PHILOSOPHIE

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Henri Bergson

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Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre

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Philosophes et philosophie

La question philosophique de la philosophie

Question et problème

« En philosophie, les questions sont plus essentielles que les réponses, et chaque réponse devient une nouvelle question. » Cette formule de Karl Jaspers, isolée de son contexte, a été trop souvent reprise, élargie au style aporétique de l'interrogation socratique ou d'un simple scepticisme (« Que sais-je ? »). Piètre échappatoire à l'objection de la multiplicité des systèmes ! Ce n'est d'ailleurs pas que la question philosophique soit sans réponse, mais au contraire qu'elle apporte une multiplicité de réponses. Elle se distingue alors nettement du problème théorique ou technique, appartenant à un domaine scientifique déterminé et qui, s'il est correctement posé, a ou aura une solution. Même l'indécidabilité d'un problème logico-mathématique est une solution qui se démontre : elle ne peut caractériser la question philosophique. Faut-il donc espérer la transformer en un problème susceptible d'une solution, par l'adjonction de données qui la déterminent suffisamment ? C'est ainsi, semble-t-il, que la question métaphysique du vide, devenue scientifique, a été résolue par des expériences célèbres. Voilà qui ne paraîtra satisfaisant qu'à ceux qui, à l'instar des positivistes, réduisent la question philosophique à une pensée préscientifique. Mais il suffit de lire Kant ou Bergson pour se convaincre que la question philosophique du vide n'a pas été scientifiquement abolie. Et une question portant sur la liberté humaine ou sur l'existence de Dieu, comment pourrait-elle être « saturée », sinon en reportant le questionnement sur les données mêmes qui doivent la déterminer ? Les questions de la tradition métaphysique ne peuvent être récusées comme de « faux problè [...]

Henri Bergson

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Le philosophe français Henri Bergson (1859-1941), Prix Nobel de littérature en 1927. 

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Écrit par :

  • : professeur émérite de philosophie à l'université Jean-Moulin, Lyon
  • : professeur agrégé à l'Institut universitaire de formation des maîtres de Versailles
  • : maître de conférences honoraire de philosophie, université de Paris-Sorbonne

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Autres références

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ABSOLU

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Le sens de ce terme paraît, d'entrée de jeu, nécessairement équivoque et polémique. L'absolu est le corrélat et le contraire du relatif, c'est donc une négation. Mais une notion d'où l'idée de rapport est absente est soustraite aux limitations, affranchie des variations, et désigne donc, positivement, l'achevé, le parfait. Cette ambiguïté sémantique ne r […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/absolu/#i_15960

AFFECTIVITÉ

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Dans le chapitre « Difficultés du concept »  : […] C'est dans un contexte relativement indécis, aux frontières entre la philosophie et la psychologie, que le terme « affectivité » apparaît dans la seconde moitié du xix e  siècle, avec l'équivoque de désigner tout à la fois le pouvoir d'être affecté et le « système » des « affects », lesquels se distinguent des sensations en tant que celles-ci son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_15960

AGNOTOLOGIE

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  • Mathias GIREL
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Le terme « agnotologie » a été introduit par l’historien des sciences Robert N. Proctor (université de Stanford) pour désigner l’étude de l’ignorance et, au-delà de ce sens général, la « production culturelle de l’ignorance ». Si son usage académique semble assez circonscrit à la philosophie, l’histoire et la sociologie des sciences, il a largement essaimé vers le débat public et la presse dès 2 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/agnotologie/#i_15960

ALBERT LE GRAND (1193?-1280)

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  • Édouard-Henri WÉBER
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Dans le chapitre « Le philosophe »  : […] L'œuvre philosophique d'Albert est de toute première importance : ses grandes paraphrases ( Physique , Métaphysique , De l'âme , De la nature et de l'origine de l'âme , De l'unicité de l'intellect , De l'intellect et de l'intelligible , Du bien , […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/albert-le-grand/#i_15960

ÂME

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  • Pierre CLAIR, 
  • Henri Dominique SAFFREY
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Dans le monde occidental, la notion d'âme s'est constituée lentement et ne remonte pas à la nuit des temps. On peut suivre les étapes qui jalonnent l'émergence d'un principe spirituel du vivant et qui aboutissent à sa justification philosophique par Platon et Aristote. Souvent remise en cause dans les écoles postérieures au profit de théories matérialistes ou mécanistes de l'âme, mais reprise avec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ame/#i_15960

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

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On méconnaîtrait l'importance culturelle de la philosophie antique si l'on n'y voyait qu'une période – la première, donc la plus fruste – dans le développement d'une activité intellectuelle spécifique, et clairement définie, qui serait la philosophie. En réalité, l'Antiquité, et singulièrement l'Antiquité grecque, est le lieu de naissance de la philosophie, ce qu'on ne saurai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_15960

ARCHITECTURE (Thèmes généraux) - Architecture et philosophie

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Elles n'ont pas manqué, les tentatives extérieures de confrontation (et d'assimilation) de l'architecture et de la philosophie. Il s'agit le plus souvent d'entreprises conciliatrices, qui posent au départ l'architecture d'un côté et la philosophie de l'autre, et qui visent à montrer la fusion progressive des deux disciplines initialement séparées en un seul corps ou terme ultime. Le résultat n'est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/architecture-themes-generaux-architecture-et-philosophie/#i_15960

ARISTOTE

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Dans le chapitre « Être quelconque et être suprême »  : […] Cette dualité est déjà saisissable dans le célèbre Proœmium (Prologue) de la Métaphysique (A, 1 et 2), où Aristote analyse l'idée traditionnelle de la philosophie. S'il est clair que la philosophie est un savoir de type scientifique qui s'élève au-dessus de la sensation par l'intermédiaire de l'imagination, de la mémoire et de cette première forme de gé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_15960

AVERROÈS, arabe IBN RUSHD (1126-1198)

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En Islam, la philosophie inspirée des Grecs (la falsafa ) a eu une histoire complexe. Intégrant dès le début des éléments variés à son aristotélisme néo-platonisant, elle culmine en Orient avec Avicenne (Ibn Sīnā), dont la pensée devait connaître des développements nouveaux en Iran. Averroès (Ibn Rušd) est, symétriquement, le principal philosophe musulman de l'Occident, mais […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/averroes/#i_15960

AVICENNE, arabe IBN SĪNĀ (980-1037)

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  • Henry CORBIN
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Avicenne est un des plus grands noms de la philosophie islamique et l'avicennisme se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. La forme du nom sous lequel Avicenne est traditionnellement connu dans l'histoire de la philosophie et de la médecine en Occident résulte d'une mutation de la forme authentique Ibn Sīnā, advenue au cours du passage de ce nom à travers l'Espag […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/avicenne/#i_15960

AXIOLOGIE

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  • Henry DUMÉRY
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Étude ou théorie (en grec : logos ) de ce qui est digne d'estime (en grec : axion ), de ce qui vaut, de ce qui peut être objet d'un jugement de valeur. Pratiquement, axiologie est synonyme de « philosophie des valeurs ». Cette philosophie s'est développée, depuis 1892, à la suite des travaux de H. Rickert, néo-kantien de l'école badoise. Pour Rickert, qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/axiologie/#i_15960

BOÈCE (480-524)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
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L'œuvre de Boèce a été, pour le Moyen Âge et la Renaissance, une source fondamentale de réflexion philosophique. Elle a joué un rôle décisif dans la transmission de l'héritage de la philosophie antique à l'Occident médiéval et moderne. Les traductions latines et les adaptations de commentaires néo-platoniciens grecs d'Aristote, que Boèce a rédigées, ont initié le Moyen Âge à l'exégèse savante des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boece/#i_15960

BONHEUR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
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Chaque semaine, les Français parient des millions d’euros au Loto national. Une telle passion semble avoir pour origines deux convictions. La première est que l’argent ferait le bonheur ou du moins y contribuerait puissamment. La seconde est que le bonheur relèverait de la chance, et qu’à l’inverse l’homme malheureux serait né sous une mauvaise étoile. N’est-ce pas ce qu’indique l’étymologie du mo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bonheur-notions-de-base/#i_15960

CHOSE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 746 mots

Terme de la langue ordinaire dont la référence, une fois exclus les êtres animés, est purement contextuelle : telle « chose difficile », c'est ce sur quoi porte mon action tandis que je parle ; « la chose en question », c'est ce dont nous nous entretenons sans lui donner son nom usité ; « dites quelque chose » signifie « dites n'importe quoi pourvu seulement que ce soit pertinent dans la situation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chose/#i_15960

COMTE AUGUSTE (1798-1857)

  • Écrit par 
  • Bernard GUILLEMAIN
  •  • 9 458 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La loi des trois états »  : […] De toute façon, la science ne se constitue que progressivement. La formation de l'esprit positif dépend de la loi des trois états que Comte énonce déjà en 1822 dans le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société . « Par la nature même de l'esprit humain, chaque branche de nos connaissances est nécessairement assujettie dans sa marche à passer succes […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-comte/#i_15960

CONCEPT

  • Écrit par 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 3 815 mots

Les théories de la connaissance s'accordent généralement à reconnaître qu'il y a essentiellement, dans l'être humain, deux modes de connaissances de la réalité, l'un qui porte directement sur le concret, saisi dans sa singularité, l'autre qui n'atteint le réel qu'à travers des déterminations de caractère abstrait (séparées des individus concrets en lesquels elles peuvent éventuellement se trouver […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/concept/#i_15960

CONNAISSANCE

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL, 
  • Yves GINGRAS, 
  • Jean LADRIÈRE
  •  • 9 092 mots
  •  • 1 média

La connaissance désigne un rapport de la pensée à la réalité extérieure et engage la notion de vérité comme adéquation de l'esprit et de la chose. Par extension, le terme connaissance désigne le contenu de la pensée qui correspond à la nature de la chose visée, et s'oppose à erreur ou illusion. Ses caractères sont l'universalité et la nécessité, ce qui suppose de réfléchir sur la méthode propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/connaissance/#i_15960

CONTRAT

  • Écrit par 
  • Georges ROUHETTE
  •  • 7 193 mots

On contracte les fièvres, des amitiés et des vices (ou de bonnes habitudes) ; on contracte aussi des dettes. Le verbe contracter suggère ainsi une image assez floue ; il évoque un « lien », matériel ou spirituel. Le substantif contrat paraît avoir une compréhension plus restreinte, sinon plus précise ; il ne connote plus que l'idée d'un rapport interper […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrat/#i_15960

CONTROVERSE

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 1 066 mots

À l'opposé de ce qui s'est passé en théologie, où l'on cultivait l'art de la controverse (le cardinal Bellarmin occupa, pour l'enseigner, une chaire à Louvain, puis, à partir de 1576, au Collège romain, et il écrivit un traité des Controverses ), l'existence de controverses a pu apparaître comme une sorte de péché originel et une honte secrète pour la philosophie et pour les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/controverse/#i_15960

CONVERSION

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 4 057 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Aspects philosophiques »  : […] Dans l'Antiquité, la philosophie était essentiellement conversion, c'est-à-dire retour à soi, à sa véritable essence, par un violent arrachement à l'aliénation de l'inconscience. C'est à partir de ce fait fondamental que la philosophie occidentale s'est développée. D'une part, elle s'est efforcée d'élaborer une physique ou une métaphysique de la conversion. D'autre part, et surtout, elle est touj […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conversion/#i_15960

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Le parcours complexe qui sera ici suivi présente, pour un regard de survol, un certain nombre de grandes articulations. La première concerne le passage du langage ordinaire au langage philosophique  : pour la langue courante, le mot est surtout pris au pluriel ; ainsi parle-t-on des croyances de tel peuple ou de tel groupe, des croyances populaires. La transition vers la phil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_15960

DEVENIR

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT
  •  • 3 133 mots

Tout devient. Il n'est guère de notion plus ample et plus essentielle que celle du devenir. L'homme moderne est fasciné par le spectacle de la diversité et du changement dans la nature, dans la pensée, dans la vie humaine : « Partout la cohue la plus bigarrée ; quand une chose disparaît, une autre prend aussitôt sa place » (Hegel). L'accélération de l'histoire rend plus sensible cette fluidité du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devenir/#i_15960

DEVOIR (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 242 mots

Dans l’Antiquité gréco-romaine, la façon dont était perçue la notion de « devoir » avait peu à voir avec ce que véhicule ce terme de nos jours. Pour les Anciens, le monde était un cosmos , un tout organisé et régi selon la raison. Il suffisait donc d’obéir aux principes qui découlent de l’ordre de la nature pour accomplir un devoir qui n’avait rien de pesant. Contrairement au […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#i_15960

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Le terme « dialectique » dérive du mot composé grec διαλ́εγειν ( dialegein ), qui indique dès le départ que son sens n'est pas simple. La signification la plus courante de λ́εγειν, c'est « parler » et le préfixe δια indique l'idée d'un rapport ou d'un échange. La dialectique est donc, d'après l'étymologie, un échange de paroles ou de discours, c'est-à-dire une discussion ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_15960

DICTIONNAIRE DU XIXe SIÈCLE EUROPÉEN (dir. M. Ambrière) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 1 350 mots

Faire renaître « notre avant-mémoire européenne et française » en révisant les jugements trop souvent injustes (le « stupide xix e  siècle » de Léon Daudet) portés sur ce dont elle est formée : tel est l'objectif que s'est proposé d'atteindre Madeleine Ambrière, maître d'œuvre du Dictionnaire du XIX […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dictionnaire-du-xixe-siecle-europeen/#i_15960

DOGMATISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 1 132 mots

Au sens le plus général, « dogmatisme » est devenu le synonyme d'intransigeance, d'autoritarisme, d'étroitesse d'esprit et de raideur : il est le fait de quiconque « dogmatise », c'est-à-dire affirme sans preuve, ne tolère aucune discussion, parle d'un ton tranchant, porte des jugements péremptoires. En philosophie, dogmatisme s'est d'abord opposé à scepticisme ou à pyrrhonisme (du nom de Pyrrhon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dogmatisme/#i_15960

DOUTE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 731 mots

Présent dans les discours les plus divers, le doute n'est pas plus un concept méthodologique qu'un argument pédagogique, à quoi cependant on l'a maintes fois réduit. De Socrate à Descartes, de Montaigne à Lessing et de Kierkegaard à Nietzsche, il transforme le cours d'une réflexion en expérience ; dans un discours en première personne comme dans un dialogue, il ordonne une progression, fait repère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/doute/#i_15960

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Dans le chapitre « Philosophie occidentale »  : […] Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, repos et mouvement, lumière et obscurité, bien et mal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_15960

DUNS SCOT JEAN (1266 env.-1308)

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  • , Universalis
  •  • 6 225 mots

Dans le chapitre « La foi et la raison (positions comparées de Thomas d'Aquin et de Duns Scot) »  : […] À l'exemple d'Étienne Gilson, il nous paraît éclairant d'interroger d'abord le prologue de l' Ordinatio , parce qu'il contient un véritable dialogue entre les théologiens et les philosophes. La question est de savoir s'il y a place, à côté de la réflexion naturelle, pour une révélation surnaturelle. Longtemps on s'était plutôt demandé quelle aide le théologien pouvait recevo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-duns-scot/#i_15960

ÉCLECTISME

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 603 mots
  •  • 1 média

Tendance qui revient périodiquement dans l'histoire de la philosophie occidentale et qui consiste à choisir, dans des écoles ou des systèmes différents, des opinions, regardées par l'éclectique comme vraies au moins partiellement, pour en constituer un corps de doctrine censé représenter la vérité intégrale et la croyance générale de l'humanité. L'éclectisme suppose donc toujours l'existence d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eclectisme/#i_15960

ÉDUCATION - Philosophie de l'éducation

  • Écrit par 
  • Daniel HAMELINE
  •  • 2 340 mots
  •  • 1 média

Dans le dernier quart du xx e siècle, la pensée de l'éducation prend position en fonction d'une triple référence : l'histoire ancienne et moderne des rapports entre éducation et philosophie dans la culture occidentale ; la remise en question théorique et pratique de l'humanisme, liée à la domination contemporaine des sciences humaines et sociales […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/education-philosophie-de-l-education/#i_15960

EMPIRISME

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 13 313 mots
  •  • 1 média

L'empirisme, chez les Grecs, était une forme de scepticisme rattachée à l'école de Pyrrhon. Il nous est connu par l'ouvrage de Sextus Empiricus ( ii e - iii e  siècle) Hypotyposes pyrrhoniennes . Fondé sur une analyse des critères du jugement, il est un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empirisme/#i_15960

ENCYCLOPÉDIE PHILOSOPHIQUE UNIVERSELLE (ouvrage collectif) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO
  •  • 1 024 mots

La publication du dernier volume, Discours philosophique , de l' Encyclopédie philosophique universelle (PUF, 1991-1998) permet de prendre la juste mesure d'une entreprise éditoriale considérable et résolument novatrice dans sa conception. Une quinzaine d'années de travail auront été nécessaires pour aboutir à ces douze mille pages très denses, répartie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/encyclopedie-philosophique-universelle/#i_15960

ENTENDEMENT

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 337 mots

Pour Locke, l'entendement est le « pouvoir de penser » (ou la faculté de comprendre) comme la volonté est la « puissance de vouloir ». Pour Leibniz, entendement est synonyme d'intellection. Malebranche assimile entendement et esprit pur. De son côté, Kant oppose entendement et raison. Selon lui, la fonction de l'entendement est de relier entre elles les sensations (à l'aide des catégories), afin d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/entendement/#i_15960

ÉPISTÉMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 13 082 mots
  •  • 4 médias

Si l'on traduit par notre mot « science » le mot grec ἐπιστήμη, l'épistémologie est, étymologiquement, la théorie de la science. Bien que la forme anglaise du vocable ait existé avant que le français ne l'assimile, c'est pourtant avec le sens différent et plus large de « théorie de la connaissance » qu'il est généralement utilisé par les Anglo-Saxons. Ce décalage sémantique n'intéresse pas seu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epistemologie/#i_15960

ESPRIT, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
  • Universalis
  •  • 2 149 mots

Le concept d'« esprit », dont la spécificité a sans cesse fluctué à travers les différentes cultures et tout au long de l'histoire des idées, semble de nos jours être pris à nouveau comme référence majeure, notamment par des biologistes, qui y voient « un mot au sens suffisamment large pour pouvoir englober toutes les réactions, des plus élémentaires aux plus évoluées, c'est-à-dire depuis les trop […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esprit-philosophie/#i_15960

ESSENCE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 493 mots

Important terme philosophique ayant une très longue histoire. L'essence d'un être, c'est ce qu'il est vraiment, ce qui fait qu'il est ce qu'il est. « L'essence coïncide avec ce qu'il y a de plus intime et de presque secret dans la nature de la chose, bref ce qu'il y a en elle d'essentiel » (É. Gilson : L'Être et l'essence ). C'est aussi ce qui d'un être est pensé comme immuab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/essence-philosophie/#i_15960

ESTHÉTIQUE - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Mikel DUFRENNE
  •  • 7 348 mots

Esthétique : le mot est assez neuf, et l'institution l'est plus encore ; la première revue d'esthétique, la Zeitschrift für Ästhetik und allgemeine Kunstwissenschaft , a été lancée en 1904, et en France la première chaire d'esthétique a été créée en 1921, à la Sorbonne, pour Victor Basch. Et pourtant la tâche que l'esthétique comme discipline prend en charge est aussi vieille […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esthetique-esthetique-et-philosophie/#i_15960

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI
  •  • 6 285 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « L'intellectuel américain »  : […] En 1837, Emerson prononçait sa célèbre conférence : « The American Scholar ». Le modèle du Scholar , mot difficilement traduisible en français, nous plonge au cœur de la situation qui a dominé et continue de dominer la vie intellectuelle et publique aux États-Unis. Plusieurs historiens ont observé que l'une des caractéristiques de l'attitude des Américains à l'égard du savoir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-la-philosophie/#i_15960

ÉTERNITÉ

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 334 mots

Une durée indéfinie, un temps qui ne commence ni ne finit, n'est pas l'éternité. Selon les formules de Boèce, qui ont fait école, l'éternité est un présent qui se maintient stable, un permanent, un pur « maintenant » ; pour qu'il y ait éternité, il ne suffit pas, assure Boèce, de parcourir successivement les parties d'une existence sans terme (ce que Platon et Aristote attribuent au monde), il fau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eternite/#i_15960

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

La « question sur l'être » traverse l'histoire de la philosophie. Pour certains, elle serait le motif même de cette histoire, les différences entre les philosophies découlant, au plus profond, de la diversité des réponses à la question sur l'être. Dans ces termes, l'histoire de la philosophie se confondrait avec l'histoire du sens de l'être ou, plus fortement encore, avec les modalités de la « dis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_15960

EXISTENCE PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean WAHL
  •  • 6 149 mots
  •  • 2 médias

Sans doute l'idée d' existence est-elle une très ancienne idée. Chez Platon, le même mot, ousia , désigne l' essence et l'existence, et l'on peut dire que la théorie platonicienne des essences est critiquée par Aristote en faveur d'une théorie de l'existence, de l'existence faite de forme et de matière. Mais un des exemples que prend Aristote nous amène à nous demander s'il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-existence/#i_15960

EXPRESSION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 991 mots

Ensemble de données perceptives offertes par un être à un moment donné du temps et qui fonctionnent comme des signes manifestant, révélant ou trahissant les émotions, les sentiments et les intentions de cet être. Les sources historiques du concept d'expression appartiennent à la philosophie néo-platonicienne, au spinozisme et à la pensée leibnizienne, enfin à la philosophie hégélienne. Pour le néo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/expression-philosophie/#i_15960

FANATISME

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 3 351 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Du fanatisme des autres à l'« Encyclopédie » »  : […] Comme l'aruspice, le fanatique connaît l'avenir. Il prédit le fatum , le destin inexorable, le fatidique. Le destin n'est rien d'autre que la réalisation de la vérité qui s'échappe de sa bouche, comme les révélations d'une pythie. Mais de lui, à la différence de la pythie, la vérité exige que ses mots soient des actes, qu'il brandisse le glaive du verbe, par lequel, en se sac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fanatisme/#i_15960

DIALOGUE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD, 
  • Robert MISRAHI
  •  • 4 420 mots
  •  • 1 média

L'entrée en dialogue paraît d'autant plus désirable que le partenaire est plus différent ou plus lointain. Le dialogue répond à une préoccupation éthique – il serait l'antiviolence par excellence – et à un souci politique : comment améliorer la circulation de l'information de manière à orienter les conflits vers un consensus résolutoire ? Pouvoir et parole sont liés dans l'ambivalence : la parole […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialogue/#i_15960

FINITUDE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 550 mots

Dans la philosophie grecque, fini et infini forment couple ; ils rendent compte de deux aspects du réel. Le fini, c'est le degré de détermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle a un caractère précis, achevé dans son ordre. L'infini, c'est le degré d'indétermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle comporte une part d'inconnu, de mystère, par excès ou par défaut, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finitude/#i_15960

GERSONIDE LÉVI BEN GERSHOM dit (1288-1344)

  • Écrit par 
  • Charles TOUATI
  •  • 2 388 mots

Dans le chapitre « Autonomie de la philosophie »  : […] D'après Gersonide, l'Écriture sainte ne peut exercer aucune contrainte sur le philosophe qui doit mener sa recherche d'une manière entièrement autonome, assuré cependant qu'au terme il retrouvera les conclusions mêmes de la révélation biblique, à condition de les interpréter correctement. Révélation et philosophie étant toutes deux l'expression d'une même vérité, contemplée en Dieu lui-même, elle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gersonide-levi-ben-gershom-dit-1288-1344/#i_15960

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - L'homme grec

  • Écrit par 
  • André-Jean FESTUGIÈRE
  •  • 8 576 mots

Dans le chapitre « Le mal, c'est de cesser de « philosopher » »  : […] Du plus profond de son âme, Socrate croit avoir reçu une mission du dieu de Delphes, Apollon. Il n'y a aucune raison de douter de ce fait. Au vrai, on se rend la personne de Socrate tout à fait inintelligible, sa façon de vivre et les circonstances de sa mort, si l'on refuse d'admettre qu'il ait cru à sa mission. Cette mission est, comme il dit, d'« agir en ami de la sagesse » (ϕιλοσοϕε̃ιν), c'es […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-l-homme-grec/#i_15960

HALLÉVI JUDA (1075 env.-1141)

  • Écrit par 
  • Charles TOUATI
  •  • 1 138 mots

Dans le chapitre « La philosophie et le peuple d'Israël »  : […] Suivant Juda Hallévi, la philosophie nie toute possibilité de dialogue entre l'homme et Dieu. Certes, elle est parvenue à démontrer l'existence d'un Premier Moteur impersonnel ; elle demeure foncièrement incapable d'accéder jusqu'au Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. En fait, la philosophie ne comprend pas le phénomène religieux. Cependant il n'est pas question de récuser la raison, et Juda Hal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/juda-hallevi/#i_15960

HASARD & NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Ilya PRIGOGINE, 
  • Isabelle STENGERS
  • , Universalis
  •  • 9 586 mots

Dans le chapitre « Du sens de hasard et de nécessité »  : […] Il est difficile d'assigner une origine à la question du hasard et de la nécessité, cette question où le passé et le futur s'enchevêtrent sur les modes du « pourquoi » et du « quand ». Il existe, dans les plus anciennes civilisations, des témoignages de la préoccupation des hommes quant à la signification des événements qui affectent les vies individuelles, l'ordre social, les rythmes de la nature […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hasard-et-necessite/#i_15960

HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH

  • Écrit par 
  • Jacques d' HONDT, 
  • Yves SUAUDEAU
  •  • 11 820 mots
  •  • 1 média

« Sans spinozisme, pas de philosophie », disait Hegel , et cela marque déjà l'une des orientations de sa pensée. Car, en son temps, on ne se référait pas innocemment à Spinoza. Nous pouvons maintenant affirmer : « pas de philosophie moderne sans hégélianisme ». Comme l'avait noté à juste titre Maurice Merleau-Ponty, qui pourtant le critiquait et voulait innover : « Hegel est à l'origine de tout c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georg-wilhelm-friedrich-hegel/#i_15960

HERMÉNEUTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 284 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'herméneutique comme art philosophique universel (F. Schlegel) »  : […] À partir du xix e  siècle, l'herméneutique se déplace de plus en plus du problème « technique » de l'interprétation vers le problème, philosophiquement plus fondamental, de la compréhension. Ce changement de paradigme a rendu possible l'émergence d'une herméneutique philosophique, puis, à partir du début du xx […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermeneutique/#i_15960

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Un débat domine, depuis toujours, l'anthropologie. Suffit-il, pour situer l'homme, de le placer, simplement, en tête de la lignée des mammifères supérieurs, en lui accordant cette primauté parce qu'il se trouve doté d'un caractère, d'une « différence spécifique », qui le distingue de tous les autres membres de cette lignée, proches et lointains : la rationalité ? La fameuse définition que donne d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_15960

HUSSERL EDMUND

  • Écrit par 
  • Gérard GRANEL
  •  • 8 638 mots

Dans le chapitre « Signification essentielle de la phénoménologie »  : […] On retiendra les paroles de la fin d'abord, celles de La Crise des sciences européennes ( Die Krisis der europäischen Wissenschaften , 1936), « testament » du penseur dans lequel ce qu'il lègue est le testament lui-même, c'est-à-dire l'« Alliance » à partir de laquelle il a toujours parlé, et dont il a uniquement parlé « à travers » tous les thèmes et to […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edmund-husserl/#i_15960

HYLÉMORPHISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 939 mots

Théorie philosophique d'Aristote selon laquelle la constitution de tout être relevant du cosmos est expliquée par deux principes corrélatifs : la matière ( hylê  : bois, matériau de construction) et la forme ( morphê  : figure, disposition). L'hylémorphisme élucide deux difficultés philosophiques : celle de la théorie platonicienne des idées séparées, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hylemorphisme/#i_15960

HYPOSTASE, philosophie

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 321 mots

Du grec hupostasis , ce qui est en dessous, au fond, d'où le sens de dépôt (Aristote), de fondement, de structure, de réalité par opposition à quelque fruit de l'imagination (Aristote). Le terme n'acquiert de sens philosophique que tardivement. L'Épître aux Hébreux, où Jésus-Christ est dit « empreinte de l'hypostase du Père », est la première attestation d'un usage philosophi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hypostase-philosophie/#i_15960

IDÉALISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 495 mots

Dans le chapitre « Kant : la métaphysique ramenée à une épistémologie »  : […] Berkeley a eu l'inspiration fondatrice ; Kant l'a développée de manière à en tirer une théorie de la connaissance plausible. L'univers berkeléyen, qui consiste dans les idées que Dieu met en nous, paraît trop instable pour que la notion de loi ou de régularité se fasse jour : il faut que Dieu assure à chaque instant la concordance entre les représentations des consciences. En expliquant l'espace e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/idealisme/#i_15960

IMMANENTISME

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 192 mots

Doctrine philosophique qui rejette la transcendance, c'est-à-dire l'irréductibilité de Dieu (ou bien d'un principe du réel) à ce qui relève des pouvoirs et des limites de l'esprit. Dans ce sens, Spinoza est taxé d'immanentisme ; il conçoit Dieu comme totalement intelligible à la raison. En fait, immanence et transcendance (intériorité et supériorité) vont ensemble chez beaucoup d'auteurs (Dieu est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/immanentisme/#i_15960

INDE (Arts et culture) - Les doctrines philosophiques et religieuses

  • Écrit par 
  • Jean FILLIOZAT
  •  • 16 833 mots
  •  • 3 médias

Les littératures philosophiques de l'Inde sont parmi les plus variées et les plus abondantes du monde ; elles correspondent à une production ininterrompue depuis la fin du deuxième millénaire avant notre ère jusqu'à nos jours et dans une aire culturelle immense. Elles se sont d'autre part largement répandues à travers toute l'Asie centrale et orientale et dans tout le Sud-Est asiatique. La spécula […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inde-arts-et-culture-les-doctrines-philosophiques-et-religieuses/#i_15960

INTELLECT & INTELLIGIBLES

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 1 724 mots

Du latin intellectus (le terme grec correspondant est nous ), l'intellect est le principe de la pensée sous sa forme la plus haute ; à l'époque moderne lui correspondent des termes aux nuances particulières : intelligence, raison, esprit ; au xvii e siècle : entendement. Pour Aristote, les aristotélisa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intellect-et-intelligibles/#i_15960

INTELLIGENCE

  • Écrit par 
  • Jean-François RICHARD
  •  • 6 577 mots

Dans le chapitre « L'héritage philosophique »  : […] Dans le contexte philosophique où l'on définit l'intelligence à la fois par différence et par ressemblance, on oppose la plasticité de cette fonction à la stéréotypie de l'habitude. Aux circuits courts et rigides que met en œuvre l'instinct pour atteindre ses buts on oppose les circuits longs et modifiables qu'élabore l'intelligence pour parvenir aux siens. À la passivité de la perception subissan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intelligence/#i_15960

INTENTIONNALITÉ, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 282 mots

Notion phénoménologique dérivée d'une notion scolastique. La philosophie du Moyen Âge appelait intentio (intention) l'application de l'esprit à un objet ; dans cette application, l'esprit tend vers l'objet, il se dirige vers lui. S'agissant d'un objet de connaissance, l'intentio était dite formelle. S'agissant d'un objet voulu, l'intentio était dite volitive. C'est grâce à s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intentionnalite-philosophie/#i_15960

INTUITION

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 568 mots

Le terme d'intuition désigne la manière d'être d'une connaissance qui comprend directement son objet, par un contact sans médiats avec lui, et sans le secours des signes ou des procédés expérimentaux. À ces caractères d' immédiateté on relie en général d'autres caractères, celui d'une pensée anticipatrice qui devance les preuves, ou d'une compréhension profonde qui va de l'apparence vers la réal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intuition/#i_15960

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Vers la fin du ii e  siècle de l'hégire, le champ théorique est entièrement occupé par, notamment, une théologie où l'on débat de l'unité de Dieu, de ses attributs, du sens qu'il faut donner aux noms et aux descriptions qui en sont attestés par le Coran, de la liberté humaine, de la foi, du péché et du salut, du pouvoir et de sa légitimité, et mê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_15960

JARDINS - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Catherine CHOMARAT-RUIZ
  •  • 3 585 mots

Comme le rappelle Pierre Grimal, l'apparition des jardins suppose une agriculture qui, maîtresse de ses techniques, ne produit pas seulement des plantes vivrières : « ces cultures s'adressent moins aux humains qu'aux divinités », car, « en ses origines », le jardin est inséparable du sacré. Les jardins de Babylone dédiés à la déesse Ishtar possèdent d'emblée une dimension esthétique. La beauté de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-esthetique-et-philosophie/#i_15960

JUDAÏSME - La religion juive

  • Écrit par 
  • Georges VAJDA
  •  • 6 502 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La théologie du judaïsme médiéval »  : […] La conquête arabe ne fut pas sans effets sur la vie propre d'une grande partie du monde juif. Les groupes minoritaires qui professaient les religions bibliques jouissaient d'un statut relativement favorable auprès des autorités musulmanes. Ainsi purent-ils participer, d'une certaine façon, à la vie sociale du nouvel État islamique. Ils jouèrent surtout un grand rôle dans la transmission au monde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/judaisme-la-religion-juive/#i_15960

JUGEMENT

  • Écrit par 
  • Noël MOULOUD
  •  • 6 858 mots

Dans le chapitre « Les perspectives classiques »  : […] Toute doctrine de la raison a cherché à situer la liaison judicative vis-à-vis de ses corrélatifs, d'une part la liaison associative des épreuves sensibles, d'autre part la cohésion qui unit les éléments du concept ou ceux du discours probatoire. On peut parler d'une tradition de la « philosophie du jugement », qui voit dans celui-ci la mesure principale de l'initiative intellectuelle ou spirituel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jugement/#i_15960

KANT EMMANUEL

  • Écrit par 
  • Louis GUILLERMIT
  •  • 13 382 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La métaphysique en question »  : […] La première ambition annoncée par le mot « critique », qui se retrouve dans le titre des trois œuvres capitales de Kant, est celle de décider une bonne fois du sort de la métaphysique, de s'assurer qu'elle est possible et d'en faire une science. Ce nom de métaphysique formulait une prétention à acquérir la connaissance d'objets qui se situent au-delà de la nature, dont l'expérience sensible permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/emmanuel-kant/#i_15960

KEYSERLING HERMANN VON (1880-1946)

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 890 mots

Né à Könno, en Livonie, le comte de Keyserling appartenait à une vieille famille de la noblesse allemande installée dans les provinces baltiques. Lorsqu'il meurt, âgé de soixante-six ans, à Innsbruck, il a parcouru toute la planète et longuement visité l'Inde, la Chine, le Japon, l'Amérique. L'immense succès du Journal de voyage d'un philosophe ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermann-von-keyserling/#i_15960

LA GRANDE PARADE (exposition)

  • Écrit par 
  • Corine PENCENAT
  •  • 1 035 mots

Il est rare de voir une exposition engager un parcours à travers des œuvres en partant d'un texte littéraire. La Grande Parade . Portrait de l'artiste en clown se réfère directement au Portrait de l'artiste en saltimbanque de Jean Starobinski, paru en 1970 chez Skira et réédité par Gallimard en 2004. Organisée par le musée des Be […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-grande-parade-exposition/#i_15960

LANGAGE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 3 304 mots

La philosophie a du mal à trouver un juste équilibre dans son rapport au langage . Soit elle oublie d’interroger sa place et néglige son importance, prenant alors la forme d’une pensée qui oublie qu’elle se dit, soit elle sombre dans l’obsession du langage, renonçant à ce qu’elle est pour laisser le champ libre à un langage qui oublie qu’il peut se penser et qu’il pense. Gilbert Hottois a ainsi i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage-notions-de-base/#i_15960

LANGAGE PHILOSOPHIES DU

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre COMETTI, 
  • Paul RICŒUR
  •  • 23 532 mots
  •  • 7 médias

L'intérêt pour la langue est un trait dominant de la philosophie contemporaine. Non que nos contemporains soient les premiers à découvrir le langage. Celui-ci a toujours été à la place d'honneur dans la philosophie, tant il est vrai que la compréhension que l'homme prend de lui-même et de son monde s'articule et s'exprime dans le langage ; les sophistes grecs sont sans doute les premiers à en avo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-du-langage/#i_15960

LE BUISSON ARDENT ET LES LUMIÈRES DE LA RAISON (J. Greisch)

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 997 mots

La philosophie de la religion a mauvaise presse. Remise en question par la théologie au nom de la distance qu'elle prend avec son objet, elle est soupçonnée par la science religieuse et, plus généralement, les sciences humaines, d'une trop grande proximité avec la foi. C'est sans doute ce qui explique le relatif abandon d'une telle approche au cours de ces dernières décennies du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-buisson-ardent-et-les-lumieres-de-la-raison-j-greisch/#i_15960

LE CERVEAU ET LA PENSÉE (J.-F. Dortier) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Michel BERTHELOT
  •  • 924 mots

La revue Sciences humaines s'efforce avec succès de mettre à la disposition d'un public cultivé les acquis des diverses sciences se réclamant de l'homme et de la société. La tâche n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Si les disciplines concernées – philosophie, économie, histoire, sociologie, psychologie, linguistique, etc. – présentent pour la plupart l'avantage, sur les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cerveau-et-la-pensee/#i_15960

LE CERVEAU INTIME (M. Jeannerod) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pierre-Marie LLEDO
  •  • 1 019 mots

Siège de nos sens, de notre mémoire et de notre pensée, à ce titre, enjeu d'une longue convoitise théologique, philosophique et scientifique, le cerveau n'a encore livré qu'une infime partie de ses secrets. Marc Jeannerod (1935-2011) s’est s'attaché pendant plus de trente ans à en décrypter le fonctionnement. Professeur à l'université Claude-Bernard-Lyon I et directeur de l'Institut des sciences c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-cerveau-intime/#i_15960

LIBERTÉ (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 519 mots

Dans l’Antiquité, des adolescents d’Athènes ou de Rome qui auraient été soumis à l’épreuve de philosophie du baccalauréat, et qui auraient dû disserter sur un sujet portant sur la liberté, auraient pu se contenter d’écrire ces quelques lignes : « Être libre, c’est ne pas être enchaîné. Est libre tout homme qui n’est pas esclave. » Les termes du débat moderne sur le concept de liberté sont apparus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberte-notions-de-base/#i_15960

MAIMONIDE (M.)

  • Écrit par 
  • Warren Zev HARVEY
  •  • 1 802 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la logique à la « Mishneh Tōrāh » »  : […] Maimonide , né à Cordoue, en Espagne, étudia la Bible et le Talmud avec son père, Rabbi Maimon, qui était versé dans l'exégèse rabbinique ; en même temps, il s'adonna aux études scientifiques. Après la conquête de Cordoue en 1148 par la peu tolérante dynastie des Almohades, la famille Maimon dut quitter la ville et pérégrina à travers l'Espagne, l'Afrique du Nord – vivant quelque temps à Fez –, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maimonide-m/#i_15960

MARXISME - Le matérialisme dialectique

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 6 386 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La mort de la philosophie »  : […] À lire rapidement les écrits du seul Marx, la question des rapports de la science de l'histoire avec une philosophie semble se résoudre très simplement et très brutalement. Le matérialisme historique n'est pas une philosophie de l'histoire parce qu'il supprime la philosophie. Cette suppression a été interprétée successivement comme une réalisation, comme une liquidation, comme une limitation. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marxisme-le-materialisme-dialectique/#i_15960

MÉTAPHYSIQUE

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 9 360 mots
  •  • 1 média

À la physique, qui étudie la nature, on oppose souvent la métaphysique. Celle-ci est définie soit comme la science des réalités qui ne tombent pas sous le sens, des êtres immatériels et invisibles (ainsi l'âme et Dieu), soit comme la connaissance de ce que les choses sont en elles-mêmes, par opposition aux apparences qu'elles présentent. Dans les deux cas, la métaphysique porte sur ce qui est au-d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metaphysique/#i_15960

MÉTHODE

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 9 011 mots

Dans le chapitre « Méthodes et philosophie »  : […] On a souvent noté que les disciplines les moins avancées ou les plus pauvres en grands résultats font le plus de place aux discussions méthodologiques. Elles se perdent dans les préalables. Le vrai est que la méthode ne précède pas la connaissance, elle la suit, on le voit sur l'exemple des mathématiques. Quand ils ont résolu un problème, les mathématiciens en tirent la leçon. La réussite suggère […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/methode/#i_15960

MODALITÉS, logique

  • Écrit par 
  • Pascal ENGEL
  •  • 7 599 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le statut philosophique des concepts modaux »  : […] Les difficultés qu'on rencontre pour représenter dans un formalisme cohérent les diverses notions modales expliquent que les logiciens les aient rejetées aux frontières de la logique classique du vrai et du faux, et que, quand ils les ont prises en compte, ils se soient heurtés au fait qu'elles semblent indissociables de leurs contenus particuliers. Il y a en effet une ambiguïté fondamentale dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modalites-logique/#i_15960

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Étymologiquement, « morale » vient du latin ( philosophia ) moralis , traduction par Cicéron, du grec ta èthica  ; les deux termes désignent ce qui a trait aux mœurs, au caractère, aux attitudes humaines en général et, en particulier, aux règles de conduite et à leur justification. On réserve parfois, mais sans qu'il y ait accord su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_15960

MYTHE - L'interprétation philosophique

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 830 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Mythe et philosophie »  : […] Il est possible de revenir, au terme de cette enquête, à la question posée, dans l'introduction, concernant la rencontre entre la vision du monde portée par le mythe et l'exigence de la philosophie. On se bornera ici aux problèmes posés par le mythe dans la philosophie moderne et contemporaine, en gardant toutefois comme fil conducteur l'antinomie initiale du muthos et du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-l-interpretation-philosophique/#i_15960

NÉO-POSITIVISME ou POSITIVISME LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 3 400 mots
  •  • 1 média

Le néo-positivisme, ou positivisme logique, ne constitue pas à proprement parler une école, ayant à sa tête un maître et attachée à un dogme, mais plutôt une attitude philosophique définie à l'origine par un groupe (le Cercle de Vienne) et aujourd'hui largement diffusée et diversifiée, en particulier aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves. C'est en réaction contre l'idéa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-positivisme-positivisme-logique/#i_15960

NEUROSCIENCES COGNITIVES

  • Écrit par 
  • Michèle FABRE-THORPE, 
  • Simon THORPE
  •  • 4 855 mots
  •  • 2 médias

Le domaine de recherche couvert par les neurosciences cognitives est relativement récent. C'est vers la fin des années 1970 que ce terme apparaît, proposé par Michael Gazzaniga et George Miller. Des conférences, des sociétés savantes, des journaux se spécialisent dans ce domaine comme le Journal of Cognitive Neuroscience , qui paraît pour la première fois fin 1989, et la Cogn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neurosciences-cognitives/#i_15960

NON & NÉGATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 962 mots

Opérateur linguistique de la négation, « non » apparaît dans le dialogue ou dans l'interaction comme réponse à l'interlocuteur ou au partenaire et exprime soit le rejet d'une croyance, soit le refus de la poursuite d'un processus. On peut distinguer : La réponse à une simple interrogation, qui met fin à son indétermination et à son ambivalence : « As-tu bien dormi ? — Non ! » Le non équivaut à une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/non-et-negation-philosophie/#i_15960

NOUMÈNE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 704 mots

Terme créé par Kant et qui n'a guère d'usage et de sens qu'à l'intérieur de la philosophie kantienne. Le mot « noumène » est transcrit du grec, et sa signification littérale est empruntée à la philosophie platonicienne ; noumène ( noumênon ) est employé par Platon pour désigner les idées en tant qu'elles sont l'objet de l'intelligence pure ( nous ). Le n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/noumene/#i_15960

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

« Ontologie » veut dire : doctrine ou théorie de l' être. Cette simple définition, toute nominale d'ailleurs, propose une petite énigme de lexique : le mot « ontologie » est considérablement plus récent que la discipline qu'il désigne ; ce sont les Grecs qui ont inventé la question de l'être, mais ils n'ont pas appelé ontologie la discipline qu'ils instituaient. Aristote désigne de façon indirecte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_15960

PANTHÉISME

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 7 630 mots

Ce n'est pas par une facile association d'idées que le concept de panthéisme évoque le nom de Giordano Bruno. Celui-ci est effectivement l'un des plus marquants parmi les philosophes de la totalité, et la chaîne qui relie Plotin à Spinoza passe nécessairement par lui. Mais cette association d'idées comporte une justification plus profonde encore, bien qu'elle n'apparaisse pas immédiatement : Gio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pantheisme/#i_15960

PHÉNOMÉNOLOGIE DE LA PERCEPTION, Maurice Merleau-Ponty - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 942 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Éloge de la philosophie »  : […] La démarche philosophique ne peut-elle être que seconde, à la fois par rapport aux sciences, et dans son obsession d'un dualisme qu'elle prétend dépasser ? En quoi peut-elle elle-même s'instituer comme discours de vérité ? La Phénoménologie de la perception repoussait devant soi la question de « l'origine de la vérité ». Revenant sur la « foi primordiale » qui est toujours e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomenologie-de-la-perception/#i_15960

PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

  • Écrit par 
  • Francis JACQUES, 
  • Denis ZASLAWSKY
  •  • 13 431 mots
  •  • 3 médias

Des philosophes se sont dits et se disent encore analystes, à Cambridge, Lwow, Varsovie, Vienne, Prague, Oxford, Pittsburgh, Princeton... Avec l'appellation, ils ont en commun l'idée qu'un certain type d'analyse est philosophique, voire que la philosophie est analyse. Les maîtres mots : « phrase », « proposition », « signification », soulignent aussitôt le caractère linguistique de l'entreprise. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie-analytique/#i_15960

PHILOSOPHIQUES SYSTÈMES

  • Écrit par 
  • Jacques MOUTAUX
  •  • 6 726 mots

Dans tous les domaines de la pensée, de la production et de l'action, les systèmes répondent à l'exigence rationnelle d'unité et de cohérence. Les difficultés propres aux systèmes philosophiques tiennent à ce que, la philosophie ne formant pas un corps unifiable de doctrines, l'exigence de rationalité s'y divise en une pluralité de systèmes irréductibles et même contradictoires dans leurs structur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systemes-philosophiques/#i_15960

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

On a pu écrire que toute l'histoire de la philosophie se résumait à une série de notes en bas de page apposées à l'œuvre de Platon . Si pour certains il a déjà tout dit − l'être travaillé par le négatif et par la différence, la pensée transcendantale et les concepts a priori, la sublimation de l'énergie érotique, la grammaire des propositions −, d'autres réduisent sa pensée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_15960

POINCARÉ HENRI (1854-1912)

  • Écrit par 
  • Gérard BESSON, 
  • Christian HOUZEL, 
  • Michel PATY
  •  • 6 143 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Poincaré philosophe »  : […] Poincaré manifesta très tôt un vif intérêt pour la philosophie, notamment pour les problèmes de la connaissance, collaborant régulièrement à la Revue de métaphysique et de morale dès sa fondation, rédigeant de nombreux articles de « philosophie scientifique », rassemblés dans quatre recueils : La Science et l'hypothèse (1902), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-poincare/#i_15960

POSITIVISME

  • Écrit par 
  • Angèle KREMER-MARIETTI
  •  • 5 246 mots
  •  • 2 médias

Le rapport du positivisme aux sciences positives est fondamentalement affirmé par Littré et confirmé par Auguste Comte . Littré écrit dans son Dictionnaire de la langue française (1863-1870) : «  Philosophie positive  : se dit d'un système philosophique émané de l'ensemble des sciences positives ; Auguste Comte en est le fondateur ; ce philosophe emploi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/positivisme/#i_15960

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Le terme de pratique (le mot praxis , courant en allemand, ne s'emploie en français que depuis peu) se rapporte d'abord à toute activité humaine et s'oppose à la théorie, alors considérée comme abstraite. Comme adjectif, il désigne ce qui est utile ou commode pour une action efficace et caractérise des hommes aussi bien que des procédés, des règlements, etc. Dans l'usage phil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_15960

PSYCHOLOGIE HISTOIRE DE LA

  • Écrit par 
  • Serge NICOLAS
  •  • 4 964 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d’une discipline autonome, émancipée de la philosophie »  : […] C’est le successeur de Leibniz, le philosophe allemand Christian Wolff (1679-1754), qui introduira le terme « psychologie » dans la littérature pour désigner la science de l’ âme et qui établira une distinction fondamentale entre une « psychologie empirique » (1732) et une « psychologie rationnelle » (1734). Selon lui, la psychologie empirique (expérimentale) tire de l’observation et de l’expérien […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-de-la-psychologie/#i_15960

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Le terme de raison – du latin ratio , qui désigne à l'origine le calcul pour prendre ensuite le sens de faculté de compter, d'organiser, d'ordonner – possède dans toutes les langues modernes une multitude d'acceptions qui, cependant, par des détours plus ou moins longs, peuvent être ramenées au sens premier. Une raison est ainsi un argument qui appuie un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_15960

RATIONALISME

  • Écrit par 
  • Gilles Gaston GRANGER
  •  • 7 618 mots

Le mot rationalisme, en son sens large, ne désigne pas vraiment une doctrine, comme les mots « idéalisme » « réalisme » ou « empirisme ». Sans doute peut-on en fixer certains traits pour constituer, en un sens étroit, le contenu d'une doctrine qui s'oppose alors à l'empirisme, et pose que toute connaissance exige des principes universels non tirés de l'expérience. Mais le mot correspond plutôt à u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rationalisme/#i_15960

RÉALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 966 mots

Le mot « réalisme » a plusieurs acceptions. Le réalisme logique s'oppose au nominalisme, théorie des termes généraux : ceux-ci sont des noms d'entités pour le premier, des abréviations qui désignent collectivement des particuliers pour le second. Le réalisme métaphysique a pour antithèse l' idéalisme, que Berkeley appelle immatérialisme et qui consiste à nier l'existence d'une matière des corps, i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realisme-philosophie/#i_15960

RÉALITÉ

  • Écrit par 
  • Ferdinand ALQUIÉ
  •  • 4 964 mots

Le mot « réalité » désigne ce qui existe effectivement : une réalité, c'est une chose qui est, la réalité, c'est l'ensemble des choses qui sont. Or la notion d'être, ou d'existence (en ce qui concerne les choses, ces deux termes ne sont pas à distinguer), est une des notions fondamentales et premières de l'esprit : elle suppose une sorte d'expérience irréductible à toute autre, et donc inanalysab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/realite/#i_15960

RÉDUCTION EIDÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 342 mots

Dans la phénoménologie de Husserl, la réduction eidétique consiste en une méthode grâce à laquelle le philosophe passe de la conscience des objets individuels et concrets au royaume transempirique des pures essences et atteint ainsi une intuition de l' eidos de la chose, c'est-à-dire de ce qu'elle est dans sa structure essentielle et invariable, une fois éliminé tout ce qui, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reduction-eidetique/#i_15960

RÉDUCTION PHÉNOMÉNOLOGIQUE ou TRANSCENDANTALE

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 513 mots

Processus spécifique de la phénoménologie de Husserl, la réduction phénoménologique — ou réduction transcendantale — consiste en un effort pour arriver à la source de la signification du monde vécu à travers un mouvement qui fait qu'on cesse de voir celui-ci d'une manière naturelle et quotidienne pour le voir d'une manière réflexive en tant que phénomène pur ; une telle méthode implique la mise en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reduction-phenomenologique-transcendantale/#i_15960

RÉFLEXIVE ANALYSE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 266 mots

À la suite de Jules Lagneau, disciple de Lachelier, on appelle « analyse réflexive » l'analyse qui consiste à réfléchir sur n'importe quelle pensée en vue de dégager les conditions de toute pensée, de découvrir les caractères essentiels de la pensée ; remontant de condition en condition, elle retrouve ce qui fait l'unité de la pensée, sa nécessité, son universalité, sa spont […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/analyse-reflexive/#i_15960

RELIGION (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 998 mots

Deux hypothèses sont en concurrence à propos de l’étymologie du mot « religion ». Pour certains, comme Cicéron (106-43 av. J.-C.), il viendrait du latin religere , qui signifie « relire attentivement », « revoir avec soin ». Pour d’autres, le mot trouverait son origine dans un autre verbe latin, religare , signifiant « relier ». La première hypothèse met […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/religion-notions-de-base/#i_15960

RÉMINISCENCE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 1 131 mots

Avancé par Platon dans le Phédon , le thème mytho-philosophique de la réminiscence se retrouve tout au long de l'histoire de la philosophie occidentale avec une insistance telle qu'il paraît y prendre valeur de paradigme essentiel. Dans son expression strictement platonicienne, la réminiscence est une réponse ambiguë à deux questions : comment est-il possible d'apprendre ce q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reminiscence/#i_15960

LA RÉPUBLIQUE, Platon - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 821 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Sur la justice »  : […] La discussion s'engage avec le vieillard Céphale, puis avec son fils, le bouillant Polémarque. Qu'est-ce que la justice ? « Rendre à chacun ce qu'on lui doit » ? « Faire du bien à ses amis et du mal à ses ennemis » ? Une intervention brutale du sophiste Thrasymaque contraint Socrate à se demander si la justice apporte quelque avantage au juste : est-elle alors désirée pour elle-même, ou pour le bi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-republique/#i_15960

ANIMALITÉ

  • Écrit par 
  • Florence BURGAT
  •  • 7 668 mots
  •  • 9 médias

La réflexion sur l'animalité se distingue radicalement d'une approche zoologique comme d'une approche ethnologique qui présenterait les modes de relations aux animaux propres aux diverses sociétés humaines. C'est vers le discours philosophique qu'il convient de se tourner pour appréhender ce concept supposé dire l'essence de l'animal. Dans la tradition occidentale, le concept d'animalité remplit, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/animalite/#i_15960

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Le terme de scepticisme a fini par désigner aujourd'hui, dans la langue commune, une attitude négative de la pensée. Le sceptique passe volontiers non pas seulement pour un esprit hésitant ou timoré, ne se prononçant sur rien, mais pour celui qui, quoi qu'il arrive ou quoi que l'on puisse dire, se réfugie dans le dénigrement. Aussi croit-on encore que le scepticisme est l'école du refus et de la d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_15960

SCHOPENHAUER ARTHUR (1788-1860)

  • Écrit par 
  • Jean LEFRANC
  •  • 3 154 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La connaissance esthétique »  : […] Dans le plan général du Monde comme volonté et comme représentation , la contemplation est présentée comme une étape vers l'abolition du vouloir-vivre. Mais le salut par la gnose n'est accessible qu'à quelques saints, au nombre desquels Schopenhauer ne s'est pas compté lui-même. La contemplation esthétique est offerte à tous, ne serait-ce que dans le spectacle de la beauté d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-schopenhauer/#i_15960

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

La science et la philosophie furent longtemps inséparables. Dans l'Antiquité, la philosophie représentait la science suprême, celle « des premiers principes et des premières causes ». Les autres sciences, et notamment la physique, recevaient d'elle leurs fondements. Cette alliance s'est trouvée brisée au xvii e  siècle, avec l'apparition de la mét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_15960

SCIENCES HUMAINES

  • Écrit par 
  • Edmond ORTIGUES
  •  • 10 244 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Histoire de la terminologie »  : […] Quelques remarques historiques pourront aider à mieux comprendre les hésitations du vocabulaire. L'« étude de l'homme » est une expression qu'utilisent les humanistes et que l'on retrouve chez Pascal. Bien qu'elles s'intéressent surtout à l'histoire des mœurs et des idées, les conceptions humanistes se caractérisent par un éclectisme universel, par une curiosité qui s'étend à tout ce qui est humai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-humaines/#i_15960

SENS COMMUN

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 1 181 mots

La langue ordinaire assimile bon sens et sens commun : une même faculté de juger avec pertinence des situations concrètes, une même estimation de ce qui est réel et de ce que le réel rend possible ; également une mesure de ce qui « fait sens », selon des critères psychologiques et sociologiques implicites. La tradition philosophique tantôt les distingue (Descartes), tantôt préserve l'assimilation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sens-commun/#i_15960

SIGNE ET SENS

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 7 769 mots

Dans le chapitre « L'Antiquité et le Moyen Âge »  : […] Une longue histoire du problème du signe et du sens a plutôt enseigné à ne pas relier les deux sphères de la pensée et du langage et même à les séparer. Dans le Cratyle , Platon s'interroge longuement sur la « justesse » des mots ; il renvoie dos à dos les deux protagonistes dont l'un veut que les mots naissent de la « convention » et l'autre qu'ils tiennent leur significati […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/signe-et-sens/#i_15960

SITUATION, philosophie

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 204 mots

La situation, ou situs , était une des dix catégories (concepts fondamentaux) d'Aristote : par exemple, être couché, être assis. Mais ce sont les philosophes contemporains (également les sociologues) qui ont élargi cette notion et imposé son crédit. Au sens le plus large, la situation est un état complexe résultant de l'interaction, à un moment déterminé, d'un vivant ou d'une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/situation-philosophie/#i_15960

SOCRATE (469-399 av. J.-C.) ET ÉCOLES SOCRATIQUES

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG
  •  • 2 725 mots
  •  • 1 média

Socrate n'est pas un philosophe parmi les autres ; il est le totem de la philosophie occidentale. En chaque pensée qui s'éveille et s'interroge, il revit ; en chaque pensée qu'on humilie ou qu'on étouffe, il meurt à neuf. La place exceptionnelle qu'il tient dans notre culture est celle du héros fondateur, du père originaire, qui s'enveloppe dans une obscurité sacrée, et que chacun porte en soi c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socrate-et-ecoles-socratiques/#i_15960

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 430 mots
  •  • 2 médias

Contrairement à la plupart des doctrines philosophiques, le stoïcisme ne tire son nom ni de celui de son fondateur, comme le platonisme, ni de celui de son concept central, comme l'existentialisme, mais simplement de celui de l'endroit où sa voix s'est fait entendre pour la première fois : c'est au Portique des peintures, à la Stoa poikilè , à Athènes, que les premiers stoïci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_15960

SUBSTANCE

  • Écrit par 
  • Robert MISRAHI
  •  • 5 343 mots

Une idée reçue particulièrement tenace occupe le devant de la scène philosophique depuis l'époque du positivisme d'Auguste Comte, c'est-à-dire depuis plus d'un siècle : l'idée selon laquelle la métaphysique serait morte avec Kant, à la fin du xviii e  siècle, pour ne laisser la place qu'à des recherches éparses, empiriques et positives, se constit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/substance/#i_15960

SYNTHÈSE, philosophie

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 343 mots

Pour présenter la synthèse, on s'inspirera plus particulièrement de deux philosophes qui ont fait d'elle un moment essentiel de la pensée : Kant et Hegel. Kant introduit la distinction entre les jugements analytiques, qui élucident et expliquent un concept sans communiquer d'information nouvelle (par exemple : « Tous les corps sont divisibles »), et les jugements synthétiques, qui sont informatifs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/synthese-philosophie/#i_15960

TEMPORALITÉ

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 315 mots

Terme abstrait, mais qui se veut concret. La temporalité est le temps vécu par la conscience, celui dont elle fait l'expérience et qui déploie, à partir du présent (seul moment que saisisse une attention opérante), un passé qui est fait de rétentions utilisées comme acquis et comme appoint pour l'action (mais c'est le présent qui somme et interprète ce qui fut actuel et ne l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temporalite/#i_15960

TEMPS / MÉMOIRE (notions de base)

  • Écrit par 
  • Philippe GRANAROLO
  •  • 2 720 mots

Le temps est ce dont chacun d’entre nous ne cesse de faire l’expérience, de la naissance à la mort. Des premiers écrits de l’humanité jusqu’à la littérature contemporaine, en passant par les poètes de la Renaissance, Ronsard (1524-1585) et sa rose, dont la beauté « ne dure que du matin jusques au soir », la fuite du temps n’a cessé d’occuper une place majeure au sein d’une culture occidentale anim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/temps-memoire-notions-de-base/#i_15960

THÉODICÉE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 174 mots

Terme créé par Leibniz (cf. Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal , 1710), « théodicée » désigne la justification de la bonté de Dieu (thèse de l'optimisme), en dépit du mal inhérent au monde. En France, l'école éclectique (seconde moitié du xix e siècle) a appelé théodicée l'une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theodicee/#i_15960

THÉOLOGIE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY, 
  • Claude GEFFRÉ, 
  • Jacques POULAIN
  •  • 13 334 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Conflits de la foi et de la raison »  : […] La conciliation produisait deux sortes de rationalité : une rationalité de la foi, un rationnel théologique ; une rationalité de la raison, un rationnel philosophique. Mais comme la foi l'emportait sur la raison, la théologie se subordonnait la philosophie. D'où la réaction des philosophes, leur émancipation, soit qu'ils n'admettent ni foi ni primat de la foi, soit qu'ils répartissent foi et raiso […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie/#i_15960

THOMISME

  • Écrit par 
  • Édouard-Henri WÉBER
  •  • 5 228 mots
  •  • 1 média

Corps doctrinal à la fois philosophique et théologique que caractérisent une forte cohérence et des perspectives critiques, le thomisme s'est rapidement imposé à l'attention. Du vivant même de son auteur, l'accueil et les oppositions ne lui ont pas manqué. Le thomisme est pourtant une entreprise irénique par son double souci de rejeter le dogmatisme hors du domaine où règne la raison et de présent […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomisme/#i_15960

TOTALITÉ

  • Écrit par 
  • Emmanuel LÉVINAS
  •  • 3 269 mots

Nous reconnaissons un tout quand une multiplicité d'objets – ou, dans une continuité homogène, une multiplicité de points ou d'éléments – forme une unité ou entre, sans résidu, sous un acte unique de la pensée. Ce par quoi le tout est un tout, la totalité, s'emploie aussi comme synonyme du tout. Les notions du tout et de la totalité sont impliquées dans toute pensée et dans t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totalite/#i_15960

TOURNIER MICHEL (1924-2016)

  • Écrit par 
  • Frédéric MAGET
  •  • 2 028 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Un philosophe de contrebande »  : […] L'échec à l'agrégation en 1950 a décidé de la carrière littéraire de Michel Tournier, preuve s'il en est que les échecs peuvent être bénéfiques, et l'a éloigné, du moins en apparence, de l'enseignement. Pourtant l'écrivain n'a pas cessé d'être un philosophe. Dans une interview accordée au magazine Lire au mois d'août 2006, il évoque la genèse de son premier roman : « En 1954 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-tournier/#i_15960

TRADITIONALISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 372 mots

Doctrine selon laquelle les formes politiques et religieuses doivent être conservées, dès lors qu'elles sont traditionnelles, consacrées par le passé. Qu'on échoue à les justifier intellectuellement n'est pas une objection, car leur valeur ne tient pas au fait qu'on peut les vérifier ou non par voie critique (enquête et raisonnement sont faillibles, superficiels, inadéquats) ; elle tient au fait q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/traditionalisme-philosophie/#i_15960

UN PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 3 714 mots

« Comment faire pour que le Tout soit un et que chaque être soit un en soi-même ? » Cette antique formule orphique contient le problème essentiel de la philosophie. Celle-ci est divisée entre deux exigences antithétiques, celle de l'unité et celle de la diversité, qu'il est aussi impossible de refuser que de réaliser isolément. Pensée, langage, réalité sont nécessairement des combinaisons d'un et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/#i_15960

VÉRITÉ

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Antonia SOULEZ
  •  • 10 663 mots

La réflexion sur la vérité a suscité bien des spéculations philosophiques. D'abord sur sa nature. Deux positions, l'une réaliste, l'autre idéaliste, s'opposent sur ce problème : d'un côté, la vérité se définit par l'adéquation de l'esprit à la chose, avec souvent l'entendement divin comme intermédiaire entre l'entendement humain et les choses mêmes ; de l'autre, la vérité se définit soit par l'ac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/verite/#i_15960

VIOLENCE

  • Écrit par 
  • Yves MICHAUD
  •  • 8 198 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Les philosophies de la violence »  : […] Les pensées qui reconnaissent dans l'Être des principes de contradiction ou de négativité admettent la réalité de la violence. Ainsi Héraclite d'Éphèse (fin du vi e -début du v e  siècle avant J.-C.) affirme la nature antagonique de l'Être, traversé et animé par le conflit ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/violence/#i_15960

VOLONTÉ

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 8 783 mots

Le concept de volonté présente les aspects psychologiques d'un problème dont la dimension philosophique est exprimée par le concept de liberté. L'analyse du concept de volonté doit donc commencer par un parcours des contextes philosophiques successifs dans lesquels ce concept a été inséré, afin d'expliciter et d'isoler le noyau de la description psychologique. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/volonte/#i_15960

Voir aussi

Pour citer l’article

Jean-Jacques WUNENBURGER, Jacques BILLARD, Jean LEFRANC, « PHILOSOPHIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/

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