GRECQUE PHILOSOPHIE

MAÎTRES DE SAGESSE (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Luc BRISSON
  •  • 2 336 mots

Avant Platon, l'usage des termes philosophía, philósophos et philosopheîn semble avoir été très rare, compte tenu du petit nombre de textes antérieurs au ive siècle qui nous sont parvenus. Les rares occurrences qui en subsistent présentent un sens différ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maitres-de-sagesse/#i_3974

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Une civilisation de la parole politique

  • Écrit par 
  • Pierre VIDAL-NAQUET
  •  • 10 172 mots
  •  • 1 média

L'histoire de la civilisation échappe difficilement à un double danger : une première conception en fait une sorte d'annexe qui comprendrait à la fois l'art, le costume, les coutumes funéraires, la cuisine, en un mot tout ce qui ne relève ni de l'histoire politique, ni de l'histoire économique et sociale, ni de l'histoire des idées ; une seconde, découlant d'une tentation inverse, postule que tous […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-une-civilisation-de-la-parole-politique/#i_3974

ACADÉMIE ANTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 1 373 mots
  •  • 1 média

Académie désigne le domaine situé dans le Céramique (faubourg des potiers, appelé joliment « Tuileries » par l'abbé Barthélemy), que Cimon avait orné des plus beaux platanes d'Athènes et où Platon fixa, vers 387 avant J.-C., l'école qui porta ensuite ce nom . Les orateurs Lycurgue, Hypéride et peut-être Démosthène ; des hommes politiques aux tendances les plus diverses, épris de liberté comme Dion […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/academie-antique/#i_3974

AFFECTIVITÉ

  • Écrit par 
  • Marc RICHIR
  •  • 12 253 mots

Dans le chapitre « Affectivité et passions dans la tradition classique »  : […] Sans pouvoir entrer ici dans l'extrême complexité et la richesse immense de l'expérience grecque de l'affectivité et des passions – notamment dans la littérature tragique –, il est néanmoins possible de placer quelques repères significatifs chez les philosophes. « Le Grec, écrit E. R. Dodds, a toujours vu dans l'expérience d'une passion une chose mystérieuse et effrayante, l'expérience d'une forc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affectivite/#i_3974

TERRE ÂGE DE LA

  • Écrit par 
  • Pascal RICHET
  •  • 5 139 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « La force du raisonnement philosophique »  : […] Tout comme le jour et la nuit, les saisons, les années et les générations semblent se répéter inlassablement. D'un bout à l'autre de la Terre, il en résulta une conception du temps qu’on a qualifié de cyclique. Comme l’a résumé Mircea Eliade dans son classique Mythe de l’éternel retour (1949), « tout recommence à son début à chaque instant. Le passé n’ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/age-de-la-terre/#i_3974

ALCMÉON DE CROTONE (env. 520-env. 450 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 487 mots

Philosophe grec né en Grande-Grèce, à Crotone, où il a pu suivre les leçons de Pythagore (Diogène Laërce, VIII, 83). Il écrit, comme presque tous les penseurs de son époque, un traité Sur la nature . La tradition reconstruit avec les six brefs fragments conservés et divers témoignages, dont ceux de Théophraste ( De sensibus , 25 sq.) et de Chalcidius ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alcmeon-de-crotone/#i_3974

ALEXANDRE D'APHRODISE (fin IIe-déb. IIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 403 mots

Philosophe péripatéticien grec, Alexandre d'Aphrodise, qui vécut sous le règne de Septime Sévère (193-211), commenta une très grande partie de l'œuvre d'Aristote. Plusieurs de ses commentaires sont perdus, notamment ceux qui concernent les Catégories , le Traité de l'interprétation , le deuxième livre des Premiers Analytiques , les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-d-aphrodise/#i_3974

ALEXANDRIE ÉCOLE PHILOSOPHIQUE D'

  • Écrit par 
  • Jean PÉPIN
  •  • 2 184 mots

Bien des Anciens qui ont fait carrière en philosophie touchent à Alexandrie par leur naissance ou leur séjour. Il faut donc savoir pourquoi et comment cette cité est devenue un foyer exceptionnellement important de rayonnement philosophique. Au vrai, il n'y a pas une philosophie alexandrine, mais une succession d'aspects philosophiques plus frappants par leurs différences que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-philosophique-d-alexandrie/#i_3974

AMMONIOS SACCAS (1re moitié IIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 161 mots

Maître de Plotin, et des deux Origène (le païen et le chrétien), personnage énigmatique sur lequel on sait très peu de choses, Ammonius Saccas n'a rien écrit, suivant sur ce point l'attitude de certains philosophes de l'Antiquité (Porphyre, Vie de Plotin , x , 1, 37). Il a inspiré très fortement l'enseignement de Plotin ( ibid . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ammonios-saccas/#i_3974

ANAMNÈSE

  • Écrit par 
  • Georges TORRIS
  •  • 408 mots

Issu des mots grecs ána (remontée) et mnémè (souvenir), l'anamnèse signifie rappel du souvenir. Pour Platon, elle est la restauration de l'idée contemplée, avant l'incarnation, par l'âme humaine dans le ciel des idées et dont le souvenir serait resté inconscient sans l'opération de la « réminiscence ». Aristote refuse cette conception de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anamnese/#i_3974

ANAXAGORE (env. 500-428 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Fernando GIL, 
  • Pierre-Maxime SCHUHL
  •  • 1 867 mots
  •  • 1 média

Anaxagore est sans doute le plus « moderne » des philosophes archaïques. Né à Clazomènes vers 500 avant J.-C., il vint se fixer à Athènes, où il introduisit la philosophie, et appartint au cercle éclairé qui entourait Périclès. Condamné pour impiété parce qu'il avait soutenu une astronomie mécaniste, il s’exila à Lampsaque (Asie Mineure), où il mourut en 428. Parménide avait opposé radicalement l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anaxagore/#i_3974

ANAXIMANDRE (VIe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 530 mots
  •  • 1 média

De quelque quinze ou vingt ans le cadet de Thalès, et sans doute son élève : ce qui place sa maturité entre ~ 570 et ~ 565 environ. À la suite d'Aristote et de Théophraste, la doxographie ancienne lui attribue une place importante à l'origine des techniques, des sciences et de la philosophie. Il aurait dessiné les premières cartes de géographie et la première carte du ciel. Il aurait introduit en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anaximandre/#i_3974

ANAXIMÈNE DE MILET (env. 550-env. 480 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 561 mots

Né vers 556 av. J.-C., mort vers 480 av. J.-C., ce philosophe grec est l'un des trois représentants de l'école de Milet, considérés comme les premiers philosophes de l'Occident. Si Thalès tient pour acquis que l'eau est l'élément essentiel de toute matière, Anaximandre, son élève, dénomme la substance fondamentale du monde l'« infini ». Anaximène, lui-même élève d'Anaximandre, substitue le mot […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anaximene-de-milet/#i_3974

ANDRONICOS DE RHODES (Ier s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 187 mots

Philosophe aristotélicien, Andronicos de Rhodes a écrit un commentaire, maintenant perdu, sur les Catégories d'Aristote, dont on retrouve la trace dans le commentaire de Simplicius sur le même ouvrage ( Commentaria in Aristotelem Graeca , t. VIII, Berlin, 1907) et un traité Sur la division (méthode logique d'origine platonicienne), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andronicos-de-rhodes/#i_3974

ANTIQUITÉ - Naissance de la philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 11 115 mots
  •  • 8 médias

On méconnaîtrait l'importance culturelle de la philosophie antique si l'on n'y voyait qu'une période – la première, donc la plus fruste – dans le développement d'une activité intellectuelle spécifique, et clairement définie, qui serait la philosophie. En réalité, l'Antiquité, et singulièrement l'Antiquité grecque, est le lieu de naissance de la philosophie, ce qu'on ne saurai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-naissance-de-la-philosophie/#i_3974

ANTIQUITÉ - Le christianisme primitif

  • Écrit par 
  • Jean PÉPIN
  •  • 3 643 mots

Dans le chapitre « La philosophie »  : […] On ne peut espérer faire, en quelques lignes, le compte de la dette immense que le christianisme des premiers siècles a contractée à l'endroit de la philosophie grecque ; le contenu des deux Testaments n'était guère philosophique, mais proprement kérygmatique et sotériologique, c'est-à-dire axé sur des événements historiques et orienté vers la fin des temps ; aussi, lorsque les Pères de l'Église […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antiquite-le-christianisme-primitif/#i_3974

ANTISTHÈNE (env. 440-env. 370 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 231 mots

Disciple de Socrate et maître de Diogène le Cynique, Antisthène, comme le firent un peu plus tard les mégariques, considérait le langage discursif comme étant incapable de décrire adéquatement la réalité concrète des unités individuelles. On ne peut dire « un homme est bon », mais seulement « le bon est bon », « l'homme est homme » (Platon, Sophiste , 251 a). Définir une chos […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antisthene/#i_3974

APORIE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 803 mots

Terme appartenant à la philosophie grecque de l'Antiquité ; c'est la transcription littérale de aporia , dont le sens propre est « impasse », « sans issue », « embarras ». En philosophie, on peut lui donner un sens faible, comme le fait Aristote en insistant sur l'aspect de difficulté à résoudre, notamment lorsqu'il s'agit de la « mise en présence de deux opinions contraires […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aporie/#i_3974

ARCHYTAS DE TARENTE (env. 440-env. 360 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 431 mots

Né vers 440 avant J.-C. et mort vers 360 avant J.-C. à Tarente, colonie grecque d'Italie du Sud, Archytas de Tarente est un scientifique, philosophe et mathématicien de l'école de Pythagore. Son ami proche, Platon, se fonde sur ses travaux mathématiques. Quelques sources prouvent qu'Euclide s'en sert aussi dans le Livre VIII de ses Éléments pour élaborer sa théorie des nom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/archytas-de-tarente/#i_3974

ARISTIPPE DE CYRÈNE (425-355 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 169 mots

Disciple de Socrate, fondateur de l'école cyrénaïque. Les écrits d'Aristippe de Cyrène sont tous perdus, mais on possède à son sujet de nombreuses anecdotes (« chries ») ou paroles fameuses prononcées dans une situation typique. Diogène Laërce, qui en a conservé beaucoup ( Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres , II, 65) donne la raison du succès de ces histoi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristippe-de-cyrene/#i_3974

ARISTOTE, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 209 mots
  •  • 1 média

C'est à partir de l'œuvre de Platon que la pensée d'Aristote peut être comprise. Tant en physique, métaphysique, ou logique, qu'en morale et en politique, il rompt avec son maître, ouvrant un chantier de réflexion qui aura des échos considérables dans les pensées médiévales islamique ou chrétienne. À la séparation tranchée du « monde intelligible » et du « monde sensible » opérée par Platon, il su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote-en-bref/#i_3974

ARISTOTE

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 23 833 mots
  •  • 2 médias

Aristote n'est sans doute pas le philosophe le plus séduisant de l'Antiquité, celui auquel on se reporte le plus volontiers quand on veut remonter aux sources de ce que les Grecs ont nommé la « sagesse ». Mais nul n'a marqué autant que lui la philosophie et la science des siècles suivants, peut-être même – et cela jusqu'à nos jours inclusivement – la civilisation qu'il est convenu d'appeler « occ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote/#i_3974

ARISTOTE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 178 mots

— 385-— 384 Naissance d'Aristote, à Stagire, en Macédoine. Il est le fils du médecin Nicomaque. — 366 Arrivée à Athènes, à l'âge de dix-huit ans. Brillant disciple de Platon. — 363 Enseigne la rhétorique à l'Académie fondée par Platon. Rédige des textes d'inspiration platonicienne qui sont perdus. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristote-reperes-chronologiques/#i_3974

ARISTOTÉLISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 2 239 mots
  •  • 1 média

L'aristotélisme est la doctrine d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.), telle qu'elle résulte de l'ensemble des œuvres conservées d'Aristote, publiées par Andronicos de Rhodes, au premier siècle avant notre ère. Ces ouvrages, formés de notes de cours, écrites par l'auteur mais non destinées à la publication, forment un ensemble qui se prête à la qualification un peu abusive de « système ». Née, en ef […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristotelisme/#i_3974

ASCÈSE & ASCÉTISME

  • Écrit par 
  • Michel HULIN
  •  • 4 663 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'ascétisme en Grèce »  : […] L' ascétisme a joué un grand rôle dans certaines des écoles philosophiques de la Grèce ancienne. On distinguera ici une tradition dualiste de l'ascèse- purification et une tradition « réaliste » de l'ascèse comme retour à la nature. La première remonte au pythagorisme et à l' orphisme. C'est la tradition du corps-tombeau ( sôma sêma ) à laquelle Plat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ascese-et-ascetisme/#i_3974

ATHÈNES

  • Écrit par 
  • Guy BURGEL, 
  • Pierre LÉVÊQUE
  •  • 16 981 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « L'Académie et le Lycée »  : […] Ce même mysticisme s'exprime dans la pensée du plus important des philosophes du siècle, l'Athénien Platon. Disciple de Socrate, maître à son tour dans cette Académie qu'il a ouverte aux portes d'Athènes , il élabore une œuvre monumentale qu'il ne cesse d'enrichir jusqu'à sa mort. Ontologie, eschatologie, morale, politique, aucun domaine ne lui reste étranger. Partout s'affirme le même enthousi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/athenes/#i_3974

ATOMISME

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 360 mots
  •  • 4 médias

Deux mille ans avant la naissance de la théorie atomique moderne, des penseurs grecs ont forgé la notion d'atome pour désigner les éléments premiers, insécables et indestructibles dont se compose toute réalité. La tradition voit dans Leucippe l'ancêtre mythique d'une philosophie qui, au v e  siècle avant J.-C., tente de concilier l'être un et i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/atomisme/#i_3974

LE BANQUET, Platon - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 994 mots
  •  • 1 média

Sans doute le plus connu des dialogues platoniciens, Le Banquet ( Sumpósion ) ou Sur l'amour , rédigé vers 375 avant notre ère – soit, comme La République , Le Phédon et Le Phédre , durant la période dite de la maturité de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) – deme […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-banquet/#i_3974

BEAU ET LAID (philosophie)

  • Écrit par 
  • Olivier TINLAND
  •  • 1 421 mots

La dichotomie du beau et du laid trouve en philosophie son illustration première dans la figure de Socrate, personnage énigmatique et contradictoire aux yeux de ses contemporains fascinés par la beauté des formes corporelles et artistiques : Socrate, en effet, est à la fois celui qui a la plus belle âme, et celui dont le visage est le plus laid. Si l'apparence n'est plus le signe de la beauté i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/beau-et-laid/#i_3974

BRAGUE RÉMI (1947- )

  • Écrit par 
  • Jérôme de GRAMONT
  •  • 1 007 mots

Rémi Brague conduit l'essentiel de ses travaux dans le champ de ce qu'il est convenu d'appeler l'histoire de la philosophie. Tâche modeste en apparence, mais qui ne se propose rien moins que de comprendre l'histoire qui est la nôtre. Sa date de naissance (1947, à Paris) inscrit Rémi Brague dans une génération (celle de Jean-Luc Marion, Jean-François Courtine, Emmanuel Martineau) qui reçoit Heidegg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/remi-brague/#i_3974

CARNÉADE (214-129 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 256 mots

Philosophe grec de la Nouvelle Académie — c'est-à-dire de la période de l'école platonicienne qui va d'Arcésilas à Philon de Larisse et pendant laquelle s'est réalisé, en réaction contre le dogmatisme de l'Ancienne Académie, un retour à l'esprit aporétique de Socrate —, Carnéade scandalise les Romains, lors de l'ambassade dite des philosophes (~ 156/155), en tenant volontairement, à deux jours d'i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carneade/#i_3974

CATÉGORIES

  • Écrit par 
  • Fernando GIL
  •  • 6 074 mots

Dans le chapitre « Catégories et connaissance »  : […] Les catégories sont au service de la différenciation et en cela consiste leur vocation critique, antidogmatique. Cependant, comme tout concept, les catégories établissent aussi des limites à la perception de la variété ; en contenant l'hésitation permanente qui découlerait d'une perception hyper-graduée de l'expérience, elles représentent aussi une source d'économie intellectuelle. Moyennant ce do […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/categories/#i_3974

CATHARSIS

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 815 mots

Dans sa Poétique , Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification ( katharsis ) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère, etc.). Cette interpré […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/catharsis/#i_3974

CAUSALITÉ

  • Écrit par 
  • Raymond BOUDON, 
  • Marie GAUTIER, 
  • Bertrand SAINT-SERNIN
  •  • 12 999 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Philosophie »  : […] Dès les débuts de la philosophie en Grèce, l'idée de cause se trouve associée à l'ambition majeure de la pensée : rendre intelligible l'origine, la constitution et le devenir de ce qui est. Or l'homme ne saisit directement, par les sens et par l'intelligence, qu'une infime partie du réel. La recherche des causes va alors apparaître comme le moyen privilégié de surmonter cette limitation et d'élab […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/causalite/#i_3974

CHRYSIPPE (281-208 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 284 mots

Philosophe grec, Chrysippe a joué un rôle capital dans la formation du système stoïcien. De son œuvre immense (705 livres selon Diogène Laërce, Vie des philosophes , livre VII, 180) il ne reste que des fragments (réunis par H. von Arnim, Stoicorum veterum fragmenta , 4 vol., Leipzig, 1903-1924), dans lesquels il est souvent difficile d'identifier l'appor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chrysippe/#i_3974

CLÉMENT D'ALEXANDRIE (140 env.-env. 220)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 913 mots

Clément d' Alexandrie représente un phénomène tout à fait original et presque unique dans l'histoire du christianisme. Il est tout d'abord le premier écrivain chrétien à concevoir le dessein d'une vaste entreprise littéraire, composée de plusieurs traités et destinée à donner un programme complet de formation spirituelle, calqué sur le programme traditionnel d'enseignement de la philosophie. Il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/clement-d-alexandrie/#i_3974

CONTEMPLATION

  • Écrit par 
  • Alain DELAUNAY
  •  • 945 mots

Pour la plupart des philosophes grecs, et essentiellement pour le courant de pensée qui relie le pythagorisme, Platon et le néoplatonisme, la contemplation ( théôria , de Théa : déesse, et oraô  : voir) désigne une attitude de connaissance qui permet à l'être humain de se libérer d'une condition commune d'esclavage du sensible, des désirs et des opinions […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contemplation/#i_3974

CRITIQUE D'ART, Antiquité gréco-romaine

  • Écrit par 
  • Agnès ROUVERET
  •  • 4 829 mots

Dans le chapitre « Imitation et imagination (« mímēsis/phantasía ») : la leçon des philosophes »  : […] C'est en effet dans l'interrogation philosophique sur le monde sensible et sur les conditions d'accès à la vérité que les références aux arts figurés, et surtout à la peinture, reviennent fréquemment à titre d'exemples métaphoriques facilitant l'accès au raisonnement plus abstrait. Chez Platon, adversaire de Démocrite qui avait, on l'a vu, théorisé la pratique du trompe-l'œil au théâtre, les référ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-d-art-antiquite-greco-romaine/#i_3974

CROYANCE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 12 004 mots

Dans le chapitre « La « doxa » des Grecs : croyance et opinion »  : […] C'est donc de la doxa des Grecs qu'il faut partir, de son sens majeur d' opinion et de son sens mineur d' opiner . Là est la source de la double évaluation philosophique de la croyance (nous dirons désormais : croyance-opinion et opiner-juger). Dès le Poème de Parménide, dont il ne nous reste que des fragmen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/croyance/#i_3974

CULTURE - Nature et culture

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 7 880 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le sophisme naturaliste »  : […] Aussi bien « nature » que « culture » sont des termes qui désignent moins des réalités strictement déterminées que des termes horizon, si l'on peut dire, des termes « englobants ». Ils constitueraient, pour la nature, l'horizon de totalisation de toutes les choses, forces, données, de tous les êtres ( avec la nature humaine, ou sans elle), et, pour la c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/culture-nature-et-culture/#i_3974

CYNISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 1 368 mots

Cynisme : la philosophie n'a pas fait un concept pondéré de ce terme abstrait qui désigne une réalité aussi opaque que l'idée est immédiatement polémique. Comme l'indique son étymologie, c'est à l'histoire de la philosophie pourtant que l'on est d'abord renvoyé. Emprunté au latin de basse époque cynismus et dérivé du grec κυνισμ́ος, il sert de nom abstrait à κυνικ́ος, « qui a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cynisme/#i_3974

CYRÉNAÏQUE ÉCOLE (Ve-IVe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 607 mots

Groupe de philosophes qui tire son nom de Cyrène, d'où était originaire son fondateur, Aristippe, disciple de Socrate. Les principaux successeurs d'Aristippe furent : sa fille Arété (une des rares femmes philosophes de l'Antiquité) ; le fils de celle-ci, Aristippe Metrodidactos (c'est-à-dire le « Disciple de sa mère ») ; Hêgêsias Péisithanatos (« qui conseille la Mort ») ; Annicéris ; Théodore l'A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cyrenaique-ecole/#i_3974

DAMASCIUS (470 env.-env. 544)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 364 mots

Dernier successeur de Platon à la tête de l'Académie, au moment de la fermeture de l'école d'Athènes par Justinien en 529. La critique la plus récente a rendu, à juste titre, au philosophe néo-platonicien qu'est Damascius la paternité de plusieurs ouvrages : nous sommes sûrs maintenant de posséder de lui des fragments d'une Vie de son maître Isidore, des notes d'élèves prise […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/damascius/#i_3974

DE L'ÂME, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 959 mots
  •  • 1 média

Qu'est-ce que l'âme ? La question peut nous paraître incongrue, mais pour l'Antiquité elle était essentielle à la constitution d'une science du vivant (l'âme se définit comme ce qui « anime » un corps, au principe donc de ce qui distingue l'animal du végétal), et partant d'un savoir sur l'homme. Aussi le traité De l'âme (en grec Perì psukhès , en latin […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-ame/#i_3974

DÉMOCRITE (460 av. J.-C.?-? 370 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Fernando GIL, 
  • Pierre-Maxime SCHUHL
  •  • 1 632 mots

Démocrite d'Abdère est un contemporain (un peu plus jeune) de Socrate (468-399), auquel il a longtemps survécu. Son nom est lié à celui d'un maître plus ancien, Leucippe, sur lequel nous savons peu de choses, mais qui passe pour avoir été l'élève de Zénon d'Élée. Nous sommes également mal renseignés sur la vie de Démocrite auquel on prêta de grands voyages en Orient. Il était l'auteur de nombreux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/democrite/#i_3974

DÉSIR, philosophie

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 1 361 mots

Dans le chapitre « Le désir, entre manque et plénitude »  : […] Pour Platon, l' épithumètikon , c'est-à-dire la capacité de désirer, est une des trois parties constitutives de l'âme humaine (telle que décrite dans le quatrième livre de La République , 385-370 av. J.-C.). Le désir est pour lui une dimension constitutive de l'acte philosophique. Les six discours en l'honneur d'Éros qui se succèdent dans le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/desir-philosophie/#i_3974

DIALECTIQUE

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 039 mots
  •  • 2 médias

Le terme « dialectique » dérive du mot composé grec διαλ́εγειν ( dialegein ), qui indique dès le départ que son sens n'est pas simple. La signification la plus courante de λ́εγειν, c'est « parler » et le préfixe δια indique l'idée d'un rapport ou d'un échange. La dialectique est donc, d'après l'étymologie, un échange de paroles ou de discours, c'est-à-dire une discussion ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique/#i_3974

DIALLÈLE

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 462 mots

Raisonnement erroné qui a été repéré et thématisé par les philosophes grecs, notamment les sceptiques. Diallèle est la transcription de diallèlos , nom grec de ce qu'on appelle aussi « cercle vicieux » ou « inférence réciproque », et qui consiste à définir un terme ou à démontrer une proposition au moyen d'un autre terme ou d'une autre proposition, qui ne peuvent eux-mêmes êt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diallele/#i_3974

DIFFÉRENCE, philosophie

  • Écrit par 
  • Alfredo GOMEZ-MULLER
  •  • 1 542 mots

Avant de devenir une catégorie centrale de la réflexion éthique, politique et anthropologique, la notion de différence a longtemps été comprise d'une manière négative. Dans la philosophie de la Grèce antique, et, en particulier, dans la pensée de Platon et d'Aristote, la différence est d'abord la négation de l'identité. Elle n'est pas pensée dans son être propre, mais à partir d'un être auquel la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/difference-philosophie/#i_3974

DIODORE CRONOS (mort en 296 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 312 mots

Philosophe de l'école de Mégare, sur l'enseignement duquel nous ne possédons que des témoignages fragmentaires. Comme les autres mégariques, Diodore se situe dans la tradition éléate et cherche, comme Zénon d'Élée, à nier dialectiquement l'existence du mouvement (cf. Sextus Empiricus, Adversus mathematicos , X, 85) : si l'on admet l'existence d'atomes (indivisibles), ces atom […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diodore-cronos/#i_3974

DIOGÈNE LE CYNIQUE (413-327 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 396 mots

Diogène de Sinope, du nom de sa ville natale sur la mer Noire, est plus connu sous le sobriquet de Chien (Aristote, Rhétorique , 1411 a 24), qui le désigne comme fondateur de la secte cynique. Il mourut à Corinthe, qui lui consacra une colonne surmontée d'un chien, tandis que ses concitoyens lui élevaient une statue. Sa vie est un tissu d'anecdotes aussi significatives, et sa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diogene-le-cynique/#i_3974

DION CHRYSOSTOME DIO COCCEIANUS dit (40-120)

  • Écrit par 
  • Marcel BÉNABOU
  •  • 761 mots

Le rhéteur grec Diôn ho Khrusostomos (Dio Cocceianus), à qui sera donné le surnom de Chrysostome (c'est-à-dire Bouche d'or), est né à Pruse en Bithynie, dans une famille riche. Il reçoit une bonne éducation qui lui permet de débuter comme rhéteur et de connaître le succès. Mais des difficultés l'amènent à quitter sa patrie et à se rendre à Rome, sous le règne de Vespasien. En 82, indirectement imp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dio-cocceianus-dion-chrysostome/#i_3974

DUALISME

  • Écrit par 
  • Simone PÉTREMENT
  •  • 6 146 mots

Dans le chapitre « Philosophie occidentale »  : […] Les pythagoriciens, qui sont peut-être les plus anciens philosophes d'Occident (car les Ioniens étaient des physiciens), sont aussi, semble-t-il, les premiers qui puissent être appelés dualistes. D'une part, ils enseignaient que toutes choses sont composées de contraires : un et multiple, limité et illimité, impair et pair, masculin et féminin, repos et mouvement, lumière et obscurité, bien et mal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dualisme/#i_3974

DU BEAU, ENNÉADES I, 6 et V, 8, Plotin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Daniel RUSSO
  •  • 962 mots

Plotin (205-270) a cinquante-neuf ans quand il rencontre Porphyre (234-305 env.), qui demeure avec lui pendant six ans et qui, après sa mort, réunit ses œuvres en cinquante-quatre livres, partagés en six Ennéades . Les passages sur le Beau et le Beau intelligible occupent respectivement les livres I, 6 et V, 8 ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-beau-enneades-i-6-et-v-8/#i_3974

EAU, élément

  • Écrit par 
  • Georges KAYAS
  •  • 714 mots

Pour Thalès de Milet, le premier des physiologues ioniens, l'eau est le principe de toutes choses ; après lui, Empédocle d'Agrigente introduit quatre éléments : l'air, l'eau, la terre et le feu, qu'il appelle les quatre racines. Mais c'est surtout Platon qui développe la théorie des quatre éléments empédocléens. Dans son dialogue Le Timée , il attribue à chacun de ces corps u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eau-element/#i_3974

ÉLÉATES (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
  • , Universalis
  •  • 1 038 mots

L'école d'Élée reste, en Occident, une source d'inspiration pour les philosophes qui professent le primat de l'être sur le devenir. Son plus illustre représentant, Parménide, n'enseigna sans doute pas le rigoureux monisme ontologique que parfois on lui attribue. Sa polémique contre l'héraclitéisme l'a probablement entraîné à exprimer en des formules extrêmes son émerveillement devant la paradoxal […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eleates/#i_3974

ÉLÉMENTS THÉORIES DES

  • Écrit par 
  • René ALLEAU
  •  • 8 234 mots

Dans le chapitre « Empédocle et les pythagoriciens »  : […] Au milieu du v e  siècle avant J.-C., Empédocle d'Agrigente tenta de concilier la permanence des substances avec le changement perpétuel des apparences de l'Univers. Ce qui nous apparaît comme le commencement ou la fin d'un être n'est qu'une illusion ; en réalité, il n'y a rien que mélange, réunion et combinaisons qui s'opposent à la séparation d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theories-des-elements/#i_3974

EMPÉDOCLE (env. 490-env. 430 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Jean BOLLACK
  •  • 2 902 mots
  •  • 1 média

Empédocle , dans la conscience moderne où  il  continue  à  vivre,  représente l'homme antique dans sa force prométhéenne, l'initié de la nature et des sciences secrètes qui voulut dépasser la condition humaine et se précipita dans le feu divin de l'Etna, abandonnant à la terre, sur les bords du cratère, la dépouille de ses sandales. Ces apparitions, qui surgissent dans la figure de l'Antéchrist e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empedocle/#i_3974

ENNÉADES, Plotin - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 843 mots

Les Ennéades (de enneas , le chiffre neuf en grec) ne constituent pas à proprement parler une œuvre de Plotin (205-270) , mais la bibliothèque plotinienne : c'est en effet le nom donné au rassemblement par Porphyre, après la mort du maître, de cinquante-quatre traités ou conférences d'importance variable, en six ensembles thématiques de neuf titres chac […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/enneades/#i_3974

ÉPICTÈTE (50 env.-env. 130)

  • Écrit par 
  • Ilsetraut HADOT
  •  • 1 973 mots

Philosophe stoïcien de l'époque impériale, Épictète est resté fidèle aux dogmes fondamentaux de l'ancien stoïcisme. Grâce aux notes que son disciple Arrien avait prises à son cours, on peut se faire une idée très vivante des méthodes et des pratiques de l'enseignement dans les écoles philosophiques stoïciennes. Il a exercé une grande influence sur les Pensées de Marc Aurèle, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epictete/#i_3974

ÉPICURE (341-270 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Graziano ARRIGHETTI
  •  • 6 205 mots
  •  • 2 médias

Quand Épicure fonda son école à Athènes, en 306 avant J.-C., la vie culturelle de la Grèce était dominée par les deux grandes écoles qui avaient recueilli l'héritage de Platon et d'Aristote : l'Académie et le Lycée. Épicure eut clairement conscience qu'il lui fallait mener sa bataille philosophique contre elles et contre la culture dont elles étaient l'expression. Aussi la formation de sa pensée f […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicure/#i_3974

ÉPICURISME

  • Écrit par 
  • Geneviève HÉBERT
  •  • 945 mots

Dans la conscience commune, l'épicurisme souffre d'un malentendu. Il serait par excellence une philosophie du plaisir, un hédonisme, et l'épicurien un jouisseur, au mieux un bon vivant, au pire un débauché. Or, s'il fait l'éloge du plaisir, c'est dans le cadre d'un ascétisme raisonné. Une analyse rigoureuse des plaisirs véritables conduisait en effet Épicure (341-270 av. J.-C.) à juger que « ni l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epicurisme/#i_3974

ESPRIT, philosophie

  • Écrit par 
  • Pierre CLAIR, 
  • Universalis
  •  • 2 149 mots

Dans le chapitre « La philosophie gréco-latine »  : […] Philon d'Alexandrie professe une conception biblique de l'esprit humain. La vacuité de ce dernier par rapport à l'esprit divin doit être réalisée pour que la « lumière » de Dieu pénètre, dans le domaine de la connaissance, l'esprit-lumière humain et y luise. Chez Anaxagore, l'esprit se présente comme un principe omnipotent, omniopératoire, omniscient, omniprésent, sans altération de sa nature. Che […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/esprit-philosophie/#i_3974

ÉTHIQUE À NICOMAQUE, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 945 mots
  •  • 1 média

Le corpus aristotélicien comprend traditionnellement trois ensembles consacrés à la philosophie morale : l' Éthique à Nicomaque , l' Éthique à Eudème et la Grande Morale, ou Grands Livres d'Éthique , dont l'attribution à Aristote (385 env.-322 env. av. J.-C.) est aujourd'hui très contestée. Des deux premiers, les titres sont myst […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ethique-a-nicomaque/#i_3974

ÊTRE, philosophie

  • Écrit par 
  • Giulio GIORELLO
  •  • 4 682 mots

Dans le chapitre « L'être dans la pensée grecque »  : […] « Il soupçonna que l'eau était le principe des choses, que le monde était animé et rempli de démons. On dit qu'il découvrit les saisons de l'année, et qu'il la divisa en trois cent soixante-cinq jours. Il ne suivit les leçons d'aucun maître, sauf en Égypte, où il fréquenta les prêtres du pays. À ce propos, Hiéronyme dit qu'il mesura les pyramides en calculant le rapport entre leur ombre et celle d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etre-philosophie/#i_3974

FINITUDE

  • Écrit par 
  • Henry DUMÉRY
  •  • 550 mots

Dans la philosophie grecque, fini et infini forment couple ; ils rendent compte de deux aspects du réel. Le fini, c'est le degré de détermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle a un caractère précis, achevé dans son ordre. L'infini, c'est le degré d'indétermination d'une notion ou d'une chose, ce qui fait qu'elle comporte une part d'inconnu, de mystère, par excès ou par défaut, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/finitude/#i_3974

FRAGMENTS, Héraclite - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 787 mots
  •  • 1 média

De l'œuvre d'Héraclite ( vi e  s.- v e  s. av. J.-C.), il ne reste environ que quelque 130 fragments connus grâce à ceux qui, de Platon à Albert le Grand ( xiii e  siècle) en passant bien sûr par Diogène Laërce, le citèrent et le commentèrent, ava […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fragments/#i_3974

GORGIAS (env. 483-env. 374 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 440 mots

Né en Sicile, dans la colonie chalcidienne de Léontinum, Gorgias est avec son contemporain Protagoras le plus ancien et le plus fameux de tous les sophistes. Diogène Laërce (VIII, 58-59) en fait le disciple d'Empédocle. Ses concitoyens l'envoyèrent en ambassade à Athènes en 427 pour demander de l'aide contre les Syracusains, et son talent de rhéteur fit, dit-on, courir la ville. Voyageant de cité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gorgias/#i_3974

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Langue et littérature

  • Écrit par 
  • Joseph MOGENET, 
  • Jacqueline de ROMILLY
  •  • 8 250 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La philosophie »  : […] C'est encore de la sophistique que dépend la naissance du dernier des genres à triompher en prose : la philosophie. Après les recherches des premiers « physiciens », intéressés à la découverte rationnelle des principes de la nature, les sophistes se sont davantage tournés vers les problèmes qui concernent l'homme et la morale. Parmi eux, c'est surtout Socrate l'Athénien qui a eu l'influence la pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-langue-et-litterature/#i_3974

HÉDONISME

  • Écrit par 
  • Henri WETZEL
  •  • 3 981 mots
  •  • 1 média

Les données de l'historiographie philosophique sont imprécises, qui permettraient de circonscrire les problèmes relatifs à la naissance du mot et de la notion d'hédonisme. Créé en 1890, par dérivation du grec ἡδονή qui signifie plaisir, ce terme désigne dès lors un ensemble de thèses éparses que la tradition philosophique gréco-latine attribuait aux cyrénaïques. Ces derniers, comme les mégariqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hedonisme/#i_3974

HÉRACLIDE DU PONT (388-315 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 250 mots

L'un des philosophes éminents de l'Académie, né à Héraclée, dans le royaume du Pont. Platon confia à Héraclide la direction de l'École lors de son dernier voyage en Sicile, et il faillit succéder à son maître Speusippe comme scholarque. De la profusion de ses œuvres il ne reste que les titres, qui témoignent de la diversité des sujets traités (géométrie, astronomie, musique, poétique, rhétorique, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heraclide-du-pont/#i_3974

HÉRACLITE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 334 mots
  •  • 2 médias

La légende et l'histoire reconstituable concourent à représenter Héraclite comme un aristocrate déchu des fonctions de sa caste, maintenant, dans une cité asservie, parmi une plèbe bigarrée de Grecs et d'Asiates, la hautaine réserve d'une sagesse pour les meilleurs. Chez ce Grec, le destin de la servitude aurait provoqué une réponse autre que l'exil, autre que la rébellion héroïque : le phénomène […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/heraclite/#i_3974

HERMOTIME DE CLAZOMÈNE

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 353 mots

Personnage mystérieux, non datable et peut-être légendaire, entré dans l'histoire parce que sa figure (parmi d'autres) fait le pont entre des personnages religieux « barbares » apparentés aux « chamanes » et des philosophes grecs patentés, tel Anaxagore. La connaissance que l'on a aujourd'hui du chamanisme sibérien a renouvelé l'intérêt pour le phénomène de culture représenté par ce type de person […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermotime-de-clazomene/#i_3974

HIPPOCRATE DE COS (460-env. 370 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Jacques JOUANNA
  •  • 6 889 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La « Collection hippocratique » »  : […] Comme l'analyse des témoignages externes ne permet de préciser l'origine que d'un fort petit nombre de traités, un effort important à été fait, surtout depuis la seconde moitié du xix e siècle, pour essayer de déterminer par une analyse interne, en tenant compte des affinités ou des oppositions entre les traités et en les rattachant dans la mesur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hippocrate-de-cos/#i_3974

HIPPODAMOS DE MILET (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Roland MARTIN, 
  • Marie-Rose MAYEUX
  •  • 848 mots

Philosophe, théoricien politique, architecte, urbaniste, Hippodamos de Milet représente, au début du ~ v e  siècle, le type achevé des descendants de l'école philosophique de Milet, dont Thalès, au ~ vi e  siècle, apparaît comme l'inspirateur. Nourri de cette tradition, ayant exercé sa réflexion s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hippodamos-de-milet/#i_3974

HISTOIRE DES ANIMAUX (Aristote)

  • Écrit par 
  • Pierre LOUIS
  •  • 324 mots

La date de 335 avant notre ère est très importante dans l'histoire de la science grecque et de la science en général. Elle correspond pourtant à une période assez sombre de l'histoire de la Grèce ancienne. Trois années plus tôt, en — 338, la défaite des Athéniens et des Thébains, battus par Philippe de Macédoine à Chéronée, a signifié la fin de l'hégémonie athénienne. Cependant, Athènes en — 335 d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-des-animaux/#i_3974

HOMME - La réalité humaine

  • Écrit par 
  • Alphonse DE WAELHENS
  •  • 14 321 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La Grèce »  : […] Déjà la philosophie grecque témoigne d'une grande diversité au sujet de la conception de la nature humaine. Elle jette les fondements de la plupart des principales doctrines touchant l'homme. Matérialiste, elle étend le matérialisme jusqu'à l'explication de la connaissance, tout en se divisant sur la conception du bonheur et les moyens de l'obtenir, comme sur le rôle et la place que l'individu po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/homme-la-realite-humaine/#i_3974

IONIENS, philosophie

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 4 350 mots

Traditionnellement, on appelle « Ioniens » ou « premiers philosophes de la Grèce » un groupe de personnages ayant fleuri au vi e  siècle avant J.-C. dans les grandes cités côtières d'Asie mineure, singulièrement dans la ville portuaire de Milet et la cité de pèlerinage d'Éphèse. Après Aristote et d'après lui, on nomme Milésiens Thalès, Anaximandr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ioniens-philosophie/#i_3974

ISLAM (La civilisation islamique) - La philosophie

  • Écrit par 
  • Christian JAMBET, 
  • Jean JOLIVET
  •  • 9 001 mots

Dans le chapitre « Les débuts de la philosophie arabo-islamique »  : […] Évoquant les « sages des Arabes » d'avant l'islam, le théologien et historien des doctrines Abū l-Fatḥ al-Šahrastānī ( vi e  s. hég./ xii e  s. apr. J.-C.) les présente comme « un groupe peu important dont les maximes consistent en saillies du caractère et en coups de génie ». Sans préciser davant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/islam-la-civilisation-islamique-la-philosophie/#i_3974

JAMBLIQUE (250 env.-env. 330)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 689 mots

Jamblique est, au début du iv e  siècle de notre ère, le troisième maître de l'école néo-platonicienne, après Plotin et Porphyre. Il en recueille la succession au moment où l'école est aux prises avec un problème grave. Devant la montée du christianisme, un disciple de Pythagore et de Platon peut-il rester indifférent et laisser périr les traditi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jamblique/#i_3974

JARDINS - Esthétique et philosophie

  • Écrit par 
  • Catherine CHOMARAT-RUIZ
  •  • 3 585 mots

Dans le chapitre « Des parcs pour la philosophie et la beauté »  : […] Il est admis que les cités grecques de l'Antiquité n'abritent pas de jardins dévolus au seul plaisir des hommes, qu'elles disposent de quelques plantations autour des temples auxquelles s'ajoutent, à l'extérieur, des bois sacrés. À l'époque classique, les jardins de l'Académie où Platon enseigne, ceux du Lycée auxquels Aristote est attaché et le Jardin, qu'Épicure rend célèbre à Athènes, accueill […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jardins-esthetique-et-philosophie/#i_3974

KINDĪ AL- (IXe s.)

  • Écrit par 
  • Jean JOLIVET
  •  • 1 449 mots

Dans le chapitre « L'inscription hellénique »  : […] Kindī se veut philosophe : faylasūf , c'est-à-dire qu'il s'inspire, consciemment et fermement, des penseurs grecs. Il se réclame particulièrement de Platon et d'Aristote, qui selon lui avaient au fond la même doctrine (on reconnaît là un élément de la pensée grecque tardive, volontiers syncrétiste). Mais l'examen de ses œuvres permet d'y déceler des problèmes et des concepts […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kindi-al/#i_3974

LES PHILOSOPHES HELLÉNISTIQUES (A. Long et D. Sedley) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Jean-Baptiste GOURINAT
  •  • 930 mots

Par analogie avec la période historique qui commence à la mort d'Alexandre en 323 avant J.-C., on appelle philosophies « hellénistiques » le scepticisme, l'épicurisme et le stoïcisme, apparus à Athènes une génération après Aristote, ou une ou deux générations après sa mort. Or, à quelques rares exceptions près, comme trois lettres d'Épicure ou l' Hymne à Zeus du stoïcien Clé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-philosophes-hellenistiques/#i_3974

LETTRES, Épicure - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 800 mots
  •  • 1 média

Des nombreux traités que le Grec Épicure (341-270 av. J.-C.), un des auteurs les plus prolixes de l'Antiquité, écrivit sur la nature, il ne reste que trois lettres de présentation de sa pensée qui nous sont parvenues grâce au doxographe Diogène Laërce. Si étudier la nature est important, ce n'est pas tant en vue de constituer une science physique, au sens moderne du terme, que pour connaître les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lettres-epicure/#i_3974

LEUCIPPE (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 381 mots

Abdère, Milet, Élée... se disputent la gloire d'être le lieu de naissance de Leucippe. Il fut le disciple de Parménide, de Mélissus, de Zénon, de Pythagore. Aristote parle presque toujours de « Leucippe et Démocrite » ; Nietzsche appelle le maître et son célèbre disciple « deux doubles ». Pour Épicure enfin, il n'y eut pas de philosophe nommé Leucippe (Diogène Laërce, X, xiii […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/leucippe/#i_3974

LOGIQUE

  • Écrit par 
  • Robert BLANCHÉ, 
  • Jan SEBESTIK
  •  • 12 995 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La logique aristotélicienne »  : […] On s'accorde toujours à faire commencer la logique avec celles des œuvres d'Aristote qui seront ultérieurement rassemblées sous le titre commun d' Organon – mot qui marque bien le caractère instrumental et préparatoire à la philosophie qu'Aristote lui reconnaissait. Elle avait été préparée par le développement de la dialectique, qu'Aristote fait remonter à Zénon d'Élée ; ma […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logique/#i_3974

LYCÉE, Antiquité

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 1 357 mots

Dans le portique d'Athènes consacré à Apollon Lycéios, situé en bordure de l'Ilissos et orné par Périclès, Aristote s'installa pour professer et converser en se promenant avec ses disciples. De cette coutume vient aussi le nom d'école péripatéticienne dont on use pour désigner le Lycée (Λ́υκειον). Après Aristote, l'école eut à sa tête les scolarques Théophraste (322-287), Straton de Lampsaque (28 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lycee-antiquite/#i_3974

MANUEL, Épictète - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 634 mots

Exclusivement oral, l'enseignement d'Épictète (50 env.-130 env.) nous est parvenu par l'intermédiaire de son disciple Arrien (105 env.-180 env.), qui nous a conservé des Entretiens et le Manuel  : ce dernier est, avec les Pensées de Marc Aurèle, le plus connu et le plus lu des textes du stoïcisme ancien. Il sert de repoussoir à Pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manuel/#i_3974

MARC AURÈLE (121-180)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 2 198 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les « Pensées » »  : […] Les fameuses Pensées de Marc Aurèle (le titre de l'ouvrage attesté dans la tradition manuscrite est : À lui-même ) semblent avoir été rédigées à la fin de sa vie : deux livres au moins ont dû être écrits pendant la campagne du Danube, l'un « chez les Quades, au bord du Gran » (c'est-à-dire dans l'actuelle Slovaquie), l'autre « à Carnuntum » (c'est-à-dir […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marc-aurele/#i_3974

MATÉRIALISME

  • Écrit par 
  • Georges GUSDORF
  •  • 3 916 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'atomisme antique »  : […] Le matérialisme apparaît, dans l'histoire de la pensée grecque, sous la forme du mécanisme atomistique, selon lequel la réalité sensible du monde est engendrée par des combinaisons de particules élémentaires. Le fondateur de l'école est Leucippe, un Grec d'Asie Mineure, qui vit au v e  siècle avant notre ère et dont les écrits sont perdus. Son ens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/materialisme/#i_3974

MAXIME D'ÉPHÈSE (mort en 370)

  • Écrit par 
  • Richard GOULET
  •  • 264 mots

Philosophe néo-platonicien du iv e  siècle, élève d'Aedesius, lui-même disciple de Jamblique. Parallèlement à son travail de philosophie scolaire (Simplicius mentionne un Commentaire sur les Catégories d'Aristote qu'il aurait écrit). Maxime était très versé dans la théurgie et la magie pratiquées dans l'école de Jamblique. L […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maxime-d-ephese/#i_3974

MÉCANISME, philosophie

  • Écrit par 
  • Joseph BEAUDE
  •  • 5 205 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'Antiquité »  : […] Très tôt dans l'histoire de la pensée grecque, on voit se constituer une école de philosophes atomistes, l'école d'Abdère. On ignore tout du fondateur de cette école, Leucippe, mais on connaît par quelques textes la pensée de son disciple Démocrite, un contemporain de Socrate. L'atomisme fut repris et développé par Épicure (341-271) , puis, au premier siècle avant J.-C., il s'introduisit à Rome, o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mecanisme-philosophie/#i_3974

MÉGARIQUE ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Olivier JUILLIARD
  •  • 768 mots

Du chef de l'école de Mégare, Euclide, aucun texte ne nous est parvenu ; l'enseignement du maître et celui de ses successeurs à la tête de l'école, Eubulide, Alexinus, Diodore Cronos, nous sont seulement connus par des allusions et des critiques de Platon, d'Aristote, de Diogène Laërce et d'Aristoclès. On sait de façon certaine qu'Euclide défendait certains principes de l'éléatisme ; mais, d'autre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-megarique/#i_3974

MÉLISSUS ou MÉLISSOS (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 337 mots

Philosophe grec né à Samos, en Ionie. Mélissos commande la flotte saméenne lorsqu'elle l'emporte sur la flotte athénienne en ~ 442. Disciple de Parménide (Diogène Laërce, IX, 24), il s'est attaché comme Zénon, mais sans utiliser sa méthode paradoxale de réfutation, à défendre les thèses éléates contre les partisans d'une pluralité d'étants en mouvement. Dans son traité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melissus-melissos/#i_3974

MORALE

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 15 730 mots

Dans le chapitre « La morale cosmique »  : […] Aucune morale concrète n'apparaît comme particulière aussi longtemps qu'elle est simplement vécue et n'a pas besoin d'être défendue contre d'autres morales qui existent à côté d'elle et mettent, par leur existence même, en doute sa validité. Le problème naît, dans les situations caractérisées plus haut, là où aucun système ne réussit à s'isoler ou à éliminer tous les autres au moyen de la lutte vi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/morale/#i_3974

MORT - Les interrogations philosophiques

  • Écrit par 
  • René HABACHI
  •  • 7 525 mots

Dans le chapitre « Les doctrines de la chute »  : […] Si le courant des doctrines de la chute est dominé par la figure de Platon, son élaboration philosophique s'inaugure cependant avec les Upanishads et se prolonge, par-delà Origène, jusqu'à Descartes et Malebranche. L'axe qui joint des philosophies aussi différentes est le dualisme de l'âme et du corps. La vie humaine naît de leur rencontre et la mort est leur séparation. Mais, pour la pensée grec […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mort-les-interrogations-philosophiques/#i_3974

MYTHE - Mythos et logos

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 3 293 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « De la généalogie cosmogonique aux protophysiques »  : […] Il ne s'agit visiblement pas de mythe au sens que M. Leenhardt et B. Malinowski, par exemple, donnent aux coutumes et récits associés où s'exprime le champ culturel des Mélanésiens. Il s'agit d'une composition hautement artificielle, coulant dans le moule traditionnel des généalogies des réponses méditées aux problèmes d'une société composite, en pleine crise d'auto-acculturation : une société, de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mythe-mythos-et-logos/#i_3974

NATURE PHILOSOPHIES DE LA

  • Écrit par 
  • Maurice ÉLIE
  •  • 6 379 mots

Dans le chapitre « Physique et philosophies de la nature »  : […] D'un point de vue historique, il semble que cette distinction n'ait pas toujours existé, si l'on admet que les penseurs présocratiques furent indissolublement physiciens et philosophes de la nature, eux qui cherchèrent l' Archè , le principe des choses, s'interrogèrent sur leurs éléments, terre, air, eau ou feu, ainsi que sur leurs modes de composition et de séparation. Ainsi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-la-nature/#i_3974

NÉCESSITÉ

  • Écrit par 
  • Michaël FOESSEL
  •  • 1 126 mots

L'usage courant rapproche la nécessité de l'idée de destin, c'est-à-dire de l'advenue d'un événement inévitable. Est « nécessaire », en effet, ce qui ne peut pas ne pas être ou ce qui ne peut pas être autrement qu'il n'est. Dans le Timée , Platon (428-347 av. J.-C.) rencontre déjà la nécessité ( anankè ) sous la figure de l'inexorable : le démiurge qui s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/necessite/#i_3974

NÉO-PLATONICIENNE D'ATHÈNES ÉCOLE

  • Écrit par 
  • Henri Dominique SAFFREY
  •  • 2 001 mots

À l'intérieur du vaste mouvement philosophique que l'on désigne globalement sous le nom de néo-platonisme et qui se développe du iii e au vi e  siècle après J.-C., on distingue des écoles diverses. Fondé à Rome par Plotin, qui y enseigne de 245 à 270, et maintenu vivant sur place par Porphyre et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-neo-platonicienne-d-athenes/#i_3974

NÉO-PLATONISME

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 2 998 mots

Dans le chapitre « Genèse du néo-platonisme »  : […] Les néo-platoniciens sont essentiellement tournés vers Platon, non comme vers un moment historique, mais comme vers un enseignement éternellement actuel et capable d'éclairer les problèmes les plus nouveaux. Ils appartiennent à l'ère des commentateurs et se veulent uniquement tels. Mais peut-être en vertu de ce projet même et à leur insu sont-ils créateurs. Proclos, par exemple, a commenté de nomb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-platonisme/#i_3974

ONTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul RICŒUR
  •  • 15 647 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métaphysique et ontologie »  : […] Jusqu'à Kant, l'histoire de l'être, c'est l'histoire de la métaphysique. Et pourtant la question de l'être ne s'y épuise pas ; c'est même parce que la question est plus grande que la réponse de la métaphysique qu'elle ne cesse de renaître sous des formes nouvelles. On se bornera, dans ce paragraphe, à rapporter la position du problème dans la philosophie grecque , en se limit […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ontologie/#i_3974

ORGANON, Aristote - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 827 mots
  •  • 1 média

Dans l'œuvre immense qui nous reste d'Aristote (385 env.-322 av. J.-C.) , ou qui est publiée sous son nom, on peut distinguer trois ensembles : les écrits qui relèvent directement de la connaissance scientifique (dont De l'âme ) ; ceux qui traitent plutôt des conduites humaines (dont l' Éthique à Nicomaque ) : vie de la cité, principes de l'action, et c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organon/#i_3974

PANÉTIUS DE RHODES (env. 180-env. 110 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 270 mots

Philosophe stoïcien grec, originaire de Rhodes, Panétius (ou Panaitios) fut le disciple de Diogène de Babylonie et d'Antipater de Tarse, puis le maître de Posidonius. Son œuvre est totalement perdue (fragments réunis par M. Van Straaten, Panaetii Rhodii Fragmenta , 1962) : elle comprenait notamment un traité Du devoir , que Cicéron a utilisé dans son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/panetius-de-rhodes/#i_3974

PARMÉNIDE (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 2 233 mots
  •  • 1 média

Les indications de Diogène Laërce situent la maturité de Parménide autour de 500 avant J.-C. et en font un contemporain d'Héraclite. Celles de Platon la situent autour de 480. Dans son Parménide , Platon place Socrate en position d'étudiant par rapport à Zénon, et Zénon en position de disciple par rapport à Parménide. Ce qui vaut dans ce témoignage, c'est moins une histoire, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parmenide/#i_3974

RHÉTORIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Alain BRUNN
  •  • 1 669 mots

Dans le chapitre « Le discours contre le vrai »  : […] La rhétorique est, dès le début de son histoire, opposée à la philosophie : dénonçant les sophistes, Platon condamne dans le même geste la rhétorique qui est flatterie, et par là mensonge. Cette condamnation témoigne d'un pouvoir : entre la grammaire qui dit justement et la logique qui dit vrai, la rhétorique, troisième terme du trivium défini par les arts libéraux, élabore […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhetorique-notion-de/#i_3974

LOGOS

  • Écrit par 
  • Lucien JERPHAGNON
  •  • 505 mots

Dans le grec classique, logos signifie une parole ou la parole, et tout rôle qu'elle assume : profane (proposition, définition, exemple, science, opinion particulière, rumeur publique) ou sacré (réponse d'oracle, révélation d'en haut). Ce terme tient une place si considérable dans la langue philosophique que la multiplicité des significations qu'il recouvre oblige à s'enquér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/logos/#i_3974

LANGAGE

  • Écrit par 
  • Domenico JERVOLINO
  •  • 1 255 mots

Dans le chapitre « Au commencement était le « logos » »  : […] En partant de la position centrale du langage dans la philosophie contemporaine, on peut se demander quelle a été la relation au langage dans les philosophies du passé. Chez les Grecs, il faut interroger d'abord la riche polysémie du mot logos , comme le fait Martin Heidegger pour qui la signification fondamentale du terme est « rassembler » et « collecter ». D'autres interpr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/langage/#i_3974

DIALECTIQUE, notion de

  • Écrit par 
  • Marie GAUTIER
  •  • 1 605 mots

La dialectique se conçoit, à l'origine, comme art du dialogue, c'est-à-dire comme mise en œuvre d'un dialogue effectif devant aboutir à un accord entre les interlocuteurs. Le but de cette entreprise est de parvenir au vrai, grâce à une mise à l'épreuve des arguments en présence. Comme l'exprime son étymologie grecque, qui associe les notions de discernement et d'échange à travers la discussion, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dialectique-notion-de/#i_3974

INSPIRATION (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Luc BRISSON
  •  • 2 323 mots

La représentation que se fait spontanément un contemporain de l'inspiration en général et de l'inspiration poétique en particulier remonte pour l'essentiel aux idées formulées par Platon au iv e  siècle avant J.-C. Or, sur ce point comme sur beaucoup d'autres, Platon opère un renversement complet par rapport à tout ce qui avait été traditionnellem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/inspiration/#i_3974

SOPHISTIQUE

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Barbara CASSIN
  •  • 6 775 mots

La sophistique est d'abord ce mouvement de pensée qui, à l'aube présocratique de la philosophie, séduisit et scandalisa la Grèce entière. Hegel qualifie les premiers sophistes, dans l'Athènes de Périclès, de « maîtres de la Grèce » : au lieu de méditer sur l'être comme les Éléates, ou sur la nature comme les physiciens d'Ionie, ils choisissent d'être des éducateurs professionnels, étrangers itiné […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophistique/#i_3974

PATRISTIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 8 815 mots

Dans le chapitre « L'idée de philosophie chrétienne »  : […] On a souvent salué dans la patristique l'aurore de la philosophie chrétienne ( Étienne Gilson, Claude Tresmontant) ; les Pères de l'Église, dans leur réflexion sur le message évangélique, auraient été amenés à dégager les notions philosophiques qui y étaient impliquées, par exemple l'idée de création, l'idée de personne ou de liberté personnelle, le sens de l'histoire, l'identification de Dieu av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/patristique/#i_3974

PERGAME ÉCOLE DE

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 149 mots

École philosophique fondée à Pergame après la mort du philosophe Jamblique, vers 330, par son disciple Aidesios. Elle regroupe Maxime d'Éphèse, Chrysanthe, Priscus et un certain Eusèbe. C'est dans ce milieu et cette tradition jambliquienne, tout particulièrement sous la direction de Maxime d'Éphèse, que l'empereur Julien fut initié au néo-platonisme. Presque tous les renseignements sur ces personn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-pergame/#i_3974

PHÉDON, Platon - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 986 mots
  •  • 1 média

Le Phédon , ou Sur l'âme ( Phaîdon è Peri psukhès ) appartient, avec La République , le Phèdre et Le Banquet , à l'ensemble des œuvres dites de la maturité de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) . Phédon y relate la mort de Socrate (399 av. J […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phedon/#i_3974

PHÈDRE, Platon - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 918 mots
  •  • 1 média

Écrit vers 370 avant J.-C., le Phèdre ( Phaidros ) marque le point culminant de la polémique (implicite) de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) à l'égard d'Isocrate, l'auteur de Contre les sophistes (parmi lesquels il incluait les platoniciens) et fondateur d'une école de rhétorique, rivale de l'Académie. Comme Lysias (mort vers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phedre-platon/#i_3974

PHÉNOMÈNE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 3 342 mots

L'usage courant du français d'aujourd'hui serait de désigner par le terme de phénomène l'élément matériel d'un fait empirique. Dans cette tendance subsiste l'influence de la conception kantienne de l' Erscheinung qui situe dans le temps ou dans l'espace l'apparition de l'objet de l'expérience. Mais, dans la mesure même où cette perspective suppose la distinction entre le con […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phenomene/#i_3974

PHILON D'ALEXANDRIE (20 av. J.-C. env.-45)

  • Écrit par 
  • Annie JAUBERT
  •  • 2 477 mots

Représentant le plus éminent de l'école philosophique juive d' Alexandrie qui interprétait la Bible selon les catégories hellénistiques, Philon a laissé une œuvre qui est dans sa majeure partie un vaste commentaire de la Torah. Cette œuvre est une source précieuse de renseignements sur le judaïsme de l'époque et un témoignage essentiel sur l'exégèse alexandrine de l'Ancien Testament. Elle est à l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philon-d-alexandrie/#i_3974

PHILOSOPHIE

  • Écrit par 
  • Jacques BILLARD, 
  • Jean LEFRANC, 
  • Jean-Jacques WUNENBURGER
  •  • 21 037 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Métaphysique et philosophie générale »  : […] Toute discipline, toute science qui se développe rationnellement, se réserve un objet, même sommairement défini en un premier temps, mais que la recherche sera amenée à préciser ou à rectifier. C'est ainsi qu'à la physique ont été assignées la matière et l'énergie, à l'histoire le passé humain. Or, dès que le terme de philosophie apparaît, dans les dialogues de Platon, la dialectique philosophiqu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophie/#i_3974

PHYSIS

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 3 788 mots

Physis (ϕ́υσις) est un des concepts fondamentaux de la philosophie grecque. Les Romains l'ont traduit par natura , mais le concept moderne de nature s'est trouvé engagé dans un certain nombre d'emplois, et surtout dans une série d'oppositions (nature et esprit, nature et grâce, nature et liberté, etc.), qui risqueraient de détourner l'historien des harmoniques elles-mêmes com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/physis/#i_3974

PLATON, en bref

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 197 mots
  •  • 1 média

La remarque de A. N. Whitehead selon laquelle « la façon la plus sûre de caractériser la tradition philosophique occidentale est qu'elle consiste en une suite de notes en bas de page à Platon » demeure vraie. Fidèle d'abord à son maître Socrate, dont la mort en — 399 le convertira à la philosophie, Platon compose des « dialogues socratiques » dans lesquels il élabore une méthode de penser, fondée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon-en-bref/#i_3974

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

On a pu écrire que toute l'histoire de la philosophie se résumait à une série de notes en bas de page apposées à l'œuvre de Platon . Si pour certains il a déjà tout dit − l'être travaillé par le négatif et par la différence, la pensée transcendantale et les concepts a priori, la sublimation de l'énergie érotique, la grammaire des propositions −, d'autres réduisent sa pensée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_3974

PLATON - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 241 mots

— 429 Mort de Périclès. — 428-— 427 Naissance de Platon, issu de noble lignée, à Athènes ou Égine. — 415-— 413 Expédition de Sicile. — 399 Procès et condamnation à mort de Socrate, à Athènes. — 399-— 390 Platon rédige ses premiers dialogues : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon-reperes-chronologiques/#i_3974

PLOTIN

  • Écrit par 
  • Maurice de GANDILLAC
  •  • 4 962 mots

Repensant la doctrine de Platon avec des éléments aristotéliciens et stoïciens, en même temps qu'elle subit l'influence de courants ultérieurs, la philosophie de Plotin représente une recherche du salut autant que de la vérité, un épanouissement du platonisme autant qu'une véritable création. Elle s'impose surtout, à travers une interprétation originale du Parménide de Platon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/plotin/#i_3974

POÈME, Parménide - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis WYBRANDS
  •  • 786 mots
  •  • 1 média

Les difficultés liées à l'interprétation des 155 hexamètres qui nous sont parvenus du Poème de Parménide d'Élée (— 500 env.-— 440) , intitulé aussi De la nature , conjuguent à la fois les problèmes liés à la philologie et les questions propres à la philosophie. « Notre père Parménide », comme Platon l'appelle dans le Sophiste (241 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poeme/#i_3974

POLITIQUE - La philosophie politique

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 10 294 mots

Dans le chapitre « La philosophie grecque »  : […] La philosophie grecque découvre très tôt la multiplicité des formes dans lesquelles s'exerce le pouvoir et, grâce à cette observation, le rôle central du pouvoir. Les sophistes, il est vrai, ne s'intéressent pas à la question de son usage bon ou mauvais, mais ils constatent, omniprésente, la lutte pour le pouvoir : chacun désire les avantages que son détenteur en retire, richesse, considération, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/politique-la-philosophie-politique/#i_3974

POSIDONIUS D'APAMÉE (135-51 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 292 mots

Philosophe stoïcien grec, élève de Panétius, Posidonius d'Apamée, après de nombreux voyages, se fixa à Rhodes, où Cicéron et Pompée vinrent entendre ses leçons. Tous ses écrits sont perdus : on n'en possède que des fragments (recueillis par L. Edelstein et I. G. Kidd). À la fin du xix e  siècle et au début du xx […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/posidonius-d-apamee/#i_3974

PRATIQUE ET PRAXIS

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 6 693 mots

Dans le chapitre « La naissance du problème »  : […] La pratique en tant que telle ne saurait faire problème avant qu'elle ne soit opposée à une théorie pure. L'idée d'une telle théorie, désintéressée parce que ne visant aucun but et aucune modification des conditions existantes, est d'origine grecque. Il n'est pas douteux que certaines connaissances en mathématique ou en astronomie, que nous dirions « théoriques », soient venues en Grèce, issues d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pratique-et-praxis/#i_3974

PROCLUS (412-485)

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 1 989 mots

Dans la condition historique qui était la sienne, le génie propre de Proclus a conduit le néo-platonisme à ce point d'équilibre qu'on peut appeler classique. Entre la puissance inventive un peu désordonnée de Plotin, qui fonde l'école néo-platonicienne au iii e  siècle après J.-C., et l'analyse critique de Damascios, qui est son dernier maître à A […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proclus/#i_3974

PRODICOS (entre 470 av. J.-C. et 460-apr. 399 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 638 mots

Sophiste ionien originaire de Julis, dans l'île de Céos, Prodicos est surtout connu par les dialogues de Platon. Socrate, le louant et le ridiculisant à la fois, dépeint Prodicos comme un frileux Tantale dont, tout omniscient, ou omnisage, et divin qu'il soit, la voix de basse produit un bourdonnement qui rend ses paroles indistinctes ( Protagoras , 315 d, e). C'est pourtant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/prodicos/#i_3974

PROGRÈS

  • Écrit par 
  • Bernard VALADE
  •  • 8 634 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La nature et le temps »  : […] Sans doute fallait-il qu'un sens positif soit donné au temps pour que s'affirme la croyance au progrès, véritable eschatologie graduelle, comme l'écrit Louis Dumont. Ce dernier a fortement marqué combien l'Inde est demeurée étrangère à l'idée d'un âge d'or situé dans l'avenir et peu à peu réalisé par l'effort de l'homme, conjugué aux effets du temps valorisé comme complice de sa volonté. Il a éga […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/progres/#i_3974

PYRRHON (360-270 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 357 mots

Les sceptiques grecs, après Énésidème (fin du ~ i er  s.), ont volontiers reconnu en Pyrrhon un ancêtre de leur méthode ; les présentations doxographiques de sa doctrine reflètent parfois cette intention. Pourtant, Pyrrhon n'est pas vraiment le fondateur d'une école sceptique. Élève d'Anaxarque, qui était lui-même un disciple de Démocrite, il acco […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pyrrhon/#i_3974

PYTHAGORE (580 av. J.-C.?-? 500 av. J.-C.) ET PYTHAGORISME

  • Écrit par 
  • Marcel DETIENNE, 
  • Daniel SAINTILLAN
  •  • 3 175 mots
  •  • 2 médias

Il n'est guère, dans l'Antiquité, de figure plus mystérieuse que celle de Pythagore , ni qui ait posé de problèmes plus embarrassants aux historiens . Il passe pour n'avoir rien écrit, et sa pensée ne fut sans doute connue jusqu'à l'époque de Socrate que par une tradition orale, elle-même entourée de secret. Les documents qui permettent de la conjecturer émanent pour la plupart des néo-pythagorici […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pythagore-et-pythagorisme/#i_3974

RAISON

  • Écrit par 
  • Éric WEIL
  •  • 13 167 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Les Grecs et le développement de l'esprit rationnel »  : […] Si toute philosophie prend son origine en Grèce, c'est parce que les Grecs très tôt admettent, sans s'en scandaliser, que des discours, des croyances, des conceptions du monde, des morales concrètes diffèrent : il s'agit toujours d'hommes. On se met tout naturellement à la recherche d'un discours (d'une pensée) valable pour tous les hommes, du moins pour tous ceux qui veulent penser et découvrir d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/raison/#i_3974

RAMNOUX CLÉMENCE (1905-1997)

  • Écrit par 
  • Danielle DELHOME, 
  • Michèle SINAPI
  •  • 1 059 mots

Clémence Ramnoux a marqué la vie de l'Université française et de la pensée philosophique dans les décennies qui ont suivi la guerre, entre 1950 et 1980, par sa personnalité et la singularité de sa démarche. Entrée à l'École normale supérieure en 1927, elle y est contemporaine de Jean Beaufret, Simone Pétrement, Simone Weil. Agrégée de philosophie en 1931, après des années d'enseignement au lycée, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/clemence-ramnoux/#i_3974

RÉDUCTIONNISME & HOLISME

  • Écrit par 
  • Jean LARGEAULT
  •  • 6 924 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] En simplifiant, suivant les procédés aristotéliciens de libre interprétation des textes, le matérialisme a surgi du premier coup, avec tous ses traits caractéristiques, chez les penseurs grecs d'avant Socrate. Considérant les choses sensibles, ils en cherchent le principe abstrait, et, afin d'expliquer comment ce principe unique engendre la diversité visible, ils postulent des transformations. P […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reductionnisme-et-holisme/#i_3974

RELATIVISME

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU, 
  • Tobie NATHAN
  •  • 3 931 mots

Dans le chapitre « Le relativisme antique »  : […] La première forme de relativisme a été exprimée, au début de l'essor de la pensée philosophique en Grèce, par le sophiste Protagoras, à qui Platon fait dire dans le Théétète ( iv e  siècle av. J.-C.) que « l'homme est la mesure de toutes choses », c'est-à-dire du vrai comme du faux. Contre cette position, Socrate et Platon s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/relativisme/#i_3974

LA RÉPUBLIQUE, Platon - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • François TRÉMOLIÈRES
  •  • 821 mots
  •  • 1 média

« J'étais descendu, hier, au Pirée avec Glaucon, fils d'Ariston » (ce dernier n'est autre que le père de Platon). Ainsi commence La République de Platon (428 env.-347 env. av. J.-C.) – en grec Politeia , « Du régime politique », ou Peri dikaiou , « Sur la justice » –, sans doute le plus célèbre des livres de philosophie. C'est Socr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-republique/#i_3974

ROME ET EMPIRE ROMAIN - Rome et la pensée grecque

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 516 mots
  •  • 2 médias

Le rôle joué dans l'histoire de la pensée par la langue latine et, à travers elle, par la civilisation romaine est considérable. De Boèce à Kant, soit pendant près de treize siècles, le latin sera par excellence la langue philosophique de l'Occident chrétien. Mais ce latin, tour à tour classique, patristique et scolastique, et dont la terminologie philosophique actuelle reste encore tributaire, n […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-rome-et-la-pensee-grecque/#i_3974

SAGESSE

  • Écrit par 
  • Manuel de DIÉGUEZ
  •  • 10 380 mots

Dans le chapitre « Sagesse et philosophie de la personne »  : […] Le façonnement le plus répandu d'une sorte de sagesse seulement gestionnaire et strictement utilitaire s'est longtemps armé d'une pédagogie publique vigoureusement fondée sur un corps de doctrine intangible et sévère, lui-même né de l'alliance multiséculaire que la théologie chrétienne avait conclue avec les rigueurs logiciennes de la morale stoïcienne. Le produit culturel engendré par ce type d'a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sagesse/#i_3974

SCEPTICISME

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DUMONT
  •  • 7 740 mots

Dans le chapitre « Données historiques »  : […] Le fondateur du scepticisme grec est Pyrrhon (fin du iv e  s. av. J.-C.). Il n'a laissé aucun écrit philosophique. Né à Élis, petit bourg du Péloponnèse, il y vécut d'abord comme peintre, puis se convertit à la philosophie, principalement sous l'influence d'Anaxarque, un abdéritain, en compagnie duquel il suivit Alexandre le Grand lors de la campa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/scepticisme/#i_3974

SCIENCES - Science et philosophie

  • Écrit par 
  • Alain BOUTOT
  •  • 17 642 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « La naissance conjointe de la science et de la philosophie »  : […] La science et la philosophie sont apparues au même moment, chez les Grecs, il y a plus de deux mille cinq cents ans. Leur naissance a correspondu à l'émergence d'une nouvelle figure du savoir, inconnue des époques antérieures, le savoir pur ou désintéressé. « Jamais que nous sachions, écrit Léon Robin, la science orientale, à travers tant de siècles d'existence, et même après qu'elle eut pris co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-science-et-philosophie/#i_3974

SEXTUS EMPIRICUS (2e moitié IIe-déb. IIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 303 mots

Du philosophe sceptique grec Sextus Empiricus on possède trois grandes œuvres : les Hypotyposes pyrrhoniennes en six livres ; le traité Contre les professeurs ( Adversus mathematicos ) en trois livres (contre les grammairiens, contre les rhéteurs, contre les géomètres, contre les arithméticiens, contre les astrologues, contre les m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sextus-empiricus/#i_3974

SIMPLICIUS (fin Ve-déb. VIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 251 mots

Philosophe grec néo-platonicien, commentateur d'Aristote, Simplicius fut élève d'Ammonius Hermeiou à Alexandrie et de Damascius à Athènes. Après la fermeture de l'école d'Athènes par l'empereur Justinien (529), il fit partie du groupe de philosophes néo-platoniciens qui partirent pour la Perse demander asile au roi Chosroes Nuschirvan. Dès 533, ils étaient de retour à Athènes, Chosroes ayant concl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/simplicius/#i_3974

SOCRATE (469-399 av. J.-C.) ET ÉCOLES SOCRATIQUES

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG
  •  • 2 725 mots
  •  • 1 média

Socrate n'est pas un philosophe parmi les autres ; il est le totem de la philosophie occidentale. En chaque pensée qui s'éveille et s'interroge, il revit ; en chaque pensée qu'on humilie ou qu'on étouffe, il meurt à neuf. La place exceptionnelle qu'il tient dans notre culture est celle du héros fondateur, du père originaire, qui s'enveloppe dans une obscurité sacrée, et que chacun porte en soi c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socrate-et-ecoles-socratiques/#i_3974

SOPHISME

  • Écrit par 
  • Françoise ARMENGAUD
  •  • 901 mots

Transcription du grec sophisma , désigne l'artifice de langage dont usait le sophiste de l'Antiquité, le raisonnement trompeur ou embarrassant pour l'interlocuteur, l'argumentation fallacieuse, voire la faute de raisonnement. Primitivement, c'est le tour d'adresse ingénieux, la prestidigitation habile dans l'ordre du langage : on n'y voit que du feu ; le raisonnement paraît v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sophisme/#i_3974

SPEUSIPPE (env. 393-339 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 272 mots

Neveu de Platon, Speusippe fut son premier successeur à la tête de l'Académie. Grâce au témoignage d'Aristote dans la Métaphysique (VII, XII et XIV), on peut reconstituer les grandes lignes de sa conception de la structure de la réalité, conception qui représente une des formes du système fondamental imaginé dans l'école de Platon : au principe, l'unité indifférenciée ; la s […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/speusippe/#i_3974

STILPON (IVe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 376 mots

Chef de l'école philosophique de Mégare vers ~ 330, Stilpon donne à celle-ci, par son habileté dialectique et la puissance de sa personnalité, un rayonnement considérable : il a notamment pour disciple Zénon de Cittium, le futur fondateur du stoïcisme, dont la dialectique reprendra souvent la problématique de l'école de Mégare (voir : P. M. Schuhl, Le Dominateur et les possibles […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stilpon/#i_3974

STOÏCISME

  • Écrit par 
  • Jacques BRUNSCHWIG, 
  • Urs EGLI
  •  • 7 430 mots
  •  • 2 médias

Contrairement à la plupart des doctrines philosophiques, le stoïcisme ne tire son nom ni de celui de son fondateur, comme le platonisme, ni de celui de son concept central, comme l'existentialisme, mais simplement de celui de l'endroit où sa voix s'est fait entendre pour la première fois : c'est au Portique des peintures, à la Stoa poikilè , à Athènes, que les premiers stoïci […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/stoicisme/#i_3974

STRATON DE LAMPSAQUE (env. 330-env. 270 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Michel GAREL
  •  • 941 mots

Philosophe péripatéticien. Également surnommé le Physicien. Disciple de Théophraste, Straton succéda à ce dernier comme chef de file du Lycée, position qu'il occupa pendant dix-huit ans. Il fut sans doute, pendant un temps, le précepteur de Ptolémée II Philadelphe et jouit de la protection d'Arsinoé, sœur et épouse du souverain. Il joua un rôle important dans l'implantation de la science grecque à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/straton-de-lampsaque/#i_3974

SYLLOGISME

  • Écrit par 
  • Pierre AUBENQUE
  •  • 1 820 mots

Dans le chapitre « Origine du syllogisme »  : […] La théorie du syllogisme, il est important de le constater, est née historiquement du souci, apparu en Grèce aux v e et iv e  siècles avant J.-C., à la fois chez les sophistes et dans l'école platonicienne, de codifier les règles de la discussion : en ce sens, le syllogisme a commencé par être un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syllogisme/#i_3974

THALÈS DE MILET (env. 625-env. 547 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Clémence RAMNOUX
  •  • 482 mots
  •  • 1 média

Thalès avait environ quarante ans lors de l'éclipse du Soleil dont la prédiction lui a valu de rester célèbre (585 av. J.-C.). Il possédait des connaissances en astronomie assez positives et assez avancées pour faire des prévisions rationnelles. Il habitait la cité ionienne de Milet, port et centre d'un commerce étendu aux deux bassins de la Méditerranée : il a vraisemblablement développé ses conn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/thales-de-milet/#i_3974

THÉODORE L'ATHÉE, dit LE DIVIN (fin IVe-déb. IIIe s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 288 mots

Théodore l'Athée, dit aussi Théodore de Cyrène (à ne pas confondre avec un autre Théodore de Cyrène, mathématicien du siècle précédent, dont Platon suivit les leçons), aurait succédé à Aristippe le Jeune à la tête de l'école de Cyrène fondée par Aristippe l'Ancien, ou du moins d'une partie de cette école, puisque Diogène Laërce parle de théodoriens, mais aussi d'hégésiaques et d'annicériens. Fuyan […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theodore-l-athee-dit-le-divin/#i_3974

TIMON DE PHLIONTE (env. 320-env. 230 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Dominique RICHARD
  •  • 304 mots

Poète et philosophe sceptique grec, d'abord choriste au théâtre, Timon étudie la philosophie sous Stilpon de Mégare, puis devient le disciple et l'ami de Pyrrhon. Il enseigne lui-même la philosophie et la rhétorique à Chalcédoine. Ayant ainsi acquis une fortune considérable, il réside quelque temps en Égypte et en Macédoine avant de se fixer à Athènes. Adepte enthousiaste du scepticisme de Pyrrhon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/timon-de-phlionte/#i_3974

UN PHILOSOPHIES DE L'

  • Écrit par 
  • Jean TROUILLARD
  •  • 3 714 mots

Dans le chapitre « Le problème de l'un et du multiple »  : […] En un sens, toute philosophie est une philosophie de l'un. Car penser, c'est nécessairement unifier. On l'avait reconnu bien avant Kant. L'affirmation du multiple lui-même est une manière de poser l'unité. Toute division est effectuée ou constatée par un acte indivis. Et, si l'on renonce à découvrir la moindre cohésion dans les choses ou le discours, on le fait encore par une démarche qui ne reno […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philosophies-de-l-un/#i_3974

VERNANT JEAN-PIERRE (1914-2007)

  • Écrit par 
  • Pierre JUDET DE LA COMBE
  •  • 2 050 mots

Dans le chapitre « Construction de l'espace politique »  : […] Jean-Pierre Vernant a rompu avec ce paradigme en mettant l'interprétation au centre de son travail sur les textes et, à un degré moindre mais important, sur les images. Comme c'est toujours le cas dans les sciences sociales, la révolution qu'il a opérée dans l'approche de la culture s'est fondée sur un double geste par rapport à la philosophie. Il s'agissait à la fois d'un retour vers cette discip […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-pierre-vernant/#i_3974

XÉNOCRATE (env. 400-314 av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Pierre HADOT
  •  • 301 mots

Successeur de Speusippe à la tête de l'Académie platonicienne, Xénocrate propose une explication systématique de la réalité qui, connue uniquement par des témoignages doxographiques, présente des analogies avec celle de Speusippe : on y retrouve les idées-nombres, l'âme et les corps en une succession hiérarchique ; mais Xénocrate ne fait pas du beau et du bien des termes ultérieurs du développemen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xenocrate/#i_3974

XÉNOPHANE DE COLOPHON (VIe-Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Barbara CASSIN
  •  • 767 mots

Fondateur de l'école d'Élée et maître de Parménide, bien que d'autres sources doxographiques, par exemple Platon ( Sophiste ), fassent remonter l'origine de l'école plus loin encore. Les principales indications biographiques sont fournies par Xénophane lui-même, dans certains des quelque quarante fragments qu'on a conservés de lui : « Soixante-sept années ont ballotté ma pens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/xenophane-de-colophon/#i_3974

ZÉNON D'ÉLÉE (Ve s. av. J.-C.)

  • Écrit par 
  • Hervé BARREAU
  •  • 1 925 mots

Zénon d'Élée, né aux environs de l'an 500 avant J.-C., fut l'élève et l'ami de Parménide. Celui-ci enseignait que l'être est un, indivisible et immobile, que la multiplicité et le mouvement ne sont qu'illusion. Cette doctrine était taxée d'incohérence par ses adversaires. Afin de défendre son maître, Zénon imagina une série d'arguments qui devaient montrer que les positions de ces détracteurs éta […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/zenon-d-elee/#i_3974


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Anaxagore - Clazomènes (Asie mineure)

photographie

Né à Clazomènes vers 500 avant J-C, Anaxagore vint se fixer à Athènes, où il introduisit la notion d'« intelligence » (Noûs) ordonnatrice de la nature Il appartenait au cercle des proches conseillers de Périclès Condamné pour impiété parce qu'il avait soutenu l'idée d'une astronomie... 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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Anaximandre - Milet (Asie mineure) 

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Philosophe et astronome grec du VIe siècle av J-C, Anaximandre occupe une place centrale dans la définition des techniques, des sciences et de la philosophie Il aurait dessiné les premières cartes de géographie et la première carte du ciel, introduit en Grèce le cadran solaire (gnômôn) et... 

Crédits : Courtesy of the Landesmuseum, Trier, Allemagne

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Aristote

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De la «Physique» à la «Métaphysique», Aristote (385 env-322 avant J-C) dresse l'inventaire exhaustif d'un monde où la réalité s'ordonne selon les catégories logiques de la pensée Juste de Gand, Portrait d'Aristote, Musée du Louvre, Paris 

Crédits : Photos.com/ Jupiterimages

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Éléments fondamentaux de la matière pour les Grecs

tableau

tabl3 - Les éléments fondamentaux de la matière d'après les philosophes grecs 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Empédocle - Agrigente (Sicile)

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Originaire d’Agrigente, Empédocle vécut environ de 490 env à 430 env avant J-C Poète philosophe, il développa dans son œuvre la théorie des quatre éléments Partisan de la démocratie, il dut quitter sa ville natale  

Crédits : Hulton Getty

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Épicure

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Avec Épicure (341-270 avant J-C), le matérialisme devient un système où la description «atomiste» du monde guérit l'homme de ses peurs en le menant sur la voie de la sagesse et du plaisir Le Philosophe Épicure (à droite du document) Miniature de l'école napolitaine, vers 1460 Collection... 

Crédits : AKG

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Épicure - Athènes

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Épicure vécut de 341 à 270 avant J-C Né à Samos de parents athéniens, il fonde son école à Athènes, le « Jardin », en 306 avant J-C La philosophie grecque était alors dominée par les deux grandes écoles qui avaient recueilli l'héritage de Platon et d'Aristote : l'Académie et le... 

Crédits : Courtesy of the Soprintendenza alle Antichita della Campania, Naples

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Héraclite

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Surnommé «l'Obscur», Héraclite (VIe-Ve siècle avant J-C) est avec Anaximandre, Parménide et Empédocle, une figure fondatrice de la pensée présocratique À l'aube de la philosophie, ses écrits s'interrogent sur la possibilité pour le langage de dire quelque chose de l'être Peter Paul... 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Héraclite - Éphèse (Asie mineure)

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Surnommé « l'Obscur », Héraclite d’Éphèse (VIe-Ve s av J-C) est, avec Anaximandre, Parménide et Empédocle, une figure majeure parmi les « physiciens », les penseurs présocratiques, qui s'efforcent de formuler les principes du monde À travers la notion de logos, il s'interroge sur la... 

Crédits : AKG

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Parménide - Élée (Italie)

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Philosophe né à Élée au VIe siècle avant J-C De son œuvre, il reste une cinquantaine de vers appartenant au poème De la nature, dans lequel il traite de l’unité et de l’éternité de l’Être Parménide est considéré comme le père de la philosophie de l’Être,... 

Crédits : M. Jodice/ Corbis

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Platon - Athènes

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Né vers 428 avant J-C à Athènes, Platon a reçu l’éducation d’un jeune aristocrate athénien Disciple de Socrate, qu’il met en scène dans ses Dialogues, il fonde sa propre école, l’Académie La forme du dialogue oriente la pensée vers la parole et le questionnement Elle permet une... 

Crédits : AKG

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Pythagore

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Le Grec Pythagore (580 av J-C env-env 500 av J-C), philosophe et mathématicien, n'a laissé aucun écrit et n'est connu que par la tradition orale 

Crédits : Hulton Getty

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Socrate - Athènes

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Telles qu'on les connaît à travers Platon et Xénophon, la personnalité et la méthode de Socrate, né vers 469 avant J-C à Athènes, ont façonné la philosophie d'après les présocratiques Contrairement à ses adversaires, les sophistes, qui monnaient l’art de bien parler pour séduire,... 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Thalès - Milet (Asie mineure)

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Thalès de Milet vécut en Asie mineure de 625 à 547 avant J-C environ Selon la tradition, il serait le premier mathématicien grec Un théorème de la théorie des triangles porte son nom Il aurait appliqué les principes géométriques à la mesure de la hauteur des pyramides et des distances en... 

Crédits : Bettmann/ Corbis

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Zénon de Cittium

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Zénon vécut de 335 à 262 avant J-C environ À vingt et un ans, il quitte sa ville natale, Kition (ou Cittium, auj Larnaca, Chypre), pour se rendre à Athènes où il suit l’enseignement de l’école cynique Prenant ses distances avec les outrances de cette école, il développe une... 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Thucydide - Athènes

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Thucydide a connu une double carrière Aristocrate athénien né vers 460 avant J-C, il accède au rang de stratège pendant la guerre du Péloponnèse Chargé de la défense de la ville d’Amphipolis, il échoue et doit s’exiler De retour à Athènes en 404, il rédige son Histoire de la guerre... 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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Anaxagore - Clazomènes (Asie mineure)
Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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Anaximandre - Milet (Asie mineure) 
Crédits : Courtesy of the Landesmuseum, Trier, Allemagne

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Aristote
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Éléments fondamentaux de la matière pour les Grecs
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Empédocle - Agrigente (Sicile)
Crédits : Hulton Getty

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Épicure
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Épicure - Athènes
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Héraclite
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Héraclite - Éphèse (Asie mineure)
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Parménide - Élée (Italie)
Crédits : M. Jodice/ Corbis

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Platon - Athènes
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Pythagore
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Socrate - Athènes
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Thalès - Milet (Asie mineure)
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Zénon de Cittium
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Thucydide - Athènes
Crédits : Erich Lessing/ AKG

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