PHILOLOGIE

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L'Antiquité

Dès le vie siècle avant notre ère se marque, dans le monde hellénique, le besoin d'authentifier et d'expliquer les grandes œuvres de la tradition poétique, spécialement celles d'Homère. D'où l'élaboration de gloses, scolies et paraphrases, auxquelles s'ajoutent bientôt les analyses de la rhétorique. Cet ensemble de recherches et de spéculations, dont les sophistes établirent les fondements, reçut le nom de ϕιλολογ́ια dérivé de ϕιλ́ολογος, proprement « amateur de mots ». La Rhétorique et surtout la Poétique d'Aristote peuvent être considérées comme des produits de cette première « philologie ». La doctrine y prend corps. Elle sera pratiquée et développée dès lors par les lettrés et les grammairiens plutôt que par les philosophes. Mais c'est à partir du iiie siècle avant J.-C. que l'épuisement de la veine créatrice de la poésie grecque entraîne une valorisation du passé et de la philologie, dont celle-ci profite pour s'émanciper et conquérir son indépendance. Cette transformation s'opère dans les cercles de lettrés groupés autour des bibliothèques qu'ont réunies les Attalides à Pergame et surtout les Ptolémées à Alexandrie. Les plus grands philologues des iiie et iie siècles sont les bibliothécaires d'Alexandrie, comme Zénodote et Aristarque : ils s'attachent surtout à retrouver, dans la masse des variantes et des gloses, la forme authentique des textes littéraires ; ce faisant, ils en fournissent une exégèse reposant sur l'histoire, la géographie, la mythologie. Dès le iie siècle, des Grecs importent cette science à Rome (où le grec ϕιλ́ολογος sera traduit le plus souvent par grammaticus). Au ier siècle avant J.-C., Varron fournit, spécialement dans son De lingua latina, une somme philologique latine qu'on exploitera jusqu'à la fin de l'Antiquité. Cependant, assez tôt, les travaux philologiques perdent leur originalité, tendent à la compilation encyclopédique, en marge des auteurs classiques. L [...]

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Écrit par :

  • : ancien professeur aux universités d'Amsterdam, de Paris-VII, de Montréal

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AMPÈRE JEAN-JACQUES (1800-1864)

  • Écrit par 
  • Universalis
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Historien et philologue français né le 12 août 1800 à Lyon, mort le 27 mars 1864 à Pau. Fils du physicien André-Marie Ampère, Jean-Jacques Ampère se consacre à l'étude des origines culturelles des langues et mythologies de l'Europe occidentale. Il entreprend son premier voyage en Allemagne en 1826, où ses travaux font forte impression sur Goethe. Son étude de la mythologie scandinave lui permet […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jacques-ampere/#i_803

ARABE (MONDE) - Littérature

  • Écrit par 
  • Jamel Eddine BENCHEIKH, 
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Dans le chapitre « Le modèle oriental »  : […] En vérité, il était difficile de lutter contre l'influence de Bagdad, qui s'exerçait par l'intermédiaire des pèlerins et des voyageurs d'un côté, des immigrés en Espagne de l'autre. Parmi ces derniers, le plus célèbre est Ziryāb (173-243/789-857) qui, arrivé à Cordoue en 206/821, y introduisit la musique irakienne et, en matière de soins corporels, de vêtements, de cuisine ou d'usages mondains, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arabe-monde-litterature/#i_803

ARISTARQUE DE SAMOTHRACE (220-143 av. J.-C.)

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Critique et grammairien grec, remarqué pour sa contribution aux études homériques. Aristarque se fixa à Alexandrie où il fut un élève d'Aristophane de Byzance et devint, en ~ 153, directeur de la Bibliothèque. Plus tard, il se retira à Chypre. Il fonda une école de philologues (qui recevront, après sa mort, le nom d'aristarchiens) et fleurit longtemps à Alexandrie et, plus tard, à Rome. Cicéron et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/aristarque-de-samothrace/#i_803

BIBLE - L'étude de la Bible

  • Écrit par 
  • André PAUL
  •  • 6 431 mots

Dans le chapitre « Causes et effets du renouveau biblique »  : […] Depuis l'Antiquité chrétienne, le fait biblique considéré du point de vue quantitatif ou littéraire avait été limité au problème disciplinaire puis dogmatique du canon des Écritures. La Bible ne fut en effet longtemps que la somme organique des livres dont la « liste », ou canon , s'était trouvée définie par l'Église. À partir du concile de Trente, ce canon fut déclaré « règl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bible-l-etude-de-la-bible/#i_803

BOLLACK JEAN (1923-2012)

  • Écrit par 
  • Denis THOUARD
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Né à Strasbourg en 1923, Jean Bollack a rendu à la philologie, comprise comme étant non seulement l'étude des textes anciens, mais aussi la réflexion sur leur compréhension, sa dimension cognitive et critique. Formé à l'université de Bâle dans la grande tradition de la philologie allemande, il en reprend l'exigence de rigueur et de scientificité en l'alliant à une conscience de la modernité, en pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-bollack/#i_803

BOPP FRANZ (1791-1867)

  • Écrit par 
  • Louis-Jean CALVET
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Né à Mayence, Franz Bopp étudie à Paris de 1812 à 1816 (le persan, l'arabe, l'hébreu, le sanskrit), puis à Londres de 1816 à 1820. Il est le fondateur de la méthode comparative en linguistique. Son ouvrage, Le Système de conjugaison du sanscrit comparé avec celui des langues grecque, latine, persane et germanique, etc. ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/franz-bopp/#i_803

BRUNSCHWIG JACQUES (1929-2010)

  • Écrit par 
  • Universalis
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Historien de la philosophie. Né à Paris, Jacques Brunschwig fait ses études au lycée Carnot et au lycée Henri-IV avant d'entrer à l'École normale supérieure en 1948. Agrégé de philosophie en 1952, ce cousin de Pierre Vidal-Naquet va s'orienter vers l'histoire de la philosophie antique sous la direction, notamment, de Pierre-Maxime Schuhl, Maurice de Gandillac et Victor Goldschmidt. Il soutient en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-brunschwig/#i_803

BUDÉ GUILLAUME (1468-1540)

  • Écrit par 
  • Marie-Madeleine de LA GARANDERIE-OSTERMAN
  •  • 2 838 mots

Dans le chapitre « La ferveur des études »  : […] Guillaume Budé représentait en son temps un type nouveau d'écrivain, non point clerc, mais laïque, homme marié et père d'une famille nombreuse, préoccupé de l'administration de ses biens (sa maison de la rue Saint-Martin à Paris, ses maisons de campagne), assumant diverses responsabilités publiques au milieu desquelles il réussit difficilement, mais obstinément, à ménager le temps de l'étude. Il é […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-bude/#i_803

CASSIN BARBARA (1947- )

  • Écrit par 
  • Jean-Baptiste GOURINAT
  •  • 997 mots
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Philosophe qui travaille sur le pouvoir du langage, Barbara Cassin est une spécialiste de la philosophie antique, et notamment des présocratiques, de la sophistique et d’Aristote . Elle s’est fait connaître d’un public plus large par ses travaux sur la traduction. Ce parcours, tout entier consacré à l’étude de ce que peut la langue, l’a amenée à être élue à l’Académie française le 3 mai 2018. Le 2 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/barbara-cassin/#i_803

CHADWICK JOHN (1920-1998)

  • Écrit par 
  • Pierre CARLIER
  •  • 1 091 mots

Après avoir commencé des études de philologie classique à Cambridge, John Chadwick fut employé quelque temps pendant la Seconde Guerre mondiale par les services secrets de la marine britannique à Alexandrie chargés de décrypter les messages italiens. Cette expérience a joué un grand rôle dans sa formation. John Chadwick a souvent souligné qu'un code secret finissait toujours par « craquer », pourv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-chadwick/#i_803

COMMENTAIRES, genre littéraire

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 484 mots

Le mot latin commentarii désignait des recueils de notes ou de documents de types divers (Mémoires d'un homme public ou d'un particulier, journal officiel, registres, pièces judiciaires, procès verbaux, annotations explicatives...) ; on le retrouve dans les titres de quelques-uns des ouvrages où les savants philologues du xvi e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/commentaires-genre-litteraire/#i_803

CORAN (AL-QURĀN)

  • Écrit par 
  • Régis BLACHÈRE, 
  • Claude GILLIOT
  •  • 13 323 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'orientation linguistique »  : […] Un autre commentaire, lui aussi très critiqué, n'en a pas moins laissé sa marque sur l'exégèse, celui de Abū ‘Ubayda (mort en 208/824), Maǧāz al-Qur'ān . Le terme maǧāz , qui dans la rhétorique postérieure signifie « trope » ou langage figuré, désigne ici toute tournure qui, du point de vue de la sémantique, de la lexicographie ou de la syntaxe, ne signi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/coran/#i_803

CRITIQUE LITTÉRAIRE

  • Écrit par 
  • Marc CERISUELO, 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 12 910 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La philologie »  : […] Ce qu'on appelle une «  édition critique » – comprenant l'établissement du texte, c'est-à-dire le choix d'un texte de base, l'établissement des variantes par rapport à ce texte de base, et toute l'information disponible sur les différents états du texte – reste fidèle au sens premier du mot « critique », lorsqu'il s'est réintroduit en français au xvi e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/critique-litteraire/#i_803

DAI ZHEN [TAI TCHEN] (1724-1777)

  • Écrit par 
  • Paul DEMIÉVILLE
  •  • 497 mots

Une des plus fortes têtes du xviii e  siècle chinois qui en compta tant, Dai Zhen, alias Dai Dongyuan, participa au grand mouvement de réforme du confucianisme qui s'attaquait au « néo-confucianisme » de l'école de Zhu Xi, devenu orthodoxie officielle depuis plusieurs siècles. Ses adversaires l'accusaient d'être entaché d'un transcendantalisme emp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dai-zhen-tai-tchen/#i_803

DELCOURT MARIE (1891-1979)

  • Écrit par 
  • Marcel DETIENNE
  •  • 1 058 mots

Née à Ixelles, Marie Delcourt faisait partie du petit groupe de femmes qui, à l'époque, entreprenaient des études universitaires et scandalisaient la bourgeoisie belge en accédant à des fonctions magistrales dans l'enseignement supérieur. Dans le milieu provincial d'une université aussi conservatrice que celle de Liège, où tout refus de conformisme semble être une profession d'anarchisme, sa liber […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marie-delcourt/#i_803

DICTIONNAIRE

  • Écrit par 
  • Bernard QUEMADA
  •  • 7 981 mots

Dans le chapitre « Historique »  : […] En France, les débuts de la lexicographie ont devancé de plusieurs siècles les premiers dictionnaires monolingues français. En Europe occidentale, ce long parcours est jalonné d'échanges entre les premiers répertoires de langues anciennes, du latin en particulier. Ainsi s'est constitué un important patrimoine de savoirs communs qui a permis aux dictionnaires de devenir, avant le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dictionnaire/#i_803

DOLET ÉTIENNE (1509-1546)

  • Écrit par 
  • Jean-Yves POUILLOUX
  •  • 482 mots

Après avoir fait à Paris des humanités classiques très soignées, Étienne Dolet entreprend le traditionnel tour des universités européennes, notamment à Padoue, qui est l'un des centres les plus réputés de l'humanisme italien avec une forte coloration épicurienne. Après un passage à Toulouse (droit), où son éloquence fait des ravages dans les milieux estudiantins, il se fixe à Lyon auprès de l'un d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etienne-dolet/#i_803

DRIOTON ÉTIENNE (1889-1961)

  • Écrit par 
  • Michèle JURET
  •  • 529 mots

Étienne Marie Félix Drioton fut l’un des grands égyptologues français du xx e  siècle. Né le 21 novembre 1889 à Nancy, il est l’aîné des cinq enfants d’Étienne Jean Drioton et de Félicie Moitrier. Dès l’âge de onze ans, élève à Saint-Sigisbert, il se passionne pour la civilisation égyptienne, et entreprend seul l’étude de l’écriture hiéroglyphique […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etienne-drioton/#i_803

ÉCRITURE

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre BALPE, 
  • Anne-Marie CHRISTIN
  •  • 10 415 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « L'écriture et l'Occident »  : […] Le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens, que Champollion réalisa en 1822 après des siècles d'essais infructueux, a bouleversé la conception que l'Occident se faisait jusqu'alors de l'écriture. Non seulement ces figures pittoresques que l'on interprétait par tradition comme des symboles ou des copies réalistes se révélaient être des signes, mais on leur découvrait aussi une faculté qui sembl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecriture/#i_803

ÉPIGRAPHIE

  • Écrit par 
  • Raymond BLOCH, 
  • Jean POUILLOUX
  • , Universalis
  •  • 7 220 mots

Dans le chapitre « L'exploitation des inscriptions »  : […] Les inscriptions grecques n'intéressent donc pas les seuls « spécialistes » ou même les seuls « historiens ». Certes, la multiplication des textes, en particulier sur un même site, a permis de mieux discerner l'évolution de l'écriture, de mieux dater les documents. Mais cette précision chronologique, si elle est appréciable, ne doit jamais être tenue pour absolue : il existe des textes regravés, o […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epigraphie/#i_803

ERYA [EUL-YA]

  • Écrit par 
  • Kristofer SCHIPPER
  •  • 182 mots

Le plus ancien des dictionnaires chinois, un des treize classiques du confucianisme. Le Erya n'est pas un dictionnaire de caractères, mais un vocabulaire avec des explications. Ce vocabulaire paraît surtout emprunté au Livre des odes ou Shi jing , dont les expressions dialectales nécessitent une « interprétation en langue courtois […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/erya-eul-ya/#i_803

ESTIENNE ou ÉTIENNE LES

  • Écrit par 
  • Anne BEN KHEMIS
  •  • 712 mots

Au xvi e siècle, les Estienne forment une famille d'imprimeurs et d'érudits. Célèbres en leur temps, ils le sont demeurés pour la qualité des travaux auxquels ils se sont attachés. Leur marque, un olivier, évoque Laure de Montolivet, mère d'Henri I er Estienne. Henri I er , collaborant avec Hopyl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/estienne-etienne/#i_803

ÉTYMOLOGIE

  • Écrit par 
  • Paul ZUMTHOR
  •  • 5 463 mots

Dans le chapitre « Problèmes et directions de recherche »  : […] Étant donné un mot d'une certaine langue, l'étymologiste, pour remonter à son étymon (mot souche, attesté ou reconstitué), doit tenir compte de plusieurs ordres de faits, constituant autant de plans de recherche applicables, selon les cas, à ce mot pris isolément ou (plus souvent) à l'ensemble lexical (« champ ») auquel il appartient. Ces plans concernent, d'une part, les co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etymologie/#i_803

FREUD SIGMUND (1856-1939)

  • Écrit par 
  • Jacques LE RIDER, 
  • Marthe ROBERT
  •  • 16 134 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Un art de l'interprétation »  : […] L' Interprétation des rêves traduit le rêve en récit avant de l'interpréter. Freud raconte ses propres rêves, en reprenant des notes prises sur le mode du journal, puis en propose l'auto-analyse. Ce qui lui permet de définir la méthode d'interprétation des récits de rêve de ses patients, mais aussi des textes littéraires et des œuvres d'art. Le rêve po […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sigmund-freud/#i_803

GRAMMAIRES (HISTOIRE DES) - Les grammairiens grecs

  • Écrit par 
  • Jean LALLOT
  •  • 2 796 mots

Dans le chapitre « Les « parties du discours » : la grammaire comme étude autonome »  : […] Le deuxième apport important du chapitre xx de la Poétique touche un point central – pour ne pas dire le point central – de la grammaire antique, celui des parties du discours . Nul doute qu'on ait observé depuis longtemps que, si parler consiste à assembler des mots, tous les mots formant le répertoire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grammaires-histoire-des-les-grammairiens-grecs/#i_803

LA GRÈCE DE PERSONNE (J. Bollack)

  • Écrit par 
  • Denis THOUARD
  •  • 1 359 mots

En réunissant des études écrites sur près de quarante années (1958-1997), Jean Bollack fait la démonstration des possibilités de la philologie, au sens fort qu'il lui donne. Il réfléchit en même temps au chemin parcouru et à l'itinéraire intellectuel qui l'a permis : les essais qui composent La Grèce de personne (1997) sont ainsi replacés dans le cadre d'une vie dans le sièc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-grece-de-personne/#i_803

GRIMM JAKOB (1785-1863) et WILHELM (1786-1859)

  • Écrit par 
  • Michel-François DEMET
  •  • 1 735 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « L'œuvre philologique »  : […] Les deux frères s'intéressaient depuis longtemps à la littérature médiévale allemande. Ils avaient remarquablement commenté et édité la Chanson des Nibelungen ( Nibelungenlied ), Le Pauvre Henri ( Der arme Heinrich , début du xiii e  siècl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grimm-jakob-et-wilhelm/#i_803

GRONOVIUS JOHANN FRIEDRICH GRONOUW dit (1611-1671)

  • Écrit par 
  • Paul DIBON
  •  • 793 mots

Né à Hambourg, de David Gronouw, conseiller du duc de Holstein, et de Margaretha Langermann, Johann Friedrich, qui devait latiniser son nom en Gronovius, fit ses premières études à Brême et à Hambourg. En 1631, après avoir visité Iéna et Leipzig, il arrête sa pérégrination académique à Altdorf, près de Nuremberg, afin d'y compléter ses études juridiques et littéraires, sous la direction, entre aut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gronovius/#i_803

GUYONVARC'H CHRISTIAN-JOSEPH (1926-2012)

  • Écrit par 
  • Jean-Yves PLOURIN
  •  • 434 mots

Linguiste, philologue, spécialiste du monde celtique ancien, Christian-Joseph Guyonvarc'h a profondément renouvelé notre connaissance du monde celtique. Il est né le 18 octobre 1926, à Auray. Son enfance se déroule entre deux mondes. D'un côté Lorient, de l'autre la Bretagne intérieure, où la vie quotidienne est liée à la pratique du breton jusque dans les années 1970. Dans ce coin de campagne, l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/christian-joseph-guyonvarc-h/#i_803

HADOT PIERRE (1922-2010)

  • Écrit par 
  • Michel TARDIEU
  •  • 1 847 mots

Philosophe, historien, philologue, Pierre Hadot poursuit le projet d'une définition d'un modèle éthique que l'homme contemporain peut découvrir dans l'Antiquité. Dans l'œuvre considérable de Pierre Hadot, le projet s'articule sur deux types de recherches connexes : l'analyse critique de l'argumentation spéculative des traités philosophiques gréco-romains, la topique historique qui étudie le rôle e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-hadot/#i_803

HERMÉNEUTIQUE

  • Écrit par 
  • Jean GREISCH
  •  • 3 284 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La circularité herméneutique (F. Schleiermacher) »  : […] Souvent considéré comme le père de la philosophie herméneutique moderne, Friedrich Schleiermacher (1768-1834) assigne à celle-ci un rôle assez modeste dans son système des savoirs philosophiques. Dans ses Leçons sur l'herméneutique (1804-1830) dispensées d'abord à Halle, puis à Berlin, il veut rendre justice aux deux aspects complémentaires du processus de la compréhension : […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermeneutique/#i_803

HUIZINGA JOHAN (1872-1945)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MARGOLIN
  •  • 1 116 mots

Le plus grand historien néerlandais du xx e siècle était le fils d'un célèbre professeur de physiologie à l'université de Groningue. Johan Huizinga naquit dans cette ville où il commença par étudier, de 1891 à 1895, les lettres néerlandaises et la civilisation orientale. Il se spécialise en linguistique à l'université de Leipzig (1895-1896) et, d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/johan-huizinga/#i_803

HUMBOLDT WILHELM VON (1767-1835)

  • Écrit par 
  • Pierre CAUSSAT
  •  • 1 056 mots

Une biographie « explicite » permet de repérer l'appartenance effective de Humboldt à une période chargée d'événements qui ont remodelé la configuration politique et théorique de l'Europe. D'abord témoin passionné mais discret des renouvellements culturels de son temps (lisant Kant et correspondant avec Schiller et Goethe), il intervient directement dans la trame politique du début du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wilhelm-von-humboldt/#i_803

INDO-EUROPÉEN

  • Écrit par 
  • Guy JUCQUOIS
  •  • 7 980 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Premiers travaux »  : […] La découverte de la parenté de ces langues a été en quelque sorte une conséquence directe de la rencontre, au xvi e  siècle, entre l'Occident et les langues de la Perse et de l'Inde. En effet, aussitôt que les relations régulières établies entre l'Orient et l'Europe ont donné à quelques Européens l'occasion de connaître le persan et le sanskrit, i […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/indo-europeen/#i_803

LEJEUNE MICHEL (1907-2000)

  • Écrit par 
  • Pierre CARLIER
  •  • 862 mots

Le linguiste Michel Lejeune est né en 1907 ; il est le frère du dessinateur Jean Effel (F.L., François Lejeune). D'une remarquable précocité (ses premiers articles datent de 1929), il a reçu sa formation dans la période féconde de l'entre-deux-guerres. Il fut en particulier l'élève d'Antoine Meillet, le maître de la grammaire comparée des langues indo-européennes, et de Joseph Vendryes, l'un des p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michel-lejeune/#i_803

LINGUISTIQUE & LITTÉRATURE

  • Écrit par 
  • Pierre KUENTZ
  •  • 5 324 mots
  •  • 2 médias

La rupture de l'unité ancienne entre « grammaire » et « belles-lettres », instituée par le passage de la philologie à la linguistique, a conduit à poser comme un problème la question de la relation entre la linguistique et la littérature. Les solutions ont aussitôt foisonné : renouvellement de la rhétorique classique, stylistique littéraire ou structurale, description linguistique des textes litt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/linguistique-et-litterature/#i_803

MANUSCRITS - La critique génétique

  • Écrit par 
  • Pierre-Marc de BIASI
  •  • 13 193 mots

Dans le chapitre « Le manuscrit moderne »  : […] Les « manuscrits de travail » qui intéressent la critique génétique peuvent être pensés comme documents de genèse dans la mesure où coexiste une autre forme de réalisation de l'œuvre : celle du livre imprimé qui, en aval de l'écriture, fixe un texte définitif authentifié par l'auteur. Jusqu'à l'invention de l'imprimerie qui, au xv e  siècle, fait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/manuscrits-la-critique-genetique/#i_803

MÉNAGE GILLES (1613-1692)

  • Écrit par 
  • Bernard CROQUETTE
  •  • 794 mots

L'un de ces abbés qui occupent tant de place dans l'histoire de la littérature française au xvii e siècle. Un abbé, mais non un prêtre : il n'ira pas au-delà du sous-diaconat qu'il reçoit en 1648 ; ses confortables revenus ecclésiastiques lui permettent dès lors de donner tout son temps aux études et aussi, plus tard, à la vie de salon. C'est un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gilles-menage/#i_803

MOMMSEN THEODOR (1817-1903)

  • Écrit par 
  • Raymond BLOCH
  •  • 971 mots

Historien allemand de l'Antiquité, Theodor Mommsen est originaire de l'État du Schleswig-Holstein, où son père était pasteur. Il reçut chez les siens une excellente éducation littéraire. Sujets danois, les Mommsen étaient allemands d'origine et de cœur. Theodor Mommsen, dès son adolescence, deviendra, comme la génération romantique de son pays, un ardent patriote allemand. Il fit ses études au gym […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/theodor-mommsen/#i_803

MOTOORI NORINAGA (1730-1801)

  • Écrit par 
  • René SIEFFERT
  •  • 685 mots

Philologue et écrivain japonais, né et mort à Matsuzaka dans la province d'Ise. D'une famille de gros marchands de cotonnades, il perd à onze ans son père, à vingt-deux ans son beau-frère, à qui il succède à la tête des affaires de sa maison, mais il ne s'y intéresse guère. Aussi sa mère l'envoie-t-elle étudier la médecine à Kyōto, en 1752. Il entreprend parallèlement l'étude des classiques confuc […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/motoori/#i_803

MURET MARC-ANTOINE (1526-1585)

  • Écrit par 
  • Françoise JOUKOVSKY
  •  • 657 mots

Humaniste français, fils d'un juriste, Marc-Antoine Muret commence en province — selon un itinéraire encore mal connu — une brillante carrière de professeur. Parmi ses élèves figure Montaigne au collège de Guyenne. Le voici ensuite à Paris, au collège de Boncourt, et il contribue de 1551 à 1553 à révéler les textes anciens à Rémi Belleau ou Étienne Jodelle. En 1554, une accusation de sodomie le co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marc-antoine-muret/#i_803

PLATON

  • Écrit par 
  • Monique DIXSAUT
  •  • 13 741 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « La transmission du texte »  : […] L'histoire du texte de Platon est liée à celle du platonisme, faite d'une suite de renaissances : celles, d'abord, de l'Académie, sauvée du déclin chaque fois que fut éprouvé le besoin de retourner aux Dialogues pour y puiser un nouvel élan. Des lectures diverses et même opposées − sceptiques et probabilistes, ou à l'inverse mystiques et dogmatiques −sont avancées tour à tour, mais ce sont d'abord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/platon/#i_803

PSICHARI JEAN (1854-1929)

  • Écrit par 
  • Antoine COMPAGNON
  •  • 311 mots

Linguiste et écrivain, Jean Psichari, père d'Ernest Psichari et gendre de Renan, est né à Odessa ; il vient en France à quatorze ans, à Marseille puis à Paris où il fera des études supérieures à l'École des langues orientales. Toute sa vie et son œuvre sont consacrées à la question linguistique en Grèce. Après quelques voyages dans ce pays, il devient directeur d'études à l'École pratique des haut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-psichari/#i_803

SCHLEGEL FRIEDRICH VON (1772-1829)

  • Écrit par 
  • Alexis PHILONENKO
  •  • 2 355 mots

Dans le chapitre « Les recherches philologiques »  : […] L'essai Sur la langue et la philosophie des Indiens ( Über die Sprache und Weisheit der Inder ), paru en 1808, est un livre curieux dans lequel Schlegel a mêlé philosophie et théorie du langage. Il avait eu l'occasion d'étudier le sanskrit lors de son séjour à Paris en 1803 et il n'était pas véritablement un néophyte. Ce livre montre le micrologue érudi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/friedrich-von-schlegel/#i_803

TEXTES (Grèce antique)

  • Écrit par 
  • Bernard HOLTZMANN
  •  • 1 798 mots

Dans le chapitre « Les manuscrits sur parchemin »  : […] Les inscriptions et les textes sur papyrus n'étant entrés véritablement dans le champ du savoir qu'au xix e  siècle, ce sont les manuscrits sur parchemin qui ont, pendant quinze siècles, assuré le rayonnement et la survie de la civilisation grecque : aussi chaque « renaissance » a-t-elle été d'abord un effort pour rassembler […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/textes/#i_803

TOPONYMIE

  • Écrit par 
  • Marianne MULON
  •  • 1 728 mots

La toponymie a pour objet l'étude des noms de lieux, ou toponymes. Dans le domaine linguistique, elle constitue l'une des deux branches de l' onomastique ou étude des noms propres (au sens large), l'autre étant l'anthroponymie, ou étude des noms de personnes. La toponymie comporte plusieurs catégories, essentiellement : l'oronymie, ou étude des noms de montagnes, l'hydronymie, ou étude des noms de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/toponymie/#i_803

VALLA LORENZO DELLA VALLE dit IL (1407-1457)

  • Écrit par 
  • Bruno PINCHARD
  •  • 3 574 mots

Dans le chapitre « L'arrogance et la tradition (1435-1448) »  : […] Le paradoxe de la pensée de Valla tient au caractère contradictoire de son concept de la tradition. Comme les grands humanistes héritiers de Pétrarque, il ne manque jamais de revendiquer l'usage ( consuetudo ) de la langue latine et des Pères de l'Église contre la logique et la théologie scolastiques. Mais, inversement, en valorisant Quintilien contre Cicéron, c'est-à-dire u […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/valla-lorenzo-della-valle-dit-il/#i_803

WANG GUOWEI [WANG KOUO-WEI] (1877-1927)

  • Écrit par 
  • CHI-Yu WU
  •  • 337 mots

Né à Haining dans le Zhejiang, Wang Guowei est recueilli, dès 1898, à Shanghai par Luo Zhenyu (1866-1940), un monarchiste fervent. Après avoir appris le japonais et l'anglais, il va à Tōkyō pour y entreprendre des études scientifiques. Il revient à Shanghai un an après. Ce sont alors la philosophie allemande et la littérature chinoise qui l'occupent. En 1911, quand la Chine devient la première rép […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wang-guowei-wang-kouo-wei/#i_803

Voir aussi

Pour citer l’article

Paul ZUMTHOR, « PHILOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/philologie/