contribuait. Mais la raison de la profonde influence de l'Aréopagite est à chercher dans la richesse de sa doctrine mystique. Hugues de Saint-Victor, Robert Grosseteste, Albert le Grand, Bonaventure, Thomas d'Aquin n'o […] Lire la suite

FĀRĀBĪ AL- (872-950)

  • Écrit par 
  • Yves MARQUET
  •  • 1 263 mots

Abū Naṣr Muḥammad b. Tarkhān b. Awzalaġ al-Fārābī est connu en Occident, au Moyen Âge, sous les noms d'Avennasar et d'Alfarabius. Bien que turc, il est le deuxième en date des grands philosophes hellénisants musulmans de langue arabe, après al-Kindī et avant Avicenne, qui lui doit beaucoup. Il fut appelé le « deuxième maître », Aristote étant le premier. […] Lire la suite

FULBERT DE CHARTRES saint (960 env.-1028)

  • Écrit par 
  • Jacques DUBOIS
  •  • 290 mots

Né près de Rome dans une famille pauvre, Fulbert eut pour maître un évêque italien, séjourna un peu à Rome, puis, vers 984, vint à Reims pour y suivre les leçons de l'illustre Gerbert d'Aurillac, le futur pape Silvestre II. En 992, il se rendit à Chartres pour apprendre la médecine. Bientôt il fut nommé maître, chancelier et chanoine. En 1006, la faveur du roi Robert le Pieux, qu'il connaissait de […] Lire la suite

GERSHOM DE METZ (960 env.-1028)

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 427 mots

Un des maîtres majeurs du judaïsme allemand médiéval. Né probablement à Metz mais ayant vécu surtout à Mayence, Rabbénu Gershom ben Juda fut le disciple de Juda ben Meir ha Cohen Léontin. Il eut pour élèves Eliézer le Grand, Jacob ben Yaqar et Isaac ben Juda. Selon une tradition, son fils aurait été converti au christianisme sous la contrainte lors de l'expulsion des Juifs de Mayence par Henri II […] Lire la suite

GHAZĀLĪ AL- (1058-1111)

  • Écrit par 
  • Roger ARNALDEZ
  •  • 3 442 mots

Grand théologien de l'islam, mais aussi conseiller du calife de Bagdad puis théoricien du droit, al-Ghazālī apparaît surtout, par son énigmatique abandon de l'enseignement et à travers l'orientation critique de ses écrits, comme le défenseur d'une doctrine mystique, qui serait le chemin de la certitude. Profondément musulman de pensée, il a puisé dans l'héritage grec, d'une part, et dans les vale […] Lire la suite

GILBERT DE LA PORRÉE (1080?-1154)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 346 mots

Après 1126, Gilbert de La Porrée est chancelier de la cathédrale de Chartres ; en 1141, Jean de Salisbury assiste à ses cours à Paris ; il est évêque de Poitiers en 1142, et meurt en 1154. C'est avant tout un théologien, qui aura, de même qu'Abélard, des difficultés avec saint Bernard (synode de Reims, 1148) et laissera des disciples, l'école des « porrétains » (cf. M. A. Schmidt, Gottheit und Tr […] Lire la suite

GODESCALC ou GOTESCALC D'ORBAIS (805 env.-env. 868)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 467 mots

Godescalc (Gottschalk) d'Orbais est un des personnages les plus originaux de l'époque carolingienne et en même temps un des plus représentatifs de sa culture et de ses conflits. Né en Saxe au début du ix e siècle, moine à Fulda, puis à Orbais (actuel département de la Marne), il parcourt l'Italie et les Balkans. Ses thèses sur la prédestination lui valent d'être condamné au synode de Quierzy (849 […] Lire la suite

GUIDE DES ÉGARÉS, Moïse Maïmonide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 836 mots
  •  • 1 média

Natif de Cordoue, Maimonide (Rabbi Moïse ben Maimon, 1135 ou 1138-1204) dut fuir en Afrique encore enfant, après la conquête de l'émirat par les Almohades. Son œuvre, écrite pour l'essentiel au Caire (il fut médecin à la cour de Saladin), fait de lui à la fois l'une des grandes autorités rabbiniques et le plus radical sans doute des philosophes dans le judaïsme, inspirateur à ce titre de Spinoza. […] Lire la suite

GUILLAUME DE CHAMPEAUX (1070?-1121)

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 895 mots

Le maître d'Abélard , célèbre par les critiques que celui-ci lui adresse à propos des universaux. Si forte est la personnalité d'Abélard et si profonde son influence sur tout le xii e siècle scolastique qu'on en oublie souvent l'importance de son maître, qu'il traite lui-même de haut. De la même génération que son agressif élève, Guillaume de Champeaux a étudié auprès de Manégold de Lautenbach, d […] Lire la suite

GUILLAUME DE CONCHES (1080 env.-env. 1150)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 575 mots

Mort en 1150 ou peu après, Guillaume de Conches a commenté plusieurs auteurs fondamentaux : Priscien, Boèce, Macrobe, le Platon du Timée  ; il est aussi l'auteur d'une Philosophie du monde ( Philosophia mundi , vers 1125) et du Dragmaticon , et a glosé Juvénal. Il est très au courant des données scientifiques disponibles à son époque ; il a étudié des œuvres médicales d'origine grecque (Galien) e […] Lire la suite

GUILLAUME DE SAINT-THIERRY (1085 env.-1148)

  • Écrit par 
  • Jean DECHANET
  •  • 726 mots

Figure discrète, effacée de ce xii e siècle où jette ses derniers feux une « théologie spirituelle » faisant déjà pressentir la synthèse scolastique, Guillaume de Saint-Thierry n'est bien connu que depuis un quart de siècle. Né à Liège, il s'expatrie de bonne heure, à la recherche d'un maître dans les centres estudiantins du nord-est de la France. Reims ou Laon ? Les historiens ne sont pas d'acco […] Lire la suite

HALLÉVI JUDA (1075 env.-1141)

  • Écrit par 
  • Charles TOUATI
  •  • 1 138 mots

En butte aux humiliations de la Croix et du Croissant dans l'Espagne chrétienne et musulmane, témoin de la diffusion parmi les juifs de la philosophie gréco-arabe dont il déplore le pouvoir de séduction et les ravages qu'elle provoque, Juda Hallévi, l'un des plus grands poètes de l'« âge d'or » espagnol, est l'auteur d'un ouvrage et le promoteur d'une action qui lui assureront dans le judaïsme un […] Lire la suite

HERMÉTISME

  • Écrit par 
  • Sylvain MATTON
  •  • 4 997 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'hermétisme au Moyen Âge »  : […] Les auteurs latins chrétiens de la fin de l'Antiquité n'avaient pas ignoré les doctrines d'Hermès soit pour les utiliser dans un but apologétique, soit pour les combattre. Tertullien le nomme le « Maître de toutes les sciences » ( Adversus Valentinianos , XV) et rapporte son opinion sur l'immortalité de l'âme ( De anima , II, 33). Arnobe estime que l'enseignement hermétique s'accorde avec le plato […] Lire la suite

HONORIUS AUGUSTODUNENSIS (1080-env. 1150)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 618 mots

Souvent appelé à tort Honorius d'Autun, cet écrivain réputé mystérieux pour le peu de détails qu'on sait de sa vie (on doute même parfois de son existence, en supposant que ses écrits ne sont qu'une compilation) et pour son goût de l'arcane a dû naître en Angleterre, où il fut l'élève d'Anselme de Canterbury. Il vécut sous l'habit des bénédictins « celtiques », presque en ermite, dans les environs […] Lire la suite

HUGUES DE SAINT-VICTOR (1096?-1141)

  • Écrit par 
  • Jean CHATILLON
  •  • 507 mots

D'origine inconnue, peut-être saxonne, peut-être flamande, Hugues dut entrer chez les chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris peu après la fondation de ce monastère. Il y fut certainement reçu avant l'année 1127, car son nom apparaît à cette date au bas d'une charte de l'abbaye. Quoi qu'il en soit, Hugues ne devait pas tarder à devenir la personnalité la plus marquante de l'école, qui avait é […] Lire la suite

IBN GABIROL SALOMON (1020 env.-1057)

  • Écrit par 
  • Roland GOETSCHEL
  •  • 1 323 mots

Poète et philosophe juif espagnol en qui les Latins virent un penseur arabe du nom d'Avicebron, Shelōmōh ben Yehudāh ibn Gěbirol (Gabirol) est probablement né à Málaga, mais il fut amené encore enfant à Saragosse, où il reçut son éducation ; il était orphelin de père dès son jeune âge et perdit sa mère à vingt-cinq ans. Doté d'une frêle constitution et souvent sujet à des maladies, il mena une exi […] Lire la suite

ISAAC BEN JACOB AL-FASI (1013-1103)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 402 mots

Auteur du code talmudique le plus important avant le Mishned Torah de Maimonide al-Fasi, né dans la région de Constantine en Algérie, étudia à Kairouan sous la direction, aux dires d'Abraham ibn David, de Nissim ben Jacob et de Ḥananel ben Ḥushiel. Sa formation achevée, il s'installa à Fès (d'où vient son surnom al-Fasi ou Rif, initiales de Rabbi Isaac Fasi) ; il y demeura jusqu'en 1088, date à l […] Lire la suite

ISAAC DE L'ÉTOILE ou DE STELLA (1100 env.-env. 1169)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 726 mots

Noble anglais, étudiant à Chartres et à Paris (avec les porrétains, Abélard et les victorins), puis moine cistercien à Pontigny, Isaac fut élu abbé de l'Étoile, près de Poitiers, où il reçut Thomas Becket, exilé par Henri II. Il fonda finalement dans l'île de Ré une installation plus austère, où il mourut. Il nous reste de lui cinquante-sept sermons (dont cinquante-quatre publiés dans la Patrolog […] Lire la suite

ISAAC L'AVEUGLE DE NARBONNE (1160 env.-env. 1235)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 285 mots

Personnage éminent de la kabbale d'Espagne, fils d'Abraham ben David de Posquières. C'est dans cette ville et à Narbonne qu'a vécu Isaac l'Aveugle. Les données biographiques le concernant se limitent aux traditions rapportées par ses élèves (parmi lesquels Azriel, Ezra ben Salomon et Naḥmanide) et reprises par des auteurs plus récents. Son surnom indique qu'il était aveugle, et certains auteurs (I […] Lire la suite

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Vers la fin du ii e  siècle de l'hégire, le champ théorique est entièrement occupé par, notamment, une théologie où l'on débat de l'unité de Dieu, de ses attributs, du sens qu'il faut donner aux noms et aux descriptions qui en sont attestés par le Coran, de la liberté humaine, de la foi, du péché et du salut, du pouvoir et de sa légitimité, et même de la nature des corps. En somme, une théologie, […] Lire la suite

ISRAELI ISAAC BEN SALOMON (850 env.-950)

  • Écrit par 
  • André NEHER
  •  • 1 037 mots

Contemporain du grand penseur et homme politique juif Saadia Gaon (892-942) et éclipsé par sa gloire, Isaac Israeli (en arabe : Isḥāq ben Sulaymān al-Isrā‘īlī) n'en a pas moins exercé une influence remarquable et durable aussi bien à l'intérieur de la communauté juive qu'au sein de l'islam et du christianisme. Ses traités de médecine sont cités avec respect et admiration et ont fait autorité jusqu […] Lire la suite

JEAN DE SALISBURY (1110 env.-env. 1180)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 820 mots

Si équivoques que soient les termes « renaissance » et « humanisme », Jean de Salisbury est de ceux qui en justifient l'application (sous d'évidentes réserves) à l'Europe latine du xii e siècle. Venu à dix-sept ans de Grande-Bretagne en France, élève de l'école de Chartres et ami d'Abélard, estimé cependant par saint Bernard, qui le recommande à l'archevêque de Canterbury, Jean sert de secrétaire […] Lire la suite

JEAN ITALOS (1025 env.-?)

  • Écrit par 
  • Edina BOZOKY
  •  • 150 mots

Philosophe byzantin (de son nom grec, Ioannes Italos), originaire de Calabre, élève et successeur de Michel Psellos à l'université de Constantinople, où il enseigna la philosophie, commentant Aristote, Platon, Porphyre, Jamblique, Proclus. Jean Italos obtint le titre de consul des philosophes, mais en 1076 ou 1077, un procès fut intenté contre lui : on l'accusait d'hérésie et il fut condamné, en 1 […] Lire la suite

JEAN SCOT ÉRIGÈNE (810 env.-env. 877)

  • Écrit par 
  • René ROQUES
  •  • 1 738 mots

L'œuvre de Jean Scot dit l'Érigène représente sans doute l'ensemble littéraire, philosophique, exégétique et théologique le plus considérable et le plus élaboré de la pensée occidentale latine entre le vi e et le xii e  siècle. On y retrouve l'empreinte profonde des auteurs de l'Antiquité profane et surtout celle des Pères de l'Église qui ont le mieux assimilé les thèmes néo-platoniciens, sans q […] Lire la suite

JOACHIM DE FLORE (1132 env.-env. 1202)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 1 580 mots

Dans le chapitre « L'attente du « troisième état » »  : […] Fils de notaire, né à Celico en Calabre, Joachim fut sans doute page à la cour du roi (normand) de Sicile. Atteint, à Constantinople, au cours d'un pèlerinage en Terre sainte, par une maladie épidémique et guéri d'une manière « miraculeuse », il renonça au monde. Moine cistercien, on le trouve en 1178 abbé de Corazzo. Comme Pierre Damien et Bernard de Clairvaux, il se méfie des écoles urbaines et […] Lire la suite

KIMHI LES

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 482 mots

L'histoire du judaïsme médiéval a retenu les noms de trois Kimhi, tous exégètes : Joseph (1105 env.-1170) ; David, son fils enfin, Moïse (mort en 1190 env.). Joseph, grammairien, exégète et traducteur, quitta l'Espagne pour Narbonne à cause de la persécution des almohades. Ses ouvrages principaux sont des traités de grammaire, s'appuyant sur ceux d'Ibn Jannah, qu'il s'attacha à faire connaître à s […] Lire la suite

KINDĪ AL- (IXe s.)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 449 mots

Dans le chapitre « L'inscription hellénique »  : […] Kindī se veut philosophe : faylasūf , c'est-à-dire qu'il s'inspire, consciemment et fermement, des penseurs grecs. Il se réclame particulièrement de Platon et d'Aristote, qui selon lui avaient au fond la même doctrine (on reconnaît là un élément de la pensée grecque tardive, volontiers syncrétiste). Mais l'examen de ses œuvres permet d'y déceler des problèmes et des concepts issus de divers coura […] Lire la suite

LANFRANC (1005 env.-1089)

  • Écrit par 
  • André CANTIN
  •  • 614 mots

Moine bénédictin, écolâtre en Normandie, puis abbé, contemporain de Bérenger, auquel il s'opposa, Lanfranc fut aussi maître de saint Anselme, conseiller du duc Guillaume le Bâtard, archevêque de Canterbury après la conquête de l'Angleterre. Après de solides études libérales, il s'initie à la science des lois, à Pavie, où il est né, puis passe les Alpes, devient maître à l'école d'Avranches et entr […] Lire la suite

LIVRE DE LA GUÉRISON, Avicenne - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 618 mots
  •  • 1 média

L'œuvre considérable du savant, philosophe et mystique persan Avicenne (Ibn Sīnā, 980-1037), comme celle de son maître Aristote, nous est parvenue incomplète. Ainsi, on ne connaît qu'un fragment de sa Philosophie orientale , qui en fut considérée un temps comme l'expression « ésotérique ». Le Canon de la médecine offre la somme du savoir médical de son temps – et une référence obligée jusqu'à la […] Lire la suite

MAIMONIDE

  • Écrit par 
  • Gérard NAHON
  •  • 214 mots
  •  • 1 média

Né à Cordoue, mort à Fostat (Vieux Caire), Moïse ben Maïmon, dit Maimonide, incarne trois aspects majeurs du judaïsme médiéval. Formé par son père au Talmud et aux philosophes arabes en Espagne, puis au Maroc durant les persécutions des Almohades – persécutions et conversions forcées qui anéantissent le judaïsme d'al-Andalus et d'Afrique du Nord (à l'exception de l'Égypte) –, Maimonide compile un […] Lire la suite

MAIMONIDE (M.)

  • Écrit par 
  • Warren Zev HARVEY
  •  • 1 802 mots
  •  • 1 média

Talmudiste, philosophe, savant, médecin, Rabbi Moïse ben Maimon, connu aussi sous l'acronyme de Rambam, est l'auteur de nombreux travaux, surtout de la Mishneh Tōrāh , « somme » en quatorze volumes de la Loi juive, et du Guide des égarés (ou des perplexes ), traité philosophique d'une grande profondeur. À l'exception peut-être de Rachi (Rabbi Solomon ben Isaac), nul autre rabbin post-talmudique n […] Lire la suite

MICHEL PSELLOS (1018-1078)

  • Écrit par 
  • Denis COUTAGNE
  •  • 830 mots

Écrivain byzantin, dont la vie fut agitée, scandée par les remous politiques et ses propres ambitions. Tantôt il prend la défense de Michel Cérulaire, tantôt il l'accuse, selon l'opportunité. Pourtant, peu d'hommes ont joué un rôle aussi important, dans la vie intellectuelle de Constantinople au xi e  siècle, que ce personnage à l'esprit encyclopédique mais ferme. Sa formation fut celle d'un autod […] Lire la suite

MOYEN ÂGE - La littérature latine savante

  • Écrit par 
  • Alain MICHEL
  •  • 3 268 mots

Dans le chapitre « Splendeur créatrice de la latinité romane (XIe-XIIe s.) »  : […] Une fois passées les angoisses du ix e et du x e siècle, voici que s'affirme la renaissance romane. Elle avait été préparée par des savants d'esprit encyclopédique, comme le pape Gerbert d'Aurillac (Sylvestre II, 950-1003). On assiste alors à un admirable effort pour l'édition et le commentaire des textes antiques. Parallèlement, l'épanouissement de la poésie latine se poursuit. Il avait commenc […] Lire la suite

MOYEN ÂGE - La littérature en prose

  • Écrit par 
  • Nicola MORATO
  •  • 6 837 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Prose chrétienne et rhétorique classique »  : […] La production littéraire médiévale latine et romane, tant en prose qu’en vers, a lieu dans un même horizon rhétorique et discursif. Dans la Rome classique, les poètes suivaient une formation rhétorique et les rhétoriqueurs tiraient des enseignements et des exemples des œuvres en vers, par exemple grâce à la pratique des paraphrases. Parfois, les deux modes d’expression sont en contact comme dans […] Lire la suite

PIERRE LOMBARD (1100 env.-1160)

  • Écrit par 
  • Charles BALADIER, 
  • Jean RIBAILLIER
  •  • 2 510 mots

Auteur d'un ouvrage délibérément traditionnel et assez impersonnel qui lui a valu néanmoins d'être appelé le Maître des Sentences – car la « lecture » et le commentaire de cet exposé de la foi chrétienne ont constitué pendant plusieurs siècles la base de l'enseignement scolastique –, Pierre dit le Lombard serait né à Novare et aurait d'abord étudié à Bologne. Vers 1136, il partit pour Paris, où […] Lire la suite

PROSLOGION, Anselme de Cantorbéry - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 863 mots

Rédigé par Anselme de Cantorbéry (1033 ou 1034-1109), abbé bénédictin du Bec en Normandie, devenu primat d'Angleterre en 1093, canonisé et déclaré docteur de l'Église en 1720, le Proslogion doit son immense célébrité à l'énoncé d'une preuve de l'existence de Dieu, « tel que rien de plus grand ne peut être conçu ». Sans cesse commenté, repris, réfuté, l'argument dit « ontologique » ouvre un axe ma […] Lire la suite

REMI D'AUXERRE (mort en 908 env.)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 130 mots

Moine à Saint-Germain d'Auxerre, disciple de Heiric et, par lui, de Loup de Ferrières et de Jean Scot Érigène, Remi succède à Heiric comme écolâtre d'Auxerre ; en 893, il est appelé avec Hucbald à enseigner à Reims, puis il enseigne à Paris, où il a parmi ses élèves le futur saint Odon, abbé de Cluny. L'attribution de ses œuvres est difficile au sein de l'école d'Auxerre : il était professeur de g […] Lire la suite

RICHARD DE SAINT-VICTOR (1110 env.-1173)

  • Écrit par 
  • Jean CHATILLON
  •  • 375 mots

Originaire d'Écosse ou d'Irlande, Richard dut entrer durant la première moitié du xii e  siècle chez les chanoines réguliers de l'abbaye Saint-Victor de Paris, dont il devint par la suite sous-prieur puis prieur. Avec Hugues de Saint-Victor, il est une des figures les plus représentatives de la célèbre école attachée à ce monastère. Comme beaucoup de victorins, Richard s'intéresse aux disciplines […] Lire la suite

ROSCELIN DE COMPIÈGNE (1050 env.-apr. 1120)

  • Écrit par 
  • André CANTIN
  •  • 419 mots

Philosophe, maître en Écriture sainte de la fin du xi e siècle et du début du xii e , auteur d'une doctrine nominaliste qui le fit accuser de nier l'unité divine. Roscelin commence par enseigner la dialectique, avec grand succès, à Compiègne où il a dû naître. Ses rapports avec Lanfranc, Anselme d'Aoste, Yves de Chartres sont mal connus et, en l'absence de ses œuvres, sa doctrine ne l'est guère d […] Lire la suite

RUPERT DE DEUTZ (1075 env.-1129/30)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BORDIER
  •  • 590 mots

Moine et théologien, mêlé aux controverses médiévales sur l'Eucharistie, Rupert est appelé indifféremment Rupert (Ruprecht), ou Robert, de Deutz, ou encore de Tuy (formes germaniques ou franciennes). Né à Liège ou en Rhénanie, il entre très jeune au monastère bénédictin de Saint-Laurent de Liège, où il reçoit une riche formation littéraire. Éloigné de son couvent, peut-être pour son attachement à […] Lire la suite

SAADIA BEN JOSEPH ou SA‘ADYĀH IBN YŪSUF AL-FAYYŪMĪ (882 ou 892-942)

  • Écrit par 
  • Gabrielle SED-RAJNA
  •  • 641 mots

Le plus éminent penseur et la plus haute autorité scientifique de la période gaonique. Né en Égypte, dans les environs de Fayyoum (Abu Suweir), Saadia se distingue, dès sa jeunesse, par sa rectitude et la rigueur logique de ses ouvrages. Il quitte l'Égypte en 921 et, passant par Alep et la Terre sainte, s'installe à Bagdad. En 922, il est nommé à la tête de l'école de Poumbedita, où il se révèle e […] Lire la suite

SACREMENTS

  • Écrit par 
  • Louis-Marie CHAUVET, 
  • Jean TROUILLARD
  • , Universalis
  •  • 3 801 mots

Dans le chapitre « Des origines au XIIe siècle »  : […] Figure révélatrice du dessein secret de Dieu sur le monde et notamment de l'établissement eschatologique de son Règne : telle était la signification fondamentale, héritée de l'apocalyptique juive, du mystèrion de la version biblique des Septante et de son décalque latin mysterium , ainsi que de sacramentum . C'est dans cette perspective d'« apocalypse » (révélation) que Paul parle du « mystère » […] Lire la suite

SAINT-VICTOR DE PARIS ÉCOLE & ABBAYE DE

  • Écrit par 
  • Jean CHATILLON
  •  • 950 mots

Guillaume de Champeaux, archidiacre et écolâtre de Notre-Dame, avait fondé une communauté qui fut à l'origine de l'abbaye Saint-Victor de Paris. Guillaume avait renoncé, en 1108, à toutes ses charges pour se retirer, avec quelques disciples, dans un ermitage situé sur les bords de la Seine, hors des murs de Paris mais à proximité immédiate de la ville, et dédié au martyr saint Victor. Lorsque, en […] Lire la suite

THIERRY DE CHARTRES (mort av. 1155)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 436 mots

Thierry est chancelier de la cathédrale de Chartres en 1141 ; avant cette date, Jean de Salisbury l'a eu pour maître à Paris. Il est un des esprits les plus actifs et les plus avancés du xii e  siècle, de plain-pied avec le savoir nouveau qui affluait à son époque. Hermann le Dalmate lui dédie en 1143 sa traduction du Planisphère de Ptolémée. Auteur d'un manuel des sept arts libéraux, l' Eptateuc […] Lire la suite

TRAITÉ DÉCISIF, Averroès - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 690 mots

Averroès (Ibn Rušd, 1126-1198), philosophe et médecin arabe de Cordoue, n'a été connu du Moyen Âge occidental que comme le « Commentateur », c'est-à-dire pour le corpus considérable de ses commentaires d'Aristote (notamment le De anima et la Métaphysique ), à peu près la seule partie de son œuvre traduite en latin, et dont l'influence a été décisive. Il reste que cette œuvre a été conçue dans le […] Lire la suite

UNIVERSAUX, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 840 mots

La question des universaux est posée (mais non résolue, par dessein exprès de l'auteur) dans l' Introduction ( Eisagogè ) de Porphyre ( iii e  s.) à la Logique d'Aristote : les genres et les espèces existent-ils réellement ou sont-ils de pures conceptions de l'esprit ? Par le biais de cet opuscule, connu des médiévaux dès le ix e  siècle, ceux-ci ont eu d'emblée quelque connaissance de l'un des […] Lire la suite


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Églises cathares aux XIIe et XIIIe siècles

Églises cathares aux XIIe et XIIIe siècles

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Les Églises cathares aux XIIe et XIIIe siècles et leur appartenance aux « ordres » (F Sanjek, « Les Chrétiens bosniaques et le mouvement cathare, XIIe-XVe siècle », Bruxelles-Paris, 1976) 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Maimonide

Maimonide

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Maimonide (1135-1204), savant et philosophe juif, également connu sous le nom de Ramban 

Crédits : Hulton Getty

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Églises cathares aux XIIe et XIIIe siècles

Églises cathares aux XIIe et XIIIe siècles
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Maimonide

Maimonide
Crédits : Hulton Getty

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